HomeHégémonie, mémoires et identités subalternes en Algérie de 1954 à nos jours

HomeHégémonie, mémoires et identités subalternes en Algérie de 1954 à nos jours

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Published on Thursday, May 23, 2024

Abstract

Cette journée d’études interdisciplinaire (sociologie, anthropologie, histoire, science politique, géographie, droit) vise à explorer la production d’hégémonie par le pouvoir algérien en relation à ses marges de 1954 à nos jours. Elle propose de penser la société algérienne contemporaine entre l’identité nationale imposée au lendemain de la guerre d'Indépendance et les altérités plurielles qui placent certains groupes en situation de subalternité : minorités ethniques, linguistiques et religieuses, émigrant·es et immigrant·es.

Announcement

Présentation

Cette journée d’études interdisciplinaire (sociologie, anthropologie, histoire, science politique, géographie, droit) vise à explorer la production d’hégémonie par le pouvoir algérien en relation à ses marges de 1954 à nos jours. Elle propose de penser la société algérienne contemporaine entre l’identité nationale imposée au lendemain de la guerre d’indépendance et les altérités plurielles qui placent certains groupes en situation de subalternité : minorités ethniques, linguistiques et religieuses, émigrant·es et immigrant·es.

Un premier axe questionne le processus de construction de cette identité nationale monolithique, tout en accordant une attention particulière aux expériences contestataires politiques et infrapolitiques, aux affirmations identitaires et aux revendications culturelles des différents groupes de population qui se retrouvent minorés/minorisés, comme les berbérophones ou les croyant·es non musulman·es.

Le second axe interroge les migrations vers et depuis l’Algérie au prisme des législations, des discours et des représentations, des pratiques et des négociations identitaires. En effet, l’État algérien tend, d’un côté, à intensifier le sentiment de marginalisation d’une partie de ses ressortissant·es souhaitant quitter le territoire par la criminalisation de leur projet migratoire ; et de l’autre, à marginaliser administrativement et socialement une partie des migrant·es étranger·ères arrivant sur son territoire pour s’y installer temporairement ou durablement.

Informations pratiques

Cette journée d'études se tiendra le mardi 4 juin, de 9h à 17h30, à la Maison méditerranéenne des sciences de l'Homme (salle PAF), à Aix-en-Provence. Entrée libre, dans la limite des places disponibles.

Retransmission à distance via Zoom, envoi du lien sur demande. Contact et renseignements : louna.hassaini@univ-amu.fr

Programme

9h-9h30 Accueil et petit déjeuner

9h30-9h45 Introduction

Léna Haziza, Margherita Rasulo, Louna Hassaïni Moussaoui, Mélina Joyeux

9h45-10h30 Conférence

  • Karima Dirèche (directrice de recherches en histoire contemporaine, CNRS, TELEMMe) : « De quoi le juif est-il le nom en Algérie ? ».

10h30-10h45  Pause 

10h45-12h15  Panel 1 – Reconnaissance(s) : mémoires, reconstructions identitaires et agentivités

  • Tahar Khalfoune (docteur en droit, chargé d’études à l’ONG Forum Réfugiés de Lyon) : « L’identité nationale algérienne à l’épreuve des minorités ».
  •  Yannis Boudina (doctorant en anthropologie, EHESS Paris, CEMS) : « Salafisme, kabylité, arabité : la contestation par l’islam en Kabylie contemporaine ».
  • Zohra Aziadé Zemirli (docteure en droit, chercheuse associée au CAREP Paris) : « Ahmadis et évangéliques depuis l’ordonnance de 2006 régissant les cultes autres que musulmans : loyauté ou exil ? ».

Discussion : Malika Assam (maîtresse de conférences en langue et culture berbères, AMU, IREMAM)

12h15-13h30  Déjeuner

13h30-14h15  Conférence

  • Giulia Fabbiano (maîtresse de conférences en anthropologie, AMU, IDEAS) : « Revenir, devenir. Le temps de la nation en Algérie ».

14h15-15h45  Panel 2 – Les migrations vers l’Algérie : discours et représentations de la migration, pratiques et négociations identitaires

  • Laura Orban (doctorante en science politique, université de Vincennes-Paris 8, IHTP) : « L’Algérie indépendante, une destination de choix (1962-1979). Penser une convergence internationale entre individu et collectif ».
  • Jean-Pierre Taing (docteur en géographie, AMU, LPED) : « Les nouvelles migrations chinoises vues du Sud : travailleurs et entrepreneurs chinois en Algérie ».
  • Jeanne Bureau (docteure en socio-anthropologie, membre associée de l’URMIS Paris) : « L’organisation d’une communauté camerounaise autonome à Oran dans le contexte de la criminalisation de l’immigration subsaharienne ».

Discussion : Saïd Belguidoum (maître de conférences en sociologie, AMU, IREMAM)

15h45-16h  Pause

16h-16h45 Présentation de l’ouvrage Algérie, une longue marche. Hirak, mémoire(s) et histoire par Abderrahmane Moussaoui (professeur en anthropologie, Lyon 2, LADEC) et discussion avec l’auteur.         

16h45-17h15  Conclusions

Comité d'organisation

  • Margherita Rasulo, (INALCO, Università di Napoli L’Orientale)
  • Léna Haziza (AMU, MÉSOPOLHIS, ICM, Migrinter)
  • Louna Hassaini Moussaoui, (AMU, MÉSOPOLHIS, TELEMMe)
  • Mélina Joyeux (AMU, TELEMMe)
  • Kheloudja Amer (Nantes Université, CENS)
  • Anna Anikpara Damon (AMU, TELEMMe)
  • Margot Garcin (AMU, TELEMMe)

Avec le soutien de

  • L’Institut SoMuM, des UMR MÉSOPOLHIS, TELEMMe, IDEAS, Migrinter et de l’ED 355.
  • Journée d’études inscrite dans le programme d’activités partagées du réseau GlobalMed, avec la collaboration de la Recherche transversale interdisciplinaire et soutenue par l’UAR3125 MMSH.

Argumentaire

Cette journée d’études interdisciplinaire a pour objectif de favoriser les échanges et les croisements de perspectives théoriques et méthodologiques dans l’étude de l’Algérie contemporaine. Elle vise à explorer la production d’une identité nationale hégémonique par le pouvoir algérien en relation aux affirmations identitaires, aux revendications culturelles et aux contestations politiques de groupes subalternes pluriels. Minorités ethniques, linguistiques et religieuses, émigrant·es et immigrant·es : quelles sont les dynamiques aux marges et la centralité de ces dernières ? Comment le discours dominant compose-t-il avec les discours et les pratiques de ces acteur·trices et participe-t-il à leur marginalisation ? Ces réflexions peuvent s’articuler autour du rapport au passé colonial, des réseaux et circulations transnationales, des crises politiques et sociales qui ont marqué l’histoire de l’Algérie contemporaine et des processus de (re)constructions identitaires qui en dérivent.

Reconnaissance(s) : mémoires, re-constructions identitaires et agentivités

La journée d’études interrogera d’abord les processus de domination et de construction d’une identité nationale hégémonique (Harbi, 1980 ; Stora, 2005), les expériences contestataires politiques et infrapolitiques des groupes des populations minorés, marginalisés et/ou minorisés (Oiry Varacca, Vanz, 2022). En effet, l’imposition d’une identité monolithique (Abrous et Chaker, 1988 ; Grandguillaume, 2004 et 2007 ; Dirèche, 2014) semble avoir pour contrepoids la minoration/minorisation de différents groupes de populations : les berbérophones, les femmes, les croyant·es non musulman·es.

Depuis l’indépendance de l’Algérie, la définition de l’identité nationale est un enjeu majeur dans les politiques et les discours du Front de libération nationale (FLN), le parti au pouvoir depuis 1962. Le caractère arabe et musulman de la nation est affirmé dans la Charte d’Alger en 1964, ainsi que dans la constitution. Les politiques d’arabisation qui se suivent sous plusieurs chefs d’État sont accompagnées par l’héritage idéologique de l’islam réformiste (Grandguillaume, 2007) qui, adopté par le FLN, se cristallise autour d’une vision conservatrice de la société.

La mémoire et l’histoire hégémoniques de la guerre d’indépendance, tissées sur le courage des moudjahidine/moudjahidate[1] et sur le sang de ses chouhada[2], ainsi que « l’idée de la “personnalité authentique de la nation” (arabe et musulmane) » (Dirèche, 2014 : 22) fondent de façon épique le roman national algérien. Ce dernier se construit sur un contre-discours par rapport à l’historiographie coloniale, visant à fixer « dans un passé qui s’échappe dans le temps » la légitimité du nouvel État (Remaoun, 2004 : 27). L’appartenance à la nation suppose une reconnaissance obtenue à condition de l’adaptation aux critères identitaires, historiques et mémoriels légitimes.

D’une part, cette interprétation de la mémoire historique fondée sur « le mythe du peuple homogène » (Harbi, 1980) se heurte à une pluralité de minorités religieuses et ethniques dont l’identité ne fait pas tout à fait l’objet d’une reconnaissance par l’État algérien, rendant la mémoire et l’appartenance non consensuelles, fragmentées. « Minorité » est d’ailleurs un terme qui reste un tabou, une absence dans les discours officiels. Par exemple, l’élément berbère/amazighe algérien est placé dans un passé lointain et aseptisé (Abrous et Chaker, 1989), souvent présenté comme un danger pour l’unité nationale dans les discours politiques depuis les années 1980.

D’autre part, l’identité se construit en effaçant, « en expurgeant de son récit glorieux toute figure potentielle d’altérité, au mieux passée sous silence, au pire assignée à la traîtrise » (Fabbiano, 2022 : 15). Certaines catégories de population associées à la domination coloniale ou à la collaboration avec le colonisateur (pieds-noirs, juif·ves et harkis) sont ainsi évincées de la nouvelle nation et de son histoire.

Pour le régime autoritaire, la culture et la mémoire (légitimes) ont donc constitué à la fois des outils idéologiques dans la construction de l’identité nationale (Abrous et Hawad, 1999) et des espaces sémantisés permettant de codifier le débat politique. En témoigne la « question des femmes », qui sert fréquemment de fondement aux réflexions concernant les orientations politiques, économiques et sociales des États-nations (Charrad, 2001 ; Yuval-Davis, 1997 ; Vince, 2014). Si les femmes ont largement contribué à la lutte pour l’indépendance, l’État algérien a nourri une représentation de leur combat réduite à la figure minoritaire de la résistante armée. La mise en avant des moudjahidate et des poseuses de bombes participe à l’invisibilisation des autres formes d’engagement : 80 % de ces femmes sont des militantes civiles issues des villages (Amrane, 1991), porteuses d’une « mémoire de souffrance » (Vince, 2010). Cet imaginaire façonne le discours de modernité de l’État au lendemain de l’indépendance. Toutefois, la promulgation du code de la famille de 1984 officialise l’inégalité de genre en minorant la composante féminine de la société. Le mouvement féminin se structure alors autour de la contestation de ce « code de l’infamie », mais ses différents courants – y compris celui des moudjahidatefavorable à des amendements – sont ignorés par le pouvoir (Lalami, 2012). 

En même temps, cette narration et son imposition sont secouées par des mouvements sociaux (Desrues et Tilmatine, 2017) qui, en affirmant la pluralité de l’identité algérienne, imposent leur discours dans l’espace public et resémantisent les enjeux d’honneur et d’identité (Ghermoul, 2020 ; Mahé, 2001) dans une société en constante mutation. La présence et la nature des revendications berbères/amazighes, du mouvement des femmes et des évènements d’octobre 1988 semblent – entre autres – exercer une pression sur le discours politique hégémonique. Celles-ci se traduisent par l’importance croissante de la définition et de la stabilisation de l’identité nationale, et des processus de minoration qui en découlent (Rasulo, 2022). Le mouvement contestataire de 2019, le Hirak, rouvre une brèche (Fabbiano, 2019) dans les murs du monolithisme et de l’hégémonie du FLN et amène à (re)questionner la mémoire légitime et officielle, la place des minorités (Tilmatine, 2021), les rapports de genre, les enjeux de la dignité et de la reconnaissance qui semblent restés latents entre temps.

Face à l’imposition d’une identité hégémonique, l’émigration et l’exil deviennent parfois la seule voie parcourable pour les groupes et les individus minorisés. Si ces populations sont exclues de la narration officielle, c’est seulement leur mémoire personnelle, individuelle, familiale ou collective qui permet de maintenir un lien avec une Algérie désormais conçue au passé.

Les migrations vers et depuis l’Algérie : législation, discours et représentations de la migration, pratiques et négociations identitaires

La journée d’études s’intéressera dans un second temps aux migrant·es depuis ou à destination de l’Algérie – pouvant appartenir aux catégories précédemment évoquées – qui densifient les marges et groupes subalternes du pays.

La colonisation française, accompagnée par la spoliation foncière de la paysannerie algérienne, provoque une forte migration vers la France dès les années 1850 (Dufoix, 2005 : 39 ; Blanchard, 2018). Cet exil d’hommes et le partage de conditions communes en France entraînent l’émergence d’une conscience nationale et contribuent à la naissance du nationalisme algérien. Pourtant, les mythes fondateurs de l’État ont longtemps rejeté cet aspect. Les émigrés, « soupçonnés d’avoir succombé à l’européanisation, à la contagion du mouvement ouvrier, toutes choses contradictoires avec les valeurs d’authenticité islamique » (Dufoix, 2005 : 42) ont été exilés de la construction de la nation. La migration comme actrice de changement est tantôt passée sous silence, tantôt encouragée. En témoigne la politique d’envoi d’étudiant·es à l’étranger – notamment sous le gouvernement de Boumediène – afin qu’iels rentrent en Algérie une fois formé·es (Ulloa, 2019) et alimentent « les grands pôles de l’industrie » ainsi que les postes d’enseignant·es (Djebbar, 2008).

Aujourd’hui, la législation normative de l’Algérie tend à criminaliser le projet de migration irrégulière d’une partie de ses ressortissant·es et à intensifier leur sentiment de marginalité sociale. À travers différents outils comme la politique d’externalisation des frontières adoptée par le Conseil de l’Union Européenne en 2004 (Rodier, 2008) ou l’agence Frontex, l’Union européenne tente depuis plusieurs années d’endiguer les migrations irrégulières sur son territoire. L’Algérie a fait un pas dans ce partenariat à travers la création en 2009 du délit d’« émigration illégale » (Souiah, 2013), prévoyant des sanctions à l’encontre de ses ressortissant·es qui tentent de traverser la Méditerranée de façon irrégulière, appelé·es harragas. La mise en place en 2022 d’un mur « anti-émigration » sur le littoral oranais[3]témoigne de la poursuite de la pénalisation de cette forme d’émigration. Nombre d’Algérien·nes s’estimant en marge du système socio-économique (Souiah, 2013) sont contraint·es de préparer leur projet migratoire dans la confidentialité. Quels sont leurs parcours au sein d’un système politique et économique dont iels se sentent exclu·es ? Quelle est la place qui leur est assignée et celle qu’iels revendiquent par rapport aux législations contraignantes ? Une fois de l’autre côté de la Méditerranée, en Espagne, en Italie, en France, etc., comment négocient-iels leur identité entre, d’un côté, leur marginalité administrative dans l’espace Schengen et de l’autre, leur impossible retour en Algérie ? Ce dernier questionnement s’inscrit dans une réflexion plus large sur les retours ou voyages en Algérie des émigrant·es algérien·nes[4] et/ou de leurs descendant·es (Bidet, 2021). Comment ces acteur·rices négocient-iels leurs positionnement et repositionnement dans l’espace algérien ? Quelle vision ont-iels du pays et comment s’y investissent-iels, naviguant entre la proximité et la distance qu’iels entretiennent avec cette entité ?

L’Algérie est également une terre d’immigration, de transit ou d’installation durable voire définitive. Après avoir été une province ottomane pendant près de quatre siècles et avoir connu l’installation de plusieurs centaines de milliers de colons européen·nes, le pays voit l’arrivée de ressortissant·es de différents pays et régions dans les dernières décennies (Musette et Khaled, 2012) : Chine, Syrie, Sahara occidental, Afrique subsaharienne, etc. ; en situation régulière comme irrégulière. L’attitude du gouvernement algérien à leur encontre varie : échanges économiques entraînant l’installation de commerçants chinois (Taing, 2015) et soutien officiel aux réfugié·es Sahraoui·es[5] au nom de ses revendications anti-impérialistes d’un côté ; occultation, minimisation (Bensaâd, 2009) et législation criminalisant l’émigration subsaharienne (Bureau, 2019) de l’autre côté. Au-delà du statut administratif, leur nationalité étrangère les place dans une position de subalternité au niveau juridique, même en cas de naturalisation[6]. Si la rhétorique mobilisée par d’anciens représentants de l’État et par certains médias témoigne du mépris voire de la xénophobie (Taing, 2015 ; Oulebsir-Oukil, 2020) envers certaines populations migrantes, une partie de la société civile algérienne les soutient en dénonçant le traitement qui leur est réservé (Oulebsir-Oukil, 2020). Quels sont les discours et les représentations de la migration en Algérie ? En miroir, quelles sont les histoires et mémoires migratoires échappant au récit officiel ? Qu’en est-il des réalités quotidiennes et des négociations identitaires des migrant·es face à l’hégémonie identitaire de l’État ?

Notes

[1] Moudjahidin/moudjahidate sont les formes plurielles, respectivement au masculin et au féminin, de moudjahid/moudjahida. Ces mots désignent les combattant·es de la guerre d’indépendance algérienne au sein de l’Armée de libération nationale (ALN) rattachée au FLN. D’un point de vue étymologique, le mot a une connotation religieuse, sa racine sémantique étant le terme djihad, guerre sainte.

[2] Chouhada, pluriel de chahid : martyr(s) ayant une connotation religieuse. « Le “shah’id” a pour signification dans la vulgate musulmane : celui qui combat au service de Dieu afin que la parole divine soit plus haute, jusqu’à ce qu’il soit tué » (Aggoun, 2006 : 56).

[3] Ayache Safia, « Les autorités algériennes érigent des murs anti-émigration sur le littoral oranais », Le Monde, 21 mars 2022, en ligne. « Émigration. En Algérie, des murs de béton pour dissuader les départs clandestins », Courrier International, 18 mars 2022, en ligne.

[4] Mai Nicola, 2022, « Samira », Documentaire, 27 minutes, URL : https://vimeo.com/ondemand/samirafr/88753633.

[5] « Algérie : l’ONU forcée de réduire son aide aux réfugiés sahraouis », Nations Unies. ONU Info, 24 août 2022, URL : https://news.un.org/fr/story/2022/08/1125852.

[6] Constitution de la République Algérienne Démocratique et Populaire, article 87, URL : https://www.joradp.dz/hfr/Consti.htm.

Bibliographie

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Ulloa Marie-Pierre, 2019, Le nouveau rêve américain. Du Maghreb à la Californie, Paris, CNRS Editions.

Places

  • Salle Paul-Albert Février (PAF) - Maison méditerranéenne des sciences de l'Homme, 5 rue du Château de l'Horloge
    Aix-en-Provence, France (13)

Event attendance modalities

Hybrid event (on site and online)


Date(s)

  • Tuesday, June 04, 2024

Keywords

  • Algérie, minorités, identité nationale, migrations

Contact(s)

  • Louna Hassaini Moussaoui
    courriel : louna [dot] hassaini [at] univ-amu [dot] fr

Information source

  • Mélina Joyeux
    courriel : melina [dot] joyeux [at] univ-amu [dot] fr

License

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To cite this announcement

« Hégémonie, mémoires et identités subalternes en Algérie de 1954 à nos jours », Study days, Calenda, Published on Thursday, May 23, 2024, https://doi.org/10.58079/11pm5

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