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Transitions écologiques, développement durable et travail social

Quels enjeux pour la transformation des pratiques ?

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Published on Wednesday, June 14, 2023

Abstract

Par la mise en perspective des projets / actions / expérimentations / initiatives d’adaptation aux enjeux écologiques (économies d’usage énergétique et de l’eau, mobilité, restauration collective, réduction des déchets, stratégie patrimoniale, respect de la biodiversité, renouvellement des contenus de formation des travailleurs sociaux) en France, en Belgique et ailleurs, permettant de développer de nouvelles pratiques dans les institutions, ce numéro du Sociographe se propose de faire le point sur l’actualité de l’ensemble de ces questions, en mettant particulièrement l’accent sur l’émergence des collectifs relevant de l’écologie sociale, les actions innovantes pour la transformation des pratiques en la matière.

Announcement

Coordination scientifique

Dossier coordonné par Irène Albert, responsable de formation à l’IRTS La Réunion (irene.albert@irtsreunion.fr), Pierre Étienne et Pascal Midrez, enseignants-chercheurs à la Haute école libre de Mosane (HELMo) en Belgique.

Argumentaire

Aucun citoyen ne peut affirmer aujourd’hui ne pas être averti du changement climatique et de l’évolution rapide critique de l’environnement. Les enjeux environnementaux sont devenus centraux et doivent « marcher de pair » avec la justice sociale. Les CCAS, en première ligne, « reçoivent de plus en plus de demandes liées à la hausse des coûts de l’énergie et de la mobilité, au mal logement, à la difficulté de s’alimenter (…)  Éloigner les personnes les plus précaires des enjeux écologiques reviendrait à créer un nouveau sujet d’exclusion »[i]. L’humain est au cœur de ce phénomène comme de l’intervention sociale, mais les problématiques sociales et écologiques ont du mal à s’articuler.

Y a-t-il une absence d’engagement du secteur à cette question de la transition écologique ?

Comment la transition écologique influe-t-elle sur les inégalités sociales ?

L’écologie sociale est une notion apparue il y a quelques décennies chez différents auteurs (Bookchin, 1982 ; Romero, 2019 ; Gerber, 2019). Pour Bookchin, considéré comme une des figures majeures de ce mouvement, l’écologie sociale vise à décentraliser le pouvoir afin de sortir des logiques de domination et de revenir à des dynamiques locales moins empreintes de ces logiques. Dans ce mouvement, il y a donc le désir de promouvoir une société sans classes sociales avec des citoyens responsables de la gestion de leur commune, en utilisant une démocratie directe et locale. À côté de ce volet politique, certains auteurs considèrent également que la gestion de l’économie doit aussi revenir aux citoyens. L’écologie sociale prône ainsi un retour aux besoins essentiels en empêchant la croissance incontrôlable liée au capitalisme. Les citoyens se réapproprient le pouvoir, mais aussi le contrôle de la technologie afin de permettre à l’être humain de sortir de l’aliénation.

Quels sont les acteurs qui ont un rôle à jouer pour que tous les citoyens aient le pouvoir d’agir pour un avenir durable ?

Quelle est l’émergence de collectifs qui s’organisent afin de pallier les défaillances dénoncées des États et la domination de certains groupes ou individus sur d’autres ?

Qu’est-ce qu’une pratique écologique en travail social ? Que mettent en place les travailleurs sociaux pour solliciter les personnes accompagnées ?

Par la mise en perspective des projets/actions/expérimentations/initiatives d’adaptation aux enjeux écologiques (économies d’usage énergétique et de l’eau, mobilité, restauration collective, réduction des déchets, stratégie patrimoniale, respect de la biodiversité, renouvellement des contenus de formation des travailleurs sociaux) en France, en Belgique et ailleurs, permettant de développer de nouvelles pratiques dans les institutions, ce numéro du Sociographe se propose de faire le point sur l’actualité de l’ensemble de ces questions, en mettant particulièrement l’accent sur l’émergence des collectifs relevant de l’écologie sociale, les actions innovantes pour la transformation des pratiques en la matière. Nous souhaitons ouvrir un espace de réflexion et de débats sur ces questions pour contribuer à faire évoluer tant les mentalités, que les comportements ainsi qu’une prise de conscience des travailleurs sociaux qui ont un rôle à jouer pour essaimer des actions relevant ce défi de la transition écologique.

Ce numéro souhaite encourager les responsables d’institutions, les professionnels, les étudiants, les personnes accompagnées à envisager l’intervention sociale de manière systémique et globale en faveur d’une maitrise de l’empreinte humaine environnementale.

Modalités de contributions

Manuscrit sous fichier Word entre 5000 et 30 000 signes maximum. Les autres recommandations sont sur le site du Sociographe.

Tout manuscrit est signé par un ou des auteurs physiques (pas de personnes morales). En cas de co-auteurs, nécessité d’avoir un seul contact pour la rédaction (ils seront présentés dans la publication par ordre alphabétique sauf contre-indication).

Les manuscrits et autres documents remis le sont à titre gracieux ; la publication est soumise à un contrat d’édition.

Tout fichier proposé suppose l’autorisation par l’auteur d’une mise en ligne possible sur Internet.

Dépôt des manuscrits par mail : gnoel.pasquet@faire-ess.fr en mentionnant vos coordonnées (téléphonique et postale)

jusqu’au 1er décembre 2023.

Modalité d’évaluation

La revue Sociographe est une revue à Comité de lecture et les auteurs sont obligés d’accepter le processus d’expertise en double aveugle par leurs pairs.

Les experts sont sélectionnés en fonction de leur compétence dans leur travail de terrain particulier et choisis par la rédaction et en aucun cas par les auteurs. Ils reçoivent les indications et les attendus des expertises de la part de la revue. Les articles soumis sont rendus anonymes par le rédacteur en chef et examinés par au moins deux experts indépendants et par notre équipe de rédaction.

En aucun cas, durant le processus d’expertise, les experts ne doivent avoir de lien avec l’auteur.

L’évaluation des articles garantit le processus d’examen « en double aveugle par les pairs » qui détermine l’autonomie d’une publication et sa démarche scientifique, autrement dit, avec une visée d’objectivité.

Les articles sont examinés par au moins deux experts indépendants et par notre équipe de rédaction.

Le principe d’un comité de lecture est d’être à l’interface entre un auteur et des lecteurs. Les experts ont le souci de déterminer :

  • la pertinence du contenu de l’article proposé par l’auteur,
  • la lisibilité de l’article pour les lecteurs de la revue.

Ainsi, les experts évaluent si l’article proposé a déjà été publié dans une autre revue. Ils qualifient la nature de l’article proposé : essai, résultats de recherche, ordonnance administrative, programme politique, analyse de pratiques professionnelles, témoignage, etc.

Les experts évaluent si l’article proposé est, selon le cas,

  • méthodologiquement construit,
  • contient des résultats clairement présentés et étaye les conclusions,
  • contient une bibliographie appropriée,
  • apporte une contribution significative au travail social,
  • est écrit dans un langage rigoureux et une progression cohérente et claire.

Dans le souci du lectorat de l’article, les experts vérifient si l’article proposé possède :

  • une graphie en correspondance avec les normes de la revue,
  • une longueur comprise entre 5000 et 30 000 signes, espace comprise,
  • des références éventuelles pertinentes, complètes et dans les normes de la revue,
  • un résumé de 450 signes, espace compris, maximum, et soigneusement rédigé,
  • de 3 à 5 mots clés pertinents,
  • un titre adéquat et pas plus de 2 niveaux de sous-titre.

Les experts jugent chaque article en fonction de l’échelle suivante : accepter en l’état ; accepté avec modifications mineures ; accepté avec modifications majeures ; refus.

Une décision est envoyée à l’auteur correspondant, accompagnée des recommandations faites par les experts.

Les auteurs sont en droit de s’attendre à ce que les experts ou autres personnes au courant du travail qu’un auteur soumet à une revue ne volent pas leurs idées de recherche ou ne plagient pas leur travail.

De plus, les experts,

  • ont la responsabilité d’argumenter leurs appréciations ;
  • n’ont aucun conflit d’intérêts par rapport au contenu de l’article, par rapport aux auteurs et/ou par rapport aux financeurs ;
  • signalent les travaux publiés pertinents qui ne sont pas encore cités par le ou les auteurs ;
  • traitent les articles examinés de manière confidentielle.

Le rédacteur en chef détient la pleine autorité pour rejeter/accepter un article ; n’accepter un article que lorsque cela est raisonnablement certain ; promouvoir la publication de correction ou de rétractation lorsque des erreurs sont constatées ; préserver l’anonymat des évaluateurs ; et n’ont aucun conflit d’intérêts par rapport aux articles qu’ils rejettent/acceptent.

Règles de rédaction et de présentation des documents

Les manuscrits sont sous fichier Word compris entre 5000 et 30 000 signes maximum pour les articles de la rubrique Thématique et entre 5000 et 20 000 signes maximum pour les articles de la rubrique Polygraphie.

Tout manuscrit est signé par un ou des auteurs physiques (pas de personnes morales). En cas de co-auteurs, il y a nécessité de désigner un seul contact pour la rédaction (les auteurs sont présentés dans la publication par ordre alphabétique sauf contre-indication).

Les manuscrits et autres documents remis le sont à titre gracieux ; la publication est soumise à une lettre d’engagement.

Les règles suivantes s’appuient sur les normes APA (American psychological association) de la 7e édition avec quelques caractéristiques ajoutées en raison du champ professionnel du travail social. Celui-ci bénéficie au commun. Il s’attache aux relations. On y fait un usage important des prénoms. Aussi, les règles de présentations des articles proposés essaieront d’être en adéquation avec ces principes. On privilégie les minuscules, les prénoms en entier, le commun, le détail des références qui manifeste l’attention portée aux relations. On proscrit les mots entièrement en majuscule, trop d’effet de texte, trop de noms propres, de retour à la ligne, de saut de ligne, etc.

De tradition francophone, la revue est dans la police de caractère Garamond, en 11 points, avec un interligne simple et avec des marges de 2,5 centimètres en haut, en bas, à droite et à gauche.

Bibliographie

La liste des références bibliographiques doit figurer en fin d’article.

La bibliographie contient uniquement la liste des auteurs cités dans l’article.

Il faut classer les documents par ordre alphabétique de nom d’auteur, puis par année de première publication.

Il faut indiquer les URLs stables (permaliens) des versions électroniques des références citées.

Chaque référence doit être terminée par un point.

La présentation des références bibliographiques doit être la suivante :

Ouvrages :

Nom de l’auteur, Prénom en entier (année). Titre. Éditeur. (Majuscule sur le premier et le deuxième mot si le premier est un article).

Exemple :

Castoriadis, Cornélius (1975). L’Institution imaginaire de la société. Seuil.

Articles de revues :

Nom de l’auteur, Prénom en entier (année). « Titre ». Revue, Numéro, Pagination.

Exemple :

Brohm, Jean-Marie (1997, octobre). « Un chien se meurt… », Prétentaine, 7/8, 297-310.

Contributions à des ouvrages collectifs :

Nom de l’auteur, Prénom (année). « Titre de la contribution ». Dans Nom, Prénom du directeur (dir.), Titre de l’ouvrage. Éditeur, Pagination.

Exemple :

Clouzot, Olivier (1963). « La musique de film ». Dans Roland, Manuel (dir.), Histoire de la musique, vol. 2, Du XVIIIe siècle à nos jours, Gallimard, 1494-1522.

Ouvrages, articles ou contributions traduits :

Mêmes règles que précédemment avec l’ajout de la mention :

Traduit de (la langue d’origine) par (nom, prénom du traducteur).

Films

Nom du réalisateur, Prénom (réalisateur), Titre du film [type de contenu], distribution, date.

Exemple :

Pillonca, Stéphanie (réalisatrice), C’est toi que j’attendais [documentaire], Pyramide, 2021.

Documents sonores

Nom de l’auteur, prénom (année). Titre [type de document], compagnie de production.

Exemple :

Nougaro, Claude (1977). Plume d’ange [chanson], Barclay.

Citations

Les emprunts à d’autres œuvres ne devraient pas dépasser la reproduction autour de 10 lignes par livre, ces éléments pouvant être interprétés comme des plagiats. Dans tous les cas, ces emprunts ne peuvent excéder 10 % de l’article et doivent figurer entre guillemets. Le renvoi à la référence bibliographique suit la citation dans une parenthèse qui indique successivement le nom de l’auteur, l’année de publication et la page. Exemple : (Durkheim, 1895, p. 134).

Les différentes publications d’un même auteur dans la même année sont distinguées par des lettres minuscules. Exemple : (Lefèbvre, 1973b, p. 78)

Lorsque du texte est coupé dans une citation après un point, il faut mettre 3 points de suspension entre crochets […].

On utilise 3 points de suspension entre parenthèses pour signaler le fait que du texte est coupé dans la citation à l’intérieur d’une phrase (…).

Le point final est à l’extérieur du guillemet de fin lorsque la citation n’excède pas une phrase. Elle est à l’intérieur du guillemet de fin lorsque la citation contient plus d’une phrase.

Dates

Les références temporelles doivent être écrites de la façon suivante :

– les années et les décennies sont écrites en chiffres : 1968, années 1820, années 1980 (et non les années 80 ou années quatre-vingt).

– les siècles sont écrits de la façon suivante : XIXe siècle, avec les chiffres romains suivis du « e » (et non pas XXème siècle ou XIXème siècle, ni vingtième siècle ou dix-neuvième siècle).

Genre

Il n’y a pas d’obligation d’usage d’une écriture inclusive, épicène, non sexiste, neutre, ouvert, dégenré, etc. Les auteurs utilisent l’écriture de leur choix et en sont responsables. Les auteurs veillent à ce que l’ensemble de l’article soit dans le même usage. 

Guillemets

Il faut encadrer les citations dans le corps du texte de guillemets français (« citation », avec espace insécable après le guillemet ouvrant et avant le guillemet fermant). À l’intérieur de ceux-ci, utiliser les guillemets anglais “citation dans la citation” (sans espace).

Exemple : « Une citation dite “bien faite”, possède aussi une bonne graphie ».

Illustrations

Les illustrations, les figures et les tableaux sont acceptés sous réserves. Ils doivent être insérés dans le texte à la suite du paragraphe où on s’y réfère. Ils sont numérotés en chiffres arabes et identifiés par un titre qui précède le document.

Dans le corps du texte, il faut faire référence aux tableaux et aux figures en citant leur numéro.

Les illustrations, figures et tableaux insérés dans le document doivent également être joints au document, séparément (en Jpeg, Tiff, ou PDF).

Intertitres

Le document peut comporter deux niveaux de titres au maximum.

Les différents niveaux de titres doivent être en minuscules.

Le titre premier est en gras. Le titre second est en gras et en italique.

Italiques

L’usage des italiques est strictement réservé à un certain nombre de cas particuliers, énumérés ici. Il faut mettre en italique les titres de livres ou de revues, ainsi que les mots de langue étrangère :

– Titres d’ouvrages, avec une capitale au premier mot seulement, ou au premier et second mot si le premier est un article. Exemple : La Division du travail social, ou Psychanalyse et copulation des insectes.

– Mots étrangers et expressions latines. Exemple : a prioria minimasine die, etc.

Majuscules

Les majuscules sont accentuées.

Nom

Quand ils désignent un objet, les noms nationaux ne prennent pas de majuscules (une voiture française, espagnole, indienne). Quand ils désignent des personnes, les noms nationaux prennent une majuscule (« Est-il américain cet Américain ? »).

Notes de bas de page

L’appel de note se fait en chiffre arabe (1, 2, 3, etc.), en continu sur tout l’article et en bas de page.

La note de bas de page sert à donner un complément, une digression. Elle ne sert jamais à donner la référence d’une citation (cf. « Citations »).

Sigles

Ils sont déployés à leur première utilisation, le sigle est placé entre parenthèses à la fin. Seule la première lettre du premier mot est en majuscule. Ex. : Centre d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS).

Titres

Le titre et sous-titre, les titres et sous-titres des parties sont court pour pouvoir entrer sur une ligne (80 signes). Un des éléments entre titre et sous-titre doit être explicite, l’autre peut être plus allusif (ex. : titre : La Distinction. Sous-titre : Critique sociale du jugement).

Résumé

Rédigé au style impersonnel, de 450 signes maximum, placé en début de texte, précédé de « Résumé : ». C’est un texte dont la responsabilité incombe à la rédaction.

Présentation de l’auteur

C’est du texte qui appartient à la rédaction de la revue. Il donne les titres, qualifications et/ou fonctions de l’auteur.

Traduction

Les citations en d’autres langues que la langue de l’article doivent être traduites dans la langue de l’article, et suivies du mot « traduction » entre parenthèses. Le texte cité et traduit peut être reproduit dans la langue originale en note de bas de page.

Bibliographie

Bookchin, Murray (1982). Qu’est-ce que l’écologie sociale?. Atelier de création libertaire.

Grandgeorge Dominique (2022), L’écologisation du travail social, Genève, IES éditions.

Faburel Guillaume (2016). Inégalités environnementales, les pauvres prioritaires! Quand la préservation de l’environnement peut se faire au détriment des plus démunis. Panorama des idées. Lemieux.

Faburel, Guillaume ; Giard, Maëlle ; Girault, Mathilde et Chuecos, Ewa (2021/1). « L’imaginaire écologique des Gilets jaunes ». Écologie politique. (62).

Note

[i] Entretien avec Marion Maury, administratrice de l’UNCCAS déléguée aux objectifs de développement durable, adjointe au maire de Brest chargée de l’action sociale, « Tous acteurs du développement durable », Territoires du social, UNCCAS, septembre 2022, n° 530, p.14

Subjects


Date(s)

  • Friday, December 01, 2023

Attached files

Keywords

  • transition écologique, travail social, pratique éducative

Contact(s)

  • Irène Albert
    courriel : irene [dot] albert [at] irtsreunion [dot] fr

Reference Urls

Information source

  • Guy-Noël Pasquet
    courriel : gnoel [dot] pasquet [at] faire-ess [dot] fr

License

CC0-1.0 This announcement is licensed under the terms of Creative Commons CC0 1.0 Universal.

To cite this announcement

« Transitions écologiques, développement durable et travail social », Call for papers, Calenda, Published on Wednesday, June 14, 2023, https://doi.org/10.58079/1bcm

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