HomeThe globalized routes of second-hand artefacts. Qualification, valorization, circulation and regulation

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The globalized routes of second-hand artefacts. Qualification, valorization, circulation and regulation

Les routes globalisées des objets de seconde main. Qualification, valorisation, circulation et régulation

"Géocarrefour" Journal

Revue « Géocarrefour »

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Published on Thursday, November 23, 2023

Abstract

Cet appel vise à prolonger les observations de Mathieu Quet à partir de l’étude des circulations des objets de seconde main à des échelles internationales et transnationales, qui soulèvent plusieurs enjeux. Ces objets connaissent, acquièrent ou perdent différents statuts (importation légale, contrebande, contrefaçon), formes (déchets, marchandises…) et valeurs tout le long de leur parcours, et des routes empruntés. Les circulations sont la condition même d’une requalification et valorisation de l’objet, qui ne passe pas seulement d’un marché à un autre mais aussi d’un système normatif et d’évaluation à un autre.

 

Announcement

Argumentaire

Mathieu Quet (2022) a montré la prégnance généralisée de la logistique, au point d’en faire un marqueur du monde contemporain et de son organisation. Les flux de marchandises, de capitaux, d’individus, et les imaginaires qui les accompagnent sont essentiels pour repenser et aller au-delà des cartographies des mondes de la production et de la consommation et de ses dynamiques de délocalisations et relocalisations. Ces géographies sont parfois prises dans une perspective fixiste, nationalo-centrée ou industrialo-centrée, à partir des notions de chaîne globale de production ou d’approvisionnement.

Cet appel vise à prolonger ces observations à partir de l’étude des circulations des objets de seconde main à des échelles internationales et transnationales, qui soulèvent plusieurs enjeux. Ces objets connaissent, acquièrent ou perdent différents statuts (importation légale, contrebande, contrefaçon), formes (déchets, marchandises…) et valeurs tout le long de leur parcours, et des routes empruntés. Les circulations sont la condition même d’une requalification et valorisation de l’objet, qui ne passe pas seulement d’un marché à un autre mais aussi d’un système normatif et d’évaluation à un autre. Cette réflexion s’inscrit dans la lignée de travaux qui soulignent la labilité de ce type d’objets et les enjeux de leur qualification à des fins de circulation et de (re)valorisation (Garcier, Rocher, Verdeil, 2017 ; Benelli, Corteel, Debary et al., 2017). Ces questions peuvent entrer en dialogue avec les analyses portant sur la mondialisation et plus particulièrement la “mondialisation par le bas”, et révéler d’autres logiques de structuration de l’économie mondiale que la partition Nord-Suds.

Nous souhaitons questionner ces circulations à partir de la qualification et catégorisation de ce qui circule ; de la conceptualisation même de ces circulations, en termes de chaînes ou réseau ; des modalités de circulation et de leur régulation ; enfin des méthodes mobilisées pour leur étude.

Qualifier les objets de seconde main

Les objets de seconde main (fripes, voitures, pièces mécaniques, smartphone, etc.) revêtent des formes multiples aux statuts parfois ambigus, éventuellement négociés, et débouchant sur des valeurs différenciées et changeantes (Sandoval-Hernández, Rosenfeld, Peraldi, 2019 ; Rosenfeld, 2018 ; Jacquot, Morelle, 2022). Elles témoignent des vies plurielles d’un objet, en relation avec sa mise en mouvement et au-delà selon les interactions qu’ont des individus et des sociétés avec lui (Appadurai, 1986 ; Ingold, 2007 ; Weber, 2014). Bien manufacturé, un objet peut devenir un déchet, être à nouveau matière, en passant par des déclinaisons en divers autres objets et choses (Denis, Pontille, 2022), voire même intégrer le registre des collections, relevant de différentes formes de mise en valeur et de définition du prix (Boltanski, Esquerre, 2017).

Le statut même des objets est donc défini et redéfini de façon variable suivant un ensemble de relations et d’opérations (Mezzadra, Brett, 2013), procédures, d’évaluations et d’expertises (matérielles ou non), de tri et de catégorisations institutionnelles ou plus informelles, faisant appel à des normes juridiques ou professionnelles, et à des savoirs, sanctionnées administrativement et par des mécanismes de fixation du prix.

La qualification des marchandises de seconde main autorise (ou non) leur mise en circulation et dès lors le franchissement de frontières. L’observation des différentes étapes de leurs circulations révèle les régulations en présence et les enjeux qui les sous-tendent, qu’ils soient d’ordre géopolitique (garder des matières), économique (défendre l’industrie nationale et locale), environnemental (la problématique des pollutions et du recyclage) ou social (garantir l’accès à moindre coût de biens de consommation). Elle peut aussi en révéler les zones grises (Blaszkiewicz, 2018). Ces qualifications sont au fondement de la valeur des objets.

Ces circulations le long de routes mondialisées font donc se rencontrer en diverses étapes une pluralité d’acteurs, interagissant dans le cadre de rapports de pouvoir asymétriques avec des institutions publiques et des organisations régionales et internationales (douanes et services de police, chambres d’industrie), des firmes multinationales, des acteurs de la logistique (transitaires, armateurs) et plus largement une pluralité d’intermédiaires, des transmigrants (Tarrius, 2015), jusqu’à des collecteurs informels, des marchands (grossistes, détaillants) et des clients (Durand, 2019, Cohen, 2022). Ces acteurs sont experts en qualification, détermination de la valeur, et procédures de mise en circulation. Certains peuvent jouer avec les règles et négocier des contournements et des transgressions, par des pratiques visant à la transformation des objets et à l’effacement de certains de leurs caractères (ancienneté, identité et contrefaçon, non-conformité à différentes réglementations…) ou par le recours à des pratiques corruptives. Cette dimension informelle peut revêtir un caractère plus explicitement criminel, dans le cadre de trafics et d’échanges de ressources illégales (Feltran ; 2022 ; Dias Motta et al., 2022). Elle s’inscrit dans des expériences acquises, des normes pratiques (Olivier de Sardan, 2021) et s’adosse à des réseaux de relations.

L’appel invite donc à retracer les parcours de ces objets de seconde main, en prêtant attention à leurs formes, à leurs statuts et à leurs valeurs. Plus spécifiquement, il s’agit de réfléchir à leurs conditions d’existence et de mise en circulation à partir de processus de qualification et d’une pluralité d’acteurs engagés de façon asymétrique dans des relations à ces objets, dans une négociation éventuelle avec les règlements. L’attention pourra aussi être portée à la matérialité des objets et à leurs transformations physiques, en vertu des logiques de tri et de catégorisation, suivant la diversité des répertoires de connaissances et de savoirs en présence.

Ce que les objets de seconde main font aux chaînes d’approvisionnement

Ces objets circulent selon des routes parfois en concurrence, mobilisant différents types de lieux : des sites professionnels et vente aux enchères, des marchés, des espaces frontaliers, des ports, des zones logistiques, des zones franches, des plateformes numériques.

Les circulations ont été souvent pensées en tant que chaînes d’approvisionnement ou chaînes de valeur globales (Ponte, Gereffi, Raj-Reichert, 2019), résultant de dynamiques d’externalisation, de délocalisations et de sous-contractualisation (Knowles, 2014), contrôlée par des acteurs puissants, en lien avec les mutations de l’entreprise dont le toyotisme a été un symbole. Or cette idée d’une rationalité d’ensemble et d’un contrôle unifié est-elle adaptée aux circulations des marchandises de seconde main, dont l’aire de production n’est pas localisée dans une zone industrielle mais qui sont rassemblées dans des marchés à partir de lieux d’origine divers ?

Cette condition influe la manière dont se constituent des places marchandes (Rosenfeld et Van Criekingen, 2015 ; Doron, 2022) mais aussi des routes. Ainsi des auteurs s’éloignent de la notion de chaîne pour lui préférer par exemple celle de réseau mondial de production (Brooks, 2012 sur les fripes). D’autres critiquent la notion de réseau appréhendé comme un assemblage de routes dédiées au transport, émaillé de points nodaux et appellent à saisir un maillage alternatif de chemins habités et non pas seulement traversés (Ingold, 2022 [2007], p 105). La logistique globale n’est pas que technologique et conteneurisée, elle emprunte aussi des voies détournées, faisant circuler des marchandises vers ou depuis les marges, nécessitant une approche critique croisant rationalités marchandes et logiques sociopolitiques (Schouten, Stepputat, Backmann, 2019).

Tenant compte de cette hétérogénéité du monde, A. Tsing (2017) appelle à une « ethnographie de la connexion globale » où des éléments d’hétérogénéité et d’inégalités (de valeurs, conceptions, usages, règles) produisent des connexions sur de longues distances par des « alliances inattendues ». Cette connexion globale relève aussi d’une mondialisation “par le bas” (Portes, 1997 ; Tarrius, 2002 ; Gordon et al., 2012 ; Choplin, Pliez Olivier, 2018), qui caractérisent les imaginaires et les pratiques d’acteurs situés aux marges des marchés officiels, parfois précaires et stigmatisés, tributaires des réglementations qui les écartent ou les reconnaît, mais non déconnectés des Etats et des acteurs de l’économie officielle.

Les circulations des marchandises de seconde main peuvent révéler tout un ensemble de frictions (Tsing, 2020), de résistances, de contournements et de détournements, qui réorientent les chaînes (Tastevin, Pliez, 2015), suscitent des embranchements multiples et les transforment éventuellement en lignes de fuite. Les circulations qui en découlent ne sont pas forcément homogènes ; elles jouent de la diversité et de l’hétérogénéité des espaces, des points de contrôle ou des nœuds et des carrefours des marchandises, des capitaux engagés et des systèmes d’évaluation. Elles peuvent s’émanciper de routes historiques, héritées des contextes coloniaux (Freidberg, 2004), remettre en cause les spécialisations Nord-Sud, et s’arrimer à de nouvelles zones logistiques (Cowen, 2014).

De cette hétérogénéité des formes de circulation découle l’enjeu de l’étude des lieux empruntés et de leur structuration, suivant des régulations étatiques, politiques et des logiques industrielles. Les nœuds de ces circulations s’incarnent depuis les zones portuaires et logistiques aux périphéries populaires où se constituent des places marchandes. Les routes globales se traduisent par des ramifications régionales (des côtes et zones portuaires à l’intérieur des régions et pays), et des réorientations sur des temps longs ou plus courts.

À partir de quelles infrastructures les marchandises circulent-elles ? Que font-elles en retour aux lieux qu’elles traversent, qu’elles occupent au moment de leur transit, de leur stockage ou de leurs ventes ? Que nous disent-elles de la géopolitique mondiale dans un monde multipolaire et postcolonial ? Quels sont les individus impliqués dans les circulations des objets de seconde-main ? Quels parcours, capitaux économiques et sociaux, compétences et savoir-faire mobilisent-ils ?

En complément, des textes réfléchissant aux enjeux méthodologiques de telles recherches seront bienvenus, quant à l’accès aux terrains, à leur dimension multi-située, à l’enjeu de leur connexion, à la nécessité d’ethnographies multi-scalaires (Xiang, 2013), impliquant des collectifs de recherche eux-mêmes multi-situés ou en mouvement (Büscher, Urry, Witchger, 2011)

Les propositions d’articles peuvent ainsi s’inscrire dans les axes thématiques suivants :

  • les (re) qualifications des objets (marchandise, matière, déchet, etc.) comme enjeu de leur mise en circulation, leur transformation concrète, la négociation de leurs valeurs ;
  • la dimension informelle et illégale de ces circulations et les conversions entre formel et informel aux différents points d’étape de ces circulations ;
  • l’analyse de ces points d’étape, plus largement des lieux clefs de la circulation (sas, hubs, seuils, places marchandes), dans lesquels se jouent le contrôle ou son détournement, le passage d’un espace à un autre, la requalification et transformation de l’objet, la négociation de sa valeur ;
  • Une réflexion sur les agencements au fondement de la production de l’espace à l’intersection des niveaux mondiaux, régionaux et locaux ;
  • les enjeux méthodologiques liés à ces enquêtes et réflexions.

Les propositions peuvent discuter des nouvelles structurations géographiques des circuits des objets de seconde main, quelles que soient leurs orientations (Nord-Sud, Sud-Sud, Nord-Nord, etc.).

Conditions de soumission

L’appel est ouvert à l’ensemble des disciplines des sciences sociales et humaines.

La proposition d’article devra être transmise par courriel

avant le 15 avril 2024

(pour une parution début 2025)

aux coordinateurs du numéro :

  • Sébastien Jacquot (sebastien.jacquot@univ-paris1.fr)
  • et Marie Morelle ( marie.morelle@univ-lyon2.fr)
  • et en copie au secrétaire de rédaction de la revue, André Buisson (andre.buisson@univ-lyon3.fr).

La proposition d’article sera rédigée au format Word ou Open office, police Times New Roman, et devra comprendre :

  • un titre,
  • un résumé entre 3 000 et 5 000 signes maximum présentant la problématique de l’article, le cadrage théorique, le ou les terrains d’étude sur lesquels la proposition s’appuie,
  • et 3 à 5 mots-clés.

Deux versions sont attendues : une comprenant les données personnelles de l’auteur, et une version anonymisée (nom d’auteur, « informations personnelles » attachées au fichier Word, et illustrations compris).

La rédaction de l’article devra respecter les normes de la revue Géocarrefour.

Merci de consulter à cette fin : https://journals.openedition.org/geocarrefour/1017#tocto2n1.

L’article aura un volume optimum compris entre 40 000 et 60 000 signes, espaces et bibliographie compris.

Les articles seront évalués en double aveugle par le comité de lecture.

Coordinateurs scientifiques

  • Sébastien Jacquot, Maître de Conférences, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, IREST Programme de recherche ANR/FAPESP Global Car (UMR PRODIG)
  • Marie Morelle, Professeure, Université Lumière Lyon 2, UMR EVS Programme de recherche ANR/FAPESP Global Car (UMR PRODIG)

Bibliographie

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Date(s)

  • Monday, April 15, 2024

Keywords

  • objets de seconde main, approvisionnement, recyclage, logistique, flux, consommation, fripes, voitures, pièces mécaniques, smartphone

Contact(s)

  • Sébastien Jacquot
    courriel : sebastien [dot] jacquot [at] univ-paris1 [dot] fr
  • Marie Morelle
    courriel : marie [dot] morelle [at] univ-lyon2 [dot] fr

Reference Urls

Information source

  • André Buisson
    courriel : andre [dot] buisson [at] univ-lyon3 [dot] fr

License

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To cite this announcement

« The globalized routes of second-hand artefacts. Qualification, valorization, circulation and regulation », Call for papers, Calenda, Published on Thursday, November 23, 2023, https://calenda.org/1110396

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