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Les forces morales dans les sociétés civile et militaire

Construction, transmission, mobilisation

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Published on Friday, September 29, 2023

Abstract

Le retour de la guerre aux portes de l’Europe rappelle que la défense d’une nation menacée militairement ne se limite pas uniquement à ses forces armées, mais implique sa population mobilisée avec les militaires pour prendre, ensemble, l’ascendant sur les événements. Ce contexte géopolitique est l’opportunité d’effectuer un bilan de la cohésion de la société française devant la menace. La cohésion de la société est un enjeu majeur du débat politique, militaire, économique et social. Pour faire cohésion, la communauté nationale doit mobiliser ses ressources individuelles et collectives pour soutenir sa résilience. Les forces morales de la société civile et militaire contribuent à cette réponse. Pour contribuer au débat en sciences humaines et sociales sur la résilience des armes de la Nation, le centre de recherche de l’académie militaire de Saint-Cyr Coëtquidan (AMSCC) organise le lundi 15 janvier 2024 un colloque sur les « forces morales dans les sociétés civile et militaire » qui se tiendra à Paris, à l’école militaire, dans l’amphithéâtre des Vallières. Ce colloque se place dans la continuité des travaux de l’Observatoire des forces morales de l’AMSCC.

Announcement

Appel à contribution pour un colloque « Les forces morales dans les sociétés civile et militaire : construction, transmission, mobilisation » École militaire, amphithéâtre des Vallières. Paris - Lundi 15 janvier 2024

Argumentaire

La cohésion de la société française est un objet majeur des sciences humaines et sociales et un enjeu fort du débat politique. Pour faire cohésion et résister aux menaces, la société mobilise ses institutions et les ressources sociales pour soutenir sa résilience. L’affermissement des forces morales pend la forme d’une réponse sociétale. La force morale désigne la capacité, individuelle ou collective, militaire ou civile, à tenir, faire face et prendre l’ascendant sur les événements pour imposer sa volonté (Kirsch, 2007). Cette aptitude des sociétés à recouvrer leur équilibre préserve la pérennité de la communauté, pendant et après un choc (résilience) touchant les sociétés postmodernes. Or, la postmodernité triomphante dans nos sociétés devenues consumériste (Stiegler, 2004), hédoniste et individualiste (Lyotard, 1979) éprouve l’aptitude collective à tenir dans la durée et en profondeur face aux crises et aux risques (Beck, 2008). La question du retour de la guerre de haute intensité en Europe se pose avec acuité et interroge la résilience des armes de la nation.

Comment se construisent, se transmettent et circulent les forces morales, individuelles ou collectives, des sociétés civile et militaire ? Pourquoi le thème des forces morales reste un enjeu majeur du milieu politique, militaire et académique ? En cas de conflit sur le sol national, la société saura-t-elle résister dans la durée ? Nos alliances européennes tiendront-elles ? Dans une société individualiste - voire communautariste (Marie, 2008) - tournée vers la consommation, la nation n’implosera-t-elle pas ?

Dans l’espace politique, l’exaltation de la force morale pour la cohésion nationale occupe le débat. Le document interministériel sur la stratégie nationale de résilience (SNR) dans le domaine de la défense et de la sécurité nationale, établit par le secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN) insiste sur la nécessité d’atténuer la vulnérabilité de la nation aux menaces et aux risques après les avoir identifiés, d’une part ; d’être en mesure de rétablir les capacités de fonctionnement et de robustesse de la société, d’autre part.

Dans l’armée, la fabrique d’un esprit guerrier nécessaire à l’activité opérationnelle est au cœur des enjeux militaires : l’aguerrissement augmente la résistance du soldat placé dans des environnements hostiles et lui permet de connaître ses ressources physiques, psychologiques et physiologiques afin de les mobiliser au combat pour prendre l’ascendant sur les événements.

Les forces morales se forgent également dans la société, en temps de paix, par le travail des institutions telles que l’école, la famille, les dispositifs éducatifs adaptés à la génération connectée d’une société du numérique (classe défense-citoyenneté, extension du service national universel (SNU) et le discours banal sur l’attachement patriotique). La Nation entretient aussi la force morale du militaire par le soutien (allocation des ressources budgétaire) et la reconnaissance (soutien populaire) qu’elle exprime en direction des armées dans un continuum du lien armée-Nation. Pour le soldat, les marques de reconnaissance envers les professionnels des armes en qui elle délègue la fonction de défense sont un démultiplicateur de l’esprit guerrier.

Comment la nation exprime-t-elle sa reconnaissance aux gardiens de sa sécurité et de sa défense ? Comment les forces morales de la société peuvent-elles accroître la résilience de la communauté nationale ? Quel rôle joue la technologie comme densificateur des forces morales du militaire ?

Les forces morales résultent aussi des enjeux mémoriels, de l’économie du souvenir, d’une stratégie de résilience nationale ambitieuse au service de la Cité et de la défense de ses remparts. Pourquoi la tradition et la préservation du patrimoine sont-ils des vecteurs des forces morales dans la Cité ?

Les réflexions ouvertes par ce colloque promeuvent une analyse des interdépendances entre les notions de résilience, de forces morales et d’esprit de défense. Elles permettent de documenter la manière dont la technologie, l’esprit de défense et les enracinements patriotiques mais également des logiques sociales, des normes et des valeurs de la République, participent de la construction des forces morales.

Ce colloque se place dans la continuité des travaux de l’Observatoire des forces morales de l’académie militaire de Saint-Cyr (oFoMo- CreC Saint-Cyr) sur l’armée, la Nation et ses forces morales. Il fait suite à deux séminaires de travail préparatoires de cette manifestation. Le premier a eu lieu en février 2023 à Coëtquidan et portait sur l’aguerrissement du combattant. Le deuxième s’est tenu à l’école militaire (Paris) ; il interrogeait les effets de la technologie sur les forces morales.

Les communications proposées s’intègrent dans 4 panels :

Panel 1 :  L’esprit de défense et les forces morales : histoire et enjeux sociopolitiques

Esprit de défense – histoire – nation – société – guerre nouvelle

L’esprit de défense est un vecteur de la force morale d’une nation. Il ne naît pas ex-nihilo mais tient du travail des institutions de la socialisation collective (Augé, 2023). Cet esprit de défense devient la ressource mobilisée si la guerre venait aux frontières nationales. La guerre change (Van Creveld, 1998) et touche la ville, au plus près de la population qui doit s’y préparer et être sensibilisée aux enjeux de défense. La défense nationale n’est donc pas une affaire exclusivement militaire. Pour ce faire, la société doit être capable de résister aux menaces et affermir ses forces morales ; car c’est en temps de paix que les forces morales de la Nation se forgent.

Comment l’esprit de défense entendu comme le produit d’une synergie des volontés politique, sociétale et militaire, peut-il nourrir les forces morales de la nation ?

En considérant l’historiographie, l’esprit de défense varie avec les épisodes historiques, les contextes sociaux et les dynamiques politiques. Le temps long (Braudel, 1981), la démystification des institutions de la socialisation couplée au déclin des valeurs projettent la communauté nationale dans une société liquide (Bauman, 2013) qui éprouve durablement ses forces morales. Dès lors, la micro-histoire en contraste d’une approche historique exaltant le « roman national » et l’analyse des interactions institutionnelles changent l’échelle d’observation de l’esprit de défense (Diaz et Dupont, 2023). L’esprit de défense engendre donc le lien d’attachement à la nation, passant par l’attachement à des grandes et des petites patries (Lagadec, 2023).

Comment l’attachement à la nation devient la source de l’action individuelle poussant le citoyen à se dresser pour défendre la Cité ?

L’esprit de défense génère aussi trois logiques sociales : l’attachement, l’appartenance et l’enracinement (Weil, 1990). Les travaux de Benedict Anderson (1996) font écho au rôle des sentiments partagés pour affermir l’appartenance individuelle au groupe. Anne-Marie Thiesse (1999) insiste quant à elle sur la culture (la littérature) et ses formes d’appropriation et réappropriation pour expliquer la création d’une commune identité, source d’attachement et donc vecteur des forces morales. Ces logiques sociales permettent aux individus de « faire nation » ; elles tiennent aussi du plébiscite de tous les jours selon les mots d’Ernest Renan (1882) pour se rappeler l’entité commune qui unit les hommes d’une même communauté nationale et se remémorer la cause pour laquelle ils sont prêts à se sacrifier.

Comment l’esprit de défense se transmet-il dans la communauté nationale ?

Les communications inscrites dans ce panel pourraient aborder la question du patriotisme, des modes éducatifs de transmission d’un esprit de défense et de la nécessité de durcir nos appartenances pour « faire société » et être résilient après la crise. 

Panel 2 :  Les forces morales : mémoires, cultures et patriotismes

Patrimoine – mémoires – patriotismes – tradition militaire – économie du souvenir

Les derniers témoins vivants de la seconde guerre mondiale disparaissent. Les livres d’histoire ont renouvelé leurs contenus et leurs curricula depuis les années 1980, en lien avec les demandes sociales d’histoire, les instructions officielles et les pratiques enseignantes (Bacquès, 2007). Le patrimoine sculptural et immatériel fait l’objet de vives discussions dans l’arène politique et éducative.

Comment interroger les lieux de mémoire (Nora, 1992) témoins d’une histoire commune autour desquels se cristallisent des tensions sociopolitiques ? Comment prendre à témoin la mémoire pour densifier les forces morales de la nation ? Quel rôle joue la mémoire et l’économie du souvenir dans la fabrique des forces morales ? 

Dans l’armée, le patrimoine tient aussi aux traditions, aux chants, à la musique, aux cultures et aux sous-cultures de groupe. Par patrimoine culturel, on entend un ensemble de biens matériels et immatériels de valeur pour la collectivité.

Pourquoi le patrimoine culturel est-il fondamental dans la fabrique des forces morales ? Comment les traditions civile ou militaire, la musique ou le chant peuvent-ils construire des enracinements patriotiques ?

Les communications de ce panel pourraient interroger l’articulation entre le patrimoine militaire ou civil (sous ses nombreuses formes) et ses effets sur les forces morales de la nation.

Panel 3. Les Forces morales et la technologie

Nouvelles technologies – guerre réseau centrée – robotique militaire – numérisation

L’équipement et les technologies sont nécessaires mais insuffisants pour emporter la décision s’ils ne sont pas adossés aux forces morales, c’est-à-dire à cette énergie ultime poussant le fantassin à accomplir, à l’échelon tactique, les derniers 300 mètres. D’abord la technologie militaire renforce la confiance du combattant (Henrotin, 2008). Elle lui confère une supériorité opérationnelle (de Boisboissel, 2022). La qualité des équipements et des matériels, la précision du renseignement par un outil technologique de pointe concourent à assurer le succès tactique et consolide la force physique et morale d’une unité.

Pourquoi la technologie affermit-elle la confiance en la capacité du soldat de vaincre son ennemi ?

La militaire aide également le combattant à se connaître. Sur le théâtre, elle permet de relier les hommes (radio, réseaux, signal) au moyen notamment de la voix du chef entendue par ses hommes. Comment la numérisation peut-elle remplacer une voix humaine ? Cet état de fait est-il souhaitable pour le chef commandant ses hommes dans la poursuite de l’action opérationnelle ?  Comment la technologie peut-elle aider le combattant à connaître ses limites pour tenir dans le temps et se dépasser ?

La puissance technologique altère également la force morale de l’adversaire. L’emploi de drones aériens en essaim, la robotique tactique ou les actions dans les champs immatériels pour nourrir une contre-propagande accroissent l’aptitude du soldat à résister et prendre l’ascendance (Martin, P., et Simiz, St., 2006). Mais la foi en la technologie sous la forme de la dépendance peut induire une vulnérabilité des équipes tactiques.

Comment poursuivre la manœuvre lorsque l’accès à la technologie dysfonctionne ?  

Les communications de ce panel répondent à la question de savoir dans quelle mesure les techniques numériques (informatique, télécommunications, robotique) appliquées à la conception des armes, à la conduite des opérations, aux équipements et aux systèmes de transmission impactent les forces morales des combattants ?

Les communications de ce panel examinent le rôle de la technologie dans l’action opérationnelle et ses effets sur les forces morales.

Panel 4. Les forces morales dans l’armée : aguerrir les corps et les esprits

Aguerrir – entraîner – physiologie – capacités physiques – spiritualités - croyances

La résilience du soldat français reste au cœur des considérations stratégiques par rapport à « l’art de la guerre » en évolution (hypothèse du retour d’un conflit de haute intensité, intelligence artificielle, robotique militaire, environnement hybride des affrontements). Or, pour prendre l’ascendant, le combattant doit être entraîné, durci et aguerri. La force morale se renforce sous l’effet de différents facteurs comme l’entraînement militaire et l’aguerrissement sur lesquels l’armée de Terre cherche à agir. En plus de l’entraînement du soldat, le renforcement de ses forces morales passe par l’aguerrissement des chefs de section (Kirsch, 2007). En régiment, il s’accomplit dans les centres spécialisés (CENTAC, CENZUB, CIC) et permet de cultiver les qualités tactiques, physiques et morales du lieutenant et de parfaire sa connaissance de la section en vue de l’engagement opérationnel (Ministère des armées, FT 01). Un chef qui connaît les forces morales de ses hommes exerce un commandement performant (Ardant du Picq, 1978). À cette fin, le chef militaire doit sans cesse s’aguerrir c’est-à-dire se familiariser aux dangers, à la rusticité, à l’audace, à l’intrépidité, à la fatigue, aux dangers, bref aux conditions difficiles de la guerre. Au combat, les forces morales sont un facteur de supériorité opérationnelle. Elles rendent le soldat endurant, apte à supporter l’enchaînement des sollicitations opérationnelles, à affronter l’imprévu et résister dans un environnement hostile.

Comment l’esprit guerrier se fabrique-t-il ? Quels techniques sont mis en œuvre pour augmenter les forces morales du soldat ?

Les communications de ce panel pourraient traiter du durcissement des capacités physiques, psychologiques et physiologiques du soldat, des modes d’aguerrissement et d’entraînement du combattant et des techniques aidant ce dernier à « gérer » et contenir la fatigue en situation opérationnelle.

L’entrainement aguerrit les corps. La croyance religieuse et les formes diverses de spiritualités donnent un surcroît de force au combattant, en particulier devant l’épreuve.

Comment la foi, les croyances religieuses ou laïques et les spiritualités peuvent-elles contribuer à densifier l’esprit pour mieux affronter l’adversité et faire face aux environnements difficiles ? Quels mécanismes peuvent densifier l’être et l’esprit pour se préparer aux situations difficiles (Vénard, Vénard, Chaput, 2017)?  

Méthode et publication

L’approche privilégiée pour étudier la construction et les effets des forces morales dans les sociétés sera pluridisciplinaire.

Ce colloque entend réunir des experts, des chercheurs en sciences humaines et sociales (SHS), en sciences de l’ingénieur (SDI) et des militaires pour débattre de ces enjeux. Il s’adresse aussi aux jeunes chercheurs. Une publication est envisagée.

Responsables scientifiques

  • Axel Augé (HDR HC), sociologue, directeur de l’Observatoire des forces morales (centre de recherche de l’académie militaire de Saint-Cyr Coëtquidan (CReC-AMSCC), université de Rennes 2.
  • Gérard de Boisboissel, ingénieur de recherche, centre de recherche de l’académie militaire de Saint-Cyr Coëtquidan (CReC-AMSCC),
  • Mario Trousselard, médecin, cheffe division santé du militaire en opération de l’Institut de recherches biomédicale des armées IRBA

Modalités de soumission des articles

Les propositions de communication (titre provisoire et résumé de 450 mots accompagnés d’un court CV d’une demi-page) peuvent être envoyées en français ou en anglais à l’adresse suivante :

  • axel.auge@st-cyr.terre-net.defense.gouv.fr
  • jerome.felber@st-cyr.terre-net.defense.gouv.fr

Délai : jusqu’au 30 octobre 2023. Langues de travail : français, anglais.

Après sélection des communications par le comité, les auteurs des propositions recevront une réponse au plus tard le 25 novembre 2023.

Programme prévisionnel

Lundi 15 janvier 2024 : accueil des participants et début du colloque

  • 9h - 10h50 :     panel 1. L’esprit de défense et les forces morales : histoire et enjeux sociopolitiques
  • 11h10 - 12h30 : panel 2. Les forces morales : mémoires, cultures et patriotismes

12h30-14h: déjeuner

  • 14h00-15h40: panel 3. Les Forces morales et la technologie
  • 16h00-17h20 : panel 4. Les forces morales dans l’armée

17h20 17h30 : synthèse et clôture

18h. Fin.

Contacts 

  • Axel Augé, MCF-HDR HC (oFoMo-CReC),  axel.auge@st-cyr.terre-net.defense.gouv.fr
  • Jérôme Felber, capitaine (oFoMo-CReC), jerome.felber@st-cyr.terre-net.defense.gouv.fr
  • Philippe Gélan, lieutenant-colonel ®, philippe.gelan@st-cyr.terre-net.defense.gouv.fr          

Organisation

  • Académie militaire de Saint-Cyr Coëtquidan (amscc)
  • Observatoire des forces morales de l’académie militaire de Saint-Cyr Coëtquidan (oFoMo- CreC Saint-Cyr)

Partenaires

  • Centre de doctrine et d’enseignement du commandement (cdec)
  • Université de Rennes 2

Bibliographie indicative

Anderson, B., L’Imaginaire national, Réflexions sur l’origine et l’essor du nationalisme, Paris, La Découverte, 1996.

Augé,  A., « Le patriotisme, vecteur des forces morales de la nation et du soldat », revue Fantassins, automne-hiver 2022, n° 49, pp. 25-31.

Ardant du Picq, Ch., Etudes sur le combat, [1868], Paris, Champ libre, 1978.

Augé, A., (sous la dir.), Patriotismes et sociétés. Dynamiques et permanences d’un fait social, Avon-les-Roches, Lamarque, 2023.

Baquès, M-C., « L’évolution des manuels d’histoire du lycée. Des années 1960 aux manuels actuels », Histoire de l’éducation, n° 114, 2007, pp. 121-149.

Bauman, Z., La Vie liquide, Paris, Fayard – coll. Pluriel, (réed. 2013).

Boisboissel (de), Gérard, « La technologie au service des forces morales », revue Fantassins, automne-hiver 2022, n° 49, pp. 126-128.

Diaz D. et Dupont, A., Nations et nationalités au XIXè siècle. Paris, CNRS édition, 2023.

Emmanuelli, X. Frémontier C., La fracture sociale, Paris, PUF, 2002.

Gellner, H., Nations et nationalismes, Paris, Payot, 1989.

Godet, A., La fracture sociale, Paris, Ellipse, 2002.  

Huet, A., « Patriotisme, frontières et territoires », Inflexions, n° 26, 2014, pp. 69-81.

Hobsbawn, E., L’invention de la tradition, Cambridge, Cambridge university Press, 1983.

Henrotin, J.  La technologie militaire en question. Le cas américain.  Paris, Economica, 2008.

Lagadec, Y., « Grande et petite patries dans les armées françaises de la grande guerre à nos jours », in Augé, A., Patriotismes et sociétés. Dynamiques et permanences d’un fait social, Avon-les Roches, Lamarque, 2023, pp. 71-87.

Lyotard, J-F., La condition postmoderne, Paris, Minuit, 1979.

Marie, A., « Communauté, individualisme, communautarisme : hypothèses anthropologiques sur quelques paradoxes africains », Sociologie et société, vol. 32, n° 2, 2007, pp. 173-198.

Martin, P., et Simiz, St., (sous la dir. de), L'empreinte de la guerre. De la Grèce classique à la Tchétchénie, Panazol, Lavauzelle, 2006.

Stiegler, B., De la misère symbolique. A l’époque hyper-industrielle, Paris, Galilée, 2004.

Thiesse, M-A., La création des identités nationales, Paris, Seuil, 1999.

Van Creveld, M., Les transformations de la guerre, Paris, du Rocher, 1998.

Venard, Ch., Venard, G., Chaput, G., La densification de l’être : se préparer aux situations difficiles, Paris, Pippa, 2017.

Weil, S., L’enracinement. Prélude à une déclaration des devoirs envers l’être humain. Paris, Seuil, 1990.

Yakovleff, M., « Fondement du moral et de l’éthique dans les armées : des différences révélatrices entre proches alliés » ; Inflexion, 2007-2, n°6

Places

  • Amphithéâtre des Vallières - École militaire, Place Joffre
    Paris, France (75007)

Event attendance modalities

Full on-site event


Date(s)

  • Monday, October 30, 2023

Keywords

  • force, morale, esprit, défense, sociologie, mémoires, technologies, nation, patriotisme

Contact(s)

  • Axel Augé
    courriel : axel [dot] auge [at] st-cyr [dot] terre-net [dot] defense [dot] gouv [dot] fr

Information source

  • Axel Augé
    courriel : axel [dot] auge [at] st-cyr [dot] terre-net [dot] defense [dot] gouv [dot] fr

License

CC0-1.0 This announcement is licensed under the terms of Creative Commons CC0 1.0 Universal.

To cite this announcement

« Les forces morales dans les sociétés civile et militaire », Call for papers, Calenda, Published on Friday, September 29, 2023, https://doi.org/10.58079/1bvj

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