HomeLe latin : un bien commun. Pour un latin obligatoire à l’école

HomeLe latin : un bien commun. Pour un latin obligatoire à l’école

*  *  *

Published on Monday, April 22, 2024

Abstract

L’ALLE (Association le Latin dans les Littératures Européennes), qui réunit depuis 2008 des universitaires et des professeurs de classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) littéraires de diverses disciplines, a le plaisir de vous annoncer la tenue d’un colloque intitulé « Le latin : un bien commun. Pour un latin obligatoire à l’école ».

Announcement

Argumentaire

L’ALLE (Association le Latin dans les Littératures Européennes), qui réunit depuis 2008 des universitaires et des professeurs de CPGE littéraires de diverses disciplines, a le plaisir de vous annoncer la tenue, le lundi 3 juin 2024 au Palais du Luxembourg à Paris, d’un colloque intitulé « Le latin : un bien commun. Pour un latin obligatoire à l’école », dont nous vous prions de bien vouloir trouver, ci-joint, l’affiche avec le programme.

L’ALLE, Association « le Latin dans les Littératures européennes », organise un colloque au Sénat sur un sujet que nous voulons au cœur de l’enseignement secon-daire français : l’étude obligatoire de la langue latine et de sa littérature en lien avec l’étude des Lettres françaises. Résolument à rebours de l’effacement scandaleusement (ou étourdiment ?) banalisé du latin obligatoire, ce colloque entend ouvrir les perspectives d’un programme d’études ambitieux et novateur pour l’école. Car, de l’effondrement actuel de la maîtrise du français dans le système scolaire, le latin peut être la clé et la so-lution : un latin désencombré de ce qui a largement contribué à en affaiblir ou obscurcir la vitalité.

Intégré au tronc commun des disciplines, ce dispositif pédagogique – qui implique en amont une refonte doctrinale, audacieuse et ambitieuse de la formation des maîtres – offre trois avantages fondamentaux, béné-fiques pour l’ensemble des matières étudiées :

  • Une compétence linguistique indispensable pour la maîtrise du français et des langues mo-dernes, langues que l’on ne saurait mettre en concur-rence avec le latin, bien au contraire, pour peu qu'on envisage cet enseignement rénové dans un cadre euro-péen intelligemment compris ;
  • L’ouverture vers le monde romain et méditerra-néen ancien, étape antique de l’histoire universelle ;
  • La rencontre avec de grands classiques, littéraires, philosophiques et scientifiques.

Loin de les réserver ces précieux atouts à une mino-rité d’optionnaires, il s’agit de les mettre à la disposi-tion de tous les élèves, au collège et au lycée, car il sera ensuite bien trop tard pour rattraper de telles lacunes au cours de leur formation.

C’est là un enjeu pédagogique qui engage l’avenir de l’école, le statut même du savoir au sein de l’école. Il est dès lors important que la représentation natio-nale examine à nouveaux frais les raisons qui ont pré-tendu (au nom de la démocratie !) justifier la suppres-sion du latin du tronc commun des disciplines apprises au collège et au lycée, et qu’elle les remette en ques-tion, afin d’apprécier en vérité le mal-fondé de ce choix du passé.

Il ne s’agira pas, pour nos intervenants, de se pen-cher avec nostalgie sur l’école latine d’autrefois, mais de faire comprendre, d’illustrer la place incontour-nable d’un latin enfin rendu obligatoire ; ce latin est aussi parfaitement à l’aise dans la modernité que l’indispensable outil numérique, et d’ailleurs il a su en faire, et très tôt, un usage remarquablement efficace. C’est un bien commun que nous avons donc le devoir de défendre aujourd’hui comme un outil scientifique et politique au service d’une école républicaine.

LE PREMIER VOLET, « Pourquoi ? » sera centré sur les ar-gumentations à mobiliser pour répondre aux sophismes des détracteurs du latin à l’école. On rappellera son statut lin-guistique, au fondement – complexe et en devenir – de la langue française ; on s’interrogera sur le rôle des institu-tions dans la marginalisation de la place du latin dans l’étude des Lettres, sans passer sous silence la dérive démagogique qu’elle sous-tend ; il sera dit comment et combien le latin et sa double littérature – celles antique des Romains et celle, médiévale et moderne, des Européens – reste le socle incontournable de la culture contemporaine, que ce soit en littérature française ou dans les autres littératures mo-dernes, en philosophie comme dans l’ensemble des savoirs.

LE SECOND VOLET, « Comment ? », montrera plus con-crètement en quoi le latin est une réponse à la crise de la langue française à l’école, une ressource à mobiliser, une solution aussi évidente que méconnue. Les intervenants souligneront, d’une part, l’opportunité intellectuelle de passer par l’étude de la langue latine et celle de sa littéra-ture tout au long d’une scolarité digne de ce nom ; ils marqueront, d’autre part, la nécessité de rendre les mé-thodes d’enseignement plus efficaces, plus ambitieuses, pour les mettre au service d’un savoir riche, critique et véritablement émancipateur

Inscription

Nous souhaitons réunir un public le plus large possible ; c’est pourquoi nous avons obtenu l’usage de la Salle Clemenceau, pouvant accueillir jusqu’à 250 participants. N’hésitez donc pas à vous inscrire et à diffuser le présent courriel à toute personne pouvant s’intéresser à ce sujet.

La présence au colloque est gratuite, mais elle nécessite une inscription préalable auprès de cette même adresse de courriel et peut ne concerner qu’une demi-journée, soit seulement le matin ou seulement l’après-midi. 

Nous vous prions de répondre uniquement au présent courriel (à l’adresse contacter.alle@gmail.com) en précisant les éléments suivants :

— NOM Prénom

— Date et lieu de naissance

— Présence toute la journée / seulement le matin / seulement l’après-midi

Le recours à des courriels groupés, soit un courriel pour plusieurs participants, faciliterait notre travail de compilation des listes de participants. Nous ne serons sans doute pas en mesure de répondre à chaque courriel, merci pour votre compréhension.

Les données d’identité devront bien sûr correspondre au document qu’il vous faudra présenter à votre arrivée à l’entrée du Palais du Luxembourg, 15 rue de Vaugirard, afin de passer les contrôles. Nous vous conseillons d’arriver à l’entrée du Palais à 9h00 au plus tard pour la matinée et à 14h30 pour l’après-midi.

Durant la pause de midi, il vous faudra en effet sortir du Palais et repasser ensuite le contrôle.

Nota bene : aucune adhésion à l'association n’est requise pour accéder à ce colloque, mais si vous souhaitez soutenir l’ALLE en y adhérant, au tarif de 10 euros pour une année (5 euros pour les élèves et les étudiants), vous êtes les bienvenus ! Voir sur cette page web : https://sitealle.wordpress.com/adherer/

Programme

  • 09,00 – 09,30.   Accueil du public
  • Mot d’accueil de Mme la Sénatrice Laure DARCOS, vice-présidente de la Commission Culture
  • 09,40 – 09,50.   Ouverture par Luigi-Alberto SANCHI, chercheur Cnrs, président de l’ALLE       

9h-13h Le latin obligatoire : pourquoi ?

  • Le français, ce latin des Modernes – Cécilia SUZZONI, Professeur honoraire de Chaire supérieure, fondatrice de l’ALLE
  • « Tous vos gens à latin » (Les Femmes savantes, II, 7). La fabrique des « classiques » par l'institution – Patrice SOLER, IGEN honoraire de Lettres, vice-président de l’ALLE
  • Le latin, pour conjurer l’énigme du monde– Xavier DARCOS, Chancelier de l’Institut de France
  • De te fabula narratur ! – Pierre BERGOUNIOUX, écrivain, ancien professeur de Lettres
  • Quel latin obligatoire ?  Voix romaines et paroles subalternes – Donatien GRAU, historien et philologue, conseiller de la Présidence du musée du Louvre pour les programmes contemporains

13,00 – 14,30.   Pause-déjeuner

14h30 – 18h Le latin obligatoire : comment ?

  • Le passé nécessaire au présent, à la source de notre langue – Marie-Ange JULIA, linguiste, professeur de Lettres
  • Le latin pour les sciences – Olivier REY, mathématicien et philosophe, membre de l’Institut d’histoire et de philosophie des sciences et des techniques (CNRS/Univ. Paris 1)
  • Le latin, langue renaissante – Yves HERSANT, historien spécialiste de la Renaissance européenne, professeur à l’EHESS
  • Abolition d’un privilège : l’enseignement du latin – Jean-Louis POIRIER, doyen honoraire du groupe de philosophie de l’Inspection générale
  • Conclusions : le latin, fortifiant de la langue française Marie-Françoise BECHTEL,  présidente de la Fondation Res Publica

 

 

Places

  • Salle Clemenceau - Palais du Luxembourg, 15 rue de Vaugirard
    Paris, France (75006)

Event attendance modalities

Full on-site event


Date(s)

  • Monday, June 03, 2024

Keywords

  • latin, obligatoire, école, éducation, littérature, langue

Information source

  • Jérémie Pinguet
    courriel : contacter [dot] alle [at] gmail [dot] com

License

CC0-1.0 This announcement is licensed under the terms of Creative Commons CC0 1.0 Universal.

To cite this announcement

« Le latin : un bien commun. Pour un latin obligatoire à l’école », Miscellaneous information, Calenda, Published on Monday, April 22, 2024, https://doi.org/10.58079/w955

Archive this announcement

  • Google Agenda
  • iCal
Search OpenEdition Search

You will be redirected to OpenEdition Search