HomeLa ville postapocalyptique comme objet critique dans l’imaginaire nord-américain

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Published on Monday, March 04, 2024

Abstract

Si les fictions nord-américaines regorgent de récits de fins du monde et d’environnements post apocalyptiques variés, elles témoignent d’une fascination particulière pour l’effondrement du mode de vie urbain. Ce n’est néanmoins pas la fascination suscitée par ce spectacle qui fera l’objet de ces journées d’étude. Il s’agira plutôt d’envisager la façon dont certaines œuvres représentent les villes nord-américaines dans un contexte postapocalyptique afin de développer des discours critiques interrogeant les modes de vie contemporains, l’organisation sociale et économique des États-Unis et plus largement de l’Occident. 

Announcement

Journées d’étude, 3 et 4 octobre 2024, Université Jean Monnet Saint-Etienne

Argumentaire

Si les fictions nord-américaines regorgent de récits de fins du monde et d’environnements postapocalyptiques variés, elles témoignent d’une fascination particulière pour l’effondrement du mode de vie urbain. A maintes reprises, New York a par exemple été envahie par des monstres (Je suis une légende, Richard Matheson, 1954), des zombies et des vampires (Empire of the Dead, tome 1, George Romero et Alex Maleev, 2014), des Kaiju (Cloverfield, Matt Reeves, 2008) ou des extra-terrestres (Avengers, Joss Whedon, 2012). Elle est aussi devenue trop chaude pour l’espèce humaine (Le Dieu venu du Centaure, Philip K. Dick, 1965), a été engloutie (New York 2140, Kim Stanley Robinson, 2017), ensevelie (La Planète des singes, Franklin Schaffner, 1968) et a sombré dans l’anarchie après un virus mortel (Tom Clancy’s The Division, Ubisoft, 2016) ou une décision politique (New York 1997, John Carpenter, 1981). La ruine totale d’une mégalopole, identifiable au premier coup d’œil, acquiert une dimension emblématique, signifiant par métonymie la ruine du monde. Depuis l’adaptation filmique de La Planète des singes réalisée par Franklin Schaffner et son célèbre twist final, on ne compte plus le nombre de représentations figurant la Statue de la Liberté sous la forme d’un vestige, pour sa capacité à symboliser à elle seule un futur postapocalyptique.

D’une part, cette fascination apparaît, par certains aspects, poursuivre une longue tradition occidentale de la figuration de l’apocalypse, dont elle se distingue à d’autres égards, ne serait-ce qu’en raison de la capacité désormais réelle de l’homme à s’autodétruire (Foessel 2019 : 28). D’autre part, elle participe bien sûr d’un attrait plus universel pour le spectacle de la ruine, qui a particulièrement captivé les Occidentaux depuis la fin du XVIIIe siècle, pour sa propension à évoquer l’impermanence des choses et à susciter le sublime (Burke, 1998 : 84), et le pittoresque (Gilpin 1982). Aux côtés des restes architecturaux de la Rome antique ou du Moyen-Âge, furent imaginées des ruines fictives ou des ruines anticipées de monuments réels dont les peintures d’Hubert Robert figurent parmi les exemples les plus connus. Aujourd’hui, la plupart des pays développés manifestent une appétence pour des vestiges plus divers, qui ont la particularité de n’être plus nécessairement anciens ou extraordinaires. Brian Dillon parle d’un « désir de ruines » ou ruin lust (Dillon 2014). En outre, si les récits apocalyptiques et postapocalyptiques ont émergé au sein du romantisme anglais – Le Dernier Homme de Mary Shelley, 1826, est souvent considéré comme le précurseur de cette forme littéraire (Yeates 2021 : 7) – ils captivent désormais l’imagination du monde entier.

Pour autant, force est de constater qu’à l’exception peut-être du Japon et de ses récits de Kaiju (reflétant un traumatisme unique à ce pays, soit la destruction d’Hiroshima et Nagasaki par des bombes nucléaires américaines), le spectacle de la destruction des villes, et les récits postapocalyptiques en milieu urbain, sont aujourd’hui particulièrement associés à l’imaginaire nord-américain. Il n’apparaît pas fortuit que le terme blockbuster, utilisé pour désigner les films à grand spectacle produits à Hollywood, évoque la destruction de pâtés de maison entiers, faisant ainsi de la destruction urbaine l’essence même des superproductions cinématographiques états-uniennes.

Ce n’est néanmoins pas la fascination suscitée par ce spectacle, maintes fois analysée (Nikou 2021 ; Di Filippo 2016 ; Ammour-Mayeur 2016 ; Hartog 2014 ; Hell 2010), qui fera l’objet de ces journées d’étude. Il s’agira plutôt d’envisager la façon dont des œuvres ont représenté les villes nord-américaines dans un contexte postapocalyptique afin de développer des discours critiques du mode de vie contemporain, de l’organisation sociale et économique des Etats- Unis ou du Canada, et de l’urbanisation de la société nord-américaine telle qu’elle se manifeste depuis les révolutions agricoles et industrielles du XIXe siècle. Les propositions peuvent porter sur des créations issues de tout médium, ou développer une perspective transmédiale.

Dans la lignée des travaux de Claire P. Curtis, nous définirons comme postapocalyptique toute œuvre représentant, ou évoquant, un monde dans lequel un événement a mis fin à tout système de «gouvernement, de distribution de nourriture, de soin, et à toute autre infrastructure dont nous dépendons au quotidien » (Curtis 2010 :2). Sont ainsi comprises comme postapocalyptiques des œuvres n’évoquant pas la disparition quasi-totale de l’humanité : le New York de New York 1997 est, selon la définition de Curtis, postapocalyptique, quand bien même la société états-unienne dans son ensemble y est représentée comme intacte.

Seront bienvenues, des communications portant sur des œuvres de non- fiction représentant ou décrivant un environnement urbain aux accents postapocalyptiques. Dans le champ de la photographie contemporaine les villes détruites ou abandonnées sont particulièrement représentées, selon des esthétiques diverses. De nombreux photographes se rendent sur des lieux sinistrés par des conflits, des accidents technologiques, ou des catastrophes dites « naturelles », dont l’intensité et la fréquence augmentent en raison des activités humaines délétères. Robert Polidori s’est rendu sur la zone d’exclusion circonscrite autour de la centrale accidentée de Tchernobyl (Zones of Exclusion: Pripyat and Chernobyl, 2003), avant d’enregistrer, en 2005, la Nouvelle Orléans dévastée par l’ouragan Katrina (After The Flood, 2005-2006). D’autres donnent à voir les villes marquées par des crises économiques et sociales. Les cités nord- américaines occupent une place de choix et leurs représentations acquièrent une portée signifiante (Tichit 2020). Détroit a été abondamment photographiée, comme dans les vues spectaculaires des Français Yves Marchand et Romain Meffre (The Ruins of Detroit, 2005-2010) et a fait l’objet d’un travail de reconductions photographiques par le Chilien Camilo Jose Vergara. La dimension critique très variable des projets mérite d’être analysée. Les propositions de communication considérant une pratique telle que l’urbex comme moyen de production de savoirs critiques entrent également dans le cadre de ces journées d’étude. En effet, l’exploration urbaine ou « urbex » témoigne de l’engouement pour les lieux abandonnés et pour le postapocalyptique mais, dans le même temps, cette pratique peut aussi se faire outil d’analyse géographique (Le Gallou 2018 ; 2021) ou historique (Offenstadt 2022) et relever d’une démarche contestataire interrogeant les normes et les aménagements urbains (Edensor 2005 ; Garett 2012).

Les discours critiques portés par le motif de la ville postapocalyptique sont pluriels et de sensibilités politiques diverses. Comme l’indique Martin Walter, ce motif se prête tout particulièrement à des perspectives survivalistes, puisque la ville est fréquemment dépeinte comme « un espace problématique à éviter, si bien que fuir les villes pour rejoindre un territoire désert est souvent un objectif primordial » (Walter 2019 : 133) dans la fiction postapocalyptique. Le rejet de la vie citadine semble se prêter à des perspectives réactionnaires promouvant un idéal nord-américain préindustriel mis à mal par la vie urbaine contemporaine. Par exemple, les jeux vidéo The Last of Us (Naughty Dog, 2013-2024) montrent des grandes villes états-uniennes en proie à une lutte fratricide entre gouvernement autoritaire et groupuscules révolutionnaires. Les personnages principaux trouvent refuge dans le village de Jackson au Wyoming, protégé par des groupes armés parcourant la wilderness alentour à cheval afin de protéger la communauté d’une possible attaque de zombies. Dans ces jeux, l’environnement postapocalyptique semble ainsi réactiver aussi bien l’idéal jeffersonien d’une société états-unienne organisée en petites communautés autogérées, que le mythe de la Frontière célébrant la conquête d’un territoire sauvage, hostile et sublime.

A l’inverse, la ville postapocalyptique peut également laisser entrevoir un avenir débarrassé des scories du présent, dans une perspective résolument progressiste. Ainsi, la nouvelle Stochasticity (Tobias S. Buckell, 2008) imagine la réorganisation urbaine requise à Détroit (berceau de l’industrie automobile et emblème d’un développement urbain états-unien fondé sur l’utilisation quotidienne de la voiture) par l’épuisement quasi-total du pétrole, dépeignant par exemple une paupérisation radicale des banlieues et une lutte pour le contrôle du centre-ville, avant d’envisager une révolution urbaine fondée sur le développement de bâtiments autosuffisants et écologiques. Dans une veine similaire, nombre d’œuvres appartenant au sous-genre climate fiction imaginent une réorganisation sociale et urbaine permettant à la société de renaître des cendres d’un désastre climatique. De nombreux artistes s’attachent en outre à rendre compte du potentiel de la friche en tant que réserve de biodiversité (Clément 2004 ; Méaux 2022).

Dans une veine plus pessimiste, la ville postapocalyptique, vestige d’un monde détruit mais non encore remplacé par un autre, peut aussi suggérer le caractère à la fois indépassable et mortifère du système actuel. C’est ainsi que Martin Walter analyse la série The Walking Dead (AMC, 2010-2022) qui, affirme-t- il, « montre la vacuité du capitalisme, tout en suggérant qu’il n’existe pas d’alternative » (Walter 2019 :146). La critique du consumérisme, et de sa manifestation urbaine typiquement nord-américaine (le Mall), dans Zombie (George A. Romero, 1978), semble teintée d’un désenchantement similaire. Ces journées d’étude permettront ainsi d’analyser la pluralité des sensibilités politiques sous-jacentes aux discours critiques portés par l’imaginaire de la ville postapocalyptique nord-américaine.

Modalités de contribution

Les communications, en français ou en anglais, ne devront pas excéder 20 minutes. Merci d’envoyer vos propositions de communication (300 mots), accompagnées d’une courte notice biographique (100 mots), à JE.ville.postapocalyptique@gmail.com

avant le 24 mai 2024.

Organisateurs

  • Vincent Jaunas, Université Jean Monnet Saint-Etienne
  • Jonathan Tichit, Université Jean Monnet Saint-Etienne

Comité scientifique

  • Oscar Barnay, Université Jean Monnet Saint-Etienne
  • Sophie Chapuis, Université Jean Monnet Saint-Etienne
  • Anne-Sophie Letessier, Université Jean Monnet Saint-Etienne 
  • Aliette Ventejoux, Université Jean Monnet Saint-Etienne

Bibliographie sélective

AMMOUR-MAYEUR, Olivier, « Paysage Apocalyptique en série, ou comment les zombies reconfigurent l’espace télévisuel », Entrelacs [En ligne], Hors-série n° 4 | 2016, mis en ligne le 06 février 2018, consulté le 02 février 2024. URL : http://journals.openedition.org/entrelacs/2158

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Places

  • Saint-Étienne, France (42)

Event attendance modalities

Hybrid event (on site and online)


Date(s)

  • Friday, May 24, 2024

Keywords

  • ville, postapocalyptique, Amérique, États-Unis

Contact(s)

  • Jonathan Tichit
    courriel : j [dot] tichit [at] univ-st-etienne [dot] fr
  • Vincent Jaunas
    courriel : vincent [dot] jaunas [at] univ-st-etienne [dot] fr

Information source

  • Jonathan Tichit
    courriel : j [dot] tichit [at] univ-st-etienne [dot] fr

License

CC0-1.0 This announcement is licensed under the terms of Creative Commons CC0 1.0 Universal.

To cite this announcement

« La ville postapocalyptique comme objet critique dans l’imaginaire nord-américain », Call for papers, Calenda, Published on Monday, March 04, 2024, https://doi.org/10.58079/vy5y

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