HomeL’État africain et ses élites

HomeL’État africain et ses élites

L’État africain et ses élites

Corps, décors et encore…

*  *  *

Published on Wednesday, August 23, 2023

Abstract

Cet ouvrage entend être une contribution rendant compte à nouveau frais des mécanismes de stratifications sociales, politiques et économiques qui traversent l’État africain. Il s’invite à la conversation scientifique en mettant l’accent sur les dynamiques sociales de l’État africain sans réaffirmer les postures de la politique du ventre (Bayart 1989) ou les thèses de la subversion des modèles occidentaux importés. Il est question de prendre au sérieux les manifestations de l’État africain à partir de la structuration de ses inégalités sociales et politiques (Sindjoun 2002). Ainsi, l’objectif de cet ouvrage est de rendre compte à partir des études empiriques de la manière avec laquelle les groupes sociaux dominants notamment les élites façonnent de manière réflexive et bijective la réalité autochtone de l’État. L’hypothèse ici est que l’élite en Afrique a une trajectoire et des manifestations différentes de ce que présente la littérature élitaire occidentale. Le parti pris de cet ouvrage est ouvertement africanocentré. Les contributions s’appuyant sur une étude de cas sont particulièrement privilégiées.

Announcement

Direction scientifique

Dr Jean Daniel Bombela Bombela

Argumentaire

Penser le pouvoir à partir du modèle étatique est un exercice de plus en plus complexe.  Cette complexité se donne à voir, sans qu’un autre paradigme ne se soit encore imposé, dans les différents éclairages visant à mettre en examen les implicites actuels de la catégorie élitaire. En effet, s’intéresser au concept d’élite est un exercice complexe tant celui-ci fait l’objet de plusieurs controverses épistémologiques. Cet exercice devient plus complexe lorsqu’il est question de le saisir dans un contexte où la réalité sociale de son étude contraste fortement avec l’histoire épistémique de son émergence. Pis encore, le cadre de son déploiement est tout aussi problématique. Le concept d’État (importé en Afrique ou devenu africain) en rajoute à la difficulté de cette analyse. En interrogeant ce concept à partir des élites[1] issues de la haute fonction publique (Benbabaali 2008) ou de ce qu’il est convenu d’appeler « l’élite administrative » (Azimi 2014 ; Talbot 2014), nous nous inscrivons à priori dans la conception moniste qu’en donne Charles Wright Mills (2012). Les Élites seraient à cet égard l’ensemble des hommes qui prennent les décisions sur les évènements nationaux (Mills 2012, 27). Cette conception fait écho à celle de Pierre Bourdieu (1980). L’idée de pouvoir qui traverse la position de Mills trouve en effet un élargissement chez Bourdieu à travers la prise en compte de tous les effets de domination. Cet élargissement est intéressant du fait qu’il est possible d’envisager ces positions de pouvoir comme des capitaux convertibles dans le champ du contrôle social et politique au sein de l’État.

Dans la même perspective, John Scott propose une conception de l’élite reposant sur le fait que “the word “elite” should be used only in relation to those groups that have a degree of power” (Scott 2008, 28). Si le concept de pouvoir est lui-même une idée sujette à plusieurs définitions, pour lui,

Power […] can be seen as the production of causal effects, and social power is an agent’s intentional use of causal powers to affect the conduct of other agents. At its simplest, then, social power is a bipartite relation between two agents, one of whom is the “principal” or paramount agent, and the other the “subaltern” or subordinate agent. The principal has or exercises power, while the subaltern is affected by the power of a principal” (Scott 2008, 29).

Shamus Khan, quant à lui voit en les Élites « […] those who have vastly disproportionate control over or access to a resource. Within this definition we can think of elites as occupying a position that provides them with access and control or as possessing resources that advantage them» (Khan 2012, 362).

Ces différentes définitions témoignent l’abondante littérature que connaît la question de l’élite une tant en Occident qu’en Afrique. Cette littérature nourrit deux sous-disciplines que sont la sociologie des élites (Coenen-Huther 2004) et la sociologie politique des élites (Genieys 2011). Par ailleurs, des champs d’études comme la sociologie des organisations lui apportent aussi un contenu théorique rafraichissant. Cette littérature peut être exposée à partir de deux grandes entrées : les classiques et les africanistes. La littérature dite classique, consacrée à la compréhension de ceux que Charles Wright Mills (1969) identifie comme « ceux qui ne peuvent pas ne pas avoir d’influence sur les décisions importantes », peut se subdiviser en deux grands courants.

Le courant moniste qui soutient l’idée qu’une minorité constituée en classe dirige les affaires de la cité. Elle se distingue par son degré d’organisation et le partage d’intérêts communs entre ses membres dont elle contrôle la circulation interne (Pareto 1917 ; Mosca 1939 ; Mills 1966). Partant de là, l’idée selon laquelle « sous n’importe quel régime, il faut une machine gouvernementale, une organisation se composant naturellement d’une minorité numérique, à travers laquelle toute l’action gouvernementale se déploie » (Genieys 2011, 87) peut trouver une hospitalité confortable dans la description occidentale de l’élite. Cependant, cette perspective homogénéisante du paradigme élitiste prend une autre signification dans le contexte camerounais. Si l’on peut identifier un groupe de dirigeant dans cet État, il est difficile d’en faire une classe contrairement à ce que soutient Robert Fatton (1988). Car le renouvellement de l’équipe gouvernementale entraine le renouvellement des noblesses sociales. Il apparaît une précarité dans la position d’Élite qui en fait un groupe conjoncturel. Le système élitaire qui en découle n’est pas une minorité dirigeante, mais un groupe de statut localisable dont les figures dominantes travaillent à la légitimation de leur position.

Le second est le courant pluraliste en vertu duquel l’élite perd de son caractère substantiel pour devenir une « saillance » à l’intérieur de différentes catégories sociales (Heinich 2004). Si chronologiquement Vilfredo Pareto est le premier et le plus ambigu des auteurs « pluralistes » (Heinich 2004, 317), la figure de proue reste Robert Dahl. Il a élaboré le modèle polyarchique en étudiant la structure du leadership dans la ville américaine de New Haven en soulignant la concurrence décisionnelle entre différents leaders de celle-ci (Dahl 1971). Son heureuse distinction entre leader et sous-leader (Dahl 1971, 201) parle à la scène sociale africaine en générale et camerounaise en particulier à travers un alignement décroissant des élites. L’Élite qui correspond au leader entretient autour de lui et pour lui des élites ou sous-leaders qui œuvrent avec lui. Cette littérature classique est suivie par le développement d’autres études prenant appui sur les processus relationnels dynamiques entre les acteurs « déterminants » (Bourdieu 1989 ; Wagner 1998 ; Gremion 1976 ; Crozier 1963 ; Dion 1986). Ces travaux classiques et leurs épigones vont considérablement influencer les développements africanistes des études élitaires.

Les analyses africanistes des élites se développent prioritairement autour de trois modèles explicatifs. Le premier modèle prend appui sur les thèses de la reproduction sociale héritée des travaux de Pierre Bourdieu (1970, 2000). Les travaux issus de ces thèses reposent sur des indicateurs socio-démographiques pour expliquer la production sociale des élites politiques (Augé 2007). Le deuxième modèle repose sur les thèses culturalistes développées autour de deux idées. La première présente les élites comme une catégorie coloniale (Opiyo 2012 ; Easterly 2006 ; Elkins 2005 ; Cohen 1972). La seconde idée culturaliste est postcoloniale. Elle explique la promotion des élites par l’ethnicité en faisant d’elle une ressource du politique par le bas (Augé 2007 ; Médard 1985, 1991 ; Bayart 1989 et 1992 ; Mouiche 2007). Le troisième modèle est une approche réticulaire de l’analyse des élites politiques africaines (Lazega 1998 ; Lemieux 1999). Dans ce sens, « la force du lien ethno-communautaire dans la sélection des futurs dirigeants (politiques et administratifs) croît en fonction de la présence de relations sociales extérieures à l’affinité ethnique » (Augé 2007, 249).

Cet ouvrage entend être une contribution rendant compte à nouveau frais des mécanismes de stratifications sociales, politiques et économiques qui traversent l’État africain. Il s’invite à la conversation scientifique en mettant l’accent sur les dynamiques sociales de l’État africain sans réaffirmer les postures de la politique du ventre (Bayart 1989) ou les thèses de la subversion des modèles occidentaux importés. Il est question de prendre au sérieux les manifestations de l'État africain à partir de la structuration de ses inégalités sociales et politiques (Sindjoun 2002). Ainsi, l’objectif de cet ouvrage est de rendre compte à partir des études empiriques de la manière avec laquelle les groupes sociaux dominants notamment les Élites façonnent de manière réflexive et bijective la réalité autochtone de l’État. L’hypothèse ici est que l’élite en Afrique a une trajectoire sociale et des manifestations différentes de ce que présente la littérature élitaire occidentale. Le parti pris de cet ouvrage est ouvertement africanocentré. Les contributions s’appuyant sur une étude de cas sont particulièrement privilégiées.

Sans être exhaustif, les pistes suivantes peuvent permettre des entrées intéressantes :

  • Les grandes écoles africaines de la fabrique des élites : présentations et représentations
  • Migrations universitaires intra-africaines, formation des élites et modernisation des États nations africains
  • Sociabilité transnationale africaine des élites et de formation identitaire nationale
  • Élites et élections
  • Élites locales et clientélisme politique
  • Territoires urbains et spatialisation des élites
  • Prosopographie des élites en contexte africain
  • Les élites économiques en post colonie
  • Les processus élitaires africains

Modalités de contribution et calendrier

Appel à contribution : 22 Août 2023

Envoi des propositions (Résumé d’environ 3000 signes) à bombelajeandaniel@gmail.com

au plus tard le 22 septembre 2023 à minuit heures du Cameroun ( GMT + 1).

Réponse aux auteurs 31 septembre 2023

Date limite de soumission des articles complets : 30 Janvier 2024 à minuit heure du Cameroun (GMT + 1).

Retour aux auteurs après évaluation en double aveugle : 15 Mars 2024.

Retour des articles corrigés: 31 Mars 2024.

Parution : Mai 2024.

Normes de rédaction

Les contributions proposées seront soumises à un processus de relecture par les pairs en double aveugle. Elles doivent respecter les normes de publication ci-dessous.

  • Le texte doit être écrit en Times New Roman (avec un interligne de 1,5) en français avec un résumé et cinq (5) mots-clés au maximum en français, un abstractet des keywords en anglais. La longueur totale de l’article est de 18 pages bibliographie comprise.
  • Le titre de l’article est en corps 14, majuscule et centré avec un interligne de 1,5 pts après le titre (format > paragraphe > espace après : 12 pts).
  • Les noms (Bombela) et prénoms ( Jean Daniel) des auteurs doivent apparaître en corps 12, et centrés sous le titre de l’article.
  • Les coordonnées des auteurs (appartenance, adresses professionnelle, téléphonique et électronique) sont en corps 10 italique et centrés en interligne simple.
  • Le résumé et l’abstract (200 à 250 mots) et les mots-clés (maxi 5) sont composés en corps 10, en minuscule et justifiés en interligne simple.
  • L’ensemble du texte est en corps 12, minuscule, interligne 1,5 avec un alinéa de première ligne de 5 mm et justifié (Format > paragraphe > retrait > 1èreligne > positif > 0,5 cm). Un espace de 6 pts est défini après chaque paragraphe (format > paragraphe > espace après : 6 pts). Les marges (haut, bas, gauche et droite) sont de 2,5 cm.
  • Les titres des parties sont alignés à gauche, sans alinéa et numérotation décimale.
  • Les figures et les tableaux doivent être incorporés au texte. Les figures et illustrations sont numérotées de 1 à n à l’intérieur de l’article, les tableaux également de façon chronologique, de I à n. Le titre de la figure ou du tableau en gras est composé en corps 10 avec un espace de 6 pts après. La source en corps 10, avec un espace de 0, est placé en dessous de l’illustration.
  • La bibliographie est en Times New Roman, corps 12, minuscule, interligne simple avec un espace de 6 pts après. Elle doit respecter les normes couramment admises dans les revues internationales et indiquer le nom de tous les auteurs.

Les ouvrages : Nom de l’auteur, prénoms, année, Titre du document en italique, lieu d’édition, éditeur. Exemple : Médard, Jean-François. 1991. États d’Afrique noire, formation, mécanismes et crise. Paris : Karthala.

Article de revue : Nom de l’auteur, prénoms, année, Titre de l’article entre guillemets, Titre de la revue en italique, Volume(N°) revue, pages. Exemple : Njoya, Jean. 2002. « Démocratisation, divergences ethniques et politisation de la pluralité́ au Cameroun. » Canadian Journal of African Studies/La Revue canadienne des études africaines 36 (2) : 239-280.

Article d’ouvrage collectif : Nom de l’auteur et prénoms de l’auteur de l’article, Titre de l’article entre guillemets, Nom de l’auteur et prénoms de l’auteur de l’ouvrage, année, Titre du document en italique, lieu d’édition, éditeur, et bornes paginales. Exemple : Ngodi Etanislas, « L’élection présidentielle de 2016 au Congo-Brazzaville : entre contestation électorale et crispation politique », Jean Daniel Bombela, 2023, Penser la défaite électorale en contexte africain, Paris, Connaissances et Savoirs, pp 77- 114

Mémoires ou Thèses : Nom de l’auteur, prénoms, année de dépôt du travail, Titre du mémoire ou de la thèse entre guillemets, Spécifier Mémoire, Master, Dess, DEA, Thèse de Doctorat 3ème cycle, Nouveau Régime, d’État ou PhD en Histoire, Science Politique, Sociologie, etc., Université d’attache, nombre de pages.

  • Notes de bas de page

Comment citer un ouvrage en note de bas de pages : prénom, noms de l’auteur, titre en italique, lieu d’édition, maison d’édition, année, nombre de pages. Exemple : Jean Daniel Bombela, 2023, Penser la défaite électorale en contexte africain, Paris, Connaissances et Savoirs, p. 7.

Comment citer un article en note de bas de pages :   prénom, noms de l’auteur,  année, titre entre guillemets, Revue en italique, Vol, numéro, nombre de pages. Exemple : Jean Daniel Bombela, 2023, « La déclaration de candidature et constitution des listes aux élections municipales : Pratiques, enjeux et stratégies d’accès à la sélection politique locale au Cameroun », Canadian Journal of African Studies / Revue canadienne des études africaines, 57:1, p. 58.

Comment citer un informateur en note de bas de pages : Noms de l’informateur, prénoms, lieu et date de l’entretien.

Locutions étrangères : les mettre en italique.

Le Op cit est proscrit, le remplacer par le short title ou encore titre en abrégé. Exemple : Jean Daniel Bombela., Penser la défaite électorale…p. 10.

Lorsque vous avez cité un auteur précédemment, au lieu du Op cit mettre simplement : Jean Daniel Bombela., Penser la défaite électorale…p. 10.

Comité scientifique

  • Pr Fabien Nkot (Université de Yaoundé II)
  • Pr Wilfied Nyongbet Gabsa ( Université de Yaoundé II)
  • Pr Marc Luciani Ewodo Mbele ( Université de Yaoundé II)
  • Pr Ibrahim Mouiche (Université de Yaoundé II)
  • Pr Mathias Éric Owona Nguini (Université de Yaoundé)
  • Pr Nadine Machikou (Université Yaoundé II)
  • Pr Guillaume Ekambi Dibonggue (Université de Douala)
  • Pr Armand Leka Essomba (Université de Yaoundé I)
  • Pr Joseph Vincent Ntuda Ebode (Université de Yaoundé II)
  • Pr Fred Geremi Medou Ngoa (Université de Douala)
  • Pr Marc Luciani Ewodo Mbele (Université de Yaoundé II)
  • Pr Moise Tchingankong Yanou (Université de Yaoundé II)
  • Pr Jean Njoya (Université de Yaoundé II)
  • Pr Guy Rossatanga Rignault (Univeristé Omar Bongo)
  • Pr Guy Mvele Minfenda (Université de Yaoundé II)
  • Pr Jean Paul Mbia Manga (Université de Yaoundé II)
  • Pr Manassé Aboya Endong (Université de Douala)
  • Pr Joseph Ketcheu (Université de Dschang)
  • Pr Mathurin Nna (Université de Ngaoundéré)
  • Pr Louis Martin Ngono ( Université de Yaoundé II)
  • Pr Josiane Tousse Djou ( Université de Yaoundé II)
  • Pr Nsoh Christopher ( Université de Yaoundé II)
  • Pr Abdoulaye Nfomka ( Université de Yaoundé II)

Bibliographie indicative

Augé, Axel. 2007. « Les solidarités des élites politiques au Gabon : entre logique ethno-communautaire et réseaux sociaux. » Cahiers internationaux de sociologie 123 (2) : 245-268.

Azimi, Vida. 2014. « Élites administratives. » Dans Dictionnaire d’administration publique. Sous la direction de Nicolas Kada, 189-190. Grenoble : Presses universitaires de Grenoble.

Bakary, Tessy D. 1993. « Système éducatif, stratification sociale et construction de l’État. » Dans États et sociétés en Afrique noire. Sous la direction de Daniel C. Bach et Anthony. Kirk-Greene, 71-85. Paris : Economica.

Balandier, Georges .1974. Anthropo-logiques. Paris : PUF.

Barth, Fredrik. 1995. « Les groupes ethniques et leurs frontières. » Dans Théories de l’ethnicité. Sous la direction de Poutignat, Phillipe et Jocelyne Streiff-Fénart, 203-249. Paris : PUF.

Bayart, Jean-François, Achille Mbembe et Comi Toulabor .2008. Le politique par le bas en Afrique noire. Paris : Karthala.

Bayart, Jean-François. 1989. L’État en Afrique. La politique du ventre. Paris : Fayard.

Beach, Derek et Rasmus. B. Pedersen. 2013. Process-Tracing Methods. Foundation and Guidelines. Ann Arbor:University of Michigan Press.

Benbabaali, Dalal. 2008. « Les élites de la haute fonction publique indienne : entre administration locale et intégration nationale. » Autrepart, (47) :5-23.

Bennett, Andrew. et Jeffrey T. Checkel. 2015. Process Tracing in the Social Sciences. From Metaphor to Analytic Tool. Cambridge : Cambridge University Press.

Bezes, Philippe, Bruno Palier et Yves Surel. 2018. « Le « process tracing » : du discours de la méthode aux usages pratiques. » Revue française de science politique, 68 (6) : 961-965.

Bezes, Philippe. 2000. « Les hauts fonctionnaires croient-ils à leurs mythes ? L’apport Des Approches Cognitives à l’analyse Des Engagements Dans Les Politiques de Réforme de l’État Quelques Exemples Français (1988-1997). » Revue Française de Science Politique, 50 (2) : 307-332.

Bonvalet, Catherine. 2003. « La famille-entourage locale. » Population, 58 (1) : 9-43.

Bouquet, Brigitte. 2012. « Analyse critique du concept de contrôle social. Intérêts, limites et risques. » Vie sociale, 1 (1) : 15-28.

Bourdieu, Pierre. 1970. La reproduction. Paris : Minuit.

Bourdieu, Pierre. 1982.« Les rites comme actes d’institution. » Actes de la recherche en sciences sociales, 43 : 58-63.

Bourdieu, Pierre. 1989. La Noblesse d’État. Paris : Minuit.

Bourdieu, Pierre. 2000. Propos sur le champ politique. Lyon : PUL.

Butler, Judith. 2010. Ce qui fait une vie. Essai sur la violence, la guerre et le deuil. Zones : coll. « Zones ».

Cohen, Robin. 1972. ‘Class in Africa: Analytical problems and perspectives.’ Dans  The socialist register . Sous la direction de Miliband, Ralph et John Savile, 231-255. London : Merlin.

Colin, Talbot. 2014. “The British administrative elite. The art of change without changing?”  Revue française d’administration publique 3 (151-152) : 741 -761.

Dahou, Tarik. 2002. « Entre engagement et allégeance .» Cahiers d’études africaines 167 : 499-520.

Easterly, William. 2006. ‘Freedom versus collectivism in foreign aid.’ Dans Economic freedom of the world: 2006 annual report. Sous la direction de Gwartney, James, Robert Lawson et William Easterly, 29-41. Vancouver: the Fraser Institute.

Ebinger, Falk, Sylvia Veit et Bastian Strobel. 2021. ‘Role Models in the Senior Civil Service: How Tasks Frame the Identification of Senior Bureaucrats with Active and Reactive Roles.’ International Journal of Public Administration : https://doi.org/10.1080/01900692.2021.1945623

Elkins, Caroline. 2005. Imperial reckoning: The untold story of Britain’s Gulag in Kenya. NY: Henry Holt and Company.

Faggion, Lucien. 2009. « Du lien politique au lien social : les élites. » Rives méditerranéennes [En ligne] : 32-33 | mis en ligne le 15 février 2010, consulté le 03 juin 2022. URL : http://journals.openedition.org/rives/2934 ; DOI : https://doi.org/10.4000/rives.2934

Fatton, Robert Jr. 1988. ‘Bringing the Ruling Class Back in: Class, State, and Hegemony in Africa.’ Comparative Politics 20(3): 253-264.

Gaxie, Daniel. 2005. « Rétributions du militantisme et paradoxes de l’action collective. » Swiss Political Science Review 11 (1) :157–188.

Genieys, William. 2011. Sociologie politique des élites. Paris : Armand Colin.

Gingras, Anne-Marie. 2008. « La construction de la légitimité́ dans l’espace public. » Politique et Sociétés27(2) :3–9.

Grassin, Paul. 2016. « Pagnes partisans, fabrique des partis et participation politique des femmes des classes populaires au Malawi. » Politique africaine 144 (4) : 95-113.

Guéguen, Haud et Guillaume Malochet. 2014. « Critiques du paradigme de la reconnaissance. »  Dans Les théories de la reconnaissance. Sous la direction de Haud Guéguen, 92-111.  Paris : La Découverte.

Istasse, Cédric. 2019. « Histoire, mémoire et identité : les fêtes nationales, régionales et communautaires en Belgique. » Courrier hebdomadaire du CRISP 7 (2412-2413) : 5-82

Julien, Marie-Pierre. 2014. « Choisir ses vêtements et questionner l’incorporation des habitus. » Revue des sciences sociales [En ligne], 51 | mis en ligne le 30 avril 2019, consulté le 07 juillet 2022. URL : http://journals.openedition.org/revss/3480.

Karinge, Sarah. 2013. ‘Sub-Saharan Africa’s Development. The Urgency in Bridging Disparity .’ Journal of Developing Societies 29 (4): 435-455.

Khan, Shamus. 2012. ‘The sociology of elites.’ The Annual Review of Sociology 38:361-377.

Koudawo, Fafali. 1992. La formation des cadres africains en Europe de l’Est. Paris : L’Harmattan.

Lascoumes, Pierre et Carla Nagels. 2014, Sociologie des élites délinquantes. De la criminalité en col blanc à la corruption politique. Paris : Armand Colin.

Lazega, Emmanuel. 1998. Réseaux sociaux et structures relationnelles. Paris : PUF, « Que sais-je ? ».

Lebeau, Yann. 1997. Étudiants et campus du Nigeria : recomposition du champ universitaire et sociabilités étudiantes. Paris : Karthala.

Lemieux, Vincent. 1999. Les réseaux d’acteurs sociaux. Paris : PUF.

Lussault, Michel. 2007. L’homme spatial. La construction sociale de l’espace humain. Paris : Le Seuil, coll. « la couleur des idées ».

Ma, John. 2016. « Élites, Élitisme et communauté dans la polis archaïque. » Annales. Histoire, Sciences Sociales71 (3) : 631-658.

Mangset, Marte. 2016. « La variation des identités élitaires des Hauts fonctionnaires. Étude du rôle de l’enseignement supérieur en France, en Grande-Bretagne et en Norvège. » L’Année sociologique 66 (1) : 225-250.

Manirakiza, Désiré. 2010. « Football amateur au Cameroun : entre clientélisme politique et échanges mutuels. » Politique africaine 118 (2) :103-122.

Matthews, Sally. 2010. “The ambivalence of African elitehood.” Journal of Asian and African Studies 45(2):170-180

Médard, Jean-François. 1985. « La spécificité des pouvoirs africains. » Pouvoirs 25 : 5-23.

Médard, Jean-François. 1991. États d’Afrique noire, formation, mécanismes et crise. Paris : Karthala.

Metzger, Jean-Luc et Philippe Pierre. 2003. « En quoi le concept d’élite peut-il aider à analyser le processus de mondialisation ? » Recherches sociologiques et anthropologiques XXXIV (1) : 95-115.

Mills, Charles. W. 2011. L’Élite au pouvoir. Marseille : Éditions Agone.

Mouiche, Ibrahim. 2004. « Processus de Démocratisation et Rotation Locale Des Élites Au Cameroun. » Verfassung Und Recht in Übersee / Law and Politics in Africa, Asia and Latin America 37 (4) : 401-32.

Ngando Sandjè, Rodrigue. 2013. « « Le droit des minorités et des peuples autochtones au Cameroun » : une lecture actuelle et éventuelle. » Droit et cultures [En ligne], 66 (2), mis en ligne le 28 janvier 2014, consulté le 27 juin 2022. URL : http://journals.openedition.org/

Njoya, Jean. 2002. « Démocratisation, divergences ethniques et politisation de la pluralité́ au Cameroun. » Canadian Journal of African Studies/La Revue canadienne des études africaines 36 (2) : 239-280.

Opiyo, Georges. 2012. Kenyatta cabinets. Nairobi: Kenya Yearbook Editorial Board.

Palier, Bruno et Christine Trampusch. 2018. « Comment retracer les mécanismes causaux ? Les différents usages du process tracing. » Revue française de science politique 68 (6) : 967-990.

Pruvost, Geneviève. 2022. « Contrôle social. » Dans Les 100 mots de la sociologie. Sous la direction de Serge Paugam, 51. Paris : PUF, coll. « Que Sais-Je? ».

Putnam, Robert. D. 1973. “The Political Attitudes of Senior Civil Servants in Western Europe: A Preliminary Report.” British Journal of Political Science 3(3):257–290.

Scott, John. 2008. “Modes of Power and the Re-Conceptualization of Elites.” The Sociological Review 56(1): 25-43.

Sen, Amartya. 1985. Commodities and capabilities. Amsterdam: North Holland.

Tsana Nguegang, Ramses. 2015. « Entrepreneurs-politiciens et populations locales au Cameroun. » Cahiers d’études africaines 220 : 811-836.

Wulf, Christoph et Nicole Gabriel. 2005. « Introduction. Rituels. Performativité et dynamique des pratiques sociales. » Hermès, La Revue 43 (3) : 9-20.

Zambo Belinga, Jean-Marie. 2003. « Quête de notabilité sociale, rémanence autoritaire et démocratisation au Cameroun. » Cahiers d’études africaines 171 : 573-589.

Note

[1] Sur la controverse que suscite la définition du concept d’élite, lire William Genieys (2011, 19-22).

Places

  • Yaoundé, Cameroon (237)

Date(s)

  • Friday, September 22, 2023

Keywords

  • élite, état africain, inégalité sociale, sociologie des élites, élitisation

Contact(s)

  • Jean Daniel Bombela
    courriel : jeandanielbombela [at] yahoo [dot] fr

Information source

  • Jean Daniel Bombela Bombela
    courriel : bombelajeandaniel [at] gmail [dot] com

License

CC0-1.0 This announcement is licensed under the terms of Creative Commons CC0 1.0 Universal.

To cite this announcement

« L’État africain et ses élites », Call for papers, Calenda, Published on Wednesday, August 23, 2023, https://doi.org/10.58079/1boz

Archive this announcement

  • Google Agenda
  • iCal
Search OpenEdition Search

You will be redirected to OpenEdition Search