L’État africain et ses élites
Corps, décors et encore…
Published on Wednesday, August 23, 2023
Abstract
Cet ouvrage entend être une contribution rendant compte à nouveau frais des mécanismes de stratifications sociales, politiques et économiques qui traversent l’État africain. Il s’invite à la conversation scientifique en mettant l’accent sur les dynamiques sociales de l’État africain sans réaffirmer les postures de la politique du ventre (Bayart 1989) ou les thèses de la subversion des modèles occidentaux importés. Il est question de prendre au sérieux les manifestations de l’État africain à partir de la structuration de ses inégalités sociales et politiques (Sindjoun 2002). Ainsi, l’objectif de cet ouvrage est de rendre compte à partir des études empiriques de la manière avec laquelle les groupes sociaux dominants notamment les élites façonnent de manière réflexive et bijective la réalité autochtone de l’État. L’hypothèse ici est que l’élite en Afrique a une trajectoire et des manifestations différentes de ce que présente la littérature élitaire occidentale. Le parti pris de cet ouvrage est ouvertement africanocentré. Les contributions s’appuyant sur une étude de cas sont particulièrement privilégiées.
Announcement
Direction scientifique
Dr Jean Daniel Bombela Bombela
Argumentaire
Penser le pouvoir à partir du modèle étatique est un exercice de plus en plus complexe. Cette complexité se donne à voir, sans qu’un autre paradigme ne se soit encore imposé, dans les différents éclairages visant à mettre en examen les implicites actuels de la catégorie élitaire. En effet, s’intéresser au concept d’élite est un exercice complexe tant celui-ci fait l’objet de plusieurs controverses épistémologiques. Cet exercice devient plus complexe lorsqu’il est question de le saisir dans un contexte où la réalité sociale de son étude contraste fortement avec l’histoire épistémique de son émergence. Pis encore, le cadre de son déploiement est tout aussi problématique. Le concept d’État (importé en Afrique ou devenu africain) en rajoute à la difficulté de cette analyse. En interrogeant ce concept à partir des élites[1] issues de la haute fonction publique (Benbabaali 2008) ou de ce qu’il est convenu d’appeler « l’élite administrative » (Azimi 2014 ; Talbot 2014), nous nous inscrivons à priori dans la conception moniste qu’en donne Charles Wright Mills (2012). Les Élites seraient à cet égard l’ensemble des hommes qui prennent les décisions sur les évènements nationaux (Mills 2012, 27). Cette conception fait écho à celle de Pierre Bourdieu (1980). L’idée de pouvoir qui traverse la position de Mills trouve en effet un élargissement chez Bourdieu à travers la prise en compte de tous les effets de domination. Cet élargissement est intéressant du fait qu’il est possible d’envisager ces positions de pouvoir comme des capitaux convertibles dans le champ du contrôle social et politique au sein de l’État.
Dans la même perspective, John Scott propose une conception de l’élite reposant sur le fait que “the word “elite” should be used only in relation to those groups that have a degree of power” (Scott 2008, 28). Si le concept de pouvoir est lui-même une idée sujette à plusieurs définitions, pour lui,
“Power […] can be seen as the production of causal effects, and social power is an agent’s intentional use of causal powers to affect the conduct of other agents. At its simplest, then, social power is a bipartite relation between two agents, one of whom is the “principal” or paramount agent, and the other the “subaltern” or subordinate agent. The principal has or exercises power, while the subaltern is affected by the power of a principal” (Scott 2008, 29).
Shamus Khan, quant à lui voit en les Élites « […] those who have vastly disproportionate control over or access to a resource. Within this definition we can think of elites as occupying a position that provides them with access and control or as possessing resources that advantage them » (Khan 2012, 362).
Ces différentes définitions témoignent l’abondante littérature que connaît la question de l’élite une tant en Occident qu’en Afrique. Cette littérature nourrit deux sous-disciplines que sont la sociologie des élites (Coenen-Huther 2004) et la sociologie politique des élites (Genieys 2011). Par ailleurs, des champs d’études comme la sociologie des organisations lui apportent aussi un contenu théorique rafraichissant. Cette littérature peut être exposée à partir de deux grandes entrées : les classiques et les africanistes. La littérature dite classique, consacrée à la compréhension de ceux que Charles Wright Mills (1969) identifie comme « ceux qui ne peuvent pas ne pas avoir d’influence sur les décisions importantes », peut se subdiviser en deux grands courants.
Le courant moniste qui soutient l’idée qu’une minorité constituée en classe dirige les affaires de la cité. Elle se distingue par son degré d’organisation et le partage d’intérêts communs entre ses membres dont elle contrôle la circulation interne (Pareto 1917 ; Mosca 1939 ; Mills 1966). Partant de là, l’idée selon laquelle « sous n’importe quel régime, il faut une machine gouvernementale, une organisation se composant naturellement d’une minorité numérique, à travers laquelle toute l’action gouvernementale se déploie » (Genieys 2011, 87) peut trouver une hospitalité confortable dans la description occidentale de l’élite. Cependant, cette perspective homogénéisante du paradigme élitiste prend une autre signification dans le contexte camerounais. Si l’on peut identifier un groupe de dirigeant dans cet État, il est difficile d’en faire une classe contrairement à ce que soutient Robert Fatton (1988). Car le renouvellement de l’équipe gouvernementale entraine le renouvellement des noblesses sociales. Il apparaît une précarité dans la position d’Élite qui en fait un groupe conjoncturel. Le système élitaire qui en découle n’est pas une minorité dirigeante, mais un groupe de statut localisable dont les figures dominantes travaillent à la légitimation de leur position.
Le second est le courant pluraliste en vertu duquel l’élite perd de son caractère substantiel pour devenir une « saillance » à l’intérieur de différentes catégories sociales (Heinich 2004). Si chronologiquement Vilfredo Pareto est le premier et le plus ambigu des auteurs « pluralistes » (Heinich 2004, 317), la figure de proue reste Robert Dahl. Il a élaboré le modèle polyarchique en étudiant la structure du leadership dans la ville américaine de New Haven en soulignant la concurrence décisionnelle entre différents leaders de celle-ci (Dahl 1971). Son heureuse distinction entre leader et sous-leader (Dahl 1971, 201) parle à la scène sociale africaine en générale et camerounaise en particulier à travers un alignement décroissant des élites. L’Élite qui correspond au leader entretient autour de lui et pour lui des élites ou sous-leaders qui œuvrent avec lui. Cette littérature classique est suivie par le développement d’autres études prenant appui sur les processus relationnels dynamiques entre les acteurs « déterminants » (Bourdieu 1989 ; Wagner 1998 ; Gremion 1976 ; Crozier 1963 ; Dion 1986). Ces travaux classiques et leurs épigones vont considérablement influencer les développements africanistes des études élitaires.
Les analyses africanistes des élites se développent prioritairement autour de trois modèles explicatifs. Le premier modèle prend appui sur les thèses de la reproduction sociale héritée des travaux de Pierre Bourdieu (1970, 2000). Les travaux issus de ces thèses reposent sur des indicateurs socio-démographiques pour expliquer la production sociale des élites politiques (Augé 2007). Le deuxième modèle repose sur les thèses culturalistes développées autour de deux idées. La première présente les élites comme une catégorie coloniale (Opiyo 2012 ; Easterly 2006 ; Elkins 2005 ; Cohen 1972). La seconde idée culturaliste est postcoloniale. Elle explique la promotion des élites par l’ethnicité en faisant d’elle une ressource du politique par le bas (Augé 2007 ; Médard 1985, 1991 ; Bayart 1989 et 1992 ; Mouiche 2007). Le troisième modèle est une approche réticulaire de l’analyse des élites politiques africaines (Lazega 1998 ; Lemieux 1999). Dans ce sens, « la force du lien ethno-communautaire dans la sélection des futurs dirigeants (politiques et administratifs) croît en fonction de la présence de relations sociales extérieures à l’affinité ethnique » (Augé 2007, 249).
Cet ouvrage entend être une contribution rendant compte à nouveau frais des mécanismes de stratifications sociales, politiques et économiques qui traversent l’État africain. Il s’invite à la conversation scientifique en mettant l’accent sur les dynamiques sociales de l’État africain sans réaffirmer les postures de la politique du ventre (Bayart 1989) ou les thèses de la subversion des modèles occidentaux importés. Il est question de prendre au sérieux les manifestations de l'État africain à partir de la structuration de ses inégalités sociales et politiques (Sindjoun 2002). Ainsi, l’objectif de cet ouvrage est de rendre compte à partir des études empiriques de la manière avec laquelle les groupes sociaux dominants notamment les Élites façonnent de manière réflexive et bijective la réalité autochtone de l’État. L’hypothèse ici est que l’élite en Afrique a une trajectoire sociale et des manifestations différentes de ce que présente la littérature élitaire occidentale. Le parti pris de cet ouvrage est ouvertement africanocentré. Les contributions s’appuyant sur une étude de cas sont particulièrement privilégiées.
Sans être exhaustif, les pistes suivantes peuvent permettre des entrées intéressantes :
- Les grandes écoles africaines de la fabrique des élites : présentations et représentations
- Migrations universitaires intra-africaines, formation des élites et modernisation des États nations africains
- Sociabilité transnationale africaine des élites et de formation identitaire nationale
- Élites et élections
- Élites locales et clientélisme politique
- Territoires urbains et spatialisation des élites
- Prosopographie des élites en contexte africain
- Les élites économiques en post colonie
- Les processus élitaires africains
Modalités de contribution et calendrier
Appel à contribution : 22 Août 2023
Envoi des propositions (Résumé d’environ 3000 signes) à bombelajeandaniel@gmail.com
au plus tard le 22 septembre 2023 à minuit heures du Cameroun ( GMT + 1).
Réponse aux auteurs 31 septembre 2023
Date limite de soumission des articles complets : 30 Janvier 2024 à minuit heure du Cameroun (GMT + 1).
Retour aux auteurs après évaluation en double aveugle : 15 Mars 2024.
Retour des articles corrigés: 31 Mars 2024.
Parution : Mai 2024.
Normes de rédaction
Les contributions proposées seront soumises à un processus de relecture par les pairs en double aveugle. Elles doivent respecter les normes de publication ci-dessous.
- Le texte doit être écrit en Times New Roman (avec un interligne de 1,5) en français avec un résumé et cinq (5) mots-clés au maximum en français, un abstractet des keywords en anglais. La longueur totale de l’article est de 18 pages bibliographie comprise.
- Le titre de l’article est en corps 14, majuscule et centré avec un interligne de 1,5 pts après le titre (format > paragraphe > espace après : 12 pts).
- Les noms (Bombela) et prénoms ( Jean Daniel) des auteurs doivent apparaître en corps 12, et centrés sous le titre de l’article.
- Les coordonnées des auteurs (appartenance, adresses professionnelle, téléphonique et électronique) sont en corps 10 italique et centrés en interligne simple.
- Le résumé et l’abstract (200 à 250 mots) et les mots-clés (maxi 5) sont composés en corps 10, en minuscule et justifiés en interligne simple.
- L’ensemble du texte est en corps 12, minuscule, interligne 1,5 avec un alinéa de première ligne de 5 mm et justifié (Format > paragraphe > retrait > 1èreligne > positif > 0,5 cm). Un espace de 6 pts est défini après chaque paragraphe (format > paragraphe > espace après : 6 pts). Les marges (haut, bas, gauche et droite) sont de 2,5 cm.
- Les titres des parties sont alignés à gauche, sans alinéa et numérotation décimale.
- Les figures et les tableaux doivent être incorporés au texte. Les figures et illustrations sont numérotées de 1 à n à l’intérieur de l’article, les tableaux également de façon chronologique, de I à n. Le titre de la figure ou du tableau en gras est composé en corps 10 avec un espace de 6 pts après. La source en corps 10, avec un espace de 0, est placé en dessous de l’illustration.
- La bibliographie est en Times New Roman, corps 12, minuscule, interligne simple avec un espace de 6 pts après. Elle doit respecter les normes couramment admises dans les revues internationales et indiquer le nom de tous les auteurs.
Les ouvrages : Nom de l’auteur, prénoms, année, Titre du document en italique, lieu d’édition, éditeur. Exemple : Médard, Jean-François. 1991. États d’Afrique noire, formation, mécanismes et crise. Paris : Karthala.
Article de revue : Nom de l’auteur, prénoms, année, Titre de l’article entre guillemets, Titre de la revue en italique, Volume(N°) revue, pages. Exemple : Njoya, Jean. 2002. « Démocratisation, divergences ethniques et politisation de la pluralité́ au Cameroun. » Canadian Journal of African Studies/La Revue canadienne des études africaines 36 (2) : 239-280.
Article d’ouvrage collectif : Nom de l’auteur et prénoms de l’auteur de l’article, Titre de l’article entre guillemets, Nom de l’auteur et prénoms de l’auteur de l’ouvrage, année, Titre du document en italique, lieu d’édition, éditeur, et bornes paginales. Exemple : Ngodi Etanislas, « L’élection présidentielle de 2016 au Congo-Brazzaville : entre contestation électorale et crispation politique », Jean Daniel Bombela, 2023, Penser la défaite électorale en contexte africain, Paris, Connaissances et Savoirs, pp 77- 114
Mémoires ou Thèses : Nom de l’auteur, prénoms, année de dépôt du travail, Titre du mémoire ou de la thèse entre guillemets, Spécifier Mémoire, Master, Dess, DEA, Thèse de Doctorat 3ème cycle, Nouveau Régime, d’État ou PhD en Histoire, Science Politique, Sociologie, etc., Université d’attache, nombre de pages.
- Notes de bas de page
Comment citer un ouvrage en note de bas de pages : prénom, noms de l’auteur, titre en italique, lieu d’édition, maison d’édition, année, nombre de pages. Exemple : Jean Daniel Bombela, 2023, Penser la défaite électorale en contexte africain, Paris, Connaissances et Savoirs, p. 7.
Comment citer un article en note de bas de pages : prénom, noms de l’auteur, année, titre entre guillemets, Revue en italique, Vol, numéro, nombre de pages. Exemple : Jean Daniel Bombela, 2023, « La déclaration de candidature et constitution des listes aux élections municipales : Pratiques, enjeux et stratégies d’accès à la sélection politique locale au Cameroun », Canadian Journal of African Studies / Revue canadienne des études africaines, 57:1, p. 58.
Comment citer un informateur en note de bas de pages : Noms de l’informateur, prénoms, lieu et date de l’entretien.
Locutions étrangères : les mettre en italique.
Le Op cit est proscrit, le remplacer par le short title ou encore titre en abrégé. Exemple : Jean Daniel Bombela., Penser la défaite électorale…p. 10.
Lorsque vous avez cité un auteur précédemment, au lieu du Op cit mettre simplement : Jean Daniel Bombela., Penser la défaite électorale…p. 10.
Comité scientifique
- Pr Fabien Nkot (Université de Yaoundé II)
- Pr Wilfied Nyongbet Gabsa ( Université de Yaoundé II)
- Pr Marc Luciani Ewodo Mbele ( Université de Yaoundé II)
- Pr Ibrahim Mouiche (Université de Yaoundé II)
- Pr Mathias Éric Owona Nguini (Université de Yaoundé)
- Pr Nadine Machikou (Université Yaoundé II)
- Pr Guillaume Ekambi Dibonggue (Université de Douala)
- Pr Armand Leka Essomba (Université de Yaoundé I)
- Pr Joseph Vincent Ntuda Ebode (Université de Yaoundé II)
- Pr Fred Geremi Medou Ngoa (Université de Douala)
- Pr Marc Luciani Ewodo Mbele (Université de Yaoundé II)
- Pr Moise Tchingankong Yanou (Université de Yaoundé II)
- Pr Jean Njoya (Université de Yaoundé II)
- Pr Guy Rossatanga Rignault (Univeristé Omar Bongo)
- Pr Guy Mvele Minfenda (Université de Yaoundé II)
- Pr Jean Paul Mbia Manga (Université de Yaoundé II)
- Pr Manassé Aboya Endong (Université de Douala)
- Pr Joseph Ketcheu (Université de Dschang)
- Pr Mathurin Nna (Université de Ngaoundéré)
- Pr Louis Martin Ngono ( Université de Yaoundé II)
- Pr Josiane Tousse Djou ( Université de Yaoundé II)
- Pr Nsoh Christopher ( Université de Yaoundé II)
- Pr Abdoulaye Nfomka ( Université de Yaoundé II)
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Note
[1] Sur la controverse que suscite la définition du concept d’élite, lire William Genieys (2011, 19-22).
Subjects
- Africa (Main category)
- Society > Political studies > Political science
- Society > Ethnology, anthropology > Social anthropology
- Society > Political studies > Political sociology
Places
- Yaoundé, Cameroon (237)
Date(s)
- Friday, September 22, 2023
Attached files
Keywords
- élite, état africain, inégalité sociale, sociologie des élites, élitisation
Contact(s)
- Jean Daniel Bombela
courriel : jeandanielbombela [at] yahoo [dot] fr
Information source
- Jean Daniel Bombela Bombela
courriel : bombelajeandaniel [at] gmail [dot] com
License
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To cite this announcement
« L’État africain et ses élites », Call for papers, Calenda, Published on Wednesday, August 23, 2023, https://doi.org/10.58079/1boz