HomeCorps, arts et médias : (re)configurations à l’ère numérique

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Published on Friday, May 10, 2024

Abstract

Dans une perspective interdisciplinaire, cette conférence vise à rassembler des chercheur·euse·s issu·es de diverses disciplines telles que la sociologie, les sciences de l’information et de la communication, les Gender Studies, les Cultural Studies, l’anthropologie, l’histoire, les sciences computationnelles, etc. en vue d’explorer les réflexions sur les corps dans les arts et les médias à l’ère numérique. Les recherches adoptant une perspective intersectionnelle croisant divers rapports sociaux de minoration (p. ex., genre, sexualité, classe sociale, race, validisme, âgisme, etc.) sont fortement encouragées. Les communications s’organiseront, entre autres, autour de cinq axes de réflexion : représentations et discours, réception et usages, dispositifs, performances et méthodes.

Announcement

Argumentaire

Le laboratoire IRMÉCCEN (Université Sorbonne Nouvelle) en partenariat avec le LabSIC (Université Sorbonne Paris Nord), les comités de recherche 14 (Sociologie de la communication, de la connaissance et de la culture), 37 (Sociologie des arts) et 54 (Le corps en sciences sociales) de l’Association Internationale de Sociologie (AIS), ainsi que les comités de recherche 38 (Socio-anthropologie politique  : médias et cultures) et 33 (Sociologie de la communication et du numérique) de l’Association Internationale des Sociologues de Langue Française (AISLF), la Cité du Genre et le Groupe de Travail « Genre et espace numérique » du Centre Internet et Société (CNRS), organisent conjointement la conférence internationale bilingue (français et anglais) intitulée « Corps, arts et médias : (re)configurations à l’ère numérique » (CONUM).

Le corps est un appareil physique et symbolique qui caractérise l’être humain (Le Breton, 2008). Bien qu’il soit une possession privée dans laquelle s’expriment les activités les plus intimes (biologiques et psychologiques) des êtres sociaux, il est également un artefact à travers lequel les individus peuvent interagir avec le monde et leurs pair·e·s. Dans cette perspective, le corps est influencé et façonné par des normes sociales et des discours culturels (Butler, 1993). Ces éléments jouent un rôle significatif dans la société en ce qui concerne les attentes spécifiques concernant le corps humain, les incitations à construire certains types de corps plutôt que d’autres, ainsi que les relations que les individus doivent entretenir avec leur propre corps. Le corps est ainsi soumis à des normes et injonctions permanentes qui, variant selon différentes formes de minoration (genre, classe, race, sexualité, âge…), contribuent à façonner des corps plus ou moins légitimes[1](Larochelle et Bourdeloie, 2023).

Contrairement à d’autres concepts tels que le « patriarcat » ou le « genre », qui ont donné lieu à de nombreux débats dans les études de genre, la notion du « corps » a longtemps été négligée par les chercheur·euse·s qui s’inscrivent dans ce champ d’études (Canning, 1999). Souvent sous-jacent dans les analyses portant sur des sujets tels que la reproduction, la beauté, la prostitution ou la sorcellerie (ibid.), le corps n’a véritablement émergé comme sujet d’étude qu’à partir des années 1980 (Turner, 1996).

En tant que lieu où le pouvoir s’exerce et se manifeste, mais aussi où il est contesté et résisté (Foucault, 1975), le corps a été le sujet de nombreuses réflexions et débats au sein des études de genre (p. ex. Ahmed, 2006; Alcoff, 2006; Bartky, 2020; Bordo, 2004; Davis, 1995; Haraway, 1991; hooks, 1992; McRobbie, 2008; Mulvey, 1975; Rich, 1980; Showalter, 1997; Wolf, 1991). Participant à la ritualisation de la féminité (Goffman, 1959) et à la construction comme à la médiation des masculinités (Connell, 1995), le corps joue un rôle essentiel dans les performances de genre et dans sa / leur déconstruction (Butler, 1990, 1993; Halberstam, 1998, 2011; Halperin, 2002; Jagose, 1997; Kosofsky Sedgwick, 1990; Lorber, 1993 ; Rubin, 2006; Wilchins, 2002). Depuis longtemps, les études féministes ont examiné les représentations des corps dans les arts et les industries culturelles mettant en lumière comment ces représentations contribuent à la normalisation de certaines normes corporelles telles que la beauté, la minceur, la jeunesse, la validité, etc., et à l’objectification des individus, en particulier des femmes, ce qui entraîne souvent un impact sur la manière dont les individus perçoivent leur propre corps (Clark, 1972; Davis, 2003; Gill, 2006 ; Gill et Scharff, 2011; Gimlin, 2002; Grogan, 2016; hooks, 1995; Kilbourne, 2000; Merleau-Ponty, 2002; Paasonen, 2018; Thompson, 1994). Cependant, il est important de souligner que la représentation constitue un territoire conflictuel entre les acteur·rice·s dominant·e·s et les acteur·rice·s subalternes (Macé, 2006). Dans cette perspective, plusieurs études de cas portant sur les représentations des corps confirment que les médias sont à la fois des instances d’invisibilisation, mais aussi de visibilisation (Voirol, 2005) des corps « illégitimes » (Koch-Rein et al., 2020; McLaren et al., 2021; Capuzza et Spencer, 2017). Il ressort également que le corps constitue un lieu où les normes de genre sont déstabilisées (p. ex. Atkinson, 2014; Preez, 2009; Kalogeropoulos Householder et Trier-Bieniek, 2016; Lapeyroux, 2023).

Analyser les représentations corporelles à travers les arts et les industries culturelles est une entreprise profondément politique. Souvent soumis à des formes de savoir spécifiques qui légitiment les normes sociales en vigueur (Foucault, 1975), le corps, notamment celui des personnes minorées en raison des rapports sociaux inégalitaires (p. ex., le genre, la race, le capacitisme, etc.), est l’objet de médicalisation et de pathologisation dans l’espace public (Bartky, 2020 ; Showalter, 1997 ; Stoll et Egner, 2021). Ceci est notamment le cas dans les industries culturelles (Farrell, 2011; Wykes et Gunter, 2005) qui légitiment alors les rapports de pouvoir en vigueur. De plus, le corps constitue un vecteur physique à travers lequel les individus expriment leurs identités politiques ou remettent en question les normes politiques établies (Waskul et Vannini, 2020). Ainsi, le corps devient un site de lutte politique (Turner, 1996). Loin d’être à l’abri des idéologies politiques et sociales hégémoniques (ibid.), les représentations médiatiques des corps peuvent être instrumentalisées dans le but d’influencer les perceptions des publics sur les questions politiques (Grimes et al., 2008 ; Gamson, 1998).

Au-delà des représentations du corps dans les arts et les médias, celui-ci joue un rôle central en tant que médium et lieu de performance artistique (Goldberg, 2011; Jones, 1998; Jones et Stephenson, 1999; Jones et Warr, 2006). Les différentes formes artistiques telles que la dance, la mode, le théâtre, etc., ont longtemps été des terrains où le genre était à la fois performé à travers le corps et remis en question, offrant ainsi des espaces de résistance contre les normes de genre oppressives (Banes, 1987; Geczy et Karaminas, 2023, Halberstam, 2011; Hausman, 1995).

Bien que le corps soit aujourd’hui un objet d’étude largement exploré, l’évolution rapide des technologies numériques et de l’intelligence artificielle (IA), ainsi que les mutations qu’elles induisent dans le domaine des arts et des industries culturelles, soulèvent de nombreux défis qui nécessitent une réflexion approfondie de la part des chercheur·euse·s en sciences humaines et sociales.

Arme à double tranchant (Bourdeloie, 2021), le numérique contribue – de par ses caractéristiques techniques – à la fois à amplifier et démultiplier les discours dominants, notamment en ce qui concerne les normes corporelles (Tiggemann et Slater, 2013), et à les contrer (Larochelle et Bourdeloie, sous presse). Les dispositifs socionumériques ne sauraient être considérés comme neutres ; ils sont souvent biaisés par des algorithmes qui favorisent la propagation d’images conformes aux idéaux de beauté conventionnels, perpétuant ainsi la marginalisation des corps jugés « hors normes » (Ekström, 2021). Ceci n’est pas sans effet sur les sujets sociaux qui sont exposés à ces discours. La littérature existante démontre que lorsque les sujets sociaux – en particulier des femmes – sont exposés à des images des corps idéalisées sur les dispositifs socionumériques, cela a un impact négatif sur leur perception de leur propre corps (Fardouly et Vartanian, 2016; Holland et Tiggemann, 2016; Rodgers et Melioli, 2016). Parallèlement, ces dispositifs offrent un espace propice à la diffusion des discours pathologisants sur le corps (Barker et al., 2018; boyd, 2014; Yeshua-Katz et Martins, 2013). Toutefois, les dispositifs socionumériques constituent également un terrain où ces injonctions à la normativité peuvent être contestées, comme en témoignent les mouvements d’acceptation de soi (p. ex. body positivity[2], skin positivity[3], hair positivity[4], etc.) ou les tendances telles que #whatIeatinadayasafatwoman[5] ou #celebratemysize[6] qui prolifèrent en ligne depuis les années 2010 (Sastre, 2014).

Les technologies numériques renforcent également l’autosurveillance du corps, notamment grâce à la multiplication des plateformes numériques, des médias socionumériques, des appareils portables et autres outils numériques (Almalki et al., 2017; Ford et De Togni, 2021; Lupton, 2016; Sharon et Zandbergen, 2017). Des études empiriques ont ainsi démontré que les applications d’autosurveillance dérivées du mouvement de l’automesure connectée (Quantified Self) renforcent les stigmates corporels (Ward et al., 2017) en propageant les normes dominantes en matière d’apparence et de bien-être (Ruckenstein et Pantzar, 2017). Elles affectent l’image de soi et le rapport que les individus entretiennent avec leur corps (Fletcher, 2023). A contrario, des études empiriques ont aussi démontré que les sujets sociaux développaient des stratégies de résistance contre la surveillance corporelle imposée par les technologies numériques (Goodyear et al., 2017).

Dans une perspective interdisciplinaire et transdisciplinaire, cette conférence vise à rassembler des chercheur·euse·s issu·e·s de diverses disciplines telles que la sociologie, les sciences de l’information et de la communication, les Gender Studies, les Cultural Studies, l’anthropologie, l’histoire, les sciences computationnelles, les sciences politiques, etc., en vue d’explorer les réflexions sur les corps dans les arts et les médias à l’ère numérique. Les recherches adoptant une perspective intersectionnelle et qui croisent divers rapports sociaux de minoration (p. ex. genre, sexualité, classe sociale, race, validisme, âgisme, etc.) sont fortement encouragées. Les communications s’organiseront notamment autour des axes de réflexion suivants :

Axe 1. Représentations et discours

Les recherches relevant de cet axe ont pour objectif d’analyser les représentations et discours sur le corps dans les arts et les médias à l’ère numérique. En plus d’accueillir des analyses portant sur les arts traditionnels et les médias classiques, cet axe explore également les transformations induites par le développement des industries culturelles et technologies numériques. Les médias d’information, les médiacultures (Maigret et Macé, 2005), les arts, la mode, ainsi que les cultures populaires, font partie des domaines abordés. De même, il s’agit ici d’interroger la construction des discours et représentations dans les dispositifs aussi bien numériques – plateformes audiovisuelles, logiciels d’intelligence artificielle (IA), jeux vidéo –, qu’institutionnels comme le corps médical. Il sera notamment question de se pencher sur la façon dont la construction de ces discours et représentations participent d’une pathologisation des corps minorés et minoritaires, dysmorphiques, en un mot distants des normes corporelles dominantes; mais aussi d’une perpétuation de la normativité et normalisation corporelles.

Axe 2. Réception / usages

Cet axe de recherche se concentre sur l’étude de la façon dont les représentations et les discours sur le corps sont perçus et appropriés par les publics, dans un sens large incluant les usager·ère·s (followers…) des plateformes numériques, les publics des médias dits traditionnels, communautés numériques…Il s’agit là d’explorer l’effet  de ces représentations et discours sur l’estime de soi et l’image corporelle des individus, tout comme les tactiques et stratégies de résistance, de retournement ou contournement mises en œuvre par les publics et usager·ère·s pour remettre en question et déconstruire les diktats corporels. Il est notamment question d’observer les façons dont les corps peuvent être des supports vecteurs d’énoncés politiques et subjectifs.

Axe 3. Design des dispositifs et dynamiques de co-construction des normes corporelles

Cet axe porte sur l’analyse des dispositifs technologiques en tant que lieux où se produisent, construisent et contestent les normes corporelles. Il s’agit notamment d’interroger la façon dont le design (architecture, interface, fonctionnalités, aspect visuel, accessibilité, dynamiques de pouvoir, biais de discrimination, transparence de la technologie…) des dispositifs numériques tels qu’applications mobiles santé / bien-être, plateformes / réseaux socionumériques, sites web, etc.) contribue à produire et reproduire des types de normes corporelles. Dit autrement, il s’agit d’interroger la co-construction des dispositifs et des normes en prenant acte des interactions et dynamiques réciproques entre humains et « non-humains » dans ce processus (Boullier, 2018).

Axe 4. Performances au temps du numérique

Le corps joue un rôle central comme outil de performance[7] cette notion englobant à la fois des aspects artistiques et identitaires. Cette approche vise à examiner comment les individus performent et/ou déconstruisent les identités sociales à travers leur corps et au moyen de pratiques subversives (p. ex. drag), et comment ces performances se manifestent dans un contexte numérique. De plus, il est ici question d’analyser les mutations de la performance artistique. Par exemple, certains musiciens confirmés prévoient de se produire sur scène sous forme d’hologrammes, permettant ainsi de perpétuer l’expérience musicale malgré le vieillissement des membres de leur groupe (Guibert, 2024). Cette évolution pose la question de l’influence des outils technologiques sur la performance artistique et sur la manière dont celle-ci est vécue, appropriée, interprétée par les publics auxquels elle s’adresse.

Axe 5. Épistémologie, méthodes et éthique

Cet axe se concentre sur l’analyse du corps comme épistémologie, méthode d’investigation et d’enquête sur le corps, observable et « outil » réflexif en matière éthique. Reflets des normes morales et hygiéniques mais aussi lieux de pouvoir –les corps sont l’objet de préoccupations législatives, morales, sociales, sanitaires... –les corps sont des instruments qui permettent d’analyser les phénomènes sociaux (Canning, 1999). Ainsi le corps se prête-t-il comme une méthode pour analyser les changements sociaux au sein de l’espace public (ibid.). Il est également ici question d’interroger les enjeux épistémologiques, éthiques et méthodologiques relevant de l’analyse des aspects sociaux portant sur le corps.

Modalités de soumission

Les propositions des communications ne doivent pas dépasser 500 mots (hors bibliographie) et doivent être soumises en anglais ou en français à l'adresse bodiesartsandmedia@gmail.com.

avant le 1er juin 2024.

Les réponses aux propositions de communication seront envoyées, par courriel, le 1er juillet 2024.

Format :

Le fichier sera envoyé en format doc ou odt et intitulé NOM_Prénom_Titre DeLaCommunication_CONUM2024 ;

Ce document contiendra les éléments suivants : Noms, prénoms, courriels, affiliations/institutions de rattachement, titre de la communication, résumé́ de la communication.

Dates du colloque : 5 et 6 décembre 2024

Lieu du colloque : Maison de la recherche (4, rue des Irlandais 75005), salle Claude Simon

Comité scientifique

  • Helena ALVIAR, Sciences Po
  • Simon APARTIS, Centre Internet et Société, CNRS
  • Audrey BANEYX, Sciences Po
  • Philippe BOUQUILLION, Université Sorbonne Paris Nord
  • Hélène BOURDELOIE, Université Sorbonne Paris Nord
  • Hélène BREDA, Université Sorbonne Paris Nord
  • Solenne CAROF, Sorbonne Université
  • Omar CERILLO, Institut de technologie et d’études supérieures de Monterrey, Sociologie 
  • Christiana CONSTANTOPOULOU, Université Panteion
  • Laurence CORROY, Université de Lorraine 
  • Jérôme COURDURIÈS, Université Toulouse Jean Jaurès 
  • Sophie DUBEC, Université Sorbonne Nouvelle
  • Delphine DUPRÉ, Université Sorbonne Nouvelle
  • Dulce Maria FILGUEIRA DE ALMEIDA, Université de Brasília
  • Gérôme GUIBERT, Université Sorbonne Nouvelle
  • Lena HÜBNER, Université d’Ottawa  
  • Nicole JENKINS, Université Howard / Université Harvard
  • Rym KIRECHE-GERWIG, CELSA  
  • Joëlle KIVITZ, Université Paris Cité
  • Natacha LAPEYROUX, Université Libre de Bruxelles
  • Dimitra Laurence LAROCHELLE, Université Sorbonne Nouvelle
  • Éric MAIGRET, Université Sorbonne Nouvelle
  • Mélanie MILLETTE, Université du Québec à Montréal
  • Camila MOREIRA CESAR, Université Sorbonne Nouvelle
  • Nelly QUEMENER, CELSA
  • Ilaria RICCIONI, Université libre de Bolzano
  • José RUIZ SAN ROMAN, Université Complutense de Madrid,
  • Zeineb TOUATI BEN ALI, Nantes Université

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Notes

[1]  Les corps illégitimes peuvent être ceux qui portent des stigmates (corps handicapés, trans, gros, maigres, malades, etc.), autrement dit toute marque de différence susceptible de discriminer un individu. Dominés et produits d’une construction sociale, ces corps ont tendance à être invisibilisés au sein des sociétés contemporaines (Botta, 2000). Toutefois, il en va autrement des corps dominants (blancs, minces, valides, hétérosexuels…).

[2]  Le mouvement en question vise l’acceptation et l’appréciation de tous les corps humains. Il puise ses origines dans le mouvement Fat Acceptance qui est né aux États-Unis dans les années 1960. Ce mouvement militait pour le respect des droits des personnes en surpoids (Wann, 2009).

[3]  Le mouvement « skin positivity » promeut l’acceptation et la valorisation de tous les types de peau.

[4]  Le mouvement « hair positivity » promeut l’acceptation et la valorisation de tous les types de cheveux.

[5]  Les contenus « What I Eat in a Day » contiennent des messages normatifs sur l’alimentation et le poids (Pfender et al., 2023), incitant souvent à la diète et à la surveillance du corps, ainsi qu’à l’idéalisation des corps conformes aux standards de beauté en vigueur (p. ex., « what I eat in a day as a model », etc.). Or, dans une démarche visant à subvertir le stigmate lié à la corpulence, les créatrices de contenu de taille plus importante produisent des contenus du type « What I eat in a day as a fat woman ». Ces contenus cherchent à décharger l’aspect moral souvent associé aux aliments étiquetés comme « mauvais », ainsi que la culpabilité qui accompagne leur consommation. Il s’agit de mettre en lumière des pratiques alimentaires quotidiennes qui s’éloignent de la culture de la diète (Larochelle et Bourdeloie, sous presse).

[6]  Traduction en français: célébrer mon poids.

[7]  Sur la question, voir notamment le numéro en cours « Politiques du corps, politiques de la performance » coordonné par Rym Kireche-Gerwig et Nelly Quemener à paraître dans la revue  Poli – Politiques des Cultural Studies.

Places

  • Salle Claude Simon - 4, rue des Irlandais
    Paris, France (75005)

Event attendance modalities

Full on-site event


Date(s)

  • Saturday, June 01, 2024

Keywords

  • corps, genre, numérique, arts, média, technique, société, représentation, réception, usage, performance

Information source

  • Dimitra Laurence Larochelle
    courriel : dimitra [dot] larochelle [at] sorbonne-nouvelle [dot] fr

License

CC0-1.0 This announcement is licensed under the terms of Creative Commons CC0 1.0 Universal.

To cite this announcement

« Corps, arts et médias : (re)configurations à l’ère numérique », Call for papers, Calenda, Published on Friday, May 10, 2024, https://doi.org/10.58079/11nqr

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