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À pied d'œuvre

Ve congrès francophone d'histoire de la construction

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Published on Wednesday, March 27, 2024

Abstract

Ce congrès s'inscrit dans la dynamique des manifestations scientifiques internationales rassemblant autour de l’histoire de la construction des praticiens et des chercheurs, des acteurs du patrimoine (collectivités, associations, etc.), des étudiants, des amateurs, des élus et des usagers. Si les thématiques traditionnelles de l’histoire de la construction sont bien évidemment abordées (matériaux, processus de construction, chantier, droit et économie, métiers et acteurs, circulation des savoirs, etc.), d’autres sujets liés au développement de nouveaux thèmes de recherche sont proposés tels que l’histoire des techniques d’entretien et de restauration et l’histoire environnementale. Cette édition, comme les précédentes, entend participer à la consolidation de ce champ de recherche et enrichir les connaissances par la multiplicité des regards.

Announcement

Présentation

Après Paris, Lyon, Nantes et Tlemcen, c’est Toulouse qui accueillera les 18, 19 et 20 juin 2025 le cinquième congrès francophone d’histoire de la construction. Organisé par l’Université Toulouse Jean-Jaurès (UT2J) et l’École nationale supérieure d’architecture de Toulouse (ENSA Toulouse), sous le patronage de l’Association francophone de l’histoire de la construction, il s’inscrit dans la dynamique des manifestations scientifiques internationales rassemblant autour de l’histoire de la construction des praticiens et des chercheurs, des acteurs du patrimoine (collectivités, associations, etc.), des étudiants, des amateurs, des élus et des usagers.

Si les thématiques traditionnelles de l’histoire de la construction sont bien évidemment abordées (matériaux, processus de construction, chantier, droit et économie, métiers et acteurs, circulation des savoirs, etc.), d’autres sujets liés au développement de nouveaux thèmes de recherche sont proposés tels que l’histoire des techniques d’entretien et de restauration et l’histoire environnementale.

Cette édition, comme les précédentes, entend participer à la consolidation de ce champ de recherche et enrichir les connaissances par la multiplicité des regards.

Argumentaire

Le colloque propose 6 thématiques réparties en 42 sessions

Méthodologies (outils, historiographie)

L’histoire de la construction s’est développée comme un objet de recherche « frontière », à la croisée de multiples disciplines et approches, relevant tant de l’histoire des sciences et des techniques que des sciences humaines et sociales. Dans cette session, on s’intéressera à ce dialogue interdisciplinaire. Comment opère-t-il ? Soulèvet-il des problématiques inédites et participe-t-il à l’introduction de nouvelles méthodes ? Contribuet-il à une redéfinition du territoire couvert par l’histoire de la construction ? On pourra discuter aussi la démarche de recherche appliquée, qui paraît être une voie privilégiée face au contexte actuel de transition écologique et de crises multiples. Se pose enfin la question des sources car cette histoire a ses propres corpus : les objets et les traces matérielles, l’oralité et les gestes techniques, mais également les sources écrites. Il s’agira là d’évaluer la pertinence de cette documentation, d’en interroger les apports comme les limites, et de rendre compte des recherches portant sur la construction de nouveaux corpus, ou expérimentant des outils innovants notamment numériques. Se pose alors la question de la préservation, de la valorisation et de la médiation autour de ces sources particulières.

Processus de conception/processus de construction

Dans le domaine de la création, le processus de fabrication d’une architecture intègre les temps de la conception et de la construction, allant de pair, séparés ou successifs. Ces temporalités pourront être questionnées. De même, on pourra interroger les savoirs mobilisés par les architectes dans la gestation du projet ainsi que leurs outils de réflexion. Quelle est la part de l’expérience, du transfert de savoir-faire, de la copie, de l’essai, de l’erreur ou du repentir ? La thématique des modèles (catalogues, prototypes, maquettes, etc.) à différentes échelles (architecturale, constructive) pourra constituer un axe de recherche, tout comme la question de l’adaptation du concepteur à un site, aux matériaux disponibles. Les relations du concepteur avec d’autres corps de métier seront analysées afin de dégager les collaborations et les tensions. La place des artisans au côté des concepteurs, quand ce ne sont pas les mêmes, pourra être soulevée au regard des conséquences qu’elle peut induire sur le dessin, les choix techniques et le résultat construit. De même, le rôle des ingénieurs et de nouveaux acteurs dans la conception numérique du projet (BIM ou autres outils) apparaît comme incontournable.

Frontières fluviales, maritimes et terrestres

L’effacement progressif des frontières depuis les années 1980 - avec comme corollaire, la libre circulation, l’ouverture et l’interconnexion dues à la mondialisation - s’est paradoxalement accompagné d’une multiplication importante de travaux de recherche sur la frontière et ses définitions (les border studies). Le terme vient de l’expression militaire « faire front » mais il englobe aussi la notion plus récente de « frontière naturelle » : fluviale, maritime et terrestre. Ces milieux naturels ou artificiels présentent des caractéristiques physiques particulières (présence ou absence d’un sol, nature du sol, etc.) qui peuvent induire des modes de construction spécifiques que l’on pourra interroger. Lieux d’échanges et de rencontres, ces espaces frontaliers sont hautement stratégiques. Ils constituent un enjeu de pouvoir majeur et portent de ce fait la marque de nouveaux savoirs (géométriques, mécaniques ou hydrauliques) et d’une forme de modernité technologique, qu’il conviendra de mettre en lumière et de questionner, à partir d’études de cas précis. On accordera une attention particulière aux aménagements portuaires et aux fortifications frontalières, à l’extérieur comme à l’intérieur du domaine urbain, ainsi qu’aux axes de circulation (chemin, route, autoroute), aux ouvrages d’art et aux infrastructures de transport (gares et aéroports).

Droit et économie de la construction

Cette session s’intéresse au financement des projets à réaliser, commandes, modes et implications choisis par les maîtrises d’ouvrage. Ces questionnements économiques trouveront une continuité dans l’étude des comptes des chantiers : coûts des salaires, et des matériaux, coûts logistiques, investissements dans les infrastructures, choix des modalités (remplois, récupération, neuf…), etc.

La mise en chantier d’un projet implique un appareil administratif, gestionnaire et législatif solide. A titre d’exemple, les documents réglementaires préparés par la maîtrise d’œuvre pour encadrer l’adjudication, les missions des entrepreneurs et le déroulement de la construction sont des sources fécondes sur les relations entre les acteurs. Il pourra être pertinent d’interroger les enjeux et les critères sous-jacents à l’élaboration des processus et procédures administratives, gestionnaires ou réglementaires. Le temps du chantier implique divers acteurs qui se sont élargis au fil du temps avec un segment de responsabilité individuel bien défini : le traceur de plan, l’ingénieur, le maître d’œuvre, mais également le commanditaire, les gestionnaires, le relais d’autorité du prince, et plus récemment l’architecte de conception, l’architecte d’opération, le conducteur de travaux, l’expert et l’inspecteur.   Les litiges, durant le chantier ou une fois ce dernier réceptionné, mettront en évidence la pratique de l’expertise, les statuts des acteurs et leurs compétences.

Les réglementations, normes et droit du travail pourront être une orientation possible, interrogeant l’organisation des activités et des entreprises, l’emploi des ouvriers, leurs conditions de travail (hygiène, sécurité, pénibilité, etc.) et leurs évolutions dans le temps. Un regard particulier pourra être porté sur les accidents lors des chantiers toutes périodes confondues.

Matière et matériaux

L’histoire de la construction place la matière et les matériaux au cœur de la recherche. Ici, tous les matériaux architectoniques pourront être considérés : le bois, la pierre, le plâtre, la terre crue ou cuite, les mortiers et les enduits (chaux, sables et pigments), les roches décoratives, mais également les métaux et le béton. Les propositions sur la terre (terre crue et terre cuite) seront particulièrement appréciées. Les procédés traditionnels de construction seront envisagés au même titre que les systèmes industrialisés et préfabriqués des XXe et XXIe siècles. On pourra questionner tant le contexte géologique d’extraction et les modes de production et de recyclage, que les problématiques liées à l’approvisionnement et au transport, et à la mise en œuvre de la matière sur le chantier. Ces études sur le cycle de vie des matériaux pourront s’inscrire dans une période ou adopter un point de vue diachronique. Elles permettront d’identifier des méthodes de travail, des techniques (gestes, outils, livres de recette) et des choix esthétiques (dissociation de l’apparence et de la matière). On s’intéressera aussi aux enquêtes monographiques qui développent, à partir d’un projet ou d’une réalisation architecturale, une analyse matérielle et constructive. Pourront pareillement être abordées les notions d’invention et d’innovation (nouveaux matériaux, brevets).

Circulation des savoirs et des savoir-faire

Étudier la circulation des savoirs et des savoir-faire (artistiques, artisanaux, techniques, etc.) implique de considérer la nature de ces savoirs, la manière dont ils se constituent, leur forme, qu’elle soit matérielle ou immatérielle, et leurs modes de diffusion et de réception. Le thème interroge également les niveaux de compétences cognitifs des artisans et bâtisseurs, leur littératie, leur aptitude à compter, calculer, écrire et lire. Comment circulent et se transmettent ces connaissances et ces pratiques établies ou émergentes, spéculatives ou expérimentales ? La session se propose de discuter des moyens de leur diffusion : oralité, gestuelle, littérature théorique, technique et constructive, brevets ; ainsi que leur réutilisation dans des contextes géographiques, temporels et disciplinaires différents.

Les acteurs et les lieux de transmission pourront constituer un autre axe d’étude (chantiers, ateliers, écoles, académies, réseaux de savants et d’intellectuels, etc.).

Métiers/acteurs

Il y a une dizaine d’années, les auteurs du premier Congrès Francophone d’Histoire de la Construction appelaient de leurs vœux au « développement d’une micro-histoire sociale du bâtiment » (Édifice et artifice, 2010). De nombreux travaux ont été conduits depuis. Ils éclairent les conditions concrètes de production et de réalisation de l’architecture à travers l’étude des acteurs de la construction au sens large, qu’ils appartiennent aux milieux artistiques, artisanaux, académiques et commerçants, ou qu’ils soient chargés de la logistique et de l’administration des chantiers, qu’il s’agisse d’acteurs de premiers plans ou de personnalités moins connues. Dans cette session, la focale sera élargie à l’ensemble de ces catégories d’acteurs, ces hommes, mais également ces femmes, qu’il s’agira de réhabiliter en travaillant sur leur identité sociale, en interrogeant les modalités de leur formation et l’exercice de leur métier au sein des cadres réglementaires et en dehors de ces mêmes cadres (organisations confessionnelles et professionnelles…). On s’intéressera à leurs connaissances scientifiques, techniques et pratiques, et à leurs modes d’action ; à la place des mobilités, de l’individuel et du collectif dans les transferts et la circulation des savoirs et des savoir-faire. Différentes méthodes biographiques (biographie collective, intergénérationnelle, etc.) et d’études des réseaux pourront être déployées ici afin de mettre en évidence des profils homogènes ou hybrides, et des espaces sociaux aux frontières souvent poreuses.

Les « lieux » du chantier : logistique, organisation

L’enjeu de cette session sera de penser le chantier dans sa définition même : qu’est-ce qu’un chantier ? La notion de chantier pourra être abordée selon deux axes forts : l’espace et la durée. Comment s’organiset-il au niveau spatial, quels éléments comprend-il (infrastructures, lieux proches ou plus lointains, espaces de stockage, d’abri, de formation…), quelle est l’étendue réelle d’un chantier, en termes de site directement concerné par le projet, et au-delà quels sont ses aires d’influence et de recrutement ? Enfin, quels sont les éléments qui forment l’armature fondamentale du chantier ? Sources d’eau et puits, enclos, carrière, fours divers, loges : de quoi le chantier a-t-il besoin et que construit-il de spécifique pour fonctionner ? Comment fait-il pour résoudre d’éventuelles contraintes d’espace (chantiers urbains) ou d’éloignement (approvisionnement) ? Autre élément à considérer : le temps. Quelle est la durée d’un chantier, comment ce temps se traduitil dans l’investissement en infrastructures plus ou moins pérennes, comment le site évolue-t-il ? L’organisation temporelle du chantier fait-elle l’objet d’un phasage défini en amont, ou s’adapte-telle aux aléas et imprévus, et dans ce cas, dans quelle proportion ?

Gérer et administrer le chantier

La question ici soulevée est de comprendre le chantier « de papier », celui de son administration, de ses organes de gestion financière et matérielle, des offices notariales aux cabinets juridiques. Mettre en œuvre un projet constructif mobilise une main d’œuvre technique, celle des artisans et bâtisseurs, mais également tout un personnel administratif et comptable, qui tient et rend des comptes aux commanditaires, experts ou auditeurs divers. Qui et combien sont-ils ? Sont-ils spécialisés dans le domaine particulier du bâtiment, ou sontils des agents multicompétents de structures préexistantes ou donneuses d’ordres ? Comment organisent-ils la gestion quotidienne du chantier : diffusion de l’information et des ordres, gestion de la communication descendante et ascendante, mais également horizontale, lieux de travail et temporalités comptables ?

Expérimentations historiques et actuelles

Dans cette session, il s’agira de réfléchir à l’acte d’expérimenter qui peut recouvrir différentes réalités et divers objectifs. L’expérimentation en architecture vise à créer, à affiner et à améliorer un projet, à travers une démarche itérative qui peut porter aussi bien sur les processus de conceptionréalisation que sur leur résultat. Examiner la façon dont les architectes et les acteurs de la construction expérimentent, dans une perspective historique, environnementale ou d’innovation, amène donc par ricochet à s’interroger sur leurs motivations et les contextes de production (situations de crises, nature de l’opération ou de l’ouvrage…), comme à discuter des relations entre les savoirs techniques et l’architecture, les métiers traditionnels et les nouveaux métiers. Mais l’expérimentation peut aussi s’apparenter à une forme de « mise à l’épreuve », qui d’ailleurs ne réussit pas toujours. Apprendre par l’échec, tirer des leçons : la place de la pédagogie de l’erreur dans les avancées technologiques et techniques pourra être débattue. Enfin, l’expérimentation comme méthode scientifique sera également abordée. Bien que ce mode de vérification et d’acquisition des connaissances trouve ses origines au XIXe siècle, c’est dans ses pratiques actuelles qu’il sera surtout envisagé. Aujourd’hui, quelle est la place par exemple de l’archéologie expérimentale dans les réflexions en Histoire de la construction ? Quel est le rôle des chantiers écoles ?

Outils, gestes et techniques

La question des savoir-faire, des gestes et des outils conduit à ouvrir un volet tant sur la construction, que sur les opérations en lien avec l’entretien et la restauration des édifices. Plusieurs questions paramètrent les orientations choisies pour ce congrès afin de renouveler l’historiographie. Comment adapter une technique ancienne aux constructions contemporaines ? Les outils sont-ils adaptés ou bien abandonnés ? Où et comment sont-ils fabriqués ? Quelles sont les modalités de leur entretien et de leur gestion ? La question de la transmission des gestes sera abordée à travers la formation, la transmission par l’exemple, l’adaptation au poste et au projet, la qualification et le perfectionnement. Pour la période contemporaine, la collecte de témoignages viendra utilement nourrir le propos. L’approche interdisciplinaire est souhaitée pour aborder le patrimoine culturel immatériel au prisme du patrimoine bâti et de sa connaissance.

Normes et réglementations

Aucune construction ne peut être comprise sans prendre en compte les réglementations qui se sont appliquées à elle, contraignant parfois le projet de départ en l’amoindrissant ou au contraire en lui faisant prendre des détours inattendus. Dès les époques anciennes, la contrainte pesant sur le chantier peut être envisagée par la norme et la réglementation des Métiers structurés, imposant rythmes, pratiques, savoir-faire, et contraignant parfois les recrutements de main d’œuvre. Les règles urbaines, présentes dès le Moyen Âge, sontelles facilitatrices ou contraignantes en matière de construction ? Or ces normes, en France, peuvent varier d’une période à l’autre, d’une ville à l’autre, et sous l’influence de politiques européennes. Et pour la période contemporaine, trois types de normes sont à considérer dans les effets qu’elles produisent : les normes d’essai qui permettent de déterminer les caractéristiques des produits et services, les normes d’exécution ou de mise en œuvre et les normes de conception ou de dimensionnement des ouvrages, des équipements ou installations, comme celles relatives au calcul de structures en métal ou en béton. Des labels se disputent aussi des qualités de construction, en matière de performance énergétique, de qualité environnementale et de santé.

Entretien, réparation, restauration

Dans cette session, le regard sera porté sur l’entretien et la restauration d’ouvrages et d’édifices, problématiques dont les historiens de la construction se sont emparés. Entretien, réparation, maintenance, ravalement, ou tout simplement travaux, sont conduits régulièrement et dès l’origine sur les édifices. Qu’elles fassent l’objet d’un programme d’entretien, d’un changement d’affectation ou de mise au goût du jour (technique, technologique, esthétique) ou qu’elles surviennent de manière inattendue (intempéries, dégradations, catastrophes et sinistres), ces modifications viennent changer la matérialité de l’architecture, voire la dénaturer. En outre, le défaut d’entretien peut conduire à la vétusté et à l’insalubrité d’un bâtiment, et parfois servir d’argument à la réalisation de lourds travaux, voire conduire à la démolition.

L’entretien ordinaire comme la restauration monumentale seront questionnés sous l’angle des acteurs, des méthodes, des chantiers, des choix de matériaux et de mise en œuvre, de respect ou non de l’authenticité matérielle et des styles.

Gestion des ressources et environnement

La session se propose d’interroger la gestion des ressources sur le temps long : matériaux, eau, énergie, déchets, pollution. La raréfaction, ou au contraire la prolifération de certaines ressources induisent-elles un renouvellement des pratiques, l’invention de nouveaux matériaux ou de nouvelles techniques ? Les questions de réemploi, de déconstruction et de réutilisation des matériaux issus de chantiers de démolition pourront être développées en s’intéressant aux différentes étapes : démantèlement, démontage, tri, transport, transformation, préparation, vente des matériaux, magasin de matériaux, etc. De même, et pour les périodes les plus récentes, les stratégies de planification ou de mode conception spécifique pour réduire l’impact sur l’environnement pourront être analysées. Le rôle des acteurs de la construction pourra être abordé en précisant les délimitations des missions des entrepreneurs et des architectes dans la réutilisation des matériaux dans un nouveau projet de construction.

Cette session sera l’occasion de s’intéresser à l’histoire de la construction au prisme de l’histoire environnementale, renouvelant le regard porté sur l’évolution de la gestion et de l’emploi des matériaux et ainsi que des techniques.

Représentations, symboliques et imaginaires (utopies)

De la cité de Dieu à Sforzinda, la ville imaginaire oscille entre l’idéal inatteignable et le tour de force, voire la démonstration, rêvé par les ingénieurs et les architectes. Au cœur des villes, des bâtiments répondent également aux désirs d’imaginaire des bâtisseurs : des labyrinthes des cathédrales aux murs rideaux des plus hautes tours, que nous disent ces imaginaires constructifs ? Comment l’acte de bâtir, le projet d’édifier mobilisent-ils des représentations et des encodages symboliques ? Le sujet peut se décliner autour de la question de la transmission des symboles par le bâti, selon des enjeux de maîtrise et de contrôle d’un message en fonction du destinataire récepteur.

Enfin, la session pourra aussi avec profit multiplier les   sources  peu mobilisées pour envisager traditionnellement les questions en histoire de la construction. Comment la littérature, le cinéma ou les œuvres figuratives parlent ou montrent le chantier, représentent sa société ou mythifient les prouesses techniques et au final le bâti ?

Crises, oppositions, rivalités

La construction est à considérer dans des contextes de fortes contraintes. Les crises (économiques, démographiques, environnementales…) ont-elles des incidences sur le fonctionnement, l’organisation, les choix techniques ou artistiques liés au bâti ? Également, le projet constructif peut-il est le théâtre de rivalités et d’opposition ? Ainsi, les programmes constructifs sont-ils d’autres moyens d’affirmer des pouvoirs, de marquer des enjeux géopolitiques, d’afficher des souverainetés ? Enfin, la société des bâtisseurs est-elle aussi traversée par des guerres d’influences, des rivalités d’artistes ou d’architectes, des courses à l’innovation, de concurrence entre agences, entreprises ou industries ?

Conditions de soumission

Les propositions de contribution sont attendues sous la forme d’un résumé de 300 mots maximum, avec un titre et six mots clés choisis parmi la liste en bas de page

jusqu’au 31 mai 2024

Voici les étapes pour le dépôt d’une contribution :

  1. Rendez vous sur le site : https://5cfhc.sciencesconf.org/
  2. Créez un compte dans la partie « espace connecté » en renseignant votre nom, prénom, mail, votre identifiant et choisissez un mot de passe.
  3. Dans la colonne de navigation, allez dans « appel à communications », puis « déposer ».

La communication sera définitivement enregistrée après l’adhésion à l’Association Francophone des historiens de la construction.

Tarifs

  • Adhésion avec Abonnement à la revue Ædificare  65€
  • L'adhésion se finit le 31 décembre 2024.  
  • Adhésion seule  30€

L'adhésion se finit le 31 décembre 2024.  

  • Adhésion individuelle de soutien (10 ans)  300€

L'adhésion se finit le 31 décembre 2033.  

Étudiants et sans emploi

  • Adhésion avec abonnement à la revue Ædificare  30€
  • L'adhésion se finit le 31 décembre 2024.  
  • Adhésion seule  15€

L'adhésion se finit le 31 décembre 2024.

Calendrier

  • Le 5e congrès francophone d’histoire de la construction se tiendra à Toulouse les 18, 19 et 20 juin 2025.
  • L’appel à communication est publié jusqu’au 31 mai 2024.

  • Retours auprès des auteurs pour le 1er septembre 2024. (Acceptation définitive après adhésion à l’association francophone d’histoire de la construction)
  • Procédure d’inscription ouverte début janvier 2025
  • Date limite d’inscription au congrès : 17 juin 2025
  • Dépôt des textes complets des communications en vue de leur publication : 20 septembre 2025

Informations pratiques

Ce 5e congrès propose 16 thématiques développées en 42 sessions sur trois journées, les 18, 19 et 20 juin 2025. Elles seront rythmées par des visites de lieux emblématiques de la « ville rose » ainsi que par trois conférences plénières, données par Philippe Villeneuve, ACMH de la Cathédrale Notre-Dame de Paris, Jean-Baptiste Fressoz, historien des sciences, des techniques et de l'environnement, et Salima Naji, architecte et anthropologue. Une table-ronde complétera ce programme ainsi qu’une soirée de gala dans le cadre unique du Couvent des Jacobins, joyau de l’art médiéval Midi-toulousain.

Comité scientifique

  • Michela Barbot, Chargée de recherches HDR d’histoire moderne au CNRS (UMR IDHE.S - UMR8533), Professeure, attachée à l’ENS Paris-Saclay
  • Philippe Bernardi, Directeur de recherche CNRS, LAMOP (UMR 8589)
  • Inge Bertels, Professeure d’histoire de l’architecture et de culture de la construction, Faculteit Ontwerpwetenschappen, Universiteit Antwerpen (Anvers)
  • Valentina Burgassi, Architecte, maîtresse de conférences en histoire de l’architecture, Centre de Recherche de l’Histoire de la construction, Politecnico di Torino
  • Robert Carvais, Directeur de recherche émérite, CNRS - Centre de Théorie et Analyse du Droit (CTAD UMR 7074), Université Paris Nanterre 
  • Esteban Castaner, Professeur d’histoire de l’art contemporain Centre de Recherches sur les Sociétés et Environnements en Méditerranées- CRESEM EA 7397
  • Roland Chabbert, Conservateur en chef du patrimoine, directeur du service Connaissance et Inventaire des patrimoines, Région Occitanie
  • Samia Chergui, Professeure en histoire de l’art, University « Saad Dahleb » Blida 1 (Algérie), Institut of Architecture and Urban Planning (I.A.U), Department of Built and Urban Cultural Heritage (D.PAU)
  • Hélène Dessales, Maîtresse de conférences ENS Paris, PLS, Département des sciences de l’Antiquité, AOROC (UMR 8546)
  • Rika Devos, Professeur d’histoire de l’architecture, Département Building, Architecture and Town planning (BATir), laboratoire Architecture et Ingénierie architecturale (AIA),Université Libre de Bruxelles, Belgique
  • François Fleury, Professeur HDR, laboratoire Architecture, Territoire, Environnement Normandie (ATE Normandie - UR7464), Ecole nationale supérieure d’architecture, Normandie
  • Fouad Ghomari, Professeur émérite, laboratoire Eau et Ouvrages dans Leur Environnement (EOLE), faculté de Technologie de l’Université AbouBekr Belkaïd à Tlemcen, (Algérie).
  • Alberto Grimoldi, Professeur honoraire, chargé du cours d’histoire de la restauration, Politecnico de Milan
  • Maxime l’Héritier, Maître de conférences en archéologie, université de Paris 8, ARSCAN (UMR 7041)
  • Javier Ibanez Fernandez, Professeur d’histoire de l’art, Université de Saragosse, Instituto de Patrimonio y Humanidades.
  • Catherine Isaac, Chercheuse, équipe d’accueil Histara (EA 7347), EPHE-PSL.
  • Delphine Lacaze, CRMH, DRAC Occitanie
  • Guy Lambert, Maître de conférences, unité mixte de recherche “Architecture Urbanisme Société : Savoir Enseignement Recherche (UMR AUSer 3329), Ecole nationale supérieure d’architecture Paris-Belleville
  • Stéphane Lamouille, Chargé de recherche CNRS, Institut de Recherche sur l’Architecture Antique (IRAA - UAR 3155 , CNRS–AMU), Université de Pau et des Pays de l’Adour
  • Bastien Lefebvre, Maître de conférences en archéologie médiévale, (UMR 5608 TRACES - équipe Terrae), Université Toulouse Jean Jaurès
  • Léonore Losserand, Maîtresse de conférences, École Nationale Supérieure d’Architecture Paris-Val-de-Seine, laboratoire Environnements numériques, Cultures Architecturales et Urbaines (EVCAU)
  • Géraldine Mallet, Professeur d’histoire de l’art médiéval, Centre d’Études Médiévales de Montpellier (CEMM - EA 4583), Université Paul-Valéry
  • Virginie Mathé, Maîtresse de conférences à l’Université Paris-Est Créteil, Centre de recherche en histoire européenne comparée (CRHEC), ANHIMA (UMR 8210 )
  • Nina Mansion Prud’homme, Maîtresse de conférences, Laboratoire de recherche en Architecture (LRA), Ecole Nationale Sspérieure d’Architecrure de Toulouse, Centre FrançoisGeorges Pariset
  • Jean-Charles Moretti, Directeur de recherche au CNRS, Institut de recherche sur l’architecture antique, (IRAA - USR 3155, CNRS– AMU), Université Lumière - Lyon 2
  • Valérie Nègre, Professeure professeure d’histoire des techniques, Institut d’histoire moderne et contemporaine (IHMC-UMR 8066), Université Paris 1 Panthéon Sorbonne 
  • Xavier Pagazani, Chercheur à l’Inventaire, Service régional du patrimoine et de l’Inventaire, Région NouvelleAquitaine
  • Edouardo Piccoli, Professeur associé, département Architecture et Design, Politecnico de Turin
  • Enrique Rabasa Diaz, Architecte, professeur d’histoire de l’architecture, Universidad Politécnica de Madrid
  • Lia Romano, Architecte, maîtresse de conférences en histoire de l’architecture et restauration, dipartimento di Architectura, Università degli Studi di napoli Federico II
  • Hélène Rousteau-Chambon, Professeure d’histoire de l’art moderne, Centre de Recherche en Archéologie, Archéosciences, Histoire, (CReAAH-UMR 6566), Université de Nantes
  • Paola Scaramuzza, Maîtresse de conférences, École Nationale Supérieure d’Architecture de Versailles, Laboratoire LéaV.
  • Jean-Pierre Staëvel, Professeur en Arts et archéologie de l’Islam médiéval Université Paris Panthéon-Sorbonne, Orient et Méditerranée UMR 8167
  • Arnaud Timbert Professeur des universités en Histoire de l’art, TrAme (UR4284)

Comité d'organisation

  • Sophie Fradier, Maîtresse de conférences associée SHS-HCA, ENSA Toulouse - LRA/FRAMESPA
  • Laura Girard, Maîtresse de conférences HCA, ENSA Toulouse - LRA
  • Nicolas Meynen, Maître de conférences en histoire de l’art, Université Toulouse 2 Jean-Jaurès – FRAMESPA UMR5136
  • Nathalie Prat, Maîtresse de conférences TPCAU, ENSA Toulouse - LRA
  • Sandrine Victor, Professeure HDR en histoire médiévale INU Champollion, Université Toulouse 2 Jean-Jaurès – FRAMESPA UMR5136

Places

  • Université Toulouse Jean-Jaurès 5, allée Antonio Machado
    Toulouse, France (31)

Date(s)

  • Friday, May 31, 2024

Attached files

Keywords

  • histoire de la construction, techniques, architectes, ingénieurs, matériau, chantier, savoir-faire, économie, entretien, restauration, innovation

Contact(s)

  • Comité d'organisation
    courriel : 5cfhc [at] sciencesconf [dot] org

Information source

  • Laura Girard
    courriel : cfhc2025 [at] gmail [dot] com

License

CC0-1.0 This announcement is licensed under the terms of Creative Commons CC0 1.0 Universal.

To cite this announcement

« À pied d'œuvre », Call for papers, Calenda, Published on Wednesday, March 27, 2024, https://doi.org/10.58079/w47m

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