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Writing and Screen

Écrits sur l’écran

Writing for, in and about film and audiovisual productions

Écrire pour, dans et au sujet des productions cinématographiques et audiovisuelles

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Published on Wednesday, September 18, 2024

Abstract

L’Afeccav propose de se pencher, à l’occasion de son 13e congrès, sur les liens multiples tissés entre l’écrit et les écrans, dans les processus de création mais aussi de réception ainsi que dans les œuvres, et en considérant tant les productions écrites proprement dites que les modalités d’écriture. Trois types de relations pourront être envisagés. Le premier se déploie lors de la phase de préparation et de réalisation des œuvres, regroupant le vaste ensemble des écrits scénaristiques. Un deuxième englobe les écrits qui accompagnent et commentent les productions audiovisuelles écrits critiques ou journalistiques, historiques, analytiques ou théoriques. Un troisième ensemble, enfin, couvre la présence de l’écrit à l’écran. Nous souhaiterions orienter les réflexions autour de quatre axes : le repérage d’auteurs et de corpus jusque-là peu étudiés, les dialogues qui s’établissent entre le mot et l’image, la question des circulations médiatiques et la présence de l’écrit sur l’écran.

Announcement

Argumentaire

Au royaume des images et des sons, l’écrit a toujours tenu une place de choix. Apparent paradoxe, c’est en effet au travers des mots que les productions cinématographiques et audiovisuelles ont été et continuent d’être principalement conçues, pensées et transmises. Partant de ce constat, l’Afeccav propose de se pencher, à l’occasion de son 13e congrès, sur les liens multiples et complexes tissés entre l’écrit et les écrans, dans les processus de création mais aussi de réception ainsi que dans les œuvres, et en considérant tant les productions écrites proprement dites que les modalités d’écriture. Trois types de relations pourront être envisagés. Le premier se déploie lors de la phase de préparation et de réalisation des œuvres, regroupant le vaste ensemble des écrits scénaristiques, soit des formes, des méthodes, des techniques d’écriture (toutes historiquement construites et évolutives), mais aussi des documents matériels et, désormais, numériques (manuscrits, tapuscrits, fichiers divers, annotés ou non). Un deuxième englobe les écrits qui accompagnent et commentent les productions audiovisuelles avant, au moment de leurs sorties ou bien après celles-ci, écrits critiques ou journalistiques, historiques, analytiques ou théoriques – catégories dont on pourra interroger la porosité. Un troisième ensemble, enfin, couvre la présence de l’écrit à l’écran, manifestations attendues (génériques, cartons des films muets, sous-titres…) ou survenant lors de moments spécifiques.

Plutôt que de considérer chacune de ces relations séparément, nous souhaiterions cependant orienter les réflexions autour de quelques problématiques transversales, ouvertes à une pluralité d’approches que celles-ci soient esthétiques, économiques, génétiques, historiques ou encore sociologiques.

Nouvelles plumes, nouveaux corpus

Un premier axe propose de partir de celles et ceux qui produisent ces écrits, en se penchant tout particulièrement sur des personnalités aujourd’hui méconnues voire oubliées. On songe, par exemple, à nombre de scénaristes dont les noms ont été éclipsés par ceux des réalisateurs avec lesquels ils ont travaillé, ou à tous ces hommes et ces femmes de presse qui n’ont jamais intégré le panthéon de la critique. En attirant l’attention sur ces outsiders, individus restés dans l’ombre de contemporains plus célèbres, ou bien appartenant à des groupes sociaux longtemps absents du récit dominant – à l’instar des femmes dont la prise en compte a conduit à une relecture toujours en cours de l’histoire du cinéma –, c’est la perception globale du cinéma et de l’audiovisuel, ainsi que leur historiographie, que l’on souhaiterait interroger. Pour ce faire, il s’agira :

  • de retracer des trajectoires suivant des contextes historiques et culturels particuliers : dans quelle mesure et en fonction de quels critères ceux-ci ont-ils pu conditionner l’accès à certains métiers ou influencé des carrières ? Quelles stratégies de contournement les personnes empêchées ont-elles pu mettre en œuvre ? Quels espaces et quelles formes d’écritures ont-elles pu investir ?
  • d’enrichir et renouveler les sources mobilisées par la recherche, en exhumant des textes dus à des auteurs et des autrices ignorés, ou relevant de genres délaissés (cas par exemple des écrits journalistiques qui n’ont jamais joui du prestige de la critique, ou encore des textes issus du fanzinat), et ainsi de mettre au jour d’autres écritures, de nouveaux regards voire de nouvelles pensées sur le cinéma et l’audiovisuel.
  • de questionner l’historiographie du cinéma et de l’audiovisuel en se penchant sur les raisons de l’oubli ou de la mise à l’écart de telle ou telle personnalité suivant une approche dûment contextualisée, et en interrogeant le cas échéant le caractère relatif de ces phénomènes.

Des mots et des images

Parce qu’ils ont pour horizon l’écran, les écrits qui nous intéressent ne cessent de se confronter aux images et d’interagir avec elles. Afin de cerner ces jeux entre les mots et les images, et les possibles redéfinitions qu’ils proposent des uns et des autres, on se demandera :

  • comment (d)écrire l’image : depuis les tentatives de cinéologie des années 1920, suivant quels procédés techniques, analytiques ou encore poétiques mettre les images en mots ? Si l’exemple de la photogénie est désormais bien connu, quelles autres inventions ou reprises lexicales les images cinématographiques et audiovisuelles ont-elles suscité, et que nous apprend cette terminologie sur la manière dont ces images sont appréhendées ? Qu’en est-il des formes d’écritures, en amont ou en aval des écrans, où les images l’emportent sur les mots (storyboards, photoreportages au studio, romans-photos…) ? 
  • quels dialogues se tissent entre les mots et les images : effets de redondance, fonction de compléments, décalages. Qu’en est-il par exemple du rôle des illustrations dans la presse, en particulier magazine dans laquelle l’image est reine, mais aussi dans les ouvrages consacrés au cinéma et à l’audiovisuel, tous supports dont on peut interroger et étudier l’iconographie dans son rapport avec le texte, jusqu’aux effets de mise en page.

Circulations médiatiques

L’histoire du cinéma et celle des productions audiovisuelles sont fondamentalement intermédiales, et les écrits qui les jalonnent n’ont cessé également de migrer d’un média à l’autre. Si la question de l’adaptation ou encore de la transposition a fait l’objet de nombreux travaux reposant sur la comparaison des œuvres, on souhaiterait davantage mettre l’accent ici sur le faire, sur la production de ces écrits et la manière dont celle-ci peut susciter des formes et des contenus nouveaux. Pourront notamment être explorés :

  • les modalités de migration d’un média à l’autre dont l’étude, dans la perspective qui nous occupe, appelle une approche par les archives de la création ou bien encore le recours à des entretiens, afin de cerner des modalités concrètes d’écriture en amont des œuvres elles-mêmes ;
  • l’impact du développement de nouveaux médias (radio, télévision, Internet…), et l’apparition d’écritures les mobilisant (on peut penser par exemple aux formes d’écritures propres – ou non – aux webséries, ou encore aux podcasts dans le domaine du journalisme et de la critique) ;
  • les écritures nativement transmédiatiques, des serials et autres films à épisodes des débuts du xxe siècle aux formes très contemporaines du Transmedia storytelling, dont on peut se demander si, en modifiant les principes de l’adaptation cinématographique d’un livre, il inaugure une nouvelle conception du récit, dont la dissémination médiatique aurait pour visée (paradoxale ?) de restaurer la toute-puissance de l’écrit.

Des mots à l’écran

Que ce soit dans le cinéma muet ou sonore, la présence de l’écrit à l’intérieur de l’écran a toujours été exploitée pour ajouter, surligner, synthétiser du sens directement dans l’image filmique, et/ou en intégrant le signe graphique de la parole dans l’esthétique du plan. Pourront ainsi être envisagées :

  • les modalités d’apparition des mots à l’écran : du mot filmé dans l’espace public que le réalisateur peut décider d’inclure ou pas dans le cadre (slogans publicitaires, panneaux de signalisation sur la route, interdictions…) à l’emploi d’inserts (titres de journaux, notes manuscrites dans des agendas ou des calendriers...), en passant par la présence de la lettre à l’écran, riche de conséquences par rapport à la relation de l’image au temps, à la parole et à la communication différées, au rôle de la parole en tant que document et trace, mais aussi comme mobile de l’action. On pourra également se pencher sur les modalités de représentation des formes prises de nos jours par la communication interpersonnelle écrite – mails, textos, messages sur les réseaux sociaux –, et se demander dans quelle mesure celles-ci suscitent des formes nouvelles à l’écran ;
  • les mises en scène du processus d’écriture au sein même des productions cinématographiques et audiovisuelles, qu’il s’agisse d’une œuvre littéraire, d’un scénario ou de toute autre forme d’écrit. Là encore, c’est sur la présence des mots à l’écran qu’il s’agira de porter prioritairement l’attention (présence-absence, car la page blanche n’est jamais loin), sans oublier cependant les outils (mains, plumes, stylos, machines à écrire, ordinateurs…), ni les modalités d’avènement de l’écrit et ses aléas (apparition, effacement, raturage…), et en se demandant toujours ce qui unit ces deux matières expressives – l’écrit et l’écran – et ce qu’elles nous apprennent l’une de l’autre.

Modalités de contribution

Les propositions de communications, en français ou en anglais, sont à envoyer à : congres.afeccav.2025@proton.me

avant le 12 janvier 2025

Ces propositions comprendront les éléments suivants :

  • Nom, prénom, affiliation, mail de contact
  • Titre de la communication
  • Résumé (2 000 caractères maximum, espaces compris)
  • 3 à 6 mots-clés
  • Biographie (500 caractères maximum, espaces compris)

Calendrier

Date butoir pour la soumission des propositions : 12 janvier 2025

Avis du comité scientifique : 10 février 2025

Date butoir pour l’inscription au congrès : 31 mars 2025

Comité scientifique

  • Simon Daniellou
  • Raphaël Jaudon
  • Myriam Juan
  • Gwénaëlle Le Gras
  • Sarah Leperchey
  • Raphaëlle Moine
  • Paola Palma
  • Valérie Vignaux
  • Baptiste Villenave

Comité d’organisation

  • Simon Daniellou
  • Raphaël Jaudon
  • Myriam Juan
  • Paola Palma
  • Baptiste Villenave

Places

  • Université de Caen Normandie et IMEC
    Caen, France (14)

Event attendance modalities

Full on-site event


Date(s)

  • Sunday, January 12, 2025

Keywords

  • cinéma, audiovisuel, étude visuelle, histoire des médias, intermédialité

Contact(s)

  • Myriam Juan
    courriel : myriam [dot] juan [at] unicaen [dot] fr

Information source

  • Sarah Leperchey
    courriel : sarah [dot] leperchey [at] univ-paris1 [dot] fr

License

CC0-1.0 This announcement is licensed under the terms of Creative Commons CC0 1.0 Universal.

To cite this announcement

« Writing and Screen », Call for papers, Calenda, Published on Wednesday, September 18, 2024, https://doi.org/10.58079/12bcy

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