HomeCommunautés et foncier à l’épreuve du capital au XXIe siècle

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Published on Tuesday, August 22, 2023

Abstract

En ce siècle, la question foncière en Afrique noire ne peut être évoquée hors du cadre de l’accaparement de terres. Contrôle, à titre privé, de surfaces qui ne sont pas proportionnelles aux possessions moyennes de la région, pour la production agricole à usage commercial / industriel (Gueder-Jilg 2010), l’accaparement de terres fait entorse à toute gouvernance foncière locale. Malgré l’expansion des figures de l’accaparement de terres en Afrique subsaharienne, la problématique reste encore à documenter par des études empiriques pour mieux éclairer ses différents contours. En effet, on accuse un vide, en matière d’étude de cas, sur plusieurs articulations de ce phénomène. Cet ouvrage Communautés et foncier invite des contributions originales autour de cette problématique.

Announcement

Appel à contribution pour un ouvrage collectif

Argumentaire

En ce siècle, la question foncière en Afrique noire ne peut être évoquée hors du cadre de l’accaparement de terres. Contrôle, à titre privé, de  surfaces  qui  ne  sont  pas  proportionnelles  aux  possessions  moyennes  de  la  région,  pour  la production  agricole  à  usage  commercial/industriel  (Gueder-Jilg 2010), l’accaparement de terres fait entorse à toute  gouvernance  foncière  locale. Celle-ci garantirait une  meilleure  répartition  des  terres communautaires entre  individus  (Faye  2003). Dès 2008, le capital multinational en quête de terres arables en déclenche la dynamique (Meliki 2021). Il faut y voir, dans cette nouvelle ruée vers l’Afrique (Pakenham 1990), d’une part, la portée de la crise financière internationale et la volatilité des cours des produits alimentaires de 2008 et, d’autre part, le caractère prescriptif des directives européennes de 2009 qui instruisent l’atteinte, en 2020, d’un seuil de 10% en énergies renouvelables dans les transports pour des fins de ralentissement de la pollution (Oxfam 2011). On assiste alors à l’envolée des investissements agro-industriels pour des besoins alimentaires et en biocarburants dont le cadre permissif n’est rien d’autre que l’acquisition de terres agricoles (Amsallem 2015). Aussi, pour la Banque Mondiale, 463 projets impliquant des transactions foncières dont le cumul des surfaces est estimé à près de 47 millions d’hectares sont initiés entre octobre 2008 et juin 2009, pour la seule Afrique subsaharienne (Grain 2012). Ces chiffres sont d’ailleurs  en deçà des 71 millions d’hectares comptabilisés par une autre étude, pour la même période, laquelle révèle que 78 % de cette surface est affectée à la production agricole pour biocarburants (Anseeuw et al. 2012).

Au Cameroun, par exemple, cette prise d’assaut des  terres villageoises par des capitaux internationaux se justifierait, à l’échelle locale, par quelques statistiques. Le pays compte 9,2 millions d’hectares de terres agricoles. Pourtant, jusqu’ici, seuls 1,8 million d’hectares sont exploités au sens économique strict. Ainsi, seul 4% en valeur absolue des 47 millions d’hectares physiques du territoire national sont mis en valeur (GCN 2010). Au Sénégal, au Benin, au Gabon ou en République Démocratique du Congo, etc., plusieurs registres justificatifs rentrent dans ces allusions de vastes terres arables non rentabilisées. Dès lors, les  rhétoriques  officielles subséquentes dans ces pays, quoique formulées différemment, classent dans la notion incitative d’agriculture  de  seconde  génération, d’agriculture industrielles ou d’agriculture mécanisée, les exploitations consubstantielles à l’accaparement de terres.  Agriculture de seconde génération, agriculture industrielle ou modernisée, en tant que concepts structurants, renvoient à un même fond : « le développement  des moyennes  et  grandes  exploitations  agricoles  (…)  la  modernisation  de  l’appareil  de production  (…)  une  utilisation  plus  accrue  des  facteurs  modernes  de  production  comme  les engrais,  les  pesticides,  le  matériel  végétal  amélioré,  les  machines  agricoles »  (Minader 2009).  Une  telle définition  programmatique  rejoint  inéluctablement les  caractéristiques  de  l’agro-industrie.  Si les multinationales donnent corps à cette politique, il faut rappeler que l’élite urbaine du continent s’inscrit elle aussi dans le même registre d’action. La puissance des moyens financiers et matériels de cette classe conduit aussi à la mise sur pied d’exploitations agricoles modernes, individuelles, qui deviennent le témoignage de ces usages privatifs de vastes étendues de terres communautaires. Ministres,  députés,  directeurs  généraux,  magistrats,  hommes d’affaires et industriels se constituent en une nouvelle classe  d’entrepreneurs  agricoles (Meliki 2020).

Malgré l’expansion de ces figures de l’accaparement de terres en Afrique subsaharienne, la problématique reste encore à documenter par des études empiriques pour mieux éclairer ses différents contours. En effet, on accuse un vide, en matière d’étude de cas, sur plusieurs articulations de ce phénomène. Tout d’abord, aucune intelligibilité satisfaisante de cette dynamique n’est possible sans une taxonomie des terres accaparées. Se poser la question du statut et de la nature des terres mises en cause, c’est être à même de prescrire, à partir du terrain, des loupes individualistes ou communautaires de décryptage comme matrice de restitution des mécanismes qui concourent à la production de tout phénomène conséquent. Ensuite, formuler la question sur les acteurs en présence et les logiques transactionnelles différenciées qu’ils initient permet d’examiner les variations dans le déploiement sur le terrain des entités productrices de l’accaparement de terres selon leurs identités de multinationales, d’élites urbaines ou d’industriels locaux. Plus en aval, dans une approche wébérienne, faire de l’identité des protagonistes l’élément structurant de l’analyse, implique tout aussi bien de savoir à qui appartiennent les terres accaparées. Une telle préoccupation mettrait en orbite l’identité des dépossédés – individuels, collectifs – qui permettrait de dresser et tirer un parti analytique du profil de vulnérabilité face à la dépossession foncière. En prolongeant ces articulations, il faut convenir que l’on ne sait rien des mouvements paysans et communautaires face à l’accaparement dans nombre de pays d’Afrique noire. Certes, paysans et ruraux sont acculés à la figure de cul-du-monde, réplique de la notion de cadet social (Bayart 1985), le principe structurant de la subalternité qu’elle indique et à partir duquel ils sont appréhendés fait qu’ils ne sont donc pas envisagés comme capables d’infléchir ou de reconfigurer des pratiques sociétales et officielles. Englués dans ce minorat, on évoluerait à partir du prisme tacite d’une impossibilité des villageois à réformer les politiques du pouvoir et de l’élite urbaine. Devrait-on pour autant conclure, selon cet imaginaire éculé, que paysans et communautés rurales demeureraient apathiques et inaptes pour toute mobilisation face à l’accaparement de terres?

Il faut pourtant faire remarquer que la littérature sur les mobilisations locales fait florès. Pour la colonisation, on s’est attardé sur les modes d’expression souverainistes des partis politiques et syndicats face au système administratif des puissances tutélaires (Mbembe 1989, Joseph, 1986). Dès les années 1960, la lutte contre la perversion du sens de l’indépendance par une élite politique cooptée par la métropole est documentée (Agondjo-Okawe 1985). De même, avec l’avènement de la démocratie en 1990, on rend compte des luttes  contre la démocratie de transit (Eboussi Boulaga 1997), la démocratie de seule forme administrative et procédurale (Mbembe 1993) ou la décompression autoritaire (Bayart 1986) ; tandis que la nouvelle structuration des luttes de la société civile, au sens large, en vue d’une libéralisation effective de la parole et de la vie politique est revisitée (Manga et Mbassi 2017). De ce fait, la mobilisation est vue comme une réalité banale, c’est-à-dire répandue en Afrique noire (Kadya Tall et Pommerolle 2015). En dépit de cette littérature bourgeonnante sur la mobilisation qui met en scène toutes les catégories sociales pour diverses causes, le milieu rural et encore moins le paysannat ne sont interrogés dans leur capacité à récuser ou à réformer certaines réalités. Pourtant, pour peu que l’on s’intéresse au champ de l’accaparement de terres, l’univers paysan et, globalement, les ruraux pourraient fournir d’autres clés de lecture.

C’est à la lueur de ces diverses articulations peu ou pas documentées  que cet ouvrage se justifie. Il entend susciter des réflexions structurées autour de quatre principaux axes, sans toutefois s’y limiter.

Axe 1 : acteurs et processus transactionnels autour de l’accaparement de terres  

La crise économique des années 1980, le désengagement de l’Etat en 1990, ainsi que la  crise  financière  de  2008,  ont reconfiguré  les  rapports  à la terre des multinationales et des  composantes sociales urbaines locales (Essomba Ebella 2016). Investir dans l’agro-industrie est devenu un centre d’intérêt en pleine expansion  dont le corollaire est l’accaparement de terres (Merlet 2013).

Aussi, cet axe s’engage-t-il à saisir les stratégies qui sont mises en œuvre par les personnes physiques et morales qui aspirent à contrôler une part du patrimoine des terres rurales pour leurs exploitations. Il convient de cerner les identités, les objectifs et narratifs des acteurs qui accèdent aux terres rurales. Mais, cela n’est intelligible que si l’on articule la nature et le sens des stratégies mobilisées pour accéder aux terres convoitées. Encore faudrait-il, pour cela, établir, dans une perspective distinctive, le déploiement et les mécanismes mis en branle par chaque typologie d’acteurs selon leur appartenance ou non au pays en question. Une démarche similaire, pourrait aussi être entreprise avec la catégorisation des différents agro-entrepreneurs issus du territoire.

Axe 2 : le foncier comme économie de rente en contexte d’expansionnisme du tissu urbain

Le marché foncier en Afrique et au Cameroun obéit, à la fois, aux règles des canaux conventionnels et aux logiques officieuses qui s’émancipent de toute exigence du cadre légal et réglementaire (Meliki 2020, Chouquer 2009). Cette dichotomie théorique alimente la forte croissance du cadre urbain bâti qui ne cesse d’évoluer selon une dynamique annexionniste et de prédation des terres péri-urbaines et rurales (Ndock Ndock 2020). La promotion immobilière privée est au centre de ce phénomène, pour le péri-urbain. Naguère, aux lendemains de l’indépendance, l’élite politico-administrative et la bourgeoisie d’affaire sont en première ligne dans l’appropriation de ces terres (semi)rurales (Franqueville 1984, Ela 1983).

Toutefois, pour notre contemporanéité, il faut rappeler le sempiternel truisme d’un désengagement de l’Etat dont le corollaire a été la fragilisation de la structure classique de l’économie paysanne, notamment l’agriculture rentière d’exportation comme source majeure de revenus substantiels (Meliki 2017). L’effondrement des cours et leur extrême versatilité au sein de ces filières ayant provoqué une diversité d’initiatives économiques parallèles ou alternatives, peut-on lire la commercialisation des terres péri-urbaines et rurales en termes d’économie de rente pour des ruraux ?

Une telle projection exige ici de relativiser la grille victimaire dans le champ de l’accaparement de terre en analysant la participation des paysans à leur propre dépossession foncière en zone rurale et périurbaine. Il serait alors capital de montrer, par exemple, qu’au travers de la commercialisation des terres rurales, le paysan participerait à la « fin du paysannat » (Mendras 1967) ou à une autre fin du paysannat (Chombart : 1981). Il conviendrait d’étudier les logiques en cours à partir d’un prisme de la co-responsabilité des acteurs ruraux. Entre relations de tutorats, comme mode d’accès au capital foncier (Chauveau 2007), financiarisation de la terre ou seules logiques d’un homo oeconomicus, comment s’inscrivent les ruraux et de quelles logiques investissent-ils la dynamique qui les dépossède des terres ancestrales naguère sacralisées ?

Axe 3 : conflictualité et tractations de résolution autour de la dépossession foncière

Nous faisons l’hypothèse que les transactions qui mènent à l’appropriation de vastes surfaces de terres communautaires ou individuelles, au profit d’une entité physique ou juridique prospèrent grâce à des vulnérabilités multiformes chez les ruraux. A ce titre, On  ne  peut  éviter  de  s’interroger sur la cristallisation et l’affrontement d’intérêts contradictoires des acteurs en présence qui procèdent de diverses rationalités inconciliables, entrainant ainsi une  conjoncture  conflictuelle  qui ne s’exprime pas  d’abord ni toujours  dans l’affrontement  physique.  Cette perspective de la conflictualisation des rapports qui naissent autour des cessions de terres à grande échelle est souvent regardée comme une banalité, au sens de ce qui est attendu parce que se reproduisant sans grande surprise au quotidien (Mbembe 2000).  Faut-il  encore souligner que  « L’ordre  social  est  fondé  sur  des  conflits  résolus  ou  ritualisés [Tout conflit]  révèle  la  contradiction  d’intérêts  qui  se  situent  dans  des  rationalités différentes.  Le  conflit  résulte  de  l’échec  des  procédures  coutumières  de  conciliation  et cristallise  deux  positions  et  deux  adversaires »  (Mendras  2001 :  227) ?

Subséquemment, cet axe appelle donc à documenter les formes prises par les conflits qui naissent des transactions foncières consenties ou pas et impliquant l’élite urbaine ou les multinationales. Comment s’expriment ces affrontements, mais aussi comment les protagonistes trouvent-ils un terrain d’entente ? En cas d’une entente les études établissent l’acceptation de concessions comme condition chez les différentes parties (Remy et al. 1978, 1980). Il faudrait donc aussi étudier les logiques transactionnelles permissives de ces concessions faites par chaque acteur.

Axe 4 : Se mobiliser au village face à la violence du capital captateur des terres ancestrales

A la suite de l’axe précédent, il arrive que les tractations n’aboutissent à un terrain d’entente consensuel. Le conflit est ainsi acté, attendu que la partie vulnérable qui, très souvent supposée être celle des villageois, doit abdiquer et se soumettre au diktat de l’autre. Pourtant, paysans et ruraux ne subissent pas de manière passive les formes de domination liées à l’action de l’élite, de la bourgeoisie d’affaire nationale ou des multinationales. Alors qu’antérieurement les formes du politique par le bas (Bayart et al. 1992) et des figures de bricolages à visée de rejet des instances de domination ont constitué le répertoire d’une riposte rurale  (Ela 1990), il est question de revisiter ces figures et de voir, d’un point de vue opératoire, organisationnel et d’expertise de mobilisation, ce qui change dans la dynamique protestataire rurale.

Cet axe s’intéresse donc aux ripostes paysannes face à la dynamique du land grabbing. Comment les campagnes en Afrique noire s’organisent-elles aujourd’hui pour contester l’accaparement de terres rurales par l’élite, les hommes d'affaires locaux et les multinationales? Quelles instances de mobilisation ? Quels modes d’organisation ? Quels modèles opératoires contestataires ? Quels acteurs pour quels rôles et résultats ? C’est là des questions non exhaustives que les contributions autour pourraient considérer.  

Modalités de contribution

Les propositions de contribution doivent tenir sur une page, maximum, et articuler une problématique, une question de recherche, une hypothèse, un cadre empirique et une méthodologie subséquente.

NB : toute proposition de contribution aux axes de ce volume devra s’appuyer sur un contexte empirique clairement identifié et rigoureusement décrit.

Ces propositions sont à envoyer au plus tard le 30 Septembre 2023, simultanément aux adresses suivantes :

  • morellm2003@yahoo.fr 
  • mlf300@yahoo.fr  

PS : Bien vouloir marquer comme objet du mail : Ouvrage Communautés et foncier

Calendrier

  • Appel à contribution: 19 aout 2023
  • Délai de réception des résumés des potentielles contributions : 30 septembre 2023
  • Retour aux auteurs des résumés retenus : 15 octobre 2023
  • Envoi des textes complets: 20 décembre 2023
  • Retour des articles corrigés : 30 janvier 2024
  • Parution à L’Harmattan: mai 2024

Coordination du numéro

  • Hugues Morell MELIKI, sociologue, université de Yaoundé I (Cameroun).
  • Ferdinand Mben LISSOUCK, sociologue, université de Yaoundé I (Cameroun)

Comité scientifique

  • Jean NZHIÉ ENGONO (Université de Yaoundé I)
  • Claude ABÉ (Université catholique d’Afrique centrale)
  • Honoré MIMCHE (Université de Yaoundé II-IFORD)
  • Armand LEKA ESSOMBA (CERESC/Université de Yaoundé I)
  • ALAWADI ZELAO (Université de Dschang)
  • Désiré MANIRAKIZA (Université catholique d’Afrique centrale)
  • Christian BIOS NELEM (Université de Yaoundé I)
  • Paul ABOUNA (Université de Yaoundé 1) 
  • Ibrahim Bienvenu MOULIOM MOUNGBAKOU (Université de Maroua) 
  • Gaston NDOCK NDOCK (Université de Yaoundé I)
  • Hugues Morell MELIKI (CERESC/Université de Yaoundé 1)
  • Ferdinand MBEN LISSOUCK (CERESC/Université de Yaoundé 1) 
  • Jean-Marcellin MANGA (CERESC/Université de Yaoundé II)
  • Yves Valery OBAME (CERESC/Université de Yaoundé 1) 
  • Solange ESSOMBA EBELLA (CERESC/Université de Yaoundé 1)

Bibliographie

  • Agondjo-Okawe Pierre-Louis, 1985. « L’État africain : un État hybride, néocolonial», L’État moderne, horizon 2000 : aspects internes et externes, p. 23‑45
  • Amsallem Isabelle, 2015, « Jatropha et accaparement des terres », Réseau JatroREF
  • Anseeuw Ward, Wily Liz Alden et Cotula Lorenzo et Taylor Michael, 2012. “Land Rights and the Rush for Land: Findings of the Global Commercial Pressures on Land Research Project”. ILC, Rome
  • Bayart Jean-François, Mbembe Achille et Toulabor Comi, 1992. Le politique par le bas en Afrique noire. Contribution à une problématique de la démocratie, Paris, Karthala
  • Blanc M. (dir), 1992. Pour une sociologie de la transaction sociale, Paris, l’Harmattan
  • Chauveau Jean-Pierre .2007. « Transferts fonciers et relation de tutorat en Afrique de l’Ouest. Evolutions et enjeux actuels d’une institution agraire coutumière ». Le journal des sciences sociales 4: 7-32
  • Chouquer Gérard, 2009. « Enjeux fonciers. Première partie: Afrique et Madagascar », Etudes Rurales, Vol. 184: 251-272
  • Eboussi Boulaga F., 1997. La démocratie de transit au Cameroun, Paris, L’Harmattan
  • Ela Jean-Marc, 1983. La ville en Afrique noire, Paris, Karthala
  • Ela Jean-Marc, 1990. Quand l’État pénètre en brousse. Les ripostes paysannes à la crise, Paris, L’Harmattan
  • Essomba Ebella, 2016. « De la ville au village: comprendre le retour de l’élite politique urbaine de Zoétélé (Sud-Cameroun) », Thèse de doctorat de sociologie, Université de Yaoundé I
  • Faye A. 2006, « Pouvoir local et coopération au développement à Ross-Béthio : gestion sélective de l’offre de services fonciers et exclusion.», in Gouvernance foncière au quotidien en Afrique, Bulletin de l'APAD, n° 22
  • Franqueville André, 1984. Yaoundé. Construire une capital, Paris, Orstom
  • Geuder-Jilg E, 2010. « Renforcer la sécurité foncière en Afrique Sub-saharien ».
  • Grain, 2012. « Hold-up sur l’alimentation. Comment les sociétés transnationales contrôlent l’alimentation du monde, font main basse sur les terres et détraquent le climat », Genève, automne 2012, Centre Europe – Tiers Monde, 162
  • Lombard Jacques, 1981. « Une autre «fin des paysans»: ceux d’Afrique noire», Tiers-Monde, Tome 22, n0 85: 33-59
  • Manga J.-M. et Mbassi A., 2017. « De la fin des manifestations à la faim de manifester : revendications publiques, rémanence autoritaire et procès de la démocratie au Cameroun », Politique Africaine, Vol. 2, n 146
  • Mbembe Achille, 2000. De la postcolonie. Essai sur l’imagination politique dans l’Afrique contemporaine, Paris, Karthala
  • Mbembe Achille, 1993. « Épilogue. Crise de légitimité, restauration autoritaire et déliquescence de l’État », in Peter Geschiere, Piet Konings. Itinéraires d’accumulation au Cameroun, Paris, Karthala, p. 345‑374
  • Meliki Hugues Morell, 2017. « Dynamiques et innovations sociales en milieu rural Sud-Camerounais en contexte post-désengagement de l’Etat », Thèse de doctorat en sociologie, Université de Yaoundé I
  • Meliki Hugues Morell, 2018. « Socio-political use of large scale agriculture: the strategic paradigm and the new entrepreneur-farmers in Cameroon », Transylvanyan Review, Vol. 27, n01
  • Meliki Hugues Morell, 2020. « Ethnosociologie d’un paradigme de développement local en essor au Cameroun : les paradoxes de l’agriculture de seconde génération en milieu rural », Revue Canadienne de Géographie Tropicale, Vol. 2, à paraitre
  • Meliki Hugues Morell, 2020. « L’agriculture urbaine au Cameroun : multifonctionnalité et perspective stratégique chez les acteurs», Territoire en Mouvement Revue de géographie et aménagement, URL : http://journals.openedition.org/tem/6411
  • Meliki Hugues Morell, 2021. « Agriculture de seconde génération, cosmopolitisation et conflictualité dans les villages camerounais », in CODESRIA (édit.), Accaparement de terres et souveraineté alimentaire en Afrique, Dakar, CODESRIA, à paraître
  • Mendras H., 2001. Éléments de sociologie, Paris, Armand Colin
  • Merlet Michel, 2013. « Les accaparements de terres dans le monde: une menace pour tous », Pour, n0 220: 95-104
  • Minader, 2009. « Note d’information sur le MINADER », Cameroun
  • Ndock Ndock, Gaston. 2020. « Cultiver d’abord et habiter après : l’agriculture périurbaine comme stratégie d’appropriation foncière dans l’arrière-pays de Yaoundé », Territoire en mouvement Revue de géographie et aménagement, Vol. 44-45
  • Pakenham Thomas, 1990. The scramble for Africa. Random House. England.
  • Rémy Jean, Voyé Liliane et Servais Émile, 1978. « Produire ou reproduire? Une sociologie de la vie quotidienne », Conflits et transaction sociale, Vol. 1
  • Rémy Jean, Voyé Liliane et Servais Émile, 1980. Vol 2: Transaction sociale et Dynamique culturelle, Conflits et transaction sociale,

Subjects


Date(s)

  • Saturday, September 30, 2023

Keywords

  • accaparement, terre, Afrique noire, dynamiques émergentes, foncier, communauté,

Contact(s)

  • Hugues Morell Meliki
    courriel : morellm2003 [at] yahoo [dot] fr

Information source

  • Hugues Morell Meliki
    courriel : morellm2003 [at] yahoo [dot] fr

License

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To cite this announcement

« Communautés et foncier à l’épreuve du capital au XXIe siècle », Call for papers, Calenda, Published on Tuesday, August 22, 2023, https://doi.org/10.58079/1bov

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