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Intimité et numériques

Frontières, identités, méthodes

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Published on Thursday, June 06, 2024

Abstract

Cette journée d’étude est ouverte aux approches pluridisciplinaires. Il s’agit à cet égard d’être attenti·f·ve·s à la manière dont les différents ancrages disciplinaires permettent de questionner et de décrire la compréhension des pratiques numériques qui (re)composent le champ du privé et de l’intime. Si les travaux conduits en sciences sociales sont particulièrement attendus (sociologie, ethnologie, sciences du langage, sciences de l’information et la communication, etc..), ceux qui essaiment en informatique retiendront également notre attention. Un des enjeux de cette journée d’étude tient justement dans la perspective d’un dialogue entre des approches qui, articulées, contribuent à produire des éléments de connaissances autour des intimités numériques.

Announcement

19 Décembre 2024 à la MSH Lyon, Salle Marc Bloch

Argumentaire

Les Technologies Numériques de l’Information et de la Communication (TNIC) s’inscrivent dans une transformation de la vie privée et intime. En effet, depuis les années 1990, les outils communicants (téléphones, tablettes, objets connectés…), de même que les espaces numériques (sites, forums, blogs…) envahissent tous les domaines de la société. Notre quotidien est ainsi à appréhender au prisme de ces différents outils et dispositifs numériques et de la place croissante qu’ils occupent. La sociologie du numérique a en ce sens largement montré que les TNIC se sont ajustées à nos usages courants, et inversement que nos vies ordinaires se sont adaptées à ces outils (Martin et Dagiral, 2016, 2022 ; Bergström, 2019 ; Casilli, 2010). Leurs usages ont massivement pénétré nos intimités, questionnant les frontières déjà poreuses de ce qui relève ou non de l’intime.

L’ « intime » est une notion polysémique, on peut la définir « comme touchant à l’intériorité des sujets et relevant de ce qui est caché et soustrait au regard d’autrui » en vertu d’un « système de représentations et [des] normes » partagés à contexte historique et géographique donné (Lévy-Guillain,

Sponton et Wicky 2022, p. 312). Au regard de la publicisation de plus en plus diffuse de “morceaux d’intimité”, pouvons-nous penser que ce qui est rendu visible échapperait à notre intimité ? Cette première interrogation ouvre la réflexion aux contributions se proposant de discuter de la notion même d’intimité ainsi enchevêtrée aux enjeux de la technosocialité. On peut en ce sens se demander si l’intime désigne ce qui est dissimulé au plus grand nombre et que le numérique contribuerait à rendre plus perceptible. Il s’agit en outre de discuter des frontières, rendues floues, entre d’une part l’invisible et le visible, d’autre part entre l’intime et sa publicisation. Souhaitant valoriser la diversité des travaux portant sur les dynamiques du privé, saisies au prisme du numérique, nous considérons dans le cadre du présent appel à communication une acception large de la notion d’intimité à même d’en apprécier les différentes formes et substantialités.

Dans la continuité de ces réflexions, trois spectres de questionnement ont retenu notre attention.

Tout d’abord, le continuum en ligne et hors-ligne invite à observer les (re)compositions entre les pratiques numériques et l’expérience intime. Le numérique participe-t-il à rendre visible des pratiques intimes jusqu'alors cachées ? Comment les pratiques numériques et intimes s’influencent-elles ? (Axe 1). Ensuite, la publicisation de nos intimités en ligne produit une mise en récit de soi et une identité singulière. Que savons-nous des processus de construction identitaire qui s’adossent notamment à la démonstration de fragments d’intimité ? Quel rôle joue le médium observé (Réseaux socionumériques, plateformes, forums, applications etc…) dans la production de l’identité et du discours sur l'intime ? (Axe 2). Un dernier axe souhaite enfin favoriser les contributions qui questionnent les postures et les pratiques de recherche du·de la chercheur·se sur des terrains situés à la croisée de la vie intime et du numérique. En quoi celles-ci se recomposent éventuellement sous l’effet des TNIC ? (Axe 3).

Cette journée d’étude est ouverte aux approches pluridisciplinaires. Il s’agit à cet égard d’être attenti·f·ve·s à la manière dont les différents ancrages disciplinaires permettent de questionner et de décrire la compréhension des pratiques numériques qui (re)composent le champ du privé et de l’intime. Si les travaux conduits en sciences sociales sont particulièrement attendus (sociologie, ethnologie, sciences du langage, sciences de l’information et la communication, etc..), ceux qui essaiment en informatique retiendront également notre attention. Un des enjeux de cette journée d’étude tient justement dans la perspective d’un dialogue entre des approches qui, articulées, contribuent à produire des éléments de connaissances autour des intimités numériques.

Axe 1 : (Ré)actualisation des pratiques et continuum des intimités en ligne hors-ligne

Si “usage” et “pratique” sont parfois utilisés de manière interchangeable, cet axe souhaite au contraire les distinguer pour proposer une compréhension plus fine de ce qui relève de l’un et de l’autre. A cet effet, nous reprenons la définition de ces termes de Yves Jeanneret qui définit l’usage comme “un espace où s'ajustent les programmes d'activité développés par les sujets sociaux (individuels, mais socialisés, ou collectifs), avec les programmes d'activité sémiotisés dans les écrits : programmes inscrits dans les propriétés de l'architexte, programmes véhiculés par les réécritures dont ils se chargent, d'où se forment des traces d'usages (conservés, publicisés, anticipés). A noter que si le travail d'écriture peut représenter des pratiques et donc les intégrer aux sphères de l'usage, il est loin de pouvoir saisir la totalité des pratiques” (2007, p. 214). Il faut en ce sens comprendre la pratique comme une actualisation de l’usage, dans la mesure où la pratique constitue un détournement qui n’est pas encore encadré par le dispositif. Ces notions précisées, pouvons-nous supposer que des pratiques qui concernent l’intime participent à l'élaboration d’un usage numérique particulier ? On pense notamment aux selfies (Gunthert, 2015, Dugay, 2016, Lachance, 2018) sexto, aux tutos, aux sites de rencontres mais également aux forums qui permettent le partage d’expériences intimes. Ces quelques exemples nous conduisent à interroger la place de l’expérience intime au sein des dispositifs techniques, notamment de par la visibilisation qu’ils permettent. De quelle(s) manière(s) ces dispositifs modèlent la mise en visibilité de soi (Granjon, Denouël, 2010) ? En filigrane, se pose notamment la question de l’appropriation des objets techniques par le biais de la pratique intime. En ce sens, le mouvement #MeToo et les mises en récit d’expériences intimes qu’il engage, et par ailleurs rendus visibles par l’utilisation d’un hashtag, ont permis une libération de la parole et une mobilisation massive contre les violences sexuelles et sexistes sur X (anciennement Twitter). Cette exposition volontaire ouvre également ces espaces numériques à la démonstration d’intimités plurielles. La menace d’Alain Cocq de filmer en direct sur Facebook sa mort ou encore le récit au jour le jour de l’évolution du cancer d’Axel Kahn sur son blog personnel sont autant d’exemples qui interrogent la pratique d’internet dans la diffusion d’expériences intimes. Qu’elle soit le fruit d’un désir d’extimité (Tisseron, 2007, 2011, 2019) ou d’une “servitude volontaire” (Jauréguiberry, 2011), l’exposition de nos récits et expériences intimes interroge quant à la (ré)actualisation de nos pratiques numériques. Réciproquement, cette publicisation questionne les effets du numérique sur nos expériences intimes. Cette journée d’étude souhaite ainsi mettre en lumière les influences réciproques qui recomposent, renouvellent, actualisent aussi bien la pratique intime que numérique. Quelles sont les continuités et/ou les discontinuités que l’on observe entre l’expérience de l’intime vécue et publiée ? Pouvons-nous relever des arrangements dans les pratiques intimes entre espaces

“réels” et “virtuels” ? L’approche spatialiste étaye la confusion entre les espaces de l’intime et les espaces en ligne (Lemeilleur, 2016) et permet d’envisager l’idée d’espaces hybrides. En ce sens, des travaux permettant de questionner comment les intimités numériques se jouent en ligne et hors-ligne sont particulièrement attendus. Nous souhaitons également éclairer les dynamiques qui sous-tendent la visibilisation de nos intimités mais aussi interroger les formes sous lesquelles elles sont exprimées. Sontelles clairement démontrées, cachées, ou sous un modèle de clair-obscur (Cardon, 2008) ? La mise en forme de l’intime sur le numérique et sa réception sont des questionnements adjacents à ce premier axe.

Axe 2 Socialisation numérique et processus de construction identitaire

La question des processus de construction identitaire qui se jouent dans nos rapports aux espaces numériques et aux pratiques en ligne sont également placés au cœur de cette journée d’étude. Fanny Georges

(2009) définit l’identité numérique en trois extensions. L’“identité déclarative”, constituée des informations entrées par l’utilisateur·rice (noms, pseudo, âge, préférences etc…), “l’identité agissante” qui réunit l'ensemble de ses activités en ligne (publications, partages, interactions) et “l'identité calculée”, résultat de l’audience et de la visibilité du profil (nombre de vues, de réactions, de relations). Cette triple dimension permet d’inscrire la construction identitaire en ligne tant dans la dynamique relationnelle, l'activité algorithmique et la présentation de soi.

Si la représentation de soi sur les réseaux socionumériques (RSN) répond d’un désir de normalisation, elle vise également à créer une connexion avec autrui et à en retirer une reconnaissance sociale (Brodin, Magnier, 2012). Par exemple, on sait que la majorité des interactions des adolescents sur les réseaux sociaux renvoie en premier lieu au besoin de construire et de faire vivre des relations sociales, tout autant à ce qu’elles tiennent à la recherche d’approbation dans le regard de l’autre (Lachance, Leroux, Limarre, 2018 ; Amsellem-Mainguy, Vuattoux, 2020). Cette recherche de validation participe d’un processus de construction identitaire dont on peut faire l’hypothèse qu’elle ne se cantonne pas aux âges de l'adolescence. Joseph Godefroy montre par exemple à propos des influenceu·se·s que lorsque l’audience grandit, ils/elles développent un nouveau rapport à leurs corps (2021). Il s’agit d’appréhender en quoi la publication de l’intime, l’écriture de soi, la narration identitaire, peuvent coïncider, de par la réception qu’elles suscitent, avec des expériences réflexives à même de définir de nouveaux rapports à l’intime. On peut par exemple se demander quelles sont les interactions à même de « générer un sentiment passager d’intimité entre des gens qui étaient jusque-là étrangers les uns aux autres ou développer l’intimité d’une relation déjà établie et ayant débuté en coprésence physique » (Jamieson, 2013, 18).

De plus, les espaces numériques offrent l'opportunité de façonner des identités plurielles dans la mesure où celles-ci peuvent être dissimulées, modifiées, déclinées ou affirmées, notamment en fonction des objectifs poursuivis par leurs auteur·e·s. D’une manière générale, les travaux qui appréhendent les interactions en ligne comme relevant d’une expérience socialisatrice (Darmon, 2003), et qui se donnent pour objet de proposer des analyses micro-sociologiques de la production de l’identité (Darmon, 2016) à l’interface du numérique sont particulièrement attendus.

Dans la continuité de ces interrogations portées sur des enjeux interactionnels, il s’agit de considérer les affects engendrés par ces productions de soi. En ce sens, l’étude des interactions sociales en ligne ne peut faire l’économie de s’intéresser aux émotions. On fait l’hypothèse que le travail émotionnel (Hochchild, 2003 ; Alloing, Pierre, 2017) est devenu une norme des interactions en ligne, aussi on peut s’interroger sur ce que peuvent produire ces tentatives de contrôle des émotions, et notamment lorsqu’elles contribuent à orienter l’action des autres. En d’autres termes quels sont les “échanges émotionnels” observables et à quelles fins de socialisation ?

Axe 3 : Intimité et numérique : éthique et pratiques de la recherche

De manière articulée à ces deux axes, nous pouvons questionner la posture du·de la chercheur·se,

elle-aussi saisie au prisme de son intimité et de ses pratiques numériques. Il s’agit de discuter des tenants de sa position inéluctablement engagée, d’en « assumer réflexivement ses impuretés et ses fragilités dans le mouvement de constitution de rigueurs scientifiques partielles et provisoires » (Corcuff, 2011, p. 10). Ainsi, de quelles manières nos propres pratiques du numérique influencent-elles nos choix méthodologiques et ce type de production de matériel empirique ? Par ailleurs, il s’agit aussi de questionner la place du numérique dans l’enquête, celui-ci pouvant être objet, terrain ou outil (nous entendons ressources numériques, logiciel, accès aux enquêté·e·s) (Abott, 2014 ; Barats, 2016 ; Ngoc Hoang, Mahéo, Mellot, Pasquer-Jeanne & Theviot 2021). Comment les TNIC viennent (re)configurer les pratiques de recherche, qu’ils soient investis à des fins de documentation, de ressources numériques ou d’observations nethnographiques (Kozinets, 2009). Quels sont les impacts des pratiques numériques engagées par le·la chercheur·se ? Cette implication du numérique à la fois comme outil et comme support de recherche fait émerger de nouveaux questionnements méthodologiques et épistémologiques. Par exemple, comment s’élaborent nos postures de recherche sur des terrains intimes parfois “sensibles”. Comment savoir si certains messages, en raison de leur contenu à propension intime, doivent être exclus du cadre de l’enquête ? Comment articuler les problématiques telles que la RGPD, la confidentialité aux impératifs de l’enquête et de l’analyse ? Comment pouvons-nous “gérer” nos corpus en tenant compte de leur nature en ligne et de leur caractère sensible et intime ? Cette dernière question se pose avec une acuité particulièrement vive s’agissant de la publication de nos travaux. Il est attendu dans la veine de cet axe de prêter une attention particulière aux biais qui président à la production, puis à l’interprétation des données, et de discuter des ficelles permettant de répondre à la perméabilité des frontières entre contextes privé et public.

Modalités de soumission

Nous attendons des propositions de communication qui s’inscrivent dans l’un des trois axes de l’appel à communication. Il est attendu du résumé qu’il détaille la problématique abordée, la méthodologie de recherche employée, les données utilisées ainsi que les principales questions et résultats qui seront présentés lors de la journée d’étude. Il devra aussi inclure les informations suivantes : le nom et les coordonnées des auteurs (institution, adresse mail, téléphone), des mots-clés (5 maximum) et une bibliographie conforme aux normes APA. Il ne doit excéder 3000 caractères soit environ 500 mots.

La soumission devra être envoyée au format PDF avant le 24 août 2024

à l’adresse suivante : JEintimitenumerique@proton.me

Retour des communications sélectionnées : Début octobre

Journée d’étude : 19 décembre

Comité d’organisation

  • Barbara Blum, Doctorante en sociologie, Université Lyon 2 (CMW)
  • Delphine Moreau-Plachy, Doctorante en Sociologie, Université Jean Monnet (CMW – IRCEMMEN)
  • Jessica Pothet, Maîtresse de conférence en Sociologie, Université Lyon 1 (CMW – INSPE)
  • Priyanka Valleix, Accompagnante à la recherche, Université Lyon 2 (CMW)

Comité scientifique

  • Camille Alloing, Professeur de Communication, UQAM (Labfluens)
  • Barbara Blum, Doctorante en Sociologie, Université Lyon 2 (CMW)
  • Gaëlle Clavandier, Professeure des universités, Université jean Monnet (CMW)
  • Fanny Georges, Maîtresse de conférences HDR en SIC, Université Sorbonne Nouvelle (IRMECCEN)
  • Joseph Godefroy, Docteur en Sociologie, Université de Nantes (CENS)
  • Delphine Moreau-Plachy, Doctorante en Sociologie, UJM (CMW – IRCEMMEN)
  • Jessica Pothet, Maîtresse de conférences en Sociologie, Université Lyon 1 (CMW – INSPE)
  • Florian Vorös, Maître de conférences en SIC, Université de Lille (GERiiCO)

Bibliographie indicative

Abbott,A. (2014). Digital Paper: A Manual for Research and Writing with Library and Internet Materials.

Chicago and London : The University of Chicago Press 

Alloing, C., Pierre, J. (2017). Le Web affectif: Une économie numérique des émotions. Institut National de l'Audiovisuel (INA). 

Amsellem-Mainguy, Y. et A.Vuattoux. Les jeunes, la sexualité et internet, Paris, Éditions François Bourin, series : « Genre ! », 2020.

Aubert, N. & Haroche, C. (2011). Les tyrannies de la visibilité : Être visible pour exister ?. Érès. 

Barats, C. (2013). Manuel d’analyse du web en sciences humaines sociales. Paris : Armand Colin. Bergström, M. (2019) Les nouvelles lois de l’amour. Sexualité, couple et rencontres au temps du numérique. Paris : La découverte.

Brodin, O. & Magnier, L. (2012). Le développement d'un index d'exposition de soi dans les médias sociaux : phase exploratoire d'identification des indicateurs constitutifs. Management & Avenir, 58, 144168. 

Cardon, D. (2008). Le design de la visibilité: Un essai de cartographie du web 2.0. Réseaux, 152, 93-137. 

Casilli, A. (2010) Les liaisons numériques. Vers une nouvelle sociabilité ? Paris : Seuil.

Darmon, M. (2003). Devenir anorexique. Pari : La Découverte.

Corcuff, P. (2011). Présupposés anthropologiques, réflexivité sociologique et pluralisme théorique dans les sciences sociales. Raisons politiques, 43, 193-210

Georges, F. (2009). Représentation de soi et identité numérique : Une approche sémiotique et quantitative de l'emprise culturelle du web 2.0. Réseaux, 154, 165-193. 

Hochschild, A. (2003). Travail émotionnel, règles de sentiments et structure sociale. Travailler, 9, 19-49.  Jeanneret, Y. & Tardy, C. (2007). Écriture des médias informatisés. Paris, Hermès Lavoisier Kozinets, R. V. (2009). Netnography : doing ethnographic research online. London : Sage.

Lachance, J. Leroux, Y. & Limare, S. (2017). Selfies d’ados, préface de Joan Fontcuberta. Québec : Presses de l’Université Laval.

Lemeilleur, S. (2016). L’expressivité de l’intime sur les dispositifs du web : processus de la subjectivité et machinations contemporaines. [Thèse de doctorat en Sciences de l’information et de la communication. Université Michel de Montaigne - Bordeaux III.]

Lévy-Guillain, R., Sponton, A. & Wicky, L. (2022). L’intime au bout du fil. Enjeux méthodologiques de l’entretien biographique à distance. Revue française de sociologie, 63, 311-332.

Martin, O. & Dagiral, É. (2016). L'ordinaire d'internet: Le web dans nos pratiques et relations sociales.

Armand Colin.

Martin, O. & Dagiral, É. (2021). Les liens sociaux numériques. Armand Colin

Ngoc Hoang, A.  Mahéo, C. Mellot, S. Pasquer-Jeanne, J. and Theviot, A. (2021). Explorer les méthodes en ligne pour des terrains hors ligne. Terminal, 129.

Tisseron, S. (2019). Extimité. Dans : P. Escande-Gauquié & B. Naivin (Dir), Comprendre la culture numérique (pp. 53-57). Paris: Dunod.

Tisseron, S. (2011). Intimité et extimité. Communications, 88, 83-91. 

Tisseron, S. (2007). De l'intimité librement exposée à l'intimité menacée. VST - Vie sociale et traitements, 93, 74-76. 

Places

  • Salle MARC BLOCH - Maison des Sciences de l'Homme Lyon St-Étienne 14 avenue Berthelot
    Lyon, France (69)

Event attendance modalities

Hybrid event (on site and online)


Date(s)

  • Saturday, August 24, 2024

Keywords

  • intimité, numérique

Contact(s)

  • Barbara Blum
    courriel : JEintimenumerique [at] proton [dot] me
  • Delphine Moreau-Plachy
    courriel : JEintimenumerique [at] proton [dot] me
  • Jessica Pothet
    courriel : JEintimenumerique [at] proton [dot] me

Information source

  • Delphine Moreau-Plachy
    courriel : JEintimenumerique [at] proton [dot] me

License

CC0-1.0 This announcement is licensed under the terms of Creative Commons CC0 1.0 Universal.

To cite this announcement

« Intimité et numériques », Call for papers, Calenda, Published on Thursday, June 06, 2024, https://doi.org/10.58079/11rv7

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