HomeSauver le monde ou se sauver soi-même ? Penser les engagements préfiguratifs en contexte néolibéral

HomeSauver le monde ou se sauver soi-même ? Penser les engagements préfiguratifs en contexte néolibéral

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Published on Friday, February 16, 2024

Abstract

Le colloque vise à ouvrir un espace de discussion pour les chercheur·euses travaillant sur les engagements préfiguratifs. À partir d’une approche qui considère tant les militantismes progressistes que conservateurs, et qui s’intéresse à la complexité de la mise en œuvre des pratiques préfiguratives, nous proposons de poser les questions suivantes : quelles idées et/ou croyances sous-tendent les pratiques préfiguratives ? Quelles formes prennent ces pratiques selon des contextes socio-politiques hétérogènes et des trajectoires de classe, genrées, sexuées et racialisées diverses ? Que font les injonctions néolibérales à ces engagements préfiguratifs ? Et enfin, comment enquêter au plus près de ces pratiques, par définition difficile d’accès car déployées dans des espaces privés et semi-privés, ceci au sein d’une Université toujours plus soumise à des injonctions néolibérales ?

Announcement

Argumentaire

La rhétorique de la crise économique qui domine l’orientation des politiques gouvernementales actuelles repose sur un régime d’historicité présentiste (Hartog 2012) dans lequel la gestion de l’urgence s’impose au détriment d’autres horizons temporels. Si cette « tyrannie du présent » (Baschet 2018) favorise le maintien d’un statu quo néolibéral au nom du réalisme et du pragmatisme, elle n’éradique pas pour autant la « prolifération de projections » (Guéguen et Jeanpierre 2022) quant aux futurs possibles. C’est précisément de ce contexte de crise permanente que naissent nombre d’initiatives aspirant à mettre en pratique, ici et maintenant, les conditions de réalisation d’un monde espéré. Ces initiatives s’arriment tantôt à une conception pessimiste du futur (catastrophisme et survivalisme), tantôt à la promesse d’un avenir radieux (transhumanisme), ou victorieux (évangélisme). Elles sont l’expression sociale, chacune de manière spécifique, d’un désespoir au regard de la situation présente qui fait naître le besoin de construire un monde autre. C’est de cet imaginaire qui se fait constituant qu’émerge l’action, celle qui cherche à imprimer dans la matérialité de ce monde la possibilité d’une vie meilleure (Bloch 1976 ; Desroche 1973). De là émergent une pluralité de pratiques que nous appelons ici « préfiguratives » en ce qu’elles visent à préfigurer la société rêvée, ou autrement dit, à mettre en actes, dans les gestes et interactions du quotidien, des idéaux sans attendre un changement global de société (Yates 2015). Ces pratiques ont pour caractéristique de s’appuyer sur une rhétorique de l’imminence plaçant le présent en tension entre un monde déjà-là et non encore advenu, typique des attentes eschatologiques religieuses ou séculières.

Les pratiques préfiguratives constituent un objet encore peu étudié en sciences sociales, a fortiori en France. Si elles ont toujours existé, les approches dominantes de la sociologie du militantisme ont eu tendance à les négliger en prêtant attention avant tout aux modes d’actions visant à exposer des revendications auprès de l’État, dans la sphère publique (Goodwin et al. 1999). Depuis les années 2010, la multiplication des mouvements d’occupation de places ou de « Zones à Défendre » a néanmoins amené de plus en plus de chercheur·euses à s’intéresser à des formes d’engagements dont la « quotidianisation » est revendiquée (Pruvost 2017 ; Renou 2019). Dans un même temps, des travaux ont mis en évidence l’importance grandissante d’un « rapport pragmatiste » à l’engagement, où engagement collectif et affirmation de soi viennent s’articuler (Pereira 2007). Ces formes d’engagements ont alors été appréhendées à partir de diverses notions telles que « quiet activism » (Pottinger 2017), « every-day activism » (Dobson et Bell, 2006), « mouvements de mode de vie » (Haenfler et al., cité par Renou 2019), « résistance quotidienne » (Dobré 2003 ; Yates 2022) ou « politisation du moindre geste » (Pruvost 2015). Un ensemble de travaux ont proposé des réflexions similaires à partir de la notion d’utopie – concrète (Bloch 1976 ; Frémeaux et Jordan 2012 ; Lallement 2015), au présent (Carlsson et Manning 2010), ou réelles (Wright 2017). S’il est encore peu utilisé en France (Fourment 2021 ; Calheiros, 2023), le concept de “pratiques préfiguratives” tend à s’imposer dans l’espace anglophone (Leach 2013).

En choisissant cette notion, ce colloque veut traiter de la quotidianisation des engagements tout en interrogeant les temporalités inscrites dans ces pratiques concrètes, en lien avec un futur souhaité. La question des idéaux et des finalités des actions est cruciale pour l’analyse des pratiques préfiguratives. Dans un premier temps, on peut estimer qu’il est illusoire de croire que l’on peut agir à contre-courant d’une société sans être affectée par elle. Dans un second temps néanmoins, on peut entrer dans la complexité de l’objet pour interroger les processus par lesquels les acteur·ices parviennent ou échouent à incarner ici et maintenant, un monde « alternatif à celui que le cours ordinaire des choses prépare » (Renou 2019). Il s’agit également de comprendre les négociations et les ajustements opérés par les acteur·ices au gré des épreuves. En ce sens, le caractère individuel et performatif des pratiques préfiguratives résonne avec des logiques néolibérales qui invitent l’individu à devenir l’entrepreneur de toutes les sphères de son existence (Dardot et Laval 2010). Ces résonances sont-elles aussi identifié·es par les acteur.ices, et si oui, qu’en font ils·elles ?

Cette question se pose essentiellement pour les pratiques préfiguratives considérées comme progressistes. On sait pourtant qu’il existe des initiatives de « retour à la terre » conservatrices. Également, le retour du conservatisme religieux dans l’espace public mondial depuis les années 1970 (Casanova 1994), en particulier l’essor de la Droite chrétienne (Lo Mascolo 2024), s’articule à des pratiques qui ciblent l’école, la famille et le monde de l’entreprise en vue d’insuffler une transformation socio-politique du monde (Gonzalez 2014). Pour les fidèles, ce plan hégémonique devrait se concrétiser grâce à un militantisme quotidien dans les secteurs susmentionnés afin de s’investir dans un futur déjà présent. En outre, l’appel idéologique au maintien de l’ordre social présent s’articule également à des discours de transformation du monde. Ainsi, les « rêves de puissance » exprimés par exemple dans « le monde de l’innovation scientifique et technologique ou bien dans les discours sur le développement personnel » (Guéguen et Jeanpierre 2022) peuvent donner lieu à des pratiques visant à préfigurer ces idéaux capitalistes et néolibéraux. Or, l’exploration de ces pratiques préfiguratives « pas nécessairement progressistes » (Autin 2016) reste l’objet de peu de discussions, et ce en lien avec une marginalité plus générale des recherches sur les mouvements conservateurs (Agrikoliansky et Collovald 2014) ou, plus récemment, d’extrême-droite (Avanza 2018). Les analyser nous semble heuristique pour réévaluer la façon dont les pratiques préfiguratives ont été pensées jusqu’ici. C’est donc à partir d’une approche qui considère tant les militantismes progressistes que conservateurs, et qui s’intéresse à la complexité de la mise en œuvre des pratiques préfiguratives, que nous proposons de poser les questions suivantes : quelles idées et/ou croyances sous-tendent les pratiques préfiguratives ? Quelles formes prennent ces pratiques selon des contextes socio-politiques hétérogènes et des trajectoires de classe, genrées, sexuées et racialisées diverses ? Que font les injonctions néolibérales à ces engagements préfiguratifs ? Et enfin, comment enquêter au plus près de ces pratiques, par définition difficile d’accès car déployées dans des espaces privés et semi-privés, ceci au sein d’une Université toujours plus soumise à des injonctions néolibérales ?

Les propositions de communication pourront s’inscrire dans un ou plusieurs des axes suivants :

Axe 1. Attentes eschatologiques, projets politiques et pratiques préfiguratives

En premier lieu, nous nous pencherons sur l’articulation des politiques préfiguratives aux discours sur les temps de la fin. Si jusque dans les années 1960, les théories de la sécularisation prédisant la fin prochaine des religions dominaient, et que la fin des grands récits a été annoncée au tournant des années 1980 (Lyotard 1979 ; Gauchet 1985), force a été de constater que ces interprétations relevaient, au mieux, d’un court moment dans l’histoire, sinon d’une perspective occidentalo-centrée, voire hexagonale (Davie et Hervieu-Léger 1996). De nombreux travaux en sociologie des religions ont montré comment le religieux, loin de s’être étiolé, s’est au contraire recomposé depuis les années 1970 (Hervieu-Léger 1999 ; Casanova 1980 ; Berger 1999). Parmi les caractéristiques marquant la modernité religieuse, la mondanisation des croyances et des valeurs a eu pour conséquence de ramener la question du salut ici-bas et maintenant. Nous souhaitons articuler ce phénomène aux discours eschatologiques contemporains, religieux ou séculiers. En effet, si le regain d’intérêt pour l’étude des attentes eschatologiques a principalement été le fait des sciences sociales du religieux (Aubin-Boltanski et Gauthier 2014 ; Gagné 2020), la thématique déborde aujourd’hui de loin ce champ (Afeissa 2017) et appelle à de nouveaux questionnements. Tant d’un point de vue empirique qu’épistémologique, cet axe d’étude des pratiques préfiguratives entend ouvrir un dialogue fructueux entre la sociologie des mouvements sociaux et celle des religions autour de la transformation de l’espoir en engagement dès lors qu’il appelle à la mise en place de ces pratiques.

Ainsi, les eschatologies peuvent parfois s’actualiser dans des projets religieux socio-politiques conservateurs (Gonzalez 2014 ; van der Tol et Rowley 2021). C’est le cas du projet théocratique actuel des évangéliques qui se fonde sur une eschatologie victorieuse et optimiste ancrée dans le présent - ainsi qu’une visée de restaurer un passé « des origines » - et non plus dans le futur, abandonnant par là même le pessimisme et la passivité propre au fondamentalisme classique (Ibid). La question des temps de la fin se donne également à voir avec le projet transhumaniste qui aspire à la transcendance de la condition humaine - la posthumanité - par le recours à la technoscience. Il s’est constitué en un mouvement social biopolitique cherchant à faire reconnaître à l’échelle mondiale le vieillissement et la mort comme un problème social contre lequel lutter, une maladie qu’il faut soigner. La revendication de la nécessité morale d’en finir avec Homo Sapiens s’accompagne de stratégies de déploiement tant à l’échelle industrielle qu’à l’échelle des militants1 transhumanistes par la mise en place de pratiques d’augmentation et d’optimisation de soi (Calheiros 2023). D’autres eschatologies séculières, comme celles s’articulant aux discours sur la catastrophe et l’effondrement de la société (Afeissa 2017 ; Frogneux 2013 ; Foessel 2012), se font prégnantes dans le contexte socio-écologique actuel - surtout depuis des perspectives occidentalocentrées (Danowski et Viveiros de Castro 2016). Bien que la « démarginalisation » de ces « perspectives catastrophistes » (Semal 2019) soit difficile à mesurer, il n’en reste pas moins que les mouvements actuels se confrontent à ces annonces d’une potentielle fin collective. Du côté des « pratiques alternatives postcapitalistes historiquement indexées à une représentation progressiste de l’histoire » (Jeanpierre et Guéguen 2022) se pose la question de leur recomposition à l’aune de ces discours eschatologiques. Pouvant susciter désespoir ou espérance (Pelluchon 2023), les débats sont vifs sur ce que font ces perspectives de l’effondrement aux imaginaires alternatifs, et in fine à l’action. Réduisent-elles les futurs possibles à un seul scénario catastrophique ou nourrissent-elles, à partir de ce monde effondré, l’invention de nouvelles utopies ? Engendrent-elles des postures passives, voire de repli réactionnaire, ou sont-elles motrices d’actions subversives et émancipatrices ? (Blanchard et al, 2022). Comment ces espérances et ces craintes sur le devenir collectif s’articulent-elles à des mises en pratiques locales ? Les communications pourront ainsi rendre compte de l’articulation entre attentes eschatologiques, religieuses ou séculières avec la pensée et l’action politique.

Axe 2 : Rapports de pouvoir, prédispositions à l’engagement et pratiques préfiguratives

Il s’agit, dans ce deuxième axe, de réfléchir aux articulations entre caractéristiques sociales et contextes socio-politiques des acteur·ices avec le choix d’un engagement ancré dans leur mode de vie. Aussi, qui sont ces acteur·ices de pratiques préfiguratives et quelle(s) position(s) occupent-t-ils et elles dans l’espace social ? Comment les appartenances de classes affectent-elles ces pratiques ? Ces pratiques sont-elles tributaires d’un contexte politique contraignant fortement la participation politique, ou au contraire constituent-elles une voie supplémentaire de contestation ? In fine participent-elles à contester et/ou à reproduire l’ordre social en place et les rapports de domination qui s’y rattachent ?

Tout d’abord, la littérature et les luttes féministes ont montré depuis les années 1970 l’importance de porter attention aux dimensions politiques de ce qui relève du privé au travers d’une « micro-politique du proche » (Pateman 1989), invitant ainsi à élargir les terrains d’enquête au-delà des espaces publics (Clair 2016). Alors que les pratiques préfiguratives prennent place dans l’espace privé, il importe de questionner qui sont les acteur·ices les plus à mêmes d’adopter ce mode d’engagement, là où il semble que les femmes y soient surrepresentées (Guien et al. 2020). Des travaux montrent ainsi que ces pratiques peuvent opérer des formes de réassignation à l’espace privé pour les femmes (De Wilde and Parry 2022), bien que celui-ci revête des significations plurielles et puisse également être un « site de résistance » (hooks 1991). Par ailleurs, il apparaît que les engagements préfiguratifs peuvent également charrier des perspectives ambivalentes de l’émancipation, comme dans le cas du féminin sacré (Rimlinger 2021), ou encore au sein des mouvements conservateurs reposant sur une vision essentialiste des femmes (Della Sudda 2007). En second lieu, il apparaît que les pratiques écologiques de récupération sont marquées par la valorisation d’un « goût de la nécessité » (Bourdieu, 1979) mise en oeuvre grâce à un travail concret et utile orienté vers la subsistance, parfois au sein d’un mode de vie simplicitaire (Mège 2017). Ce registre du « faire soi-même » peut ainsi s’inscrire dans des formes de romantisation de la culture populaire ou du travail manuel, qui semble être plutôt le fait des classes intellectuelles. Dès lors, la dimension de classe invite à rendre compte de ces pratiques quotidiennes qui peuvent être soit considérées comme ce qui reste aux acteur·ices dominé·es au sein de « l’infrapolitique » (Scott 2009), soit considérée comme une manière supplémentaire de se « distinguer » des « pratiques de consommation de masse » (Grisoni et Nemoz 2017). La forme entrepreneuriale que peuvent prendre ces engagements questionne par ailleurs leur potentielle « sujétion » aux logiques néolibérales de l’entreprise. Isabelle Hajek (2020) montre ainsi que les pratiques anti-gaspillages qui préfigurent une économie de la récupération semblent aux prises avec une double issue : devenir devenir le lieu « d’une possible émancipation » ou celui « d’une nouvelle aliénation ». Les communications traitant de la dimension de racialisation, de classe et de genre de ces pratiques quotidiennes, par exemple au fil de la mise en actes et en mots des engagements, sont bienvenues.

Axe 3. Néolibéralisation de l’université, implication des chercheur·euses et engagements préfiguratifs

Dans ce troisième axe, il s’agira de mettre au jour les enjeux méthodologiques et épistémologiques s’articulant autour de la question de « l’implication » et des positionnements des chercheur·euses au regard de terrains portant sur les engagements préfiguratifs2. Concernant l’étude de mouvements sociaux progressistes, plusieurs travaux ethnographiques soulignent les entrelacs entre « expérience universitaire » et « militante », comme étant les « deux faces d’une même démarche critique » (Verdier 2018). Cette position d’insider peut parfois relever de la « nécessité épistémique », notamment dans un contexte de surveillance et de répression des mouvements étudiés (Corroyer 2022). Les difficultés peuvent être d’un tout autre ordre dans le cas d’enquête sur la dimension quotidienne d’engagements conservateurs, religieux, attestataires de l’ordre néolibéral, etc. La particularité de ces terrains soulève ainsi un certain nombre d’interrogations : à quels types de contraintes les ethnographes sont-ils et elles confronté·es lors des enquêtes de terrain ? Quelles stratégies mettent-ils et elles en place ? Comment gérer les effets de proximité idéologique ou religieuse, ou au contraire de distanciation, voire de répulsion, avec son objet (Avanza 2008) ?

Ces interrogations ne se limitent toutefois pas au temps de recueil de données mais s’étendent également à ceux de l’écriture puis de la publication des travaux. Du sentiment d’“arrachement, voire d’auto-exclusion” vis-à-vis des milieux étudiés (Corroyer 2022), aux dilemmes éthiques posés par les possibles usages des données recueillies, l’ethnographe se trouve souvent seul·e pour gérer ces implications émotionnelles et décider « en conscience » ce qui peut être dévoilé sans « prendre le risque de nuire à ceux qui lui ont fait confiance » (Marchive 2012). Ces difficultés, souvent vécues à l’échelle individuelle, nous semblent alors non seulement inhérentes à ces sujets d’enquête, mais aussi construites et renforcées par le contexte de néolibéralisation de l’université. Celui-ci promeut “une vision productiviste des sciences sociales” (Nativel 2020) dans laquelle les questions qui pourraient « ralentir » cette productivité n’ont que peu d’espaces où être posées (Stengers 2014). À cela s’ajoute une perspective androcentrée de la science qui tend à éluder tout ce qui relève de l’intime et des relations dans les reconstructions a posteriori des enquêtes (Mohia 2008). Ce colloque se veut donc également être un moment de réflexion au sujet des conséquences des injonctions néolibérales sur la production de connaissances, les enquêtes de terrain, la relation aux enquêté·es et les chercheur·euses.

Modalités de soumission

Les communications peuvent s’inscrire dans un ou plusieurs des trois axes proposés. Les auteur·ices peuvent venir de différentes disciplines : science politique, sociologie, anthropologie, histoire, philosophie, géographie, études urbaines, études féministes, information et communication. Le comité scientifique sera sensible aux efforts de ceux et celles-ci pour s’ancrer dans le questionnement général de la journée d’étude. Les propositions ne doivent pas excéder 500 mots et doivent être envoyées sous format PDF à l’adresse colloqueprefiguration2024@proton.me

avant le 18 mars 2024.

Les auteur·ices seront informé·es des retours avant le 1er avril 2024. Une publication sous forme de numéro spécial est envisagée à la suite du colloque.

Comité d’organisation

  • Cécilia Calheiros, chercheuse post-doctorale en sociologie à l’Université de Rouen-Normandie, DySoLab et docteure associée au CéSor EHESS-Paris
  • Juliette Duléry, docteure en science politique, ATER à l’Université de Rouen-Normandie, CUREJ
  • Emeline Fourment, MCF en science politique à l’Université de Rouen-Normandie, CUREJ
  • Agathe Lelièvre, docteure en science politique, ATER à l’Université de Rouen-Normandie, CUREJ
  • Romane Soler, doctorante en sociologie à l’Université de Rouen-Normandie, DySoLab

Comité scientifique

  • Marion Charpenel, Maître de conférences en sociologie à l’Université de Rouen-Normandie, DySoLab
  • Yannick Fer, Directeur de recherche en sociologie au CNRS et membre du Centre Maurice Halbwachs (CNRS/EHESS/ENS)
  • Laurent Jeanpierre, Professeur en science politique à Paris I, CESSP
  • Antoine Mégie, Maître de conférences en science politique à l’Université de Rouen-Normandie
  • Irène Pereira, Professeure des universités en sciences de l’éducation et de la formation, Université de Rouen-Normandie
  • Cécilia Calheiros, chercheuse post-doctorale en sociologie à l’Université de Rouen Normandie, DySoLab et docteure associée au Césor EHESS-Paris
  • Juliette Duléry, docteure en science politique, ATER en science politique à l’Université de Rouen-Normandie, CUREJ
  • Emeline Fourment, MCF en science politique à l’Université de Rouen-Normandie, CUREJ
  • Agathe Lelièvre, docteure en science politique, ATER en science politique à l’Université de Rouen-Normandie, CUREJ
  • Romane Soler, doctorante en sociologie à l’Université de Rouen-Normandie, DySoLab

Notes

1. L’écrasante majorité de ces militants étant des hommes, la féminisation du texte n’est pas appliquée ici.

2. Voir à ce sujet l’appel à communications de la journée d’étude Lieux de vie collectifs à visée écologique en milieurural. La fabrique de l’autonomie organisée par Gabrielle de Chevron Villette, Arthur Contejean, Camille Moreau,et Romane Rozencwajg le 27 novembre 2023.

 

Places

  • Rouen, France (76)

Date(s)

  • Monday, March 18, 2024

Keywords

  • préfiguratif, crise économique, néolibéralisme

Information source

  • Agathe Lelièvre
    courriel : colloqueprefiguration2024 [at] proton [dot] me

License

CC0-1.0 This announcement is licensed under the terms of Creative Commons CC0 1.0 Universal.

To cite this announcement

« Sauver le monde ou se sauver soi-même ? Penser les engagements préfiguratifs en contexte néolibéral », Call for papers, Calenda, Published on Friday, February 16, 2024, https://doi.org/10.58079/vum4

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