HomeL’avenir du multilatéralisme africain

HomeL’avenir du multilatéralisme africain

*  *  *

Published on Monday, June 19, 2023

Abstract

Le Think Tank Civic Academy for Africa’s Future (CiAAF), à travers son équipe de recherche sur l’international (ERI-CiAAF) lance le présent appel à contributions dans le cadre du colloque international qu’il organise en décembre 2023 à Cotonou, sur le thème : « l’avenir du multilatéralisme africain ». Le CiAAF, à travers ce colloque international, se propose de réfléchir sur les sens du multilatéralisme dans le contexte africain, ses enjeux et défis actuels, avec pour finalité de renforcer l’approche des solutions africaines aux défis africains, d’une part, et de proposer des pistes concrètes de solutions pouvant contribuer à faire de l’Afrique un acteur majeur, responsable et constructif du multilatéralisme mondial, d’autre part.

Announcement

Le Think Tank Civic Academy for Africa’s Future (CiAAF) organise un Colloque international les 1 et 2 décembre 2023 à Cotonou

Argumentaire

Le multilatéralisme est l’un des principaux modes de régulation des relations internationales depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Il désigne un système international qui privilégie la négociation, la coopération et les accords entre au moins trois (03) États, dans le but d’instaurer des règles communes et de conduire des politiques concertées1. Depuis 1945, le multilatéralisme prend forme dans le cadre des institutions permanentes que sont les organisations internationales2.

Parallèlement à l’essor du multilatéralisme à l’échelle internationale, l’on a pu observer la montée en puissance de nombreuses initiatives de coopération régionale après la seconde guerre mondiale. Le multilatéralisme régional peut être défini comme le « système de gouvernance mondiale fondé sur les organisations d’intégration régionale. »3

« Depuis longtemps, les pays africains reconnaissent le rôle propre du multilatéralisme dans la promotion du développement, de la prospérité et de la paix. C’est pourquoi, au-delà de son soutien aux initiatives globales – Nations Unies, Mouvement des non-alignés ou Groupe des 77, l’Afrique a fondé, en 1963, l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA)… L’Union africaine (UA), qui a succédé à l’OUA, incarne la conviction largement partagée que la coopération globale et l’intégration régionale sont des impératifs continentaux. »4

Dès sa création officielle en juillet 2002 à Durban (Afrique du Sud), l’UA se veut le partisan d’un multilatéralisme ouvert, et défend l’approche selon laquelle « l’Afrique doit compter d’abord et avant tout sur ses propres efforts, son génie propre, et s’attacher fermement à la solution des problèmes africains par les Africains eux-mêmes. »5

S’appuyant sur la conviction que l’Afrique a une identité commune, des référents historiques similaires, des objectifs sécuritaires, politiques, économiques partagés et des intérêts communs, l’engagement de l’Afrique dans le multilatéralisme vise à forger progressivement une approche consensuelle et des interactions collectives dans la gestion des affaires continentales.

Ainsi, dans le domaine du développement, et après l’adoption du Plan d’action de Lagos en 1980, puis du Traité d’Abuja établissant une Communauté économique africaine en 1991, un nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD) a été mis en place en juillet 2001, transformé depuis 2019 en Agence de développement de l’UA (AUDA-NEPAD)6. L’UA s’est également dotée, en 2015, de l’Agenda 2063, vision et plan d’action de l’Afrique pour un demi- siècle.

Cependant, « si la force de l’UA réside dans sa capacité à définir des normes, à forger des instruments légaux pour orienter le développement du Continent vers une plus grande intégration économique et politique, elle éprouve par contre beaucoup de difficultés à les faire intérioriser et respecter par ses composantes internes, les États membres et les Communautés économiques régionales. »7

Aussi, 60 ans après la création de l’OUA, et 20 ans après celle de l’UA, l’impression prévaut que le multilatéralisme africain, qui a connu quelques succès au cours des dernières décennies, notamment dans les années 2000, est en crise. Celle-ci se traduit, notamment, par une montée en puissance de l’insécurité sur le continent et l’impression que l’institution continentale y fait face impuissamment. Ces dernières années, en effet, l’Afrique est confrontée à une résurgence de l’instabilité et des conflits violents (Ethiopie, Mali, Tchad, Libye, Soudan, Soudan du Sud, Burkina Faso, Guinée, République centrafricaine, Somalie, République démocratique du Congo, etc.). Et « la résolution de ces différents conflits violents par l’UA s’est révélée problématique, principalement en raison de l’inefficacité des instruments existants et des changements géostratégiques…. Les divers mécanismes de la « boîte à outils » de la gestion civile des crises peinent à porter leurs fruits en Afrique… La médiation est également confrontée à son lot de problèmes. Alors que les conflits interétatiques se multiplient – par exemple entre l’Éthiopie, le Soudan et l’Égypte ; l’Algérie et le Maroc ; le Kenya et la Somalie ; le Soudan et le Soudan du Sud les pays demandent rarement à l’UA d’intervenir, ce qui l’empêche de jouer un rôle .. Certains Etats comme la RCA et le Mali, dont les transitions complexes bénéficient du soutien des Nations unies, se sont même tournés vers des sociétés militaires privées pour faire face aux menaces sécuritaires. »8

Selon Paul-Simon Handy et Félicité Djilo9, les éléments factuels récents qui illustrent la crise du multilatéralisme africain sont, entre autres, a) l’incapacité à mettre un terme aux transitions qui suivent les coups d’État et l’impasse dans laquelle se trouvent les régimes régionaux de sanctions et de suspension ; b) la confusion entre les responsabilités de l’UA et celles des blocs régionaux et les implications concrètes du principe de subsidiarité ; c) les difficultés des systèmes de sécurité régionaux à lutter contre l’extrémisme violent et le terrorisme. Plus récemment, la naissance à Lomé, le 03 mai 2023, d’une nouvelle organisation interétatique dénommée l’Alliance politique Africaine (APA)10, que ces géniteurs présentent comme « un cadre informel de coopération renforcée »11 qui « n’a pas vocation à se substituer ni à l'Union africaine, ni à la Cédéao, ni à une quelconque organisation sous-régionale »12, en rajoute aux interrogations sur le devenir des organisations internationales africaines et sur l’efficacité du multilatéralisme africain.

Face à cette situation, une partie de plus en plus croissante des opinions publiques, des organisations de la société civile africaine, voire certains Gouvernements africains commencent à s’interroger sur l’utilité même des organisations régionales et leur efficacité. A titre d’exemple, de nombreux Africains se sentent étrangers ou n’ont pas d’opinion au sujet de l’UA13.

Par ailleurs, la reconfiguration de la scène internationale en cours et l’exacerbation des rivalités entre les puissances occidentales et les puissances émergentes ou ré-émergentes sur le sol africain affectent également le positionnement de certains États qui refusent désormais ouvertement toute forme de paternalisme et tout bilatéralisme étroit, en particulier avec les anciennes puissances coloniales. Ces bouleversements internationaux, s’ils redonnent une pertinence nouvelle aux aspirations unificatrices et d’intégration politique du continent, ouvrent également des perspectives inédites au multilatéralisme africain en matière de partenariat de sécurité et de développement économique, dans un contexte où les marges de manœuvre des Africains dans le choix de leurs partenaires se sont considérablement élargies, pour le meilleur mais peut-être aussi pour le pire.

Dans un tel contexte, le CiAAF, à travers ce colloque international, se propose de réfléchir sur les sens du multilatéralisme dans le contexte africain, ses enjeux et défis actuels, avec pour finalité de renforcer l’approche des solutions africaines aux défis africains, d’une part, et de proposer des pistes concrètes de solutions pouvant contribuer à faire de l’Afrique un acteur majeur, responsable et constructif du multilatéralisme mondial, d’autre part.

Pour y parvenir, les 06 axes de réflexion ci-après, pourraient être explorés par les communicateurs :

  • Axe 1 : Bilan et perspectives des 60 ans de multilatéralisme africain (depuis la création de l’OUA en 1963)
  • Axe 2 : Panafricanismes, renaissances africaines et multilatéralisme africain
  • Axe 3 : La prévention et la gestion des crises et conflits en Afrique
  • Axe 4 : Rivalités et guerre d’influence entre puissances diplomatiques en Afrique : chances et/ou risques pour le continent ?
  • Axe 5 : La réforme du Conseil de Sécurité des Nations Unies : quelle place pour l’Afrique dans le nouvel ordre mondial en gestation ?
  • Axe 6 : Les Organisations internationales africaines : intégration, coopération, concurrence, financement, autonomie.

Modalités de soumission

Toute soumission de projet de communication doit s’inscrire dans un des axes thématiques ci-dessus et comporter les informations suivantes :

  • Nom et prénom (s) de l’auteur
  • Brève biographie de l’auteur (6 phrases maximum)
  • Adresse électronique
  • Un résumé de la proposition de communication (300 mots maximum) en français ou en anglais.

La version finale de l’article doit répondre aux exigences suivantes : 50.000 signes, Police : Centaur, Taille : 13, Interligne 1,5.

Les propositions doivent être envoyées aux adresses suivantes : info@ciaaf.org , odilonkoukoubou@ciaaf.org

avant le 7 juillet 2023.

Chronogramme

  • 5 juin 2023 : Lancement de l’appel à contributions
  • 7 juillet 2023 : Délai de soumission des résumés
  • 15 juillet 2023 : Notification d’acceptation des résumés
  • 30 septembre 2023 : Délai d’envoi du premier draft de l’article complet
  • 30 octobre 2023 : Retour d’évaluation des articles soumis
  • 1-2 décembre 2023 : Tenue du colloque (Seuls les participants ayant soumis la version complète de leurs articles seront programmés)
  • 15 décembre 2023 : Délai d’envoi de la version finale des articles
  • Mars 2024 : Publication des actes du

Format, lieu et dates du colloque

Le colloque se tiendra les 1er et 2 décembre 2023 à Cotonou. Les participants qui le souhaitent peuvent intervenir par visioconférence.

Comité scientifique

  • John Igué, Professeur de Géographie, LARES, Université d’Abomey-Calavi (Bénin).
  • Nassirou Bako-Arifari, Professeur Titulaire de Sociologie, Université d’Abomey- Calavi, Ancien Ministre des Affaires étrangères (Bénin).
  • Jean-Marie Ehouzou, Diplomate, Ancien Ministre des Affaires étrangères de l’Intégration africaine et de la Francophonie (Bénin).
  • Yves-Paul Mandjem, Professeur Titulaire de Science politique, IRIC, Yaoundé 2, (Cameroun).
  • Mathias Hounkpè, Politologue, IFES-Mali (Mali).
  • Rogatien Tossou, Professeur Titulaire d’Histoire politique, Université d’Abomey- Calavi (Bénin).
  • Igor Guèdègbé, Agrégé de Droit privé et Sciences criminelles, Université d’Abomey- Calavi (Bénin).
  • Joshua Olusegun Bolarinwa, Professeur de Science politique, Nigerian Institute for International Affairs (Nigeria).
  • Aly Tounkara, Maître de Conférences en Sociologie, Université de Bamako (Mali).
  • Aziz Imorou Chabi, Maître de Conférences en Sociologie politique, Université d’Abomey-Calavi (Bénin).
  • Rachad Kolawolé Ali, Maître de Conférences en Géographie, Université d’Abomey- Calavi (Bénin).
  • Dieudonné Awo, Maître-Assistant en Histoire économique et sociale, Université d’Abomey-Calavi (Bénin).
  • Ebenezer Sèdégan, Maître-Assistant en Histoire des Relations Internationales, Université d’Abomey-Calavi (Bénin).
  • Cossoba Nanako, Maître-Assistant en Droit public, Université de Parakou (Bénin).
  • Wenceslas Mahoussi, Maître-Assistant en Sciences de l’Information et de la Communication, CiAAF, Université d’Abomey-Calavi (Bénin).
  • Thierry Bidouzo, CiAAF, Université d’Abomey-Calavi (Bénin).
  • Expédit Ologou, CiAAF, Université d’Abomey-Calavi (Bénin).
  • Sri Amor Coovi, Chercheure, CiAAF, Université d’Abomey-Calavi (Bénin).
  • Dr Georgette Kponvi, Chercheure, CiAAF (Togo).
  • Marietta Gonroudobou, Chercheure, CiAAF (Bénin).
  • Ghislain Agbozo, Juriste, Diplomate, CiAAF, Cour de Justice de la CEDEAO (Nigeria).
  • Marius Loko, Diplomate et Chercheur, CiAAF (Bénin).
  • Emmanuel Odilon Koukoubou, Politologue, CiAAF (Bénin).

Bibliographie indicative

Badie Bertrand, Devin Guillaume (dir.), Le Multilatéralisme. Nouvelles formes de l'action internationale, Paris, La découverte,

Bagayoko Niagalé, Le multilatéralisme sécuritaire africain à l’épreuve de la crise sahélienne, Université du Québec à Montréal - Chaire Raoul Dandurand en études stratégiques et diplomatiques, juin

Bidouzo Thierry, Les organisations internationales et la résolution des conflits post- bipolaires en Afrique, Aix-en-Provence, Confluence des droits,

Garabaghi Ninou, Les espaces de la diversité culturelle, du multilatéralisme au multiculturalisme régional, Paris, Karthala,

Gnanguènon Amandine, « La régionalisation africaine ou l’émergence d’un nouveau mode de gestion des conflits ? », Les Champs de Mars, n° 17, 2005, pp. 75-99.

Guéhenno Jean-Marie, « La crise du multilatéralisme », Esprit, n° 407, 2014, 49- 57.

Handy Paul-Simon et Djilo Félicité, « L’UA peut-elle remédier à la crise du multilatéralisme africain ? », Institut d’Études de Sécurité (ISS), février 2023.

Handy Paul-Simon et Djilo Félicité, « La crise des solutions africaines aux conflits », Institut d’Études de Sécurité (ISS), mai 2022.

Hugon Philippe, « Quel rôle peuvent jouer les organisations d'intégration régionale dans une nouvelle architecture internationale ? », Communication dans le cadre de la table ronde « Les dimensions sociales des processus d’intégration régionale : problématiques émergentes et multilatéralisme régional » du Forum international sur les interfaces entre politiques et sciences sociales organisé en Argentine et en Uruguay par l’UNESCO, en partenariat avec les Gouvernements d’Argentine et d’Uruguay, les Universités et les villes de Buenos Aires et de Montevideo, février

Makutu Phillipe Biyoya, Quête africaine de l’ordre mondial : Portée et limites des voies d’insertion au système international du monde bipolaire, L’Harmattan, Paris, 2014.

Matala-Tala Léonard, Le rôle et la place des communautés économiques régionales dans le développement de l’Afrique ; Revue interventions économiques, Hors-série, 2017.

Okeke Jide Martyns, « An ambivalence to the Norm cycle: The AU’s’’ New’’ Approach to continental Peace and Security », in J. Warner, T.M. Shaw (dir), African foreign policies in international Institutions, New York, Palgrave Macmillan,

Parthenay Kevin, « Multilatéralisme et régionalismes. Imbrications et configurations plurielles dans un ordre global en mutation », Nations désunies ? La crise du multilatéralisme dans les relations internationales, Paris, CNRS, 2022.

Nantulya Paul, « l’Union africaine fête ses 20 ans : beaucoup de réalisation, davantage de défis à relever », Centre d’études stratégiques de l’Afrique, mars 2022.

Petiteville Franck, Le multilatéralisme, Paris, Montchrestien,

Igué John, « Le NEPAD : initiative de la dernière chance ? », Revue internationale et stratégique, n° 46,

Smouts Marie-Claude,     « L'Afrique    dans    la    diplomatie    multilatérale »,    Études internationales, 1991, n° 22, pp. 267-278.

Sindjoun Luc, Les relations internationales africaines, Paris, Karthala, 2002, 248

Notes

1 Robert O. Keohane, “Multilateralism: An Agenda for Research”, International Journal, vol. 45, No. 4, Multilateralism: Old & New, 1990, pp. 731-764.

2 John Gerard Ruggie, “Multilateralism: the Anatomy of an Institution”, International Organization, vol. 46, No. 3, 1992, pp. 561-598.

3 Ninou Garabaghi, Les espaces de la diversité culturelle, du multilatéralisme au multiculturalisme régional, Karthala, Paris, 2010.

4 Ottilia Anna Maunganidze, « L’Afrique, championne secrète du multilatéralisme », Politics, septembre 2019.

5 Extrait du discours de Moussa Faki Mahamat, Président de la Commission de l’UA, à l’occasion de la 2ème édition du Sommet des dirigeants États-Unis-Afrique, tenu à Washington DC, du 13 au 15 décembre 2022.

6 L'AUDA-NEPAD est l'Agence de développement de l'Union africaine qui coordonne et exécute les projets prioritaires de développement à l'échelle régionale et continentale afin de promouvoir l'intégration régionale en vue de la réalisation accélérée de l'Agenda 2063 - Vision et plan d'action pour l'Afrique. Il a pour objectif de renforcer les capacités des États membres et des organismes régionaux.

7 Jide Martyns Okeke, « An ambivalence to the Norm cycle: The AU’s’ New’’ Approach to continental Peace and Security », in J. WARNER, T.M. SHAW (dir), African foreign policies in international Institutions, New York, Palgrave Macmillan, 2018.

8 Paul-Simon Handy et Félicité Djilo, « La crise des solutions africaines aux conflits », Institut d’Etudes de Sécurité (ISS), mai 2022.

9 Paul-Simon Handy et Félicité Djilo, « L’UA peut-elle remédier à la crise du multilatéralisme africain ? », Institut d’Etudes de Sécurité (ISS), février 2023.

10 Robert Dussey, « L’Alliance politique africaine n’a pas vocation à se substituer à une quelconque organisation », https://www.republiquetogolaise.com/politique/0805-8015-robert-dussey-l-alliance-politique-africaine-n-a-pas-vocation- a-se-substituer-a-une-quelconque-organisation .

11 Robert Dussey, Ministre togolais des Affaires étrangères, Discours prononcé à l’occasion de la première Conférence interministérielle de l’APA, Lomé le 03 mai 2023.

12 Ibidem.

13 Paul Nantulya, « L’Union africaine fête ses 20 ans : beaucoup de réalisation, davantage de défis à relever », Centre d’études stratégique de l’Afrique, mars 2022.

Event attendance modalities

Hybrid event (on site and online)


Date(s)

  • Friday, July 07, 2023

Keywords

  • ciaaf, Bénin, colloque, multilateralisme

Contact(s)

  • Emmanuel Odilon Koukoubou
    courriel : koukoubouodilon [at] gmail [dot] com
  • Expédit Ologou
    courriel : ologouexpedit [at] yahoo [dot] fr

Information source

  • Afouda Vincent Ague
    courriel : contact [dot] ciaaf [at] gmail [dot] com

License

CC-BY-4.0 This announcement is licensed under the terms of Creative Commons - Attribution 4.0 International - CC BY 4.0 .

To cite this announcement

Emmanuel Odilon Koukoubou, « L’avenir du multilatéralisme africain », Call for papers, Calenda, Published on Monday, June 19, 2023, https://doi.org/10.58079/1bea

Archive this announcement

  • Google Agenda
  • iCal
Search OpenEdition Search

You will be redirected to OpenEdition Search