HomeLieux de vie collectifs à visée écologique et monde rural : la fabrique de l’autonomie
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Published on Wednesday, May 31, 2023

Abstract

Appel à communications pour une journée d’étude portant sur les lieux de vie collectifs à visée écologique en milieu rural. L’objectif est de continuer à rassembler les chercheurs et chercheuses travaillant sur ces espaces d’expérimentations d’autres manières de vivre et d’habiter. Quatre axes sont développés. 1. En pratique(s) : Comment ces collectifs fabriquent-ils au quotidien cette ambition d’autonomie ? ; Axe 2 : Opposition et proposition : En quoi les collectifs cherchent-ils à construire une alternative s’opposant à un modèle conventionnel ? Axe 3 : Diffusion et confrontation : Comment ces expériences alternatives, qui se construisent et se déploient à la marge du système, s’insèrent-elles dans un territoire ? Axe 4 : Méthodologie : des méthodologies alternatives pour ethnographier ces alternatives ?

Announcement

Argumentaire

Les expérimentations de formes de vie collective à visée écologique en milieu rural sont diverses tant dansleur mode de fonctionnement et d’action que dans leurs dénominations (collectifs néo-paysans, écolieux,écovillages, coopératives d’habitant·e·s, fermes collectives, squats...). Des personnes optent, avec plus oumoins de radicalité, pour des modes d’habiter dit “alternatifs” et tentent de se détacher, entre autres, de lasurconsommation et du travail salarié. Au-delà d’un simple rejet du système, elles s’engagent dans desdémarches transformatives en innovant et en expérimentant de nouvelles façons de vivre, d’habiter, deconsommer, de produire, de travailler, de relationner, etc. Beaucoup privilégient l’autogestion dans denombreuses dimensions de la vie humaine, de l’éducation à l’habitat, de la culture à la vie quotidienne.Certaines personnes choisissent de vivre en habitats légers, d’autres en habitats partagés et participatifs, ensquat, dans des tiers-lieux « décroissants », des écovillages, des communautés intentionnelles... Si cesdémarches sont diverses, elles ont en commun d’être des « expériences organisées de défection collectivevis-à-vis des modes de vie dominants, en prenant appui sur un territoire urbain ou rural partagé »(Jeanpierre, 2018). Ces « zones d’autonomie où se bricole une autre manière d’innover, de produire, decollaborer, de décider, de façonner son identité et son destin » concentrent en un même lieu desexpérimentations de nouvelles formes d’habiter et agissent ainsi comme des « laboratoires du changementsocial » (Lallement, 2015, p. 413). Des initiatives récentes (Sallustio, 2021) montrent l’intérêt de rassemblerune communauté scientifique travaillant sur ce type d’expérimentations, et de donner à voir la diversité destravaux qui leurs sont consacrés.Cette journée d’étude vise principalement à rassembler et faire dialoguer des communications dedoctorant·e·s et de jeunes chercheur·euse·s en sciences sociales fondées sur des enquêtes empiriques portantsur ces expérimentations collectives et écologiques au sein de lieux de vie volontairement situés à l’écart desvilles. D’un point de vue géographique, l’espace rural se définit par une faible densité démographiquerelative, par la prédominance paysagère des formes naturelles et par la prégnance des activités agricoles(Gonin, Quéva, 2018). Souvent défini en creux de l’espace urbain, nous souhaitons ici le concevoir commeune catégorie spatiale dont s’emparent des acteurs, et qui semble porteuse d’une ouverture des possibles entermes de mode de vie, de relation à un lieu, à un territoire, et aux êtres qui la peuplent (Berlan, 2021a). Pourles acteurs des lieux de vie collectifs étudiés, le rural n’est donc plus simplement un déficit d’urbanité(Lussault, 2013) mais aussi un ensemble de potentialités et de ressources, renouvelant le rapport au lieu et auterritoire. Cela étant, des communications portant sur des terrains similaires dans d’autres configurationsspatiales ou sur des aspects théoriques sont également les bienvenues.Cette journée d’étude a pour point de départ une interrogation sur l’attachement des habitant·e·s de ces lieuxà l’idée d’autonomie, que l'on peut définir comme la reprise en main par les individus de différents pans deleur vie quotidienne, loin de la seule recherche de confort ou du “fantasme de délivrance” des tâchesquotidiennes présentée par la société comme une voie d’émancipation (Berlan, 2021). Cette idée d’autonomieimplique une nouvelle manière de voir et de vivre l’économie, en s’inscrivant dans une “perspective desubsistance” (Mies, Bennholdt-Thomsen, 2022) : les moyens de production ne sont pas orientés en premierlieu vers la valorisation marchande mais vers le maintien des conditions de reproductibilité de la vie terrestresous toutes ses formes. Si ces collectifs de vie revendiquent une forme d'autonomie individuelle et collective,la fabrique de l’autonomie prend des formes variables en fonction des collectifs et de leurs habitants. Ellepeut être démocratique/politique, via la mise en place d'outils et de processus pour se fixer des règlescollectivement ; matérielle, par la recherche d'une autonomie alimentaire ou énergétique ; ou encoreéconomique, via la volonté de moins dépendre du marché.

Or, ces modes de vie communautaires visant une forme d’autonomie ont longtemps été pensés comme desmouvements de « retrait social », des « protestations collectives, cherchant la reconstruction fondamentale dela société, rendues effectives par une rupture des contacts avec la société incriminée » (Meadows, 1944). Siune certaine autonomie des expériences semble indubitable en raison des pratiques mises en place pourrépondre à leurs exigences écologiques et éthiques, le « retrait social » reste à interroger (Kanter, 1972).Nous proposons alors de questionner cette croyance en un retrait social de ces initiatives collectives, à l’auned’observations empiriques sur la réalité matérielle, économique, sociale, géographique, et politique de ceslieux, et de s’interroger sur l’articulation entre une forme d’autonomie individuelle et une autre pluscollective. Dans quelle mesure ces expérimentations proposent-elles aussi une alternative sociétale ayantvocation à se diffuser à différentes échelles ? De quoi ce désir d’autonomie est-il le nom ? Comment celui-ci se traduit concrètement dans le quotidien deslieux et des habitant·e·s, et quelles en sont les limites ? Comment est abordée cette autonomie du point de vuede l'individu, du collectif, et du territoire ? Plusieurs axes permettront d’aborder ces questionnements.

Axe 1 : En pratique(s) : Comment ces collectifs fabriquent-ils au quotidien cette ambition d’autonomie ?

Ce premier axe interroge la spécificité, mais aussi la diversité, des modes de vie qui se déploient au sein deces lieux. Il ne s’agit pas seulement de cohabiter sur un même terrain mais également de partager desbâtiments et des habitations, c’est à dire des espaces domestiques intimes et privés ; des ressourcesmonétaires et matérielles ; des activités vivrières ou commerciales ; des normes et des règles plus ou moinsformalisées ; des valeurs, des objectifs ; et aussi des moments informels, des activités de développement personnel ou encore des temps d’intimité émotionnelle, et ce, au quotidien, sur des périodes relativementlongues. Quelles formes de vie sont produites par cet enchevêtrement des espaces intimes, privés,domestiques, publics et professionnels ? Comment s’organise le quotidien partagé au sein de ces lieux ? Quels sont les temps, les règles et les normes, formelles ou informelles, qui régissent la vie collective ? Comment le cadre de l’organisation est-il construitau cours de l’histoire des lieux ? Comment les rapports sociaux de domination - liés par exemple au genre, àl’âge, à l’ancienneté ou même aux valeurs - sont-ils pris en compte ? Quelle est la place faite à l’individuvis-à-vis du collectif ? Certaines activités récurrentes de ces formes de vie pourront être interrogées : le “prendre soin” qui concerneaussi bien les bâtiments, les espaces, les sols, les êtres non-humains qui constituent la communauté biotique(Aldo Leopold, 1949), les autres humains et soi-même ; les activités de subsistance, qui englobent, selon Aurélien Berlan « toutes les pratiques d’autoconsommation, d’autoconstruction (construire sa maison) et d’auto-approvisionnement (se procurer soi-même, sans passer par les réseaux marchands usuels, les biensqu’on ne peut pas produire) » (Berlan, 2021b) ; ou encore les activités de développement personnel, et despiritualité, qui ont une place prépondérante sur certains lieux. En quoi ces activités soutiennent-elles cetterecherche d’autonomie ? En quoi varient-elles en fonction des objectifs fixés, des caractéristiques spécifiquesde chaque lieu, des personnes ou encore des infrastructures disponibles sur place ? Quelles sont leursmodalités concrètes et les conditions de leur possibilité ?Enfin, la fabrique de l’autonomie dépend fortement de la façon dont se façonne et évolue le collectifd’habitants. Qui sont les individus qui le constituent ? Quels éléments de leurs trajectoires les mènent àinvestir ces modes de vie collectifs alternatifs ? Comment en font-iels le récit ? Le passage par ces lieux est-ill’aboutissement d’une forme de conversion écologique ou une étape dans un processus de changement de vie? Peut-on distinguer des profils sociologiques de ces “alternatifs” ?

Axe 2 : Opposition et proposition: En quoi les collectifs cherchent-ils à construire une alternative s’opposant à un modèle conventionnel ?

La recherche d’autonomie, sur le plan énergétique, matériel, économique et politique, semble s’inscrire pluslargement dans une recherche de liberté et d’émancipation face à certains aspects de la société moderne (Rozencwajg 2021, Pruvost 2021, Berlan 2021a, Sallustio 2022), dans l’optique de trouver d’autres manièresde vivre. Mais comment ces collectifs conçoivent-ils le mode de vie qu’ils mettent en place ? Que disent-ils de ce qu’ils font et de leur recherche d’autonomie ? En quoi s’opposent-ils à certaines manières de faire plusconventionnelles ? Comment produisent-ils, individuellement ou collectivement, un discours critiquevis-à-vis du système conventionnel ? Ces modes de vie se caractérisent par des formes de “politisation du moindre geste” (Pruvost, 2015a), ouencore “d’habiter en conscience d’habiter” (Barbe, 2016) : la dimension politique n’est pas toujours associéeà la production d’un discours critique formalisé, mais plutôt par la mise en place dans son quotidien(Cordellier, 2018) d’une alternative jugée souhaitable. Mais alors, quelle(s) alternative(s) pensent-ielsconstruire ? Comment se déploient la formalisation et les représentations de ce que les habitant·e·s sont entrain de faire ? Est-ce qu’à travers cette expérimentation d’une alternative dans leur quotidien, les lieuxespèrent diffuser et “faire essaimer” leur mode de vie et leurs valeurs ? Enfin, dans quelle mesure ces modes de vie sont-ils “alternatifs” ? Au-delà du discours, en quoi mettent-ils àdistance les normes qui régissent les rapports économiques et sociaux dans les sociétés où ils s'insèrent ? Quelles sont les limites de cette mise à distance et quels sont les schémas dominants que les habitant·e·speinent à évincer ?

Axe 3 : Diffusion et confrontation : Comment ces expériences alternatives, qui se construisent et sedéploient à la marge du système, s’insèrent-elles dans un territoire ?

Le troisième axe s’interroge sur les porosités qu’entretiennent les espaces de vie collectifs, le monde socialavoisinant, les champs politiques locaux ; et les recompositions qui les traversent. Quelles sont les relationsentretenues entre les collectifs alternatifs et leurs territoires d’implantation, et quels effets ont-ils les uns surles autres ? Comment les collectifs dialoguent, coexistent et entrent parfois en conflit avec les autres habitant·e·s etacteur·ice·s des espaces ruraux ? Comment s’inscrivent-iels dans le territoire ? Comment ces inscriptionsvarient-elles selon le caractère plus ou moins « alternatifs » des territoires (Dubertrand, 2020 ;Hakimi-pradels, 2021) ? On pourra également s’interroger sur leur rapport à la légalité et à la désobéissancecivile. Comment les collectifs font-ils face à cette tension entre radicalité et insertion locale ? Comment lesacteurs des territoires, notamment de l’action publique, intègrent-ils ces expérimentations ? La volonté d’autonomie n’est pas contradictoire avec une interdépendance locale, qu’elle soit politique,économique, ou matérielle. Quelles relations et liens, les lieux nouent-ils avec leurs alentours ? Quelséchanges se mettent en place avec le territoire ? Dans quelle mesure leur recherche d’autonomie se fait à uneéchelle plus large que leur espace délimité, pour englober le territoire plus ou moins proche ? D’autre part, selon certains travaux, ces expérimentations « ne visent pas à faire système, mais à s’étendre decercle en cercle » en une myriade d’utopies réelles (Pruvost, 2015b). Cependant, des initiatives de fédérationà grande échelle existent, et se mettent en place par une mise en réseaux formels, donnant alors lieu à destentatives d’institutionnalisation de ces formes de vie collectives. Quelles relations les collectifsd’habitant·e·s et les alternatives entretiennent entre eux à l’échelle nationale, voire internationale ? Rejoignent-ils des réseaux portant voire luttant pour des valeurs et idées centrales pour eux ? Quelles utilitésont ces différents réseaux dans la pérennité et les pratiques alternatives mises en place et dans l’orientationdes collectifs de vie ? Enfin, quels types de territoires sont privilégiés par les collectifs, et pour quelles raisons ? Quels critères sontmis en avant par les habitants dans leur choix d’un territoire d’installation ? Dans quelle mesure certainsterritoires, par exemple les zones de moyenne montagne, combinent-ils des critères particulièrement propicespour l’installation, en lien avec les objectifs et caractéristiques des collectifs ?

Axe 4 : Méthodologie : des méthodologies alternatives pour ethnographier ces alternatives ?

Le quatrième axe interroge les enjeux méthodologiques de l’investigation de ces terrains par les sciencessociales. Ces derniers sont en effet difficiles à saisir. La pluralité de termes utilisés pour les nommer, et ladiversité des réalités qu’ils recouvrent compliquent considérablement les tentatives de définition. Ces lieuxsont de taille et de nature diverses. Ils sont, pour certains, insérés dans différents réseaux (Global EcovillageNetwork, Coopérative Oasis, etc.) qui tiennent des annuaires loin d’être exhaustifs. De plus, une majorité deces projets d’expérimentation s’arrêtent dans les premières années. En compliquant à la fois les tentatives deréférencement, de catégorisation/typologisation et la constitution d’un échantillon représentatif fiable, ceséléments rendent ces terrains difficiles à saisir par des méthodes essentiellement quantitatives.Au contraire, l’ethnographie, qui permet de saisir ce qui se joue dans l’ordinaire de la vie quotidienne et surun temps « long », apparaît être une méthode particulièrement appropriée, voire nécessaire, pour tout·echercheur·se souhaitant investiguer aujourd’hui ces terrains d’enquête.Le recours à un travail de terrain ethnographique long et immersif participe alors à interroger les implicationsdu/de la chercheur.euse sur son terrain. Ces espaces, qui fonctionnent souvent sur un mode d’exemplarité, etcherchent en partie à transmettre leurs valeurs et pratiques par l’accueil, ne peuvent pas laisser inchangé·ele/la chercheur·se en immersion. En plus de s’interroger sur les transformations du terrain que crée le/lachercheur.se, il semble essentiel de questionner les transformations profondes que ces expériencesethnographiques peuvent aussi générer sur ce.cette dernier·ère. La participation à la vie quotidienne des lieuxenquêtés, la « construction d’une proximité » (Schwartz, 1990, p. 36) et de relations interpersonnellespouvant relever de liens forts avec les enquêtés (Duclos, 2014 ; Clair, 2016), semblent autant d’élémentsutiles voire nécessaires à l’accès mais aussi à la compréhension de ce qui se joue sur ces terrains. De plus, cesterrains semblent souvent aller de pair avec un engagement du/de la chercheur.euse pour son objet, le/lamenant à devoir concilier une approche militante et une approche scientifique.Alors que « les sciences sociales accordent aujourd’hui une attention toujours plus grande à l’objectivation dela « relation d’enquête » et que « l’injonction à la réflexivité se traduit par une littérature abondante », lalittérature disponible continue d’encourager le/la chercheur.euse à garder une « juste distance » (Thizy et al.,2021, p. 115-116). Comment concilier ces contraintes pour que la recherche puisse avoir lieu et que cetengagement ne lui nuise pas ? Comment transformer ces contraintes en atouts ? Quelle posture adopter sur leterrain ? Si le questionnement méthodologique principal de cette journée d’étude sera d’étudier les enjeux que posent l’ethnographie de ces alternatives, nous encourageons aussi des contributions proposant d’autres approches etméthodes pour étudier ces terrains d’enquête.Aussi, la méthode ethnographique n'exclut pas que des outils quantitatifs puissent être construits et utiliséspendant les enquêtes pour aborder et décrire ces terrains en systématisant la production de données via desprocessus de mesures (Olivier de Sardan, 2008). Certains travaux en font d’ailleurs le centre de leur approche, comme le travail ethnocomptable récent de Geneviève Pruvost, qui a étudié finement la micro-économie d’uncouple de boulangers paysans, afin de mieux comprendre la répartition de leur temps, leurs processusd’évaluation, les échanges matériels et économique reliant le foyer à l’extérieur (Pruvost, 2017). Quelle peut-être la place et l’intérêt de telles méthodes pour aborder des lieux collectifs et leurs enjeux ?

Modalités de contribution

Jusqu’au 31 août 2023 : envoi des propositions à l’adresse mail : lieuxdeviecollectifsecologiques@proton.me sous la forme d’un document docx de 3000 signes,maximum.

11 septembre 2023 : notification aux participant·e·s de la sélection des communications

12 novembre 2023 : envoi des communications écrites à lieuxdeviecollectifsecologiques@proton.me

27 novembre 2023 : Journée d’étude au Labtop, 59-61 rue Pouchet, 75017 Paris.

La journée d’étude est organisée grâce au soutien du Labtop-CRESPPA (Paris) et du LISST DynamiquesRurales (Université Toulouse Jean Jaurès)

Comité d’organisation

  • Gabrielle de Chevron Villette, doctorante, LISST
  • Arthur Contejean, doctorant, PACTE
  • Camille Moreau, doctorante, Université de Tours, CITERES-CoST
  • Romane Rozencwajg, doctorante, Labtop- CRESPPA

Comité scientifique

  • Laurent Jeanpierre, Professeur de Science Politique, Université Paris 1, CESSP
  • Michel Lallement, Professeur titulaire de la chaire d’Analyse Sociologique du travail, de l’emploi et desorganisations, CNAM
  • Héloïse Nez, Maîtresse de conférence en Sociologie, Université de Tours, UMR CITERES
  • Geneviève Pruvost, Directrice de recherche, CNRS, CEMS

Places

  • 59-61 rue Pouchet
    Paris, France (75017)

Event attendance modalities

Full on-site event


Date(s)

  • Thursday, August 31, 2023

Keywords

  • lieu de vie collectif, écologie, autonomie, autogestion

Contact(s)

  • Romane Rozencwajg
    courriel : lieuxdeviecollectifsecologiques [at] proton [dot] me

Information source

  • Romane Rozencwajg
    courriel : lieuxdeviecollectifsecologiques [at] proton [dot] me

License

CC0-1.0 This announcement is licensed under the terms of Creative Commons CC0 1.0 Universal.

To cite this announcement

« Lieux de vie collectifs à visée écologique et monde rural : la fabrique de l’autonomie », Call for papers, Calenda, Published on Wednesday, May 31, 2023, https://doi.org/10.58079/1b98

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