HomeLes violences ordinaires dans la Rome républicaine : thèmes, degrés, définitions

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Published on Monday, May 13, 2024

Abstract

Le présent appel s’adresse aux doctorantes et doctorants en fin de thèse, ainsi qu’aux postdoctorantes et post-doctorants ayant soutenu depuis moins de cinq ans. Il concerne un colloque scientifique qui constitue la cinquième édition de rencontres de spécialistes de la République romaine. La thématique des rencontres 2024 s’inscrit dans la continuité d’une première manifestation qui s’est déroulée en septembre 2023 et était consacrée aux violences quotidiennes dans la société romaine. Ce colloque voudrait s’intéresser à la détermination des seuils qui font basculer un acte, une parole du côté de la violence parce qu’ils rompent une norme. On pourrait résumer encore la question d’une manière différente : qu’est-ce qui fait la violence quotidienne ?

Announcement

Cinquièmes rencontres internationales d'histoire de la République romaine

Argumentaire

La thématique des rencontres 2024 s’inscrit donc dans la continuité d’une première manifestation qui s’est déroulée en septembre 2023 et était consacrée aux violences quotidiennes dans la société romaine. On entendait par-là les violences apparaissant « à bas bruit » dans nos sources en excluant au contraire les événements qualifiés d’exceptionnels dans la mesure où ils sortaient du cadre quotidien (état de guerre) ou paroxystiques (« crises » des guerres civiles, des proscriptions par exemple). Ce cycle inauguré en 2023 a donc choisi de laisser de côté les violences qui retiennent majoritairement l’attention des sources parce qu’elles rompent de manière flagrante un équilibre considéré comme la norme d’un horizon, celui du fait socialement acceptable. Autrement dit, l’objet d’étude proposé était la violence considérée comme quotidienne parce qu’intégrée dans l’univers mental et social. L’objectif était par-là de tester le caractère heuristique du terme de « société violente » pour décrire la société romaine. Les réflexions menées au cours des premières rencontres se sont organisées autour de quatre thématiques : les violences politiques, les violences du quotidien, les violences sexuelles et les violences sur les territoires. Une des questions sous-jacentes aux discussions que les communications du premier colloque ont suscitées est celle du degré d’acceptabilité d’un acte considéré, à partir d’un certain seuil, comme violent ; autrement dit, de la qualification de l’acte / de la parole violente. C’est une banalité de dire qu’un fait qu’un lecteur contemporain pourrait considérer comme relevant de la violence ne recevait pas forcément cette qualification par les Anciens, parce qu’il appartenait à l’horizon des faits acceptables. Les cinquièmes rencontres voudraient s’intéresser justement à la détermination des seuils qui font basculer un acte, une parole du côté de la violence parce qu’ils rompent une norme. On pourrait résumer encore la question d’une manière différente : qu’est-ce qui fait la violence quotidienne ? La question a déjà été posée pour les massacres de guerre dont la condamnation morale et la qualification en acte de violence dépend grandement des circonstances, des victimes, des modalités de commission de l’acte, mais elle peut aussi se poser pour la violence quotidienne : la différence de degré ou de nature entre en ligne de compte pour définir ces violences du quotidien. Le présent appel à communication vise donc à compléter l’étude lancée lors des rencontres de septembre 2023 dans deux directions :

  • soit en poursuivant l’étude par champs thématiques amorcée lors des rencontres de septembre 2023 et en complétant le spectre des champs abordés, par exemple en abordant la violence quotidienne par le biais de sa qualification juridique, en prenant en compte l’aspect économique de la violence, en s’intéressant aux violences symboliques etc. en poursuivant la démarche de dépassement de la perspective élitaire, criminelle et étatique qui était déjà celle du premier colloque ;
  • soit en s’intéressant au thème de la définition et de la qualification de la violence, en contribuant à répondre à la question « qu’est-ce qui fait violence ? ».

Cet axe problématique pourrait s’intéresser précisément à : la perception des effets de seuils qui permettent la qualification des faits violents ; à la différence induite par le passage de la violence singulière à la violence collective ; à la question topographique (quand le lieu participe à la qualification d’un acte violent) ; à la question des victimes de la violence (en étudiant la constitution de la notion de victime) ; à la question de la perception de la violence et de ses degrés ; à la question de la temporalité (caractère ponctuel qui constitue la violence comme une irruption ; ou au contraire plus diffus, qui envoie à la question de sa banalisation et de la brutalisation de la société…

Modalités de contribution

Il est attendu des propositions qu’elles se rattachent à l’un ou l’autre de ces axes problématiques. Toutes les propositions seront examinées par le comité scientifique et pourront être retenues en fonction de leur pertinence. Les dossiers de candidature, composés d’une présentation succincte du parcours de l’oratrice ou de l’orateur, ainsi que d’un titre et d’un résumé de la communication d’environ 500 mots devront parvenir aux membres du comité d’organisation: aurelie.larcher@univ-grenoble-alpes.frclement.chillet@univ-grenoble-alpes.fr, marie-claire.ferries@univ-grenoble-alpes.fr  

le 15 mai au plus tard.

L’organisation du colloque financera le transport et l’hébergement.

Comité d’organisation

  • Clément Chillet, MCF histoire romaine, Université Grenoble Alpes
  • Marie-Claire Ferriès, MCF histoire romaine, Université Grenoble Alpes
  • Aurélie Larcher, doctorante en histoire romaine, Université Grenoble Alpes

Comité scientifique

  • Bertrand Augier, MCF histoire romaine, université de Nantes
  • Robinson Baudry, MCF histoire romaine, université Paris Nanterre
  • Audrey Bertrand, directrice des études pour la section antiquité, École française de Rome
  • Clément Bur, MCF histoire ancienne, université d’Albi
  • Raphaëlle Laignoux, MCF histoire romaine, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
  • Cyrielle Landrea, MCF histoire ancienne, université de Lorient
  • Thibaud Lanfranchi, MCF histoire romaine, université Toulouse Jean-Jaurès
  • Ghislaine Stouder, MCF histoire romaine, université de Poitiers
  • Alexandre Vincent, MCF histoire romaine, université de Poitiers

Event attendance modalities

Full on-site event


Date(s)

  • Wednesday, May 15, 2024

Attached files

Keywords

  • Antiquité, République romaine, violence, histoire sociale

Contact(s)

  • Aurélie Larcher
    courriel : aurelie [dot] larcher [at] univ-grenoble-alpes [dot] fr

Information source

  • Aurélie Larcher
    courriel : aurelie [dot] larcher [at] univ-grenoble-alpes [dot] fr

License

CC0-1.0 This announcement is licensed under the terms of Creative Commons CC0 1.0 Universal.

To cite this announcement

« Les violences ordinaires dans la Rome républicaine : thèmes, degrés, définitions », Call for papers, Calenda, Published on Monday, May 13, 2024, https://doi.org/10.58079/11nuf

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