Argumentaire
"Is there a need for a new environmental ethic?" déclare l'article du philosophe australien Richard Routley, un geste qui, soutenu par les réflexions inaugurales d'Aldo Leopold en 1973, marque le début d'une réflexion philosophique et morale sur l'environnement. Par la suite, cette nouvelle aire de l'éthique appliquée allait se développer dans le débat social, politique, juridique et international, rendant de plus en plus necessaire une reponse à partir de la philosophie, mettant en tension les relations établies avec l'environnement naturel, matériel, culturel et animale. Rétablir ces relations ouvre l'espace à une reconfiguration de la politique qui nous organise, des institutions qui nous structurent, de la justice qui nous limite, de l'éthique et de la conception du sujet qui nous définit. L'objectif de ce dossier thématique est de réunir des articles portant sur les réflexions actuelles autour de la crise environnementale qui frappe la société de l'Anthropocène.
Contributions autour des axes suivants seront bienvenus :
- Philosophie politique : L'urgence et la transversalité de la crise environnementale imposent une relation incontournable entre nature et politique. La correspondance intrinsèque entre ces domaines suppose une tension dans les formes d'organisation politique actuelles, conduisant à divers questionnements tels que : avons-nous besoin d'un nouveau contrat social ? Comment créer de nouveaux domaines de gouvernance incorporant une conscience écologique ? Quels défis la crise environnementale impose-t-elle à la géopolitique actuelle ? Comment la crise environnementale reconfigure-t-elle les limites de l'agence politique ?
- Éthique animale : Entre la protection de la nature et celle des animaux non humains, il existe une convergence Protéger les espaces et la population animale qui les habite nécessite une reconfiguration de nos critères de considération morale, dont la mise en valeur réclame une nouvelle perspective face aux relations matérielles, émotionnelles, politiques et instrumentales que nous avons établies au fil de notre histoire avec les animaux.
- Phénoménologie : Le potentiel de la phénoménologie face au défi éthique et existentiel imposé par la crise environnementale représente un espace précieux de réflexion, liant l'être humain à l'espace matériel qu'il habite. Cette expérience exige un renouvellement dans les domaines temporels, corporels et communautaires – parmi d’autres – impliquant de nouvelles façons d'appréhender nos relations avec l'environnement que nous habitons.
- Justice environnementale : Si nous reconnaissons la nécessité d'une reconfiguration sur l’utilisation et la relation fourni avec l'environnement d'un point de vue à la fois éthique et politique, la justice devient un facteur incontournable dans ses axes : globale, interspécifique et intergénérationnel.
L'institution d'un nouvel environnement commun en cohérence avec un accès équitable aux ressources nécessite de nouveaux fondements juridiques qui établissent une société responsable et respectueuse des environnements naturels.
Des suggestions alternatives liées à d'autres domaines de la philosophie environnementale seront également prises en considération, à condition qu'elles soient en accord avec l'orientation de la revue Síntesis.
Directeurs du dossier
- Carmen L. Olmos de Aguilera (Universidad Adolfo Ibañez - Chile)
- Claudio Santander (Pontificia Universidad Católica de Chile)
Modalités de soumission
Les propositions (500 mots au max.) sont à envoyer aux directeurs du dossier:
- c.olmosdeaguilera@uai.cl
- clau.santander@uc.cl
avec le sujet “Dossier thématique Philosophie de l’environnement – Síntesis2025”.
Date limite pour les résumés : 27 septembre 2024.
- Veuillez inclure votre nom et votre affiliation académique dans le corps du
- Les articles complets, prêts pour évaluation, doivent être soumis au plus tard le 28 mars 2025.
- La date de publication prévue est décembre 2025.
Argument
"Is there a need for a new environmental ethic?" asks the article by the Australian philosopher Richard Routley. This statement, rooted in the inaugural reflections of Aldo Leopold in 1973, signifies the starting point of a new philosophical and moral exploration of the natural environment. This emerging field of applied ethics gains traction in social, political, legal, and international debates, compelling an increasing demand for philosophical insights. It challenges established relationships with the natural, material, cultural, and animal realms, prompting a call for a fundamental reconfiguration of our politics, institutions, justice systems, ethics, and our understanding of the subject. The primary object of this special issue is to spotlight the ongoing philosophical reflections on the environmental crisis prevalent in the Anthropocene society.
Contributions focusing on the following key themes are welcomed:
- Political Philosophy: The pressing and all-encompassing nature of the environmental crisis demands an inevitable reconsideration between nature and politics. This intrinsic correspondence introduces tensions in current political organizational structures, leading to critical questions such as the need for a new social contract, strategies for establishing governance frameworks infused with ecological awareness, the reshaping of current geopolitics, and the redefinition of the boundaries of political agency in light of the environmental crisis.
- Animal Ethics: A discernible convergence exists between the imperative to protect nature and that of non-human animals. Safeguarding both spaces and animal populations prompts a reconsideration of our moral criteria, demanding a new perspective on the emotional, material, political, and instrumental relationships that have evolved over time between humans and animals.
- Phenomenology: The potential of phenomenology in addressing the ethical and existential challenges posed by the environmental crisis, offers a valuable and renewed area for the reflection involving the natural milieus we This exploration seeks to illuminate the relationship between humans and the material spaces they inhabit. It demands a reconsideration in various aspects, including the temporal, bodily, and communal dimensions, as we grapple with novel ways of understanding our relationships with the environments in which we settle.
- Environmental Justice: Acknowledging the imperative for a reconfiguration of our engagement with the environment from ethical and political perspectives, underscores the indispensability of justice. This involves global, interspecific, and intergenerational considerations. Establishing a new common environment, coupled with equitable access to resources, needs of renewed legal foundations to foster a society that is both responsible and respectful toward natural environments.
Alternative suggestions related to other areas within environmental philosophy will also be considered, as long as they align with the scope of the Síntesis journal.
Editors of the issue
- Carmen L. Olmos de Aguilera (Universidad Adolfo Ibañez - Chile)
- Claudio Santander (Pontificia Universidad Católica de Chile)
Submisison guidelines
Abstracts (500 words max.) must be adressed to the editors of the issue:
- c.olmosdeaguilera@uai.cl
- clau.santander@uai.cl
with the subject “Special issue of Environmental Philosophy – Síntesis 2025”
until september 27th 2024.
- Please include your name and academic affiliation in the body of the message
- Papers ready for double blind peer review, must be submitted by March 28th, 2025
- Publishing date: december 2025
Argumentos
“Is there a need for a new environmental ethic?” propone el artículo del filósofo australiano Richard Routley, gesto que, sostenido en las reflexiones inaugurales de Aldo Leopold, en 1973 marca el debut de una reflexión filosófica y moral acerca del medio ambiente natural. En adelante, esta nueva área de la ética aplicada tomará fuerza en el debate social, político, jurídico e internacional, haciendo cada vez más necesario su cultivo desde la filosofía, tensionando las relaciones establecidas con el entorno natural, material, cultural y animal. Reestablecer estas relaciones abre el espacio a una necesaria reconfiguración de la política que nos organiza, las instituciones que nos estructuran, la justicia que nos delimita, la ética y la concepción de sujeto que nos define. Es el objetivo de este número monográfico poner el foco en la actual reflexión filosófica en torno a la crisis medioambiental, que azota a la sociedad del Antropoceno.
Serán bienvenidos todos los trabajos que versen sobre el tema en torno a los siguientes ejes:
- Filosofía Política: tanto la urgencia como la transversalidad de la crisis medio ambiental imponen una relación ineludible a la relación entre naturaleza y política. La intrínseca correspondencia entre estos ámbitos supone una tensión en las formas de organización política actuales, derivando en diversos cuestionamientos, tales como: ¿necesitamos un nuevo contrato social? ¿cómo gestar nuevos ámbitos de gobernanza que incorporen una consciencia ecológica? ¿qué desafíos impone a la geopolítica actual? ¿cómo la crisis ambiental reconfigura los límites de la agencia política?
- Ética animal: entre la protección de la naturaleza y la de los animales no humanos, existe una convergencia indiscutible. Proteger los espacios y la población animal que los habita impone una reconfiguración a nuestros criterios de consideración moral, cuya puesta en valor reclama una nueva perspectiva frente a las relaciones materiales, emocionales, políticas e instrumentales que hemos establecido a lo largo de nuestra historia con los animales.
- Fenomenología: el potencial de la fenomenología frente al desafío ético y existencial impuesto por la crisis ambiental, configura un valioso espacio de reflexión que relaciona al ser humano con el espacio material que habita, experiencia que exige una renovación desde los ámbitos temporales, corporales y comunitarios – entre otros – que implican las nuevas formas de asimilar nuestras relaciones con el medio que moramos.
- Justicia ambiental: si reconocemos la necesidad de una reconfiguración de nuestro uso y relación con el entorno desde una perspectiva tanto ética como política, la justicia se vuelve un factor ineludible en sus vertientes global, interespecífica e La institución de un nuevo ambiente común en coherencia con un acceso equitativo a los recursos requiere de nuevos fundamentos jurídicos que funden una sociedad responsable y respetuosa de los entornos naturales.
También se aceptarán sugerencias que apunten a otros campos incluidos en la filosofía medioambiental, siempre que cumplan con el enfoque de la revista Síntesis.
Editores del número monográfico
- Carmen L. Olmos de Aguilera (Universidad Adolfo Ibañez - Chile)
- Claudio Santander (Pontificia Universidad Católica de Chile)
Modalidades de proposiciones de ponencias
Los resúmenes (max. 500 palabras) deben ser enviados a los editores de este número monográfico:
- c.olmosdeaguilera@uai.cl
- clau.santander@uc.cl
especificando en el asunto “Monográfico Medio ambiente - Síntesis 2025”
hasta el viernes 27 de septiembre 2024.
- Incluir en el cuerpo del mensaje su nombre y filiación académica
- Los artículos completos, listos para evaluación de dobles pares ciegos, deberán ser enviados a más tardar el viernes 28 de Marzo de
- Fecha de publicación: diciembre de 2025