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Flore imaginaire

Fantasy flora

Revue « Fantasy Art and Studies »

“Fantasy Art and Studies” Journal

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Publié le jeudi 11 avril 2024

Résumé

Branchiflore, athelas, feainnewedd ou rougeoyeur : tels sont les noms de quelques végétaux imaginaires qui croissent dans des mondes de Fantasy. Qu’elle soit merveilleuse ou non, inventée de toutes pièces ou empruntée à notre réalité, la flore participe à la création d’univers. En tant qu’élément constitutif de la xéno-encyclopédie d’une œuvre, elle enrichit un monde fictif, lui donne une profondeur et permet au lectorat de mieux imaginer l’espace dans lequel il plonge. Si la faune qui peuple les mondes imaginaires a fréquemment été étudiée – le bestiaire récurrent du genre comme celui d’un auteur en particulier –, les analyses portant sur la flore sont, en revanche, bien plus rares. Le 17e numéro de Fantasy Art and Studies propose donc de l’explorer en interrogeant le végétal dans les œuvres de Fantasy

Annonce

Argumentaire

Branchiflore, athelas, feainnewedd ou rougeoyeur : tels sont les noms de quelques végétaux imaginaires qui croissent dans des mondes de Fantasy[1]. Qu’elle soit merveilleuse ou non, inventée de toutes pièces ou empruntée à notre réalité, la flore participe à la création d’univers. En tant qu’élément constitutif de la xéno-encyclopédie (Saint-Gelais, 1999) d’une œuvre, elle  enrichit un monde fictif, lui donne une profondeur et permet au lectorat de mieux imaginer l’espace dans lequel il plonge. 

En ce que la Fantasy médiévaliste occidentale met régulièrement en scène des environnements naturels, il n’est guère étonnant de trouver des descriptions de forêts et d’arbres. Quelques auteurs, à l’image de J. R. R. Tolkien, offrent une grande place aux plantes dans leurs textes. Le professeur d’Oxford représente d’ailleurs volontiers arbres, fleurs et motifs végétaux dans ses illustrations. 

Le paratexte de certains romans ou bandes dessinées fait parfois la part belle à la flore. Non seulement celle-ci peut apparaître sur les illustrations de couverture, mais elle peut également être détaillée dans des glossaires ou des herbiers. Le Jardin des Fées (Audrey Alwett et Nora Moretti, 2022-…) hérite par exemple de ce type de recueil. Ainsi, les pages de garde de la bande dessinée renseignent les lecteurs sur les propriétés des fleurs qui apparaîtront, pour quelques-unes d’entre elles, dans l’espace diégétique. 

Au demeurant, le végétal tient-il un unique rôle ornemental ? Se réduit-il à un décor ? Certes non. Dans quelques œuvres, il peut être investi d’une fonction narrative ou symbolique.

Réduites en poudre, coupées, équeutées, les plantes entrent régulièrement, en Fantasy, dans la composition de potions ou d’onguents divers préparés par des initiés. Le végétal est alors investi d’un pouvoir. Bénéfiques ou néfastes, salvatrices ou délétères, les plantes ont bien souvent partie liée avec la magie et permettent mille prodiges. Il en va ainsi de la zoopipelette permettant de parler le langage des animaux dans L’Herboriste de Hoteforais (Nathalie Somers, 2021) ou de la mandragore qui soigne la mère d’Ofelia dans Le Labyrinthe de Pan (Guillermo Del Toro, 2006). Différentes essences d’arbres sont aussi régulièrement utilisées dans la création d’objets merveilleux : balais volants en branches de sapin, baguettes magiques en bois de houx, d’if ou d’aubépine et autres bâtons de sorbier. Peut-on établir un lien entre la personnalité des magiciens et leurs accessoires végétaux ? Les plantes font-elles le sorcier ? 

En effet, la flore est aussi signifiante : dans Le Seigneur des Anneaux, plus qu’un végétal, l’Arbre Blanc est notamment à lire comme un emblème[2]. Et que dire des personnages, en particulier des sorcières, qui portent dans leurs noms mêmes une symbolique végétale, à l’instar de Dame Mélisse dans Magic Charly (Audrey Alwett, 2019-2022) ou des piquantes Ortie, Ronce et Épine dans Mille pertuis (Julia Thévenot, 2023) ? De temps à autre, la flore donne d’ailleurs naissance à des créatures hybrides semi végétales comme l’illustrent notamment les trolls et gobelins de Brian Froud.

Les œuvres de Fantasy qui mettent à l’honneur le végétal sont aussi parfois porteuses d’un discours écologique : valorisation du monde sauvage, sensibilisation à l’éphémère de la nature, invitation à sa protection, etc. Ce phénomène apparaît-il plus fréquemment dans la production contemporaine et, en particulier, dans la production destinée à la jeunesse ? Dès lors, la flore acquiert-elle une fonction didactique ?

Si la faune qui peuple les mondes imaginaires a fréquemment été étudiée – le bestiaire récurrent du genre comme celui d’un auteur en particulier –, les analyses portant sur la flore sont, en revanche, bien plus rares. Le 17e numéro de Fantasy Art and Studies propose donc de l’explorer en interrogeant le végétal dans les œuvres de Fantasy

Les articles pourront, entre autres, aborder les thèmes suivants : 

  • les fonctions ornementale, narrative et symbolique du végétal, 
  • l’invention de la flore et les herbiers de Fantasy : sources d’inspiration, onomastique, croquis…
  • les personnages en relation avec le végétal : jardiniers, botanistes, herboristes, fleuristes…
  • les frontières du végétal et l’hybridation (végétal/animal, végétal/humain)
  • la perspective écocritique des œuvres à travers les plantes

Fantasy Art and Studies

Fantasy Art and Studies est la revue semestrielle des Têtes Imaginaires, association loi 1901. Chaque numéro rassemble des articles de recherche ainsi que des œuvres de création (nouvelles, illustrations, bande dessinée) autour d’un thème en lien avec la Fantasy.

Responsables scientifiques du n°17

  • Viviane Bergue, Docteur en Littérature Comparée, directrice de la publication et éditrice de la revue, présidente des Têtes Imaginaires
  • Justine Breton, Maître de Conférence en Littérature française, Université de Reims-Champagne Ardenne (INSPE de Troyes)
  • Florie Maurin, Docteur en Littérature française, conférencière et formatrice indépendante https://apagesegales.fr/, coordinatrice scientifique du n°17
  • Sabrina Lusuriello, Docteur en Littérature française et comparée, Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3
  • Siegfried Würtz, comité de lecture fiction

Modalités d’évaluation et processus éditorial

Les propositions d’articles sont examinées par le comité de lecture scientifique de la revue, qui effectue une sélection sur la base des critères suivants :

  • respect du thème de l’appel à contributions,
  • qualité et originalité de l’analyse proposée,
  • mention de références bibliographiques pertinentes (le cas échéant).

Les auteurs des propositions retenues sont ensuite invités à soumettre les articles complets.

Chaque article est lu et évalué par au moins deux membres du comité de lecture scientifique avant envoi de demandes de corrections aux auteurs. Selon le degré de correction nécessaire, une V3 peut être demandée.

Conditions de soumission

 Les propositions d’articles en français ou en anglais, d’environ 2000 signes, seront accompagnées d’une brève présentation bio-bibliographique, et devront être envoyées au format .doc ou .docx à l’adresse suivante : fantasyartandstudies@outlook.com

au plus tard le 30 juin 2024

Après acceptation par le comité de lecture de la revue, les articles complets, d’une longueur de 30.000 signes maximum (espaces et notes comprises), en français ou en anglais, seront attendus pour le 9 septembre 2024.  

Les consignes détaillées de mise en forme sont à lire avant tout envoi.

Bibliographie indicative

  • Bouvet Rachel, Posthumus Stéphanie (dir.), « Études végétales / Plant Studies », L’Esprit créateur, vol. 60-4, Johns Hopkins University Press, 2021.
  • Maurin Florie, « Des femmes, des plantes et de la magie. Les herboristes en fantasy jeunesse », Fantasy jeunesse, 2022, https://fantasyjeune.hypotheses.org/2836 
  • Prince Nathalie, Thiltges Sébastian (dir.), Éco-graphies. Écologie et littératures pour la jeunesse, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2018. 
  • Trivisani-Moreau Isabelle, Postel Philippe (dir.), Natura in fabula. Topiques romanesques de l’environnement, Leyde, Brill, 2019.
  • Ueltschi Karin, Verdon Flore (dir.), Grandes et petites mythologies II. Mythe et conte, faune et flore, Reims, Épure, 2022.

Notes

[1] Nous faisons ici référence aux végétaux de Harry Potter (J.K. Rowling, 1997-2007), The Lord of the Rings (J.R.R. Tolkien, 1954-1955), Le Sorceleur (Andrzej Sapkowski, 1994-1999) et Le Pacte des Marchombres (Pierre Bottero, 2006-2008).

[2] Cf. Gabrielle Lafitte, « Arbres et plantes », dans Vincent Ferré (dir.), Dictionnaire Tolkien, Paris, Bragelonne, 2019, p. 114-118.


Dates

  • dimanche 30 juin 2024

Mots-clés

  • fantasy, flore, végétal, plantes, arbres, imaginaire

Contacts

  • Viviane Bergue
    courriel : fantasyartandstudies [at] outlook [dot] com
  • Florie Maurin
    courriel : fantasyartandstudies [at] outlook [dot] com

URLS de référence

Source de l'information

  • Florie Maurin
    courriel : fantasyartandstudies [at] outlook [dot] com

Licence

CC-BY-4.0 Cette annonce est mise à disposition selon les termes de la Creative Commons - Attribution 4.0 International - CC BY 4.0.

Pour citer cette annonce

Florie Maurin, « Flore imaginaire », Appel à contribution, Calenda, Publié le jeudi 11 avril 2024, https://doi.org/10.58079/w750

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