HomeIntimités relationnelles contemporaines

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Published on Thursday, March 21, 2024

Abstract

Ces journées d’études visent à échanger autour des intimités relationnelles et de leur diversité au-delà des formes les plus reconnues que sont le couple (hétérosexuel) et la famille. Elles ont ainsi vocation à interroger les frontières de l’« intimité » dans le contexte contemporain. Elles s’articuleront autour de trois principaux axes : (1) la labellisation et la visibilité des formes d’intimités relationnelles, (2) l’ancrage biographique de ces relations intimes, (3) leur analyse au prisme des rapports sociaux. 

Announcement

Journées d’études croisées réseau thématique (RT) 28 Sexualité / RT33 Famille et vie privée de Association française de sociologie

19-20 septembre 2024, Université Paris Cité

Argumentaire

Le réseau thématique (RT) 28 « Recherches en sciences sociales sur la sexualité » et le RT 33 « Sociologie de la famille et de la vie privée » proposent de se réunir les 19 et 20 septembre 2024 dans le cadre de journées d’études consacrées aux intimités relationnelles contemporaines.

Qu’ont en commun les « plans culs » et les « sexfriends » (Sobocinska, 2023), les relations polyamoureuses (dans lesquelles les personnes entretiennent plusieurs relations affectives impliquantes, sans dissimuler leurs multiples liens à leurs partenaires) (Tabois, 2024), les relations LAT (« Living Apart Together », couple non cohabitant, vivre ensemble séparément) (Régnier et al., 2009), la coparentalité (Richard, 2022 ; Gross, 2012), l’extraconjugalité (Garcia, 2016, 2021), ou encore le libertinage (Combessie, 2014) ?

Parfois présentées sur les réseaux sociaux comme une alternative aux formes intimes dominantes que constituent le couple hétérosexuel et la famille nucléaire, l’existence de ces formes de vie privée est loin d’être nouvelle ; néanmoins, leur pluralisation et surtout leur visibilisation est probablement l’un des changements importants de ces dernières années en matière de vie privée. Aux frontières de la famille et de la sexualité, combinant à des degrés divers, affectivité, sexualité, organisation domestique et stabilité dans le temps, ces relations se laissent cependant mal appréhender par les champs classiques de la sociologie. Pour les désigner et les comprendre, il peut être utile de reprendre l’expression de « relations intimes » (« intimate relationship ») ou le terme d’« intimité » (« intimacy »). Utilisés par les sociologues anglo-saxons et canadiens (Giddens, 2004 ; Piazzesi et al., 2020), ils caractérisent toute relation ou histoire, plus ou moins durable, dans lesquelles plusieurs individus mettent en œuvre des échanges relationnels (conversation, activités), affectifs et/ou sexuels.

Croisant les intérêts des RT 28 et RT 33 de l’Association Française de Sociologie (AFS), car ne relevant ni strictement de la sexualité, ni strictement de la famille, ces journées d’études visent ainsi à mieux appréhender les intimités relationnelles qui n’ont été jusqu’ici, en dehors du couple et de la famille, que peu investies par la sociologie. Elles invitent à penser la grande diversité des relations qui interrogent les frontières de l’« intimité » dans le contexte contemporain.

La diversité des formes relationnelles ouvre un certain nombre de questionnements que nous proposons d’organiser autour de trois axes de réflexion : (1) la labellisation et la visibilité plus ou moins récente des formes d’« intimités relationnelles », (2) l’ancrage biographique de ces relations intimes et (3) leur analyse au prisme des rapports sociaux. Les communications permettant des comparaisons internationales, soulevant des questionnements connexes ou s’inscrivant de façon élargie dans la thématique de l’appel à communications sont également les bienvenues.

Axes

Axe 1 : Diversité, labellisation et visibilité des formes d’intimités relationnelles

Si la norme conjugale est toujours prégnante (Clair, 2023), et tend à le devenir parmi certaines minorités sexuelles qui en ont longtemps été exclues (Courduriès, 2011 ; Chetcuti, 2013 ; Meslay, 2020), la visibilisation de relations qui ne sont pas centrées sur le couple et l’émergence de nouvelles manières de les nommer invitent à s’interroger sur la diversité des formes d’intimités relationnelles.

Les relations non-hétérosexuelles ont pu être perçues comme une importante source d’inventivité dans les formes de liens intimes (Rubin, 2010). Anthony Giddens (2004) analysait ainsi le rôle des homosexuel·les comme pionnier·es de la « relation pure », participant des transformations modernes de l’intimité, et Michel Foucault évoquait par exemple la fabrique « d’autres formes de plaisirs, de relations, de coexistences, de liens, d’amours, d’intensités » (Foucault, 1994, p. 266). Au sein des espaces minoritaires comme majoritaires, on peut donc se poser la question des circulations et de la diffusion des configurations relationnelles. Plus généralement, si ces formes relationnelles sont en pratique moins inédites que ce que l’émergence de nouvelles manières de les nommer pourrait laisser penser, quelles continuités et ruptures peut-on observer, circulant de la marge au centre, et vice versa, par rapport à d’autres périodes historiques ?

Il s’agira également d’analyser dans cet axe, la diversité que les relations intimes peuvent recouvrir en pratique. Quelle place les différentes formes de relations accordent-elles aux sentiments et à la sexualité ? Sur quelle définition de l’intimité reposent-elles ? Quelles matérialités engagent-elles ? Ces interrogations invitent par exemple à se saisir de la question du rapport entre les intimités relationnelles et le logement. Dans quelle mesure les différentes formes de vie privée impliquent-elles, ou au contraire excluent-elles de s’inscrire dans des formes cohabitantes ? Sur quel cadre matériel reposent-elles (gestion des espaces, des temps partagés, de l’argent, des objets) ? Si certaines formes d’intimités sont en effet marquées par l’absence d’objets communs, d’autres en revanche complexifient la question : comment s’organisent matériellement les vies des polyamoureux·ses, des trouples, des personnes en relations LAT ? Comment les individus peuvent-ils articuler ensemble différents types de relations ? Le polyamour peut faire coexister des relations stables cohabitantes, des relations stables sans domicile commun, des plans-cul... Il en est de même avec le multipartenariat dans les couples gays (Chauvin et Lerch, 2013) ou dans les « couples ouverts » hétérosexuels, un modèle déjà promu dans les années 1970. On pourra par ailleurs s’interroger sur la place des espaces immatériels et sur l’usage des technologies dans la création et l’entretien des relations intimes, comme cela a notamment été fait au sujet des pratiques en ligne des personnes LGBTQI+ (Chetcuti-Osorovitz, 2016 ; Lucero, 2017). Enfin très récemment, l’attention à l’amitié (ou la sororité) comme lien structurant de la vie privée rend visible des alternatives à la vie conjugale cohabitante qui prennent la forme de logements partagés ou de communautés entre amis, de réseaux de soin (Raybaud, 2024).

Prendre pour objet d’analyse ces formes relationnelles permet par ailleurs d’éclairer la forte porosité des frontières entre amour et amitié (Rich, 1981 ; Wauthier, 2022 ; Combessie, 2014 ; Guay & Chaulet, 2023), entre relation sexuelle éphémère et sérieuse (Garcia, 2016, 2021), ou encore entre colocation et concubinage (Martin et al., 2011). Leur développement questionne la notion d’exclusivité affective et sexuelle et, plus largement, les engagements réciproques entre individus. Quels mots sont utilisés entre partenaires pour désigner la relation ? Pour se désigner elleux-mêmes l’un·e vis-à-vis de l’autre ? Vis-à-vis de l’extérieur (famille, collègues, ami·es) ? Des travaux sur les relations de « dating » chez les personnes âgées montrent par exemple l’embarras à désigner le ou la partenaire et l’usage d’un vocabulaire souvent associé aux expériences de la jeunesse (Benson et al., 2016).

La question de la labellisation des intimités relationnelles contemporaines est d’autant plus importante qu’elle engage par ailleurs les choix méthodologiques des sociologues aux moments du recueil et du traitement des données. Selon les objets de recherches, il peut ainsi apparaître plus pertinent d’utiliser les catégories empiriques, mobilisées par les acteur·ices sur le terrain, et d’autres fois, de construire de nouvelles catégories analytiques pour étudier des relations que l’on peut difficilement appréhender à partir des labellisations communes. En ce qui concerne les données statistiques, si de nombreuses enquêtes quantitatives s’emparent de la sexualité, de la conjugalité et de la famille, elles ne permettent pas toujours de cerner cette diversité relationnelle, même lorsqu’elles résonnent au-delà du couple cohabitant classique (voir par exemple l’enquête EPIC, Ined-Insee, 2013-2014, qui interroge les « relations de couple ou relations amoureuses importantes » au cours de la vie, Rault et Régnier-Loilier, 2019). En ce sens, l’enquête Envie (Ined, 2022-2023) est la première à poursuivre l’objectif de saisir cette diversité, mais elle se limite à l’étude de la jeunesse (18-29 ans). Interroger la diversité et la labellisation de ces relations en lien avec des aspects méthodologiques apparaît ainsi comme un enjeu fort de cette journée.

Axe 2 : L’inscription biographique des différentes formes d’intimités relationnelles

Il s’agira ici de comprendre les moments de la vie dans lesquels les différents types de relations peuvent prendre place et leurs articulations possibles à d’autres formes relationnelles. Les différentes étapes qui jalonnent les parcours individuels s’accompagnent-elles de configurations relationnelles spécifiques ?

Plusieurs recherches décrivent une période dite de « jeunesse sexuelle ». Allant du premier rapport sexuel à la première installation en couple, elle se caractériserait par le développement d’une sexualité récréative et l’expérimentation de différents registres relationnels en dehors du cadre strictement conjugal (Toulemon, 2008 ; Santelli, 2018). Cette « jeunesse sexuelle » est- elle cependant si sexuelle ? Les intimités relationnelles chez les jeunes peuvent être composées de sentiments forts, d’une stabilité qui les éloignent de relations sexuelles ponctuelles et sans engagement. À l’inverse, après la rupture des premières histoires de couple dans leur vingtaine, les jeunes femmes entrent souvent dans une période de sexualité sans engagement, avant de revenir ensuite vers la recherche d’un partenaire stable (Giraud, 2017).

Dans quelle mesure les formes relationnelles sont-elles circonscrites à des moments biographiques particuliers ? Les adultes plus âgé·es semblent également s’approprier des intimités relationnelles éloignées du couple cohabitant. Arnaud Régnier-Loilier (2019) a par exemple montré l’importance des relations LAT pour ces adultes après une rupture d’union. Certains travaux ont mis en évidence une certaine prise de distance avec le modèle « traditionnel » du couple et de la famille hétérosexuelle après une séparation ou un divorce, notamment chez les femmes (Singly, 2011). On peut penser aux personnes qui s’engagent dans une nouvelle relation intime, souvent non-cohabitante, tout en restant parents (Martin, 1997). Ces relations sont-elles pensées en rapport avec, parallèlement à, ou contre la famille et le couple ? La famille reste par exemple une référence dans certaines formes relationnelles alternatives, comme en témoignent les expériences des personnes LGBTQI+ autour d’une « famille choisie » (Weston, 1997 ; Chbat et al., 2023). L’arrivée d’un enfant peut par ailleurs constituer une rupture biographique forte, susceptible de reconfigurer la vie sociale des nouveaux·elles parent·es, et donc potentiellement leur sexualité.

La pluralité des formes d’intimités relationnelles soulève également des questionnements méthodologiques qui pourront être explorés dans les communications. Comment avoir accès aux différentes dimensions de l’intimité des relations des enquêté·es et qu’est-ce que cela implique dans la relation d’enquête elle-même – dont l’affectivité et la sexualité sont également parties prenantes (Broqua 2000 ; Clair, 2016) ? Quels dispositifs d’enquête construire pour saisir les transformations des relations intimes au cours de la vie, sans céder à l’illusion biographique ? La question de la durée et de la transformation des relations se pose en effet : si elles sont dissociées des formes conjugales/familiales les plus reconnues, certaines relations ne peuvent- elles pas tendre parfois vers des formes plus conventionnelles (voire être vécues comme une phase « préparatoire » à celles-ci) ? Pour qui et dans quelles conditions sont-elles envisagées comme des arrangements à long terme ? Isabelle Clair montre que, pour les adolescent·es et jeunes adultes hétérosexuel·les, le couple cohabitant reste l’horizon principal (Clair, 2023). Qu’en est-il à d’autres âges ?

L’ancrage biographique de ces relations peut par ailleurs varier en fonction de certaines appartenances sociales. En termes de genre, par exemple, les femmes ont tendance à se mettre en couple plus jeunes avec des partenaires hommes plus âgés et sont davantage discriminées sur le marché de la rencontre sexuelle/affective à partir d’un certain âge (Bergström, 2018). Ces formes relationnelles ne sont sans doute pas expérimentées ni vécues de la même manière par les femmes et les hommes aux différents âges de la vie. L’étude des trajectoires relationnelles des personnes trans éclaire également l’« empreinte du genre sur les biographies conjugales et familiales » (Beaubatie, 2019) et plus largement sur les relations intimes : les MtFs sont par exemple plus nombreuses que les FtMs a avoir été mariées/pacsées et avoir eu des enfants avant leur transition, et l’on peut penser que ces différences se retrouvent dans des formes relationnelles au-delà du cadre conjugal et familial. Il apparaît ainsi intéressant de s’interroger sur la présence de ces formes de vie privée et sur le sens qu’elles peuvent prendre en fonction de leur inscription biographique.

Axe 3 : Les intimités relationnelles au croisement des rapports sociaux

Cet axe invite à comprendre comment les rapports sociaux façonnent les relations intimes et s’y manifestent. Quelles sont, plus précisément, les expériences différenciées des intimités relationnelles selon la place des individus au sein des rapports sociaux de genre, de classe, de race, d’âge, de sexualité... ?

Si les relations non-hétéronormées ont longtemps fait l’objet d’une forte stigmatisation, la reconnaissance progressive des personnes LGBTQI+ et l’accès à de nouveaux droits en matière de conjugalité et de filiation (Rault, 2009 ; Descoutures et al., 2008 ; Courduriès et Tarnovski, 2020) participe à reconfigurer les rapports de pouvoir vis-à-vis des hétérosexuel·les. Les relations basées sur le couple monogame, stable, marié, avec enfant(s) ne sont désormais plus l’apanage des personnes hétérosexuelles – favorisant parfois ce que certain·es appellent l’homonormativité (Duggan, 2003) – et, inversement, les formes de relations alternatives développées au sein de communautés minorisées tendent à être appropriées par certain·es hétérosexuel·les. Comment les intimités relationnelles et leurs transformations recomposent- elles les rapports sociaux de sexualité ?

D’autre part, les formes d’intimité qui brouillent les scripts amoureux « classiques » posent la question de l’homogamie et des ressorts sociaux qui permettent les différentes formes d’appariement (Bergström, 2019). Le choix du ou de la partenaire, dans le cas par exemple d’un plan-cul, est-il moins socialement conditionné que dans le cadre du couple « traditionnel » ? Comment ces formes relationnelles varient-elles en fonction de la position sociale (en termes de classe sociale, de genre, d’âge...) ? Dans quelle mesure l’utilisation par les acteur·ices d’un label relationnel ou d’un autre relève-t-il d’une stratégie de distinction ? Aussi, sortir du script des formes relationnelles les plus répandues peut laisser davantage de place à la discussion sur ce qui est attendu de ce lien. Dans quelle mesure les personnes sont-elles égales dans cette négociation ? Quel est l’impact des inégalités sociales sur les arrangements ? On pourra également interroger la question du contrôle social (par les parents, les proches) sur ces intimités. S’exerce-t-il diversement selon le genre, le milieu social, les appartenances ethnoraciales ? Pèse-t-il plus fortement sur certaines formes relationnelles ?

Les propositions de communication pourront ainsi analyser plus avant les rapports de pouvoir qui traversent les différentes relations. Cette question est d’autant plus pertinente que certaines formes relationnelles, comme le polyamour ou les relations non-cohabitantes par choix, s’inscrivent souvent dans une critique de la domination masculine et des inégalités de genre dans les configurations conjugales et familiales hétéronormées (quant à la répartition du travail domestique, aux inégalités dans la sexualité...). Ainsi, une attention particulière sera portée aux communications qui proposent une réflexion sur la manière dont ces formes d’intimité permettent de contourner certains des rapports de pouvoir, ou qui mettent au contraire en évidence les voies détournées par lesquelles la domination est reformulée. Les communications portant directement sur la politisation de certaines formes relationnelles contemporaines sont également les bienvenues. Les expériences militantes peuvent-elles favoriser l’adoption de formes relationnelles alternatives (Masclet, 2022) ? Sur quelles revendications politiques reposent-elles alors ? L’engagement dans des formes relationnelles perçues comme moins légitimes peut-il à l’inverse conduire à militer ?

Modalités de soumission des propositions

Les propositions de communication sont à envoyer à l’adresse mail : je28-33@framagroupes.org

avant le 6 mai 2024.

Entre 3 000 et 4 000 signes (espaces compris), elles devront contenir un titre, un argumentaire avec le sujet traité, les données de terrain mobilisées, la méthodologie, et l’axe dans lequel elles s’inscrivent. Les propositions devront être accompagnées d’une courte présentation biographique : contact mail, affiliation institutionnelle, discipline(s), statut, principaux thèmes de recherche (10 lignes maximum).

Une réponse sera apportée courant juin 2024. Ces journées d’études auront lieu les 19 et 20 septembre 2024 à l’Université Paris Cité (45 rue des Saints-Pères, 75006 Paris).

Comité d’organisation

Pour le RT 28 :

  • Natacha Guay, doctorante au LISST, Université Toulouse-Jean Jaurès
  • Audrey Higelin Cruz, chercheuse rattachée au Sophiapol, Université Paris Nanterre
  • Malena Lapine, doctorante, Ined-CMH/EHESS
  • Maialen Pagiusco, doctorante au LaSSP, Sciences Po Toulouse, ATER à l’Université Paris 1
  • Stéphanie Tabois, sociologue, maîtresse de conférences, Université de Poitiers, Laboratoire GRESCO, Axe 2 MSHS de Poitiers

Pour le RT 33 :

  • Elphège Amossé, doctorante en sociologie, Université Paris Cité, CERLIS, LIRTES.
  • Louise Déjeans, docteure en sociologie, Université Paris Cité, CERLIS, enseignante contractuelle, UPEC.
  • Christophe Giraud, sociologue, professeur, Université Paris Cité, CERLIS.

Bibliographie

  • Beaubatie, Emmanuel, 2019, « Changer de sexe et de sexualité. Les significations genrées des orientations sexuelles », Revue française de sociologie, 60, 4, p. 621-649.
  • Benson, Jacquelyn J., & Coleman, Marylin, 2016, « Older adult descriptions of living apart together », Family Relations, 65, p. 439-449.
  • Bergström, Marie, 2018, « De quoi l’écart d’âge est-il le nombre ? L’apport des big data à l’étude de la différence d’âge au sein des couples », Revue française de sociologie, vol. 59, no. 3, p. 395-422.
  • Bergström, Marie, 2019, Les nouvelles lois de l’amour. Sexualité, couple et rencontres au temps du numérique, Paris, La Découverte.
  • Broqua, Christophe, 2000, « Enjeux des méthodes ethnographiques dans l’étude des sexualités entre hommes », Journal des anthropologues, 82-83, p. 129-155.
  • Chauvin, Sébastien, Lerch, Arnaud, 2013, Sociologie de l’homosexualité, Paris, La Découverte.
  • Chbat, Marianne, Pagé, Geneviève, Côté, Isabel et Blais, Martin, 2023, « La famille choisie toujours d’actualité ? Vers une diversification des formes de liens familiaux pour les minorités sexuelles et de genre au Québec », Genre, sexualité & société, 29, mis en ligne le 26 juin 2023 ; DOI : https://org/10.4000/gss.8160.
  • Chetcuti-Osorovitz, Natacha, 2013, Se dire lesbienne. Vie de couple, sexualité, représentation de soi, Paris, Payot.
  • Chetcuti-Osorovitz, Natacha, 2016, « Sexualités entre femmes et usage numérique », Sociología histórica, 6.
  • Clair, Isabelle, 2023, Les Choses sérieuses. Enquête sur les amours adolescentes, Paris, Seuil.
  • Clair, Isabelle, 2016, « La sexualité dans la relation d’enquête. Décryptage d’un tabou méthodologique », Revue française de sociologie, 57, 1, p. 45-70. 
  • Combessie, Philippe, 2014, « Femmes seules en milieu “libertin”. France, Allemagne, Belgique, Espagne », in Christophe Broqua, Christophe, Deschamps, Catherine (dir.), L’échange économico- sexuel, Paris, Éditions de l’EHESS, p. 267-290.
  • Courduriès, Jérôme, 2011, Être en couple (gay). Conjugalité et homosexualité masculine en France, Lyon, Presses universitaires de Lyon.
  • Courduriès, Jérôme et Tarnovski, Flávio Luiz, 2020, Homoparentalités. La famille en question ?, Éditions François Bourin.
  • Descoutures, Virginie, Digoix, Marie, Fassin, Eric, Rault, Wilfried (dir.), 2008, Mariages et homosexualités dans le monde. L’arrangement des normes familiales, Paris, Éditions Autrement, 2008.
  • Duggan, Lisa, 2003, The Twilight of Equality ? Neoliberalism, Cultural Politics, and the Attack on Democracy, Boston, Beacon Press, 2003.
  • Foucault, Michel, 1994, « Non au sexe roi », in Dits et écrits, vol. II, texte n° 200, p. 265-266.
  • Garcia, Marie-Carmen, 2016, Amours clandestines. Sociologie de l’extraconjugalité durable, Lyon,Presses universitaires de Lyon.
  • Garcia, Marie-Carmen, 2021, Amours clandestines : nouvelle enquête. L’extraconjugalité durable àl’épreuve du genre, Lyon, Presses universitaires de Lyon.
  • Giddens, Anthony, 2004, Les transformations de l’intimité. Sexualité, amour et érotisme dans les sociétés modernes, Paris, Le Rouergue/Chambon.
  • Giraud, Christophe, 2017, L’amour réaliste. La nouvelle expérience amoureuse des jeunes femmes, Paris, Armand Colin.
  • Gross, Martine, 2012, « 3. Choisir la coparentalité », Choisir la paternité gay, Toulouse, Érès, p. 63-95.
  • Guay, Natacha et Chaulet, Johann, 2023, « Asexualité et partage en ligne d’une expérience minoritaire : Quêtes identitaires et sociales sur des plateformes relationnelles », Réseaux, 237, p. 189-221.
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  • Lucero, Leanna, 2017, « Safe spaces in online places : Social media and LGBTQ youth », Multicultural Education Review, 9, 2, p. 117-128.
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  • Raybaud, Alice, 2024, Nos puissantes amitiés. Des liens politiques, des lieux de résistance, Paris, La Découverte.
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  • Richard, Gabrielle, 2022, Faire famille autrement, Paris, Binge Audio.
  • Rubin, Gayle, 2010, Surveiller et jouir, Paris, epel, 2010. Santelli, Emmanuelle, 2018, « De la jeunesse sexuelle à la sexualité conjugale, des femmes de plus en plus en retrait. L’expérience de jeunes couples », Genre, sexualités, société, 20, URL : https://openedition.org/gss/5079
  • Singly, François de, 2011, Séparée : vivre l’expérience de la rupture, Paris, Armand Colin.
  • Sobocinska, Daria, 2023, « Scripts d’usage et scripts sexuels au service de la rencontre d’un soir. Analyse de l’utilisation sexuelle de Fruitz et Tinder chez des jeunes urbains hétérosexuels diplômés », Réseaux, n° 237, p. 93-117.
  • Tabois, Stéphanie, 2024, « Apprendre à ressentir au sein d’une culture amoureuse alternative. Le cas du polyamour », Pratiques de formation/Analyse, 68 : L’éducation sentimentale tout au long de la vie (à paraître).
  • Toulemon, Laurent, 2008, « Entre le premier rapport sexuel et la première union : des jeunesses encore différentes pour les femmes et pour les hommes », in Enquête sur la sexualité en France, Paris, La Découverte.
  • Wauthier, Pierre-Yves, 2022, Faire famille sans faire couple. Comprendre l’hétérogénéisation des parcours familiaux, Peter Lang.
  • Weston, Kath, 1997, Families We Choose : Lesbians, Gays, Kinship, New York, Columbia University Press.

Places

  • 45 rue des saints-pères
    Paris, France (75006)

Event attendance modalities

Full online event


Date(s)

  • Monday, May 06, 2024

Keywords

  • Intimités, relations, contexte contemporain

Contact(s)

  • JE Comité
    courriel : je28-33 [at] framagroupes [dot] org

Information source

  • Elphège AMOSSE
    courriel : elphege [dot] amosse [at] gmail [dot] com

License

CC0-1.0 This announcement is licensed under the terms of Creative Commons CC0 1.0 Universal.

To cite this announcement

« Intimités relationnelles contemporaines », Call for papers, Calenda, Published on Thursday, March 21, 2024, https://doi.org/10.58079/w27r

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