HomeLes femmes dans les processus de paix et de sécurité en Afrique

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Published on Wednesday, June 07, 2023

Abstract

From the Women’s Decade instituted by the UN between 1975 and 1985 to the Beijing Conference in 1995 to its evaluation in 2005 at the Beijing +10 meeting in New York, the gender issue has taken an increasingly important place in international meetings on human development. While gender equality is still a topical issue, the debate is shifting towards the role of women in pre- and post-conflict situations, particularly in conflict prevention, mediation, negotiation and resolution. This call for contributions aims to understand the reasons for the absence of women in the decision-making spheres of conflict prevention, mediation and resolution. Moreover, the final objective is to propose solutions for an increased representation of women in these mechanisms.

Announcement

Argumentaire

Il s’agit encore aujourd’hui d’une lapalissade de relever l’insuffisante représentation des femmes dans les processus de paix et de sécurité dans différents pays dans le monde ; ceci nonobstant les recommandations de la 4ème conférence mondiale sur les femmes, organisée en 1995 par l’ONU, et des différentes Résolutions adoptées par le Conseil de sécurité dont la plus célèbre en la matière est la Résolution 1325 du 31 octobre 2000. Parmi les études analysant cette situation, il est possible de citer l’étude mondiale conduite par Radhika Coomaraswamy qui donne par exemple des chiffres sur la représentation de la gent féminine dans les négociations officielles de paix (Radhika Coomaraswamy, 2015). Dans le même sillage, selon les conclusions du Rapport du Secrétaire général de l’ONU sur les femmes, la paix et la sécurité publié le 09 octobre 2018 : « entre 1990 et 2017, les femmes ont continué  de compter pour seulement 2% des médiateurs, 8% des négociateurs et 5% des témoins et signataires des principaux accords de paix. Seuls 11% des accords signés en 2017 contenaient des dispositions relatives à la parité entre les genres ». Aux termes du même rapport : « cette tendance est similaire à celle observée entre 2000 et 2016, où seuls 25 des 1 500 accords signés dans cette période traitaient du rôle des femmes dans les phases de mise en œuvre » (ONU, 2018). Le rapport du Secrétaire Général de l’ONU publié sur la même thématique le 09 octobre 2019, est également préoccupant. En substance, ce rapport qui se fonde sur la base de données consacrée aux Accords de paix (PA-X), revèle qu’«entre 1990 et la fin de 2018, seuls 353 des 1789 accords (19,7%) relatifs à plus de 150 processus de paix comprenaient des dispositions concernant les femmes, les filles ou le genre » (ONU, 2019).

Cette situation permet d’observer le paradoxe existant entre les engagements internationaux pris par les États au plan juridique et la situation sur le terrain. Au plan juridique, les évolutions en la matière sont incontestables ; ceci depuis la Conférence mondiale sur les femmes organisée par l’ONU et tenue à Beijing en 1995.

Dès 1975, l’Assemblée Générale des Nations Unies a organisé plusieurs Conférences mondiales sur les femmes. La 4ème conférence, organisée en Chine en 1995, a été à l’origine de la Déclaration et du Programme d’action de Beijing. Ce Programme d’action détermine douze (12) domaines critiques représentatifs des obstacles essentiels à la promotion de la femme et nécessitant des actions concrètes. Au rang de ces domaines critiques, figure la problématique « femmes et conflits armés ». Dans ledit programme d’action, il est proposé des mesures susceptibles de contribuer à une évolution de la situation.

Nonobstant le fait que ladite Conférence ait contribué à une prise de conscience sur la nécessité d’intégrer la gent féminine aux processus décisionnel pour une participation accrue de celle-ci à la promotion de la paix, les États n’ont guère accompagné les mesures proposées à cette époque de mécanismes de contraintes susceptibles de garantir l’atteinte des objectifs qui avaient été fixés en 1995. C’est dans ce contexte qu’en juin 2000, le Secrétaire Général de l’ONU a relevé, durant la 23ème session extraordinaire de l’Assemblée Générale consacrée à l’évaluation de la mise en œuvre du Programme d'action de Beijing, que beaucoup restait encore à faire en la matière.

À l’occasion de la Journée des droits des femmes du 08 mars 2000, le Président du Conseil de sécurité de l’ONU a déploré cette situation et mis en exergue la corrélation entre la paix et l’égalité entre les femmes et les hommes. Des Organisations Non Gouvernementales (ONG) ont saisi cette occasion pour multiplier les plaidoyers dans le sens de l’implication de la gent féminine dans les activités de paix. Cela a conduit à l’adoption le 31 octobre 2000 par le Conseil de sécurité de la Résolution 1325 sur les femmes, la paix et la sécurité. Par le biais de cette résolution, le Conseil de sécurité relève, pour la première fois dans son histoire, le rôle majeur que la gent féminine peut jouer dans les activités de paix et mentionne la nécessité de sa représentation au sein desdits processus.

Il convient toutefois de rappeler que bien avant l’adoption de la Résolution 1325, les États avaient pris des engagements en matière de promotion des droits des femmes à travers la Convention sur l’élimination de toutes les discriminations à l’égard des femmes adoptée le 18 décembre 1979. Nonobstant le fait que ce texte ne traite guère de manière spécifique de la thématique relative aux femmes, à la paix et à la sécurité, elle engage les États parties à prendre des mesures en vue de l’implication des femmes dans les mêmes conditions que les hommes à la vie politique de leur pays.

Pour ce qui est spécifiquement du continent africain, il convient de relever que la mise en œuvre de l’Agenda des Nations Unies sur les femmes, la paix et la sécurité est encore marquée par de nombreux paradoxes que le présent appel à contribution a pour ambition de relever à l’effet d’y apporter des solutions.

Le premier paradoxe est relatif au gap existant entre la quantité, la portée des textes juridiques adoptés en la matière et l’insuffisante représentation de la gent féminine dans les processus de paix et de sécurité sur le terrain africain. En d’autres termes, il existe un paradoxe très flagrant entre le dispositif normatif en vigueur et la réalité sur le terrain.

En effet, suite à la Conférence de Beijing de 1995, l’adoption de plusieurs textes juridiques sur la question avait fait croire à une prise de conscience des acteurs publics sur la nécessité de promouvoir les droits de la femme dans les opérations de maintien de la paix. Parmi les textes adoptés en la matière, il est possible de citer : la Déclaration Solennelle sur l'Egalité entre les hommes et les femmes en Afrique adoptée en juillet 2004 par les Chefs d’Etats et de Gouvernements  de l’Union  africaine ;  l’Acte constitutif de l’UA en son article 4 ; la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples et surtout son Protocole sur les droits des femmes en Afrique. Il convient de mentionner que grâce à ce Protocole, le continent africain a fait un pas immense en adoptant le premier instrument juridique international contraignant engageant les États de manière spécifique à prendre des mesures visant la participation des femmes aux processus de paix et de sécurité. Nonobstant cette pléthore de textes, les études menées en la matière montrent encore une insuffisante représentation des femmes dans les processus de paix et de sécurité sur le continent (Hibaa- Haibado Ismael, Awoabdi Osman, 2020).

Le second paradoxe renvoi au fait que la thèse de l’insuffisante représentation des femmes dans les processus de paix et de sécurité sur le continent africain est partiellement susceptible de réfutation. En effet, cette affirmation ne vaut que pour les processus formels de paix et de sécurité. Le fait que le constat de leur faible implication soit établi uniquement sur la base de chiffres liés à la représentation de celles-ci dans les activités formelles de paix fausse quelques peu la donne ; ceci dans la mesure où, la promotion de la paix se fait également dans le cadre informel (Richard Strickland and Nata Duvvury, 2003) et dans cette sphère la gent féminine est très active. Elle y influence les processus de paix et de sécurité à travers son activisme. A titre illustratif, en décembre 2011, sur les 03 femmes qui ont reçu le prix Nobel de la Paix pour leurs luttes non violentes pour les droits des femmes à participer pleinement aux processus de démocratisation et de consolidation de la paix, à savoir Ellen Johnson Sirleaf, Leymah Gbowee et Tawakkul Karman, deux sont des activistes qui se sont battues pour la paix dans leur pays sans être directement impliquées dans les processus officiels de paix.

Le troisième paradoxe est relatif au fait qu’il est encore loisible de constater que nonobstant les visages revêtus par les femmes durant les conflits armés (combattantes, victimes, pacificatrices informelles), leur représentation soit encore insuffisante dans le cadre des processus de paix et de sécurité sur le continent.

S’appuyant sur le courant féministe (Ann Tickner, 1992 ; Ann Tickner, 2001 ; Jill Steans, 1998 ; Cynthia Enloe, 2000) le constructivisme (Alexander Wendt, 1995) et les théories de la gouvernance, et faisant recours aux méthodes historique, juridique et comparative, le présent appel à contribution, publié en partenariat avec l’association Women’s Hope, a pour objectif de faire un examen scientifique de la place des femmes dans les processus de paix et de sécurité sur le continent africain. Il s’agit ici d’évaluer leurs niveaux et formes de représentation, ainsi que leur impact aussi bien dans la prévention, la gestion, le règlement des conflits, que le maintien et la consolidation de la paix. Il s’agit de voir dans laquelle de ces phases la représentation des femmes est plus ou moins importante et de déceler les obstacles à une forte représentation de celles-ci au maintien de la paix et de la sécurité, ceci en vue de proposer des solutions y relatives. À cet effet, les principales contributions pourraient s’inscrire dans les axes de réflexion suivants :

Axe 1 : Les fondements du rôle et/ou de la place des femmes dans les processus de paix et de sécurité en Afrique

Les articles devront s’intéresser aux fondements théoriques, historiques et juridiques du rôle et/ou de la place des femmes dans les processus de paix et de sécurité en Afrique centrale.

L’analyse des fondements historiques pourraient contribuer à s’interroger sur l’existence ou non de soubassements historiques ou culturels susceptibles de fonder l’intervention des femmes dans ce processus. L’examen des fondements théoriques pourrait permettre, entre autres, d’interroger la pertinence du recours au féminisme sur le continent africain à travers la convocation des auteurs qui se sont intéressés à la question. Dans le cadre des fondements juridiques, les articles pourraient procéder à une analyse de l’ensemble des textes existant en la matière ou d’un texte spécifique à l’exemple de la Résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations Unies sur les femmes, la paix et la sécurité (et les Résolutions connexes) ou encore le Protocole à la Charte africaine des droits de l’Homme et des Peuples relatif aux droits des femmes en Afrique encore appelé Protocole de Maputo.

Axe 2 : Analyse du rôle des femmes dans la prévention des crises et des conflits armés en Afrique

Les articles de cet axe examinent la place et/ou le rôle des femmes dans la prévention des crises et des conflits armés en Afrique, aussi bien dans le cadre de mécanismes formels ou officiels, que dans le cadre de la société civile. Les femmes jouent-elles un rôle dans la prévention des crises et conflits ? Si oui, lequel ? Comment est-ce que les femmes se déploient pour prévenir les conflits sur le continent ?

Axe 3 : Les femmes dans les négociations de paix en Afrique

L’objet de cet axe est l’analyse de la place et/ou du rôle concret joué par les femmes dans les négociations de paix sur le continent. Le dynamisme des femmes dans les processus de paix est une lapalissade, mais est souvent resté dans le cadre informel. Elles sont rarement visibles pour les agents du maintien de la paix et intervenant(e)s chargés de son rétablissement. Compte tenu du caractère informel de leur participation pourtant active aux processus  susvisés les chiffres officiels tendent à ne pas renseigner sur la réalité des faits sur le terrain et du degré d’influence des femmes dans certains processus de paix.

Il serait opportun d’avoir des articles qui renseignent sur la place et le rôle des femmes aussi bien dans les processus formels que les processus informels de paix et de sécurité.

Axe 4 : Les femmes dans la consolidation de la paix et le maintien de la sécurité

Les articles proposés s’intéressent à la participation des femmes dans la consolidation de la paix en Afrique notamment dans le cadre des mécanismes de Désarmement, Démobilisation et de Réintégration (DDR) ou de Réforme du Secteur de la Sécurité.

Les articles s’intéressent également à la place des femmes dans le domaine de la sécurité en Afrique. Les femmes contribuent-elles à la lutte contre les phénomènes tels que l’insécurité transfrontalière, la contrebande, la piraterie maritime, etc. Les Etats africains ont-ils des politiques sécuritaires sensibles au genre ? Mettent-ils en place des mécanismes à l’effet de contribuer à une meilleure implication des femmes dans le maintien de la sécurité ?

Axe 5 : La place des femmes dans l’architecture de paix et de sécurité de l’Union Africaine et dans les opérations de maintien de la paix de l’ONU sur le continent

Les articles de cet axe examinent la place et/ou le rôle des femmes dans l’architecture de paix et de sécurité de l’UA (APSA), ainsi que de ses Communautés Economiques Régionales (CER). L’APSA a pour pilier principal le Conseil de Paix et de Sécurité qui bénéficie de l’appuie de divers mécanismes dans la mise en œuvre de ses missions notamment: la Commission, le Groupe des Sages, le Système continental d'alerte rapide (SCAR), la Force africaine en attente (FAA) et le Fonds pour la paix. La relation entre l’Union africaine (UA), qui a la responsabilité principale de la promotion de la paix, de la sécurité et de la stabilité en Afrique, et les Communautés économiques régionales/Mécanismes régionaux pour la prévention, la gestion et le règlement des conflits (CER/MR) constitue une composante essentielle de l'APSA. Les articles pourraient traiter de manière précise entre autres de la place des femmes non seulement dans ces mécanismes mais aussi de manière opérationnelle dans les opérations de maintien de la paix ayant existé ou existant sur le continent. Il s’agit également de : - identifier, de documenter et de partager des expériences et des leçons sur la participation des femmes au maintien de la paix au niveau de la direction de la mission ; - interroger les rôles différenciés selon le genre dans le maintien de la paix et comment cela affecte le déploiement ou la participation des femmes dans les missions ; - comparer la proportion des femmes représentées, dans les Missions de maintien de la paix, que ce soit dans les forces de police, dans les activités militaires ou auprès des civils ; - faire une analyse de leur impact sur les environnements de maintien de la paix notamment les enjeux liés à leur présence dans ces missions.

Axe 6 : Les freins à la participation des femmes aux processus de paix et de sécurité en Afrique

Les articles s’intéressent aux variables explicatives de l’insuffisante représentation des femmes dans les processus de paix et de sécurité en Afrique.

Axe 7 : Figures de femmes ayant impacté des processus de paix et de sécurité sur le continent

Il s’agit ici de rendre hommage à des femmes ayant eu un impact significatif dans la prévention ou le règlement d’un conflit sur le continent africain.

Axe 8 : Les perspectives ou recommandations pour une meilleure prise en compte des femmes dans les processus de paix et de sécurité en Afrique

Il s’agit de faire des propositions diverses et concrètes pour une meilleure représentation des femmes dans les processus de paix et de sécurité en Afrique. Les articles proposés dans cet axe doivent faire des recommandations concrètes susceptibles d’être exploitées et opérationnalisées.

Modalités de soumission

Les propositions de contribution sélectionnées feront l’objet d’une publication à paraître à la fin de l’année 2024.

Le résumé de chaque proposition de contribution doit contenir 300 mots maximum en français ou en anglais, indiquant trois à cinq mots clés et l’axe thématique visé. Ce résumé, accompagné d’une courte notice biographique de l’auteur, doit être envoyé en version électronique aux adresses ci-dessous :

  • rzoulica@yahoo.fr  
  • georgesetoa@gmail.com

au plus tard le 20 août 2023.

En cas de sélection, tout chapitre soumis doit être compris entre 15 et 20 pages, incluant l’affiliation institutionnelle et la qualité de l’auteur (Grade, Institution, Situation académique ou professionnelle), interligne 1,5 ; texte justifié ; police Times New Roman ; taille de police 12, marges 2,5cm, la mise en page : à gauche : 2,5 ; à droite :2,5 ; en haut :2,5 ; en bas : 2,5 ; reliure : 0 ; les notes de bas de page en continu : Times New Roman, taille 10, interligne : 1 ou simple ; le résumé et l’abstract :300, Times New Roman, taille 12, interligne simple ; le texte doit être justifié.. Tous les mots d’une langue autre que le français doivent être mis en italique.

À noter que les chapitres proposés ne doivent pas être publiés auparavant ou en cours de publication.

Calendrier

Lancement de l’appel à contribution : 15 juin 2023

Date limite de réception des résumés de communication : 20 août 2023

Annonce des propositions retenues : 30 août 2023

Envoi du texte complet de la proposition retenue: 30 novembre 2023

Renvoi (si nécessaire) des articles aux auteurs pour corrections : 30 janvier 2024

Retour des articles corrigés au comité et mise en forme de l’ouvrage : 30 mars 2024

Dépôt de la mouture finale chez l’éditeur pour publication ; 30 avril 2024

Pour tout renseignement, contacter:

  • Dr RANE Zoulica Epse MFOMBAM : (+237) 674454394 / 659277514 Email : rzoulica@yahoo.fr, Diplomate et Chercheure en Droit et Relations Internationales.
  • Dr Georges ETOA OYONO : (+237) 694063224 / 679174002 Email :    georgesetoa@gmail.com, Enseignant-chercheur en Histoire des Relations Internationales, Université d’Ebolowa.

Comité scientifique

Président : Pr. Joseph Vincent Ntuda Ebode, Politologue, Université de Yaoundé II

Membres :

  • Pr Ibrahim MOUICHE, Politologue, Université de Yaoundé II Pr François David, Historien, Université du Littoral-France
  • Pr Mathias Eric Owona Nguini, Politologue, Université de Yaoundé II Pr Jean Koufan Menkene, Historien, Université de Yaoundé I
  • Pr Guy Mvelle, Politologue, Université de Yaoundé II Pr Mamoudou, Historien, Université de Ngaoundéré
  • Pr Virginie Wanyaka, Historienne, Université de Yaoundé I Pr Patrick Abane Engolo, Juriste, Université de Yaoundé II Pr Cyriaque Esseba, Politologue, Université de Yaoundé II
  • Pr Armand Leka Essomba, Sociologue, Université de Yaoundé Pr Franck Ebogo, Politologue, Université de Yaoundé II
  • Pr Henri Brice Afane, Sociologue, Université de Ngaoundéré Pr Taubic Falna, Sociologue, Université de Ngaoundéré
  • Pr Faustin Kenne, Historien, Université de Yaoundé I
  • Pr Ewodo Marc Luciani, Politologue, Université de Yaoundé II Pr Raphael Batenguene Assil, Historien, Université de Douala Pr Cyrille Bekono, Historien, Université de Yaoundé I
  • Pr Mathias Kaimangui, Historien, Université de Ngaoundéré Pr Messina Mvogo Ernest, Historien, Université de Douala Pr Keming Tchinda, Historien, Université de Yaoundé I
  • Pr Eric Willson Fofack, Historien, Université de Dschang

Comité de lecture

Dr Georges Etoa Oyono, Dr Rane Zoulica, Dr Ondoua Hervé, Dr Marianne Severin, Dr Eloundou Girex, Dr Maimounatou, Dr Jean Pierre Mekinde, Dr Divine Ngwa, Dr Betga, Dr Mgba Ndjie Marc, Dr Bidias Réné, Dr Charly Delmas Tsafack, Dr Guy Martin Atangana, Dr Mbile Nguema, Dr Sedar Bokalli, Dr Félicité Paho Nya.

Secrétariat technique:

  • Dr Rane Zoulica
  • Dr Georges Etoa Oyono
  • Dr Ntentie Awa

Bibliographie indicative

ADESOLA Funso, « African Women and the Changing Notion of Security », in Ronke IYABOWALE AKO-NAI, Gender and Power Relations in Nigeria, Lexington Books, 2013.

BITOTA MUAMBA Joséphine, Recherches sur le statut juridique des femmes en Afrique, Thèse de Doctorat en Droit, Tome 1 et Tome 2, Université des sciences sociales de Toulouse, octobre 2003.

Colonel MINDZIE Elisabeth Henriette, « Femme et sécurité », Friedrich Ebert Stiftung, Femme et Sécurité en zone CEMAC et en RDC, Yaoundé, Presses Universitaires d’Afrique, 2009

COOMARASWAMY Radhika, Prévenir les conflits, transformer la justice, obtenir la paix, Etude mondiale sur la mise en œuvre de la Résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations Unies, ONU FEMMES, 2015.

ELLA MEYE NKOUM Lydie Chantal, Femmes et conflit armés : réflexion sur la protection juridique internationale, Thèse de Doctorat de 3ème cycle en Relations Internationales, Université de Yaoundé II/IRIC, Yaoundé, 2001.

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ENLOE Cynthia, Maneuvers: The International Politics of Militarizing Women’s Lives, Berkeley, University of California Press, 2000.

ETOA OYONO Georges, « La Résolution 1325 et la place de la femme dans le règlement et la prévention des conflits : le cas des pays membres de la CEEAC de 1995 à 2015 » in Cyriaque ESSEBA et René BIDIAS, Comprendre les Relations Internationales Contemporaines, Mélanges offerts au Pr. Jean KOUFAN MENKENE, Paris, L’Harmattan, Juin 2020.

FOURCANS  (C.),  Les  violences  sexuelles  devant  les juridictions  pénales internationales,

Thèse de Doctorat en Droit Public, Université Paris X Nanterre La défense, 5 novembre 2007.

HIBAA-HAIBADO Ismael, AWOABDI Osman, « Les Femmes en paix et sécurité en Afrique », L’ENA Hors les Murs, N° 497, 2020.

MOUICHE Ibrahim, « Genre et commandement territorial au Cameroun », Cahiers d’études africaines, N°186, 2007, pp. 391-408.

NTUMBA KAPITA Patrice Emery, La pratique onusienne des opérations de consolidation de la paix : analyse, bilan et perspectives, Thèse de Doctorat en Droit, Nancy Université, 2018.

ONU, « Les femmes et la paix et la sécurité : le Conseil de sécurité est appelé à passer des mots aux actes en appliquant « pleinement » ses propres résolutions », https://www.un.org/press/fr/2019/cs13998.doc.htm, consulté le 27 décembre 2019.

RANE M. Zoulica, Les femmes dans les processus de paix et de sécurité en Afrique centrale, Thèse de Doctorat PhD, Institut des Relations Internationales du Cameroun, Université de Yaoundé 2, 2022.

RIRANGAR Aimé Robeye, Genre et conflits : l’effectivité de la résolution 1325 de l’ONU sur les femmes, la paix et la sécurité, Thèse de Doctorat, Lyon, Université Jean Moulin (Lyon 3), octobre 2016.

STEANS Jill, Gender and International Relations, an introduction, Oxford, Policy Press, 1998, 224p.

STRICKLAND Richard et DUVVURY Nata, «Gender Equity and Peacebuilding. From Rhetoric to Reality: Finding the Way », International Center for Research on Women, 2003.

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WENDT Alexander, « Constructing International Politics », International Security, The MIT Press, Vol. 20, No. 1, 1995

Places

  • Yaoundé Cameroun
    Yaoundé, Cameroon (00237)

Event attendance modalities

Full on-site event


Date(s)

  • Sunday, August 20, 2023

Keywords

  • prévention, médiation, règlement, sécurité, femme

Contact(s)

  • Georges Etoa Oyono
    courriel : georgesetoa [at] gmail [dot] com
  • Rane Zoulica
    courriel : rzoulica [at] yahoo [dot] fr

Information source

  • Georges Patrice Etoa Oyono
    courriel : georgesetoa [at] gmail [dot] com

License

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To cite this announcement

« Les femmes dans les processus de paix et de sécurité en Afrique », Call for papers, Calenda, Published on Wednesday, June 07, 2023, https://doi.org/10.58079/1bc8

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