HomeCirculation des idées et des pratiques de l’urbanisme critique et alternatif en Europe occidentale

HomeCirculation des idées et des pratiques de l’urbanisme critique et alternatif en Europe occidentale

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Published on Tuesday, July 09, 2024

Abstract

Dans les années 1960, les conditions de vie et les politiques urbaines deviennent à l’évidence un objet de préoccupation publique et un enjeu politique. Dans plusieurs pays d’Europe, des habitants, des professionnels de la ville, des chercheurs ou des militants politiques s’engagent dans la critique des modes de développement urbain en cours et s’investissent aussi sur le terrain pour s’y opposer et construire des alternatives. La simultanéité ou la proximité dans le temps de ces mouvements sociaux urbains, les similitudes dans les stratégies, les objectifs et les formes de protestation montrent l’intérêt de les aborder non seulement dans une perspective internationale mais aussi transnationale. Cette journée d’étude est conçue comme une première phase d’enquête sur ces circulations, destinée en quelque sorte à en faire la cartographie, à en évaluer l’ampleur et à en identifier les modalités et les traces. 

Announcement

Journée d’étude

5 décembre 2024, Université Polytechnique Hauts-de-France (UPHF), Valenciennes

Argumentaire

Au cours du vingtième siècle, et en particulier après la Seconde Guerre mondiale, la physionomie des villes d’Europe occidentale change profondément. Leur aspect architectural et leur tissu social sont transformés par l’accélération de l’urbanisation et les exigences d’adaptation à la modernité assurées par les politiques d’urbanisme. Dans les quartiers centraux, la rénovation urbaine entraîne la réhabilitation ou la destruction d’immeubles vétustes et la restructuration du tracé viaire, augmentant le prix des loyers. La gentrification émerge progressivement comme catégorie d’analyse (Glass, 1964 ; Smith, 1979 ; 1996). Dans les programmes de logements nouvellement construits en périphérie, qui peuvent prendre la forme des grands ensembles dans certains pays (Dufaux, Fourcaut, 2004), les habitants pâtissent de la relégation spatiale, du manque de transport, d’équipements commerciaux et socio-culturels, parfois aussi de déficiences constructives. Dans les grandes agglomérations, les zones d’habitat informel, dont les bidonvilles, grossissent avec l’afflux de migrants, d’origine rurale ou étrangère, faute de logements en nombre suffisant ou accessibles. Ces évolutions s’expriment de façon diverse dans les pays européens, suivant leur niveau de développement, le rythme de l’urbanisation et le degré d’interventionnisme des États dans les domaines du logement et de l’urbanisme. Les populations peuvent envisager certaines politiques urbaines avec bienveillance, compte tenu des conditions dégradées de logement dominantes après-guerre, ou les accueillir avec un profond scepticisme (Coing, 1966). Dans tous les cas, les choix en matière de construction, d’urbanisme et d’aménagement sont décidés en-dehors des habitants qui n’y sont pas associés.

À partir du milieu des années 1960, les conditions de vie et les politiques urbaines deviennent à l’évidence un objet de préoccupation publique et un enjeu politique. Elles sont un terrain d’étude privilégié pour les sciences sociales, comme en témoigne l’essor de la sociologie urbaine (Le Breton, 2012). Dans plusieurs pays d’Europe, des habitants, des professionnels de la ville, des chercheurs ou des militants politiques – ces figures pouvant se confondre – s’engagent surtout dans la critique des modes de développement urbain en cours et s’investissent aussi sur le terrain pour s’y opposer et construire des alternatives. Au cours des années 1970, « âge d’or des luttes » (Mathieu, 2009), le nombre de conflits urbains se multiplie ainsi en Europe. La critique de la vie quotidienne et de la consommation (Lefebvre, 1961 ; Debord, 1967 ; Baudrillard, 1970), la remise en cause de l’urbanisme technocratique et fonctionnaliste, triomphant après la Seconde Guerre mondiale, croisent en effet la contestation plus générale de l’ordre social, politique et économique qui traversent alors les pays occidentaux.

L’organisation et la structuration d’une résistance collective aux politiques urbaines et à leurs mécanismes d’exclusion passent par la constitution de nombreux groupes d’action locaux dont la diversité sociale s’exprime à travers diverses activités (information, animation, résistance, co-conception avec des architectes et des sociologues). Ces groupements peuvent (re)naître pour répondre aux besoins précis à l’échelle d’un immeuble, de la rue ou d’un quartier comme les « associations d’habitants » dans l’Espagne franquiste (asociaciones de vecinos ) ou le Portugal de la Révolution des Œillets (Comissões de Moradores), encouragés et appuyés par les forces d’opposition politique. En France, l’expérience de l’Alma-Gare à Roubaix sert d’emblée de référence en province (Cossart & Talpin, 2015). L’espace quotidien est en effet progressivement construit et investi comme un terrain d’action par les groupes politiques. Au début des années 1970 et particulièrement en région parisienne, le groupe Secours rouge, gravitant dans la mouvance maoïste et trotskiste, né initialement pour défendre les intérêts des ouvriers dans les usines, s’engage de façon croissante au côté d’habitants concernés par la rénovation urbaine, par le biais d’occupations de logements notamment (Cherki, 1973). En RFA, Rote Hilfe, d’obédience plutôt communiste, et Schwarze Hilfe, plutôt anarchiste, présentent une évolution semblable, en agissant au moyen de comités d’action dans plusieurs villes ouest-allemandes (Baer, Dellwo, 2012 ; Bambule, 2013).

Au tournant des années 1960-1970, l’espace est ainsi théorisé et réapproprié. Il devient un véritable « enjeu de lutte » (Bourdieu, 1984) mobilisant un large répertoire d’actions (brochures, bulletins, happenings, occupations, grève ou autoréduction des loyers, contreplans), jusqu’à l’usage de la violence (saccages, attentats, …). Partout, ces luttes urbaines permettent la rencontre et la solidarité de différentes catégories de population et de mouvements militants – groupements d’habitants, praticiens de la ville, collectifs de professionnels, mouvements squatteurs, groupes armés, comités d’action locale, etc. (Vaz, 2017 ; Colin, 2018). Elles convergent autour de nouveaux principes d’organisation et d’administration des territoires et du politique, plus participatives et démocratiques, jusqu’à l’autogestion. Ces mouvements sociaux d’un nouveau type, en référence aux mobilisations plus classiques autour du travail et des droits politiques, mais qui entretiennent des liens étroits avec ces dernières, donnent à voir le « droit à la ville » et défendent la nécessité d’une « justice spatiale » (Lefebvre, 1968 ; Harvey, 1973 et 2008, Soja, 2009 ; Busquet, 2013).

Les études et les monographies locales tendent à insister, à raison, sur les dynamiques particulières et les logiques propres à chaque contexte ou territoire, local et national (Backouche et al., 2018). Mais la simultanéité ou la proximité dans le temps de ces mouvements sociaux urbains (Touraine, 1978, Rucht, 1991 ; 1994, Pickvance, 2001 ; 2003), les similitudes dans les stratégies, les objectifs et les formes de protestation (Tilly, 1976 ; 2004) montrent l’intérêt de les aborder non seulement dans une perspective internationale (Castells, 1973) mais aussi transnationale (Colin, 2014). La circulation des mêmes mots d’ordre à travers l’Europe, notamment depuis l’Italie qui constitue incontestablement un des référents des luttes urbaines de l’époque, l’illustre, que l’on pense à l’appel « Prenons la ville » du mouvement de la gauche extraparlementaire italienne Lotta continua, ou au slogan « Nous voulons tout ». Titre d’un roman politique (Vogliamo tutto) écrit en 1971 par Nanni Balestrini, membre fondateur de l’organisation Potere Operaio, c’est aussi le nom de la revue (Nous voulons tout) du groupe français « Vive la Révolution » (1969-1971) et d’une revue ouest-allemande (Wir wollen alles, 1973-1975), étroitement liée au mouvement squatteur de Francfort. Le marxisme, les schémas analytiques et cognitifs néomarxistes, qui exercent alors une forte hégémonie sur la lecture de la réalité, et sur l’orientation de l’action sur le terrain, facilitent à l’évidence la diffusion des idées et des pratiques à l’échelle internationale. En s’intéressant concrètement aux circulations et aux transferts de discours critiques, de pratiques et de savoirs militants, cet appel vise à aller au-delà de l’influence des idéologies, pour identifier les échanges et les partages – des terrains de jeux et des effets de contexte, et retracer les interrelations et les généalogies (Tilly, 2006 ; 2008 ; Tilly/Tarrow, 2007) de l’urbanisme critique et alternatif.

Si la circulation des idées et des pratiques remettant en cause l’urbanisme officiel apparaît évidente à partir de la fin des années 1960 (Colin, 2016 et 2018 ; Baumeister et al., 2017 ; Vaz, 2023), il semble essentiel d’élargir l’étude en amont, non seulement aux années 1960, dont il est admis qu’elles ont servi d’incubateur au mouvement de 1968 (Gilcher-Holtey, 1998 ; 2001 ; Dreyfus-Armand, 2000), mais aussi aux années 1950, afin de saisir l’origine et les modalités de ces interconnexions. Dès la fin des années 1950, la politisation du quotidien gagne en effet en importance avec des groupes et des mouvements tels que l’Internationale situationniste (Trespeuch-Berthelot, 2005), Provo aux Pays-Bas (Pas, 2005) ou le Subversive Aktion en Allemagne, cristallisant un mouvement critique contre les structures (spatiales) de la société. Surtout, dans cette décennie, des mobilisations se font déjà jour, émanant, notamment en France, d’associations ou mouvements familiaux, souvent d’origine chrétienne, que ce soit en faveur du droit au logement (Duriez & Chauvière, 1992) ou initiant ce qu’on appellera, dans les décennies suivantes, « un syndicalisme du cadre de vie » (Prévot, 2012 ; 2014). Dans quelle mesure, ces événements et mouvements ont pu participer à une internationalisation de la question urbaine, avant que les organisations Potere Operaio et Lotta Continua n’influencent fortement, voire n’occupent idéologiquement le champ des luttes urbaines à un niveau international ? En aval, en étendant la période d’étude aux années 1980, il s’agit de cerner pourquoi et comment ces idées et pratiques urbaines contestataires ont décru, en envisageant, au côté des changements politiques et économiques nationaux et leur incidence sur les politiques urbaines, la reconfiguration et la transformation des réseaux militants transnationaux mobilisés sur les questions urbaines. Le choix d’une séquence large d’un quart de siècle doit permettre d’analyser les évolutions différenciées et les « petits liens » (Laplantine, 2003) entre divers groupes et idées.

À l’évidence ces circulations s’inscrivent dans un cadre international d’échanges plus larges et plus globaux, incluant l’Amérique latine, l’Amérique du Nord, ou même le Japon. Mais le choix est fait ici de se concentrer sur un cadre géographique d’observation plus limité. La journée d’étude est conçue comme une première phase d’enquête sur ces circulations, destinée en quelque sorte à en faire la cartographie, à en évaluer l’ampleur et à en identifier les modalités et les traces. L’étude de l’appropriation et de la transposition de modèles théoriques et d’action, leur effet sur les mobilisations locales feront l’objet d’une prochaine rencontre.

Trois axes de questionnements sont privilégiés. Les propositions pourront s’inscrire dans l’un d’entre eux ou au croisement de plusieurs d’entre eux. Pluridisciplinaire, la journée d’étude est ouverte à l’histoire mais aussi aux autres sciences humaines et sociales.

Axes

Canaux, réseaux et opérations de mise en circulation

Les contributions sont invitées à mettre en évidence les occasions et les lieux permettant la connaissance et la diffusion d’idées et de pratiques militantes de l’urbanisme (colloques ou rencontres internationales ; mobilités et migrations internationales ; revues ; etc.), et les univers qui les supportent (politique, universitaire, intellectuel, administratif, professionnel, etc.). Il s’agit ainsi de s’interroger sur la pluralité des sphères d’échanges et de réseaux qui ont pu contribuer à la circulation internationale des expériences d’urbanisme critique et alternatif (partis politiques, organisations syndicales, réseaux confessionnels, professionnels ou scientifiques, filières migratoires, etc.) et leur éventuelle imbrication. Par là, est posée la question de l’existence ou non de réseaux ou cercles internationaux de l’urbanisme critique, ou s’il convient en définitive de constater l’importance des initiatives individuelles ou de réseaux d’échange préexistants. Un intérêt particulier pourra être porté aux figures médiatrices en veillant à reconstituer leurs trajectoires personnelles (formation, carrière, positions, réseaux, engagements) et décrire les opérations de marquage et de traduction – au sens littéral, culturel ou idéologique – auxquels elles contribuent dans le voyage des idées et des expériences (Bourdieu, 2003). Il conviendra aussi de souligner les conditions politiques, économiques et sociales, favorisant, ou limitant au contraire, la réception de telle expérience ou pensée alternative.

Luttes urbaines en circulation : idées, pratiques et objets

La journée d’étude vise à préciser concrètement ce qui est mis en circulation et en partage et comment. S’agit-il de cadres de pensée ou d’analyses, de moyens d’action et de mobilisation (occupation, squatt, pratiques d’enquête), de propositions alternatives d’urbanisme ou d’organisation politique ? Sous quelles formes sont-ils partagés ? De façon plus ou moins directe : par la diffusion d’articles de presse, des traductions, des interventions de penseurs ou d’acteurs de luttes considérés comme des références, des voyages in situ ? Quelle est la part des milieux de réception dans la construction et la sélection des modèles ou des sources d’inspiration ? Il sera bienvenu de s’intéresser aux objets qui ont pu être le support de ces influences théoriques, opérationnelles et esthétiques, ou qui en présentent les traces (photos, dessins, affiches, brochures, projets éditoriaux, revues, enregistrements sonores, etc.). Les contributions sont aussi invitées à réfléchir à la manière et aux difficultés de documenter et d’étudier ces échanges et circulations internationales. Engageant des sphères et des acteurs militants, qui se situent dans une logique d’opposition aux autorités voire, en contexte autoritaire, dans la clandestinité, les traces conservées de ces mobilisations sont souvent précaires et lacunaires, d’où la place occupée par les témoignages dans l’écriture de leur histoire. La journée d’étude doit ainsi être l’occasion de partager les expériences de chercheur.se.s dans la localisation et l’exploitation de sources permettant d’envisager les conditions de possibilité d’une histoire transnationale de l’urbanisme critique et alternatif.

Espaces et temporalités des circulations : jeux d’échelles, frontières et postérité

Les communications pourront mettre en évidence les différentes échelles de circulation des expériences militantes s’opposant aux politiques urbaines, à l’échelle d’un quartier, d’une ville, d’une région, d’un pays et au-delà des frontières. Elles pourront aussi retracer la trajectoire de diffusion de certaines pratiques ou idées dans le temps et dans l’espace. Il s’agira aussi de déterminer l’extension et le sens de ces circulations. En effet, elles ne sont ni simultanées ni symétriques dans l’espace européen et elles évoluent dans le temps. Ainsi, la pensée urbaine de Lefebvre a un fort écho en Espagne parmi les jeunes urbanistes engagés dès la fin des années 1960 – ce qui n’est pas le cas au Portugal – mais son influence décline au cours des années 1970 au profit de celle de Manuel Castells (Vaz, 2012). De même, ces circulations apparaissent déséquilibrées. Le statut des espaces mis en relation n’apparaît pas équivalent. L’Italie semble jouer un rôle de modèle et d’inspiration, tandis que d’autres pays apparaissent davantage tenir lieu de pôles de réception et de laboratoires. Enfin, les propositions centrées sur des exemples témoignant de l’influence des idées et pratiques des luttes urbaines des « années 68 » sur l’activisme urbain ultérieur, jusqu’à aujourd’hui (Hou, 2010, Douay, Prévot, 2012) via l’appropriation de slogans, d’outils ou de répertoires d’action, construction d’un imaginaire) sont bienvenues. L’attention portée aux modalités de transmission et de partage de ces luttes sera particulièrement appréciée (jonction entre génération d’alors et génération d’aujourd’hui dans les nouvelles luttes ; valorisation d’une mémoire militante, etc.).

Modalité de soumission

Les propositions de communication (titre, résumé de 3500 signes maximum), accompagnées d’une courte présentation de l’auteur.trice, sont à envoyer aux trois adresses suivantes :

  • baptiste.colin1@univ-lyon2.fr
  • maryvonne.prevot@univ-lille.fr
  • celine.vaz@uphf.fr

avant le 15 septembre 2024 

Comité scientifique et d’organisation

  • Baptiste Colin, Enseignant-chercheur (Institut d’urbanisme de Lyon/Université Lyon 2).
  • Maryvonne Prévot, Professeure en aménagement et urbanisme à l’école Polytech-Lille/Laboratoire TVES.
  • Céline Vaz, Maîtresse de conférences en histoire contemporaine, Université Polytechnique Hauts-de-France (Valenciennes), LARSH.

Calendrier

  • 15 septembre 2024 – Date limite d’envoi des propositions
  • Fin septembre 2024 – Notification des avis.
  • 5 décembre 2024 – Journée d’étude à l’Université Polytechnique Hauts-de-France (UPHF), Valenciennes, Institut Sociétés et humanités.

Indications bibliographiques

  • Backouche, Isabelle et al. (dir.), La ville est à nous ! Aménagement urbain et mobilisations sociales depuis le Moyen-Âge, Paris, Éditions de la Sorbonne, 2018.
  • Baer, Willi, Dellwo, Karl-Heinz (dir.), Häuserkampf I. Wir wollen alles – Der Beginn einer Bewegung, Hamburg, 2012.
  • BAMBULE (dir.), Das Prinzip Solidarität. Zur Geschichte der Roten Hilfe in der BRD, vol. I et II, Hamburg, Laika-Verlag, 2013.
  • Baumeister, Martin, Bonomo, Bruno, Schott Dieter (dir), Cities Contested. Urban Politics, Heritage and Social Movements in Italy and West Germany in the 1970s, Frankfurt a.M./New York, Campus, 2017.
  • Bourdieu, Pierre, « La grève et l’action politique », in Questions de sociologie, Paris, Les Éditions de Minuit, 1984, p. 251-263.
  • Bourdieu, Pierre, « Les conditions sociales de la circulation internationale des idées », Actes de la recherche en sciences sociales, vol. 145, n°5, 2002, p. 3-8.
  • Busquet, Grégory, « Question urbaine et droit à la ville », Mouvements, 2013/2, n° 74, p. 113-122.
  • Castells, Manuel, Luttes urbaines et pouvoir politique, Paris, Maspéro, 1972.
  • Cherki, Eddy, « Le mouvement d’occupation de maisons vides en France », Espaces et Sociétés, n°9, juillet 1973, p. 63-91.
  • Coing, Henri, Rénovation urbaine et changement social. L’îlot n°4 (Paris 13e), Paris, Les Éditions Ouvrières, 1966.
  • Colin, Baptiste, « “Da, wo die Worte innehalten, beginnt die Gewalt ... von Hausbesetzern !” Dilemmata im Protestrepertoire bei Hausbesetzungen in Paris und Westberlin nach 1945 », in Mittag, Jürgen, Stadtland, Helke (dir.), Theoretische Ansätze und Konzepte der Forschung über soziale Bewegungen in der Geschichtswissenschaft, Essen, Klartext Verlag, 2014, p. 285-312.
  • Colin, Baptiste, Berlin-Ouest et Paris à travers les squattages, de 1945 à 1985. Un mode d’action au carrefour de motivations, de buts et de stratégies conflictuelles, Thèse de doctorat, Université Paris Diderot – Paris 7 Sorbonne Paris Cité/Universität Bielefeld, 2016.
  • Colin, Baptiste, « Comment l’urbanisme et 1968 ont aménagé des squatts à Paris et Berlin-Ouest », Lendemains. Études comparées sur la France / Vergleichende Frankreichforschung, n°169 : « Adieu à Mai 68 ? », p. 38-49.
  • Cossart, Paula, Talpin, Julien, Lutte urbaine. Participation et démocratie d’interpellation à l’Alma-Gare, Paris, Éditions du Croquant, 2015.
  • Debord, Guy, La société du spectacle, Paris, Gallimard, 1967.
  • Dreyfus-Armand, Geneviève, et. al. (dir.), Les années 68 : le temps de la contestation, Bruxelles, Éditions Complexe, IHTP-CNRS, 2000.
  • Douay, Nicolas, Maryvonne Prévot, dossier «L’activisme urbain : engagement et militantisme », L’information géographique, vol. 76, 2012/1.
  • Duriez, Bruno et Chauvière, Michel, La bataille des squatters et l’invention du droit au logement 1945-1955, Villeneuve d’Ascq, Les Cahiers du GRMF, n°7, 1992.
  • Gilcher-Holtey, Ingrid (dir.), 1968 – vom Ereignis zum Gegenstand der Geschichtswissenschaft, Göttingen, Vandenhoeck und Ruprecht, 1998.
  • Gilcher-Holtey, Ingrid, Die 68er Bewegung. Deutschland – Westeuropa – USA, München, Verlag C. H. Beck, 2001.
  • Glass, Ruth, « Introduction: aspects of change », in Centre for Urban Studies London (éd.), London :Aspects of Change, London, MacKibbon and Kee, 1964.
  • Harvey, David, Social Justice and the City, Athens, University of Georgia Press, 1973.
  • Harvey, David, « The Right to the City », New Left Review [en ligne], n°53, septembre-octobre 2008.
  • Hou, Jeffrey, Insurgent Public Space. Guerrilla Urbanism and the Remaking of Contemporary Cities, London, Routledge, 2010.
  • Laplantine, François, De tout petits liens, Paris, Arthème Fayard, 2003.
  • Lefebvre, Henri, Critique de la vie quotidienne, II. Fondements d’une sociologie de la quotidienneté, Paris, L’Arche Éditeur, 1961.
  • Lefebvre, Henri, Le droit à la ville, Paris, Éditions Anthropos, 1968.
  • Le Breton, Éric, Pour une critique de la ville. La sociologie urbaine française. 1950-1980, Rennes, PUR, 2012.
  • Mathieu, Lilian, Les années 70, un âge d’or des luttes ?, Paris, Éditions textuel, 2009.
  • Pas, Nicolas, « Images d’une révolte ludique. Le mouvement néerlandais Provo en France dans les années soixante », Revue historique, n°632, 2005, p. 343-373.
  • Pickvance, Christopher G., « Four varieties of comparative analysis », Journal of Housing and the Built Environment, vol. 16, 2001, p. 7-28.
  • Pickvance, Chris, « From Urban Social Movements to Urban Movements : A Review and Introduction to a Symposium on Urban Movements », International Journal of Urban and Regional Research, vol. 27, n°1, 2003, p. 102-109.
  • Prévot, Maryvonne, « Les militants d’origine chrétienne dans la fabrique de la Ville des années 60 à nos jours : un objet pertinent ? », L’Information géographique, mars 2012, vol. 76, p. 11-27.
  • Prévot, Maryvonne, « Le militanti delle associazioni familiari cristiane nella costruzione della Città: il caso dell’area di Dunkerque », Territorio, 69, rivista del Politecnico di Milano, 2014, p. 54-61.
  • Rucht, Dieter (dir.), Research on social movements: the state of the art in Western Europe and the USA, Frankfurt am Main, Campus Verlag, 1991.
  • Rucht, Dieter, Modernisierung und neue soziale Bewegungen. Deutschland, Frankreich und USA im Vergleich, Frankfurt/New York, Campus Verlag, 1994.
  • Smith, Neil, « Toward a theory of gentrification : a back to the city movement by capital, not people », Journal of the American Planning Association, 45 (4), 1979, p. 538-548.
  • Smith, Neil, The New Urban Frontier : Gentrification and the Revanchist City, London/New York, Routledge, 1996.
  • Soja, Edward W., « La ville et la justice spatiale », Justice spatiale / Spatial Justice, n°1, 2009.
  • Tilly, Charles, « Major Forms of Collective Action in Western Europe 1500-1975 », Theory and Society, vol. 3, n°3, 1976, p. 365-375.
  • Tilly, Charles, Social Movements, 1768-2004, London, Paradigm Press, 2004.
  • Tilly, Charles, Regimes and Repertoires, Chicago/London, The University of Chicago Press, 2006.
  • Tilly, Charles, Tarrow, Sidney, Contentious Politics, Boulder/London, Paradigm Publishers, 2007.
  • Touraine, Alain, La Voix et le regard, Paris, Éditions du Seuil, 1978.
  • Vaz, Céline, « “Les Pyrénées séparent et relient la France et l’Espagne” : Henri Lefebvre et la question urbaine espagnole à la fin du franquisme », L’Homme et la société, n°3-4, 2012, p. 83-103
  • Vaz, Céline, « Les mobilisations d’associations de quartier à Madrid à la fin du franquisme. L’exemple du secteur d’Orcasitas », dans Backouche, I. et al. (dir.), La ville est à nous ! Aménagement urbain et mobilisations sociales depuis le Moyen-Âge, Paris, Éditions de la Sorbonne, 71-93.
  • Vaz, Céline, « The networks of left-wing town planning in Mediterranean Europe (1960s-early 1980s) », Di Donato, Michele, Fulla, Mathieu., Leftist Internationalisms: A Transnational Political History, London, Bloomsbury, 2023, p. 205-217.

Places

  • Institut Sociétés et humanités - Université Polytechnique Hauts-de-France (UPHF)
    Valenciennes, France (59)

Event attendance modalities

Full on-site event


Date(s)

  • Sunday, September 15, 2024

Keywords

  • urbanisme, critique, circulations, idées, pratiques, alternatives, Europe occidentale, période contemporaine

Contact(s)

  • Maryvonne Prévot
    courriel : maryvonne [dot] prevot [at] univ-lille [dot] fr
  • Céline Vaz
    courriel : celine [dot] vaz [at] uphf [dot] fr

Information source

  • Baptiste Colin
    courriel : baptiste [dot] colin1 [at] univ-lyon2 [dot] fr

License

CC-BY-4.0 This announcement is licensed under the terms of Creative Commons - Attribution 4.0 International - CC BY 4.0 .

To cite this announcement

Baptiste COLIN, Céline VAZ, Maryvonne PRÉVOT, « Circulation des idées et des pratiques de l’urbanisme critique et alternatif en Europe occidentale », Call for papers, Calenda, Published on Tuesday, July 09, 2024, https://doi.org/10.58079/11zgd

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