HomeCameroun : trois décennies d’élections pluralistes

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Published on Thursday, April 11, 2024

Abstract

Le retour de la démocratie pluraliste dans les années 1990 au Cameroun fut inauguré par l’organisation en mars 1992 des premières élections législatives concurrentielles. Suivie le 12 octobre de la même année par l’élection présidentielle, le Cameroun connait depuis lors un cycle régulier de consultation électorale. La mise en place de cette routine électorale connait depuis lors plusieurs moments dont il convient, le temps d'une journée d'études, d'en explorer les plis.

Announcement

Journée d’études dédiée au lancement des activités du laboratoire élections et délibérations

Contexte et justification

Le retour de la démocratie pluraliste dans les années 1990 au Cameroun fut inauguré par l’organisation en mars 1992 des premières élections législatives concurrentielles. Suivie le 12 octobre de la même année par l’élection présidentielle, le Cameroun connait depuis lors un cycle régulier de consultation électorale. La mise en place de cette routine électorale connait plusieurs moments.

D’abord le moment institutionnel. Ce retour aux élections concurrentielles est porté sur le plan institutionnel par le ministère de l’administration territoriale qui en assure l’organisation matérielle. Décrié pour son manque d’impartialité, les acteurs politiques de l’opposition ont poussé le pouvoir en place à envisager la création d’un organe de gestion des élections. L’observatoire national des élections (ONEL) sera créé pour donner un peu plus de crédibilité au processus électoral (Fombad 2003). Cet observatoire connait entretemps une reconfiguration de ces missions donnant ainsi naissance à ce qui a été appelé ONEL II. Malgré ce changement, l’institutionnalisation de la gestion des élections au Cameroun sera au cœur de controverses entre le pouvoir et les partis politiques d’opposition. La création, le 29 décembre 2006 d’Elections Cameroon (ELECAM) assure l’orientation institutionnelle de la gestion des élections au Cameroun et se donne à connaitre comme une modernisation du système institutionnel de régulation des élections au Cameroun (Ondoua, 2010). Le renforcement de cette orientation de crédibilisation du processus électoral est consacré le 19 avril 2012 par la promulgation de la loi électorale[1] inscrivant les élections dans un nouvel environnement juridique et institutionnel (Olinga, 2007). Cette loi abroge alors les multiples textes régissant l’organisation de chaque niveau d’élection. Elle agrège des dispositions communes aux différentes élections et au referendum tout en établissant leur spécificité. La promulgation de ce code coïncide avec l’introduction du débat sur la biométrisation du fichier électoral vendu comme gage de la transparence, la fiabilité et la crédibilité du processus électoral (Obame 2022). Malgré ces avancées, l’institutionnalisation des élections au Cameroun continue d’être au centre de la controverse. Le mise en activité du conseil constitutionnel en 2018 n’est pas venu apaiser la controverse de la partialité des institutions en charge des élections au Cameroun.

Cependant, cette controverse n’anesthésie pas la participation aux échéances électorales. En effet, depuis 1992, on observe la participation permanente de certains acteurs politiques aux divers scrutins organisés. Ces acteurs politiques peuvent être distingués en deux catégories : les acteurs traditionnels des échéances électorales et les acteurs occasionnels des échéances électorales. Par acteurs traditionnels des échéances électorales, il faut entendre les hommes et les appareils politiques ayant pris part aux différentes élections depuis 1992. Dans cette catégorie, on retrouve les partis politiques comme le Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC), l’Union des Populations du Cameroun (UPC), le Social Democratic Front (SDF), l’Union Nationale pour la Démocratie et le Progrès (UNDP), le Mouvement pour la Défense de la République (MDR). Au niveau national, on retrouve dans cette catégorie les hommes politiques comme Paul Biya, Cavaye Yeguié Djibril, Bello Bouba, Garga Haman Adji, Adamu Ndam Njoya, Ni John Fru Ndi, Hilarion Etong. Ces partis politiques participent depuis 1992 aux élections nationales comme l’élection présidentielle, les législatives (Takougang 2003, Ngenge 2021) et, plus récemment, les sénatoriales (Akono Evang 2013). Ils présentent des candidats aux différentes élections locales comme ce fut le cas pour les municipales (Bombela 2023 a) et tout récemment pour les régionales. Par acteurs occasionnels des échéances électorales, il faut entendre tous les partis, les hommes et les femmes politiques qui prennent part à une échéance électorale nationale ou locale de manière intermittente. Il s’agit, pour les partis politiques, de ceux qui présentent des candidats dans moins de la moitié des circonscriptions et disparaissent à l’élection suivante. De même, il s’agit des hommes et des femmes politiques qui disparaissent de la scène électorale après avoir participé à un scrutin. Cette catégorie est plus fournie en nombre et connait aussi certaines victoires. C’est le cas de Jean Jacques Ekindi et de son parti politique dénommé le « Mouvement Progressiste » qui ont brigué et remporté un siège à l’assemblée nationale lors de leur unique participation aux élections législatives.  

Cependant, il convient de noter depuis 2013, des nouveaux partis politiques ont opéré leur entrée dans le champ de la compétition électorale avec plus ou moins de succès. Il s’agit de Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), du Parti Camerounais pour la Réconciliation Nationale (PCRN) et Union des Mouvements Socialistes (UMS). Au-delà de ces deux catégories purement analytiques, le champ électoral camerounais est marqué par un fait commun aux démocraties électorales : ceux qui perdent les élections reviennent briguer les postes électifs locaux et nationaux. La permanence de leur participation aux joutes électorales rend compte de l’acceptation des acteurs politiques des élections comme mécanismes démocratiques et pacifiques de dévolution du pouvoir politique.

Cette vitalité du champ électoral compétitif retrouvé fait écho à l’intérêt que lui consacrent les études électoralistes camerounaises. Ces études interrogent indistinctement aussi bien la technicisation des pratiques électorales (Eyenga 2023, Bombela 2023 b) que le travail électoral (Tsana 2019, Bombela 2024) et la prise en compte des femmes dans le processus électoral (Nono Soppi 2022). Si ces travaux sont récents, des études menées au lendemain de ce retour aux élections avec choix ont permis de documenter les débats et les controverses issus de cette mutation politique. L’institutionnalisation juridictionnelle de la crédibilité du vote est indexée par Luc Sindjoun (1994) comme un échec imputable à la cour suprême dans sa mission d’arbitrage des litiges électoraux et de maintien de l’indépendance dans le traitement des résultats de l’élection. Dans le cadre de ces études électoralistes camerounaises, l’explication du vote a été pris en charge en interrogeant les assises identitaires des électeurs (Menthong 1998), la résistance des dirigeants au changement (Sindjoun 1997), l’impact de la pratique du « don électoral » sur le comportement électoral et la formation des alliances entre le parti au pouvoir et les partis de l’opposition (Socpa 2000, Ngomba 2011). La fabrique de la candidature comme pratique préélectorale nationale (Manga 2018) ou locale (Bombela 2023 a) s’insère également dans cette discussion électoraliste.

Sur le plan de la recherche doctorale, les élections camerounaises post transitions connaissent un intérêt pluridisciplinaire. À titre illustratif, le droit public (Mandeng 2017), la science politique (Domjie 2021) et la sociologie (Obame 2022) actualisent constamment les connaissances des premiers travaux doctoraux en la matière (Ngono, 2000; 2003).

Il faut le noter pour le souligner, les questions électorales camerounaises post transition se retrouvent aussi discuterdans les travaux interrogeant et documentant le processus de démocratisation au Cameroun (Mouiche 2000; Njoya 2002; Issa 2005; Machikou 2009), la transnationalisation de la politique camerounaise (Tchigankong 2019), l’impact des media numériques sur les diverses élections (Ngange 2020 ; Ekpele Mekole, 2023). Cependant, le questionnement de la défaite électorale reste encore peu documenté dans le contexte camerounais (Bombela 2023 c). Tout se passe comme si la fin des élections par la proclamation des résultats exige une polarisation du regard uniquement vers les vainqueurs. Or à l’observation, les perdants sont les acteurs de la perturbation de l’ordre politique post-électorale.

Ces trois décennies de pratiques électorales pluralistes sont aussi marquées par des crises post électorales crispant le fonctionnement routinier de la vie politique. L’issue des élections présidentielles d’octobre 1992 et d’octobre 2018 offrent un répertoire d’action violent de contestation des résultats électoraux. L’élection présidentielle de 2018 s’illustre par la mobilisation d’éléments de langage dont le maitre mot est le « hold up électoral » et l’érection de la catégorie discursive de « président élu ». Les manifestations contestataires sont dénommées les marches blanches. Cette période post-électorale sera dominée par la répression et l’emprisonnement des manifestants et des leaders de ces manifestations.

Objectifs

Prenant prétexte du lancement des activités du laboratoire dénommé Laboratoire Élections et Délibérations, Il convient alors de s’arrêter un moment pour examiner à nouveaux frais, le temps d’une journée d’études, cette vie électorale qui rythme l’essentiel de la vie politique du Cameroun.

Il s’agit ainsi de contribuer à l’intelligibilité des évolutions de la gouvernance électorale, de son institutionnalisation, des facteurs de rupture du processus électorales, de ses bifurcations, des permanences et des continuités de l’électoralisation du système politique camerounais.

De manière durable, il est question de poser le laboratoire élections et délibérations comme un think thank des questions électorales et délibératives. Dans ce cas cadre, le laboratoire se pose comme un instrument d’analyse et de réflexion sur les questions électorales et délibératives. Il se pense aussi, plus spécifiquement, comme un cadre d’intelligibilité des dynamiques électorales en cours pour proposer des tendances observées et leurs effets sur la production du politique, les défis de gouvernance électorale, les mobilités politiques et tout ce qui dans l’ensemble peut favoriser l’instabilité politique.

Au-delà de ces phases de contextualisation et d’analyse des pratiques et des capacités des acteurs électoraux, le laboratoire s’invite dans la conversation scientifique électoraliste africaniste à penser les perspectives. Il s’agit d’entrevoir les voies et moyens de renforcement des stratégies de prévention des conflits post électoraux et d’adaptation aux fluctuations politiques et à leurs effets sur le processus électoral.

Axe de communication

Les propositions de communication sont attendues, dans une perspective pluri et interdisciplinaire, de la part des chercheurs et praticiens intéressés par les questions et les dynamiques électorales. À titre indicatif, ces communications peuvent aborder les thématiques suivantes :

  • Défaite électorale et mobilité politique
  • La fraude électorale : pratiques et représentations sociales
  • Organisation et gestion des élections locales et nationales
  • Les crises post électorales : formes et manifestations
  • La transnationalisation de la vie politique sous le prisme des élections
  • Les élections locales
  • Candidater pour un poste électif : processus et contraintes
  • L’électoralisme camerounais
  • Communication politique en période électorale
  • Élections et diaspora
  • Technicisation des élections
  • Les aspects historiques des élections au Cameroun

Modalités de contribution

Les propositions s’appuyant sur des matériaux empiriques contemporains de types quantitatifs ou qualitatifs seront privilégiées. Elles porteront sur une élection nationale ou locale dans le cadre d’une étude de cas et/ou d’une comparaison.

Les propositions doivent être écrites en français ou en anglais et doivent préciser le titre, le nom et l’affiliation institutionnelle de l’auteur·e ou des auteur·e·s. Elles devront également proposer une problématique et apporter des précisions sur la méthodologie employée. Le document à rendre, format pdf, doit faire 3000 signes maximum, à envoyer par courriel à bombelajeandaniel@gmail.com  

le 20.05.2024 au plus tard à minuit heure du Cameroun.

Nous encourageons fortement les propositions de jeunes chercheur·e.s et des doctorant.e.s.

Aspects organisationnels

La journée d’études de lancement des activités du laboratoire élections et délibérations se déroulera sur le campus de l’Université de Yaoundé II dans la salle des actes rénovée.

Comité d’organisation

Pr Ngono Louis Martin (Président du comité d’organisation), Pr Bombela Bombela Jean Daniel, Pr Mimesse me Fame Marie, Dr Amougou Gerard, Dr Manga Jean-Marcellin, Dr Binam Bikoi Auguste Cabral, Dr Akamba Ebengue, Dr Mindja Alex, Dr Yves Valery Obame.

Comité scientifique pressenti

Pr Mathias Éric Owona Nguini (Président du comité scientifique), Pr Tchingankong Yanou Moise, Pr Olinga Alain Didier, Pr Ondoua Alain Franklin, Pr Machikou Nadine, Pr Zambo Belinga Joseph Marie, Pr Kaptchouang Tchejip Celestin, Pr Ngono Louis Marie, Pr Bombela Bombela Jean Daniel, Pr Mimesse me Fame Marie.

Bibliographie

Akono Evang, Serge Paulin. "L'élection des sénateurs au Cameroun: regards sociopolitiques sur le scrutin du 14 avril 2013." L'élection des sénateurs au Cameroun (2017): 1-215.

Alain Ondoua, « Vers une modernisation du système institutionnel de régulation des élections au Cameroun? à propos de la mise en place d''Elections Cameroon' » Revue juridique et politique des états francophones. Volume 64 #2. ,(2010), p. 192-206.

Bombela, Jean Daniel Bombela. "Communication politique et symbolique vestimentaire au Cameroun: cas de l’élection présidentielle de 2018." African Studies Review, 66.1 (2023 a): 74-100.

Bombela, Jean Daniel. "La déclaration de candidature et constitution des listes aux élections municipales: Pratiques, enjeux et stratégies d’accès à la sélection politique locale au Cameroun." Canadian Journal of African Studies/Revue canadienne des études africaines 57.1 (2023 b): 51-69.

Bombela, Jean Daniel. (Dir.) Penser la défaite électorale en contexte africain, Paris, Éditions Connaissances et savoirs, (2023 c), 294 p.

Bombela, Jean Daniel. « Dispositif de campagne électorale du RDPC. Analyse des mécanismes de mobilisation du personnel électoral dans les partis dominants au Cameroun », Solon, Revue africaine de parlementarisme et de démocratie, Volume III, N° 29, (février 2024), pp 30-57.

Domjie, Nadege. Gouverner les opérations électorales: contribution des structures de gestion des élections. Diss. Reims, (2021).

Eyenga, Georges Macaire. "Technicisation des registres de vote et participation matérielle au cameroun." Reseaux 241 (2023): 239-273.

Fombad, Charles Manga. “Election Management Bodies in Africa: Cameroon's 'National Elections Observatory' in Perspective.” African Human Rights Law Journal 3 (2003): 25-51.

Henry Ekpele Mekole. "Social Media and Electoral Law Violation in Cameroon: The Case of the 2018 Presidential Election," International Journal of Research and Innovation in Social Science, vol. 7(9), (2023): 298-307.

Issa, Saïbou. "Arithmétique ethnique et compétition politique entre Kotoko et Arabes Choa dans le contexte de l'ouverture démocratique au Cameroun (Ethnic Arithmetic and Political Competition in cameroon)." Africa Spectrum (2005): 197-220.

Josée Melissa Nono Soppi. La dynamique d’affirmation des femmes entrepreneures dans le champ électoral Camerounais: Une capitalisation des ressources engrangées dans le champ économique à des fins de stratégies de séduction de l’électorat. International Multilingual Journal of Science and Technology, 2022. ⟨hal-03779888⟩

Luc Sindjoun, « La Cour Suprême, la compétition électorale et la continuité politique au Cameroun: La construction de la démocratisation passive », Africa Development / Afrique et Développement, vol. 19, No. 2, (1994) : 21-69.

Machikou, Nadine. "Les régimes de la pacification parlementaire au Cameroun." Polis/RCSP 16 (2009): 67-94.

Mandeng, Diane. La procédure contentieuse en matière electorale: recherches sur le contentieux des élections au Cameroun. Diss. Poitiers, 2017.

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Menthong, Hélène-Laure. "Vote et communautarisme au Cameroun: « un vote de cœur, de sang et de raison »." Politique africaine, 69.1 (1998): 40-52.

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Ngange, Kingsley Lyonga. “Social Media Use in the 2018 Presidential Election in Cameroon.” In book: social media and Elections in Africa, Volume 1, (2020): 119-146.

Ngenge, Ransom Tanyu. “Party politics and intra-ethnic conflicts in the nkambe central subdivision of Cameroon in the 2013 legislative election.” International Journal of Legal Studies (IJOLS ) (2021): n. pag.

Ngomba, Teke. “Vote Buying or Respecting ‘Culture’? Cameroonian Politicians’ Contending Interpretations of Campaign Donations.” PCS – Politics, Culture and Socialization, Vol. 2, No. 1, (2011):39-56.

Ngono, Louis Martin. La construction du vote en Afrique: le Cameroun aux urnes (1945-2000). Diss. Lyon 2, 2000.

Ngono, Louis Martin. « les formes animalières dans le processus électoral au Cameroun ». In Bacot, Paul et al. L’animal en politique. L’harmattan, Paris, 2003.

Njoya, Jean. "Démocratisation, divergences ethniques et politisation de la pluralité au Cameroun." Canadian Journal of African Studies/La Revue canadienne des études africaines 36.2 (2002): 239-280.

Obame, Yves Valery. Gouverner par la biométrie : dynamiques d’institutionnalisation d’une reforme technopolitique dans la compétition électorale au Cameroun. Thèse de doctorat en sociologie politique, Université de Yaoundé 1, 2022.

Olinga, Alain Didier. Le nouvel environnement juridique et institutionnel des élections au Cameroun. Presses universitaires d'Afr, (2007).

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Socpa, Antoine. Les dons dans le jeu électoral au Cameroun. Vol. 40. No. 157. Éditions de l’École des hautes études en sciences sociales, (2000) :91-108.

Takougang, Joseph. “The 2002 legislative election in Cameroon: a retrospective on Cameroon's stalled democracy movement.” The Journal of Modern African Studies 41 (2003): 421 - 435.

Tchingankong Yanou, Moïse. "Le champ politique camerounais « à l’étranger » au travers des rivalités entre partis politiques." Revue internationale de politique comparée 26.2 (2019): 83-105.

Note

[1] loi n° 2012/001 du 19 avril 2012 portant code électoral, modifiée et complétée par la loi n° 2012/017 du 21 décembre 2012

Places

  • BP : 18 Soa
    Yaoundé, Cameroon

Event attendance modalities

Hybrid event (on site and online)


Date(s)

  • Monday, May 20, 2024

Keywords

  • élection, vote, cameroun,

Contact(s)

  • Jean Marcellin Manga Lebongo
    courriel : marcellinlebongo [at] yahoo [dot] fr

Information source

  • Jean Daniel Bombela Bombela
    courriel : bombelajeandaniel [at] gmail [dot] com

License

CC0-1.0 This announcement is licensed under the terms of Creative Commons CC0 1.0 Universal.

To cite this announcement

« Cameroun : trois décennies d’élections pluralistes », Call for papers, Calenda, Published on Thursday, April 11, 2024, https://doi.org/10.58079/w72w

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