HomeGestes d’enquêtes dans le champ de l’art actuel
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Published on Friday, September 27, 2024

Abstract

Ce colloque propose d’examiner les gestes de l’enquête dans l’art, avec le caractère interdisciplinaire que cela revêt, pour en définir les spécificités et ses modalités dans la création. Nous l’envisageons comme un laboratoire de formes et un espace d’échanges mouvants et plastiques s’appuyant sur deux axes : revenir à l’enquête, et revenir de l’enquête. À partir d’un état des lieux des gestes d’enquête dans le champ de l’art actuel, nous interrogerons donc ses méthodes et ses outils, en les confrontant en particulier à ceux du journalisme, de l’anthropologie, de la sociologie, de la littérature, du cinéma… Ces différentes perspectives nous amèneront à envisager les récits d’enquête (sous leur forme écrite, ou d’installations, ou de performances) avec un éclairage tout particulier sur l’art de filmer l’enquête et la figure de l’enquêteur·rice, quand le terrain se renverse, quand le terrain le renverse.

Announcement

Argumentaire

Méthode, processus, mode opératoire ou procédé, l’enquête se fait aujourd’hui la compagne toute plastique et interdisciplinaire des artistes, en écho à l’histoire collective de l’investigation scientifique, judiciaire ou journalistique, portée par des formes de narrations écrites, orales et visuelles. « L’art de l’enquête », tel que le définit Aline Caillet (empruntant l’expression à l’anthropologue Tim Ingold), désigne en effet l’inscription de l’enquête dans une longue tradition en sciences humaines et sociales tout en lui donnant ses spécificités dans le champ de l’art. L’enquête, par ses outils, ses méthodes et protocoles, semble déterminante pour des artistes dont la démarche s’inscrit dans un véritable « retour du réel », qui les amène à côtoyer et questionner les savoirs d’autres disciplines scientifiques : « Ce voisinage, où se côtoient approche épistémologique et esthétique, ethos scientifique et subjectivité artistique, tend à rendre poreuse la frontière entre art et sciences sociales » (Aline Caillet, 2019).

Cette porosité passe notamment par la reconnaissance de la subjectivité de la chercheuse ou du chercheur, de ses intuitions, de ses émotions et de son inscription sur le terrain, loin de tout surplomb scientifique. Ainsi certain·e·s sociologues proposent un autre régime d’écriture, s’autorisant à revenir sur un terrain qui est intimement le leur : Christine Detrez enquête sur sa mère décédée très jeune et Rose-Marie Lagrave se ressaisit comme corps sociologique en appliquant ses outils d’enquête à sa propre famille. Autre exemple : l’historien Philippe Artières retrace l’assassinat de son grand-oncle, le philosophe jésuite Paul Geny ; il enfile une soutane et incarne son aïeul pour jouer la scène du crime afin de questionner l’acte de la reconstitution et l’expertise historique, non sans lien avec des méthodes issues de l’archéologie expérimentale. Pour enquêter, il faut « être pris·e » soi-même, nous apprend encore l’anthropologue Jeanne Favret-Saada par son étude sur la sorcellerie dans le bocage normand.

L’enquête est aussi une forme qui nous parle communément. Elle se démocratise aussi bien avec le cinéma de fiction, le documentaire et la littérature, le roman policier venant directement en tête. L’enquête se prête à de multiples formes médiatiques et porte la charge de la révélation au grand public d’une ou de plusieurs vérités, par le reportage à la télévision, à la radio, dans la presse papier ou les revues en ligne. Le journalisme offre une réelle médiation entre la population et les faits divers, politiques ou financiers, qu’il traduit parfois, à travers l’enquête, dans le modèle narratif du scandale ou de l’affaire. Ces formes d’enquête et les figures d'enquêt·eur·rice·s ont indéniablement nourri les artistes qui s’en emparent et créent des passerelles, des allers et retours entre différents champs.

Art de faire : pratique de terrain et mise en récit de l’enquête

Similaire en ce sens à l’enquête en art, l'enquête en journalisme peut être une forme d'expression narrative, un récit qui ne se contente pas de dévoiler des faits mais interroge la manière dont la vérité est construite ou déformée. Cela donne lieu, dans ses développements les plus récents, à de nouvelles narrations et formats de restitutions. Les journalistes, tout comme les artistes, se retrouvent à questionner non seulement leur sujet mais aussi leur propre rôle dans la narration des événements. Qualifiées par Gilles Labarthe d’« art de faire », selon l’expression empruntée à Michel de Certeau, les investigations seraient toujours mouvantes et floues puisque fondées sur le fait de tirer parti des occasions et des circonstances présentes. La mise en mots de ces expériences de terrain, écrites ou énoncées, nous rapproche des auteur·rice·s-enquêteur·rice·s en littérature et d’une poétique de l’enquête. Un champ littéraire qui permet de questionner cette part d’invention et d’imagination du récit d’enquête, mais surtout d’interroger ce qui est peut-être son réel sujet : l’enquête elle-même, son expérience et ses déroutes, bien plus que sa seule résolution.

Car l’artiste n’est pas un·e enquêteur·rice comme un·e autre. L’enquête artistique, sage descendante ou enfant terrible de cette lignée qu’est l’investigation, viendrait proposer une autre forme de connaissance sur son terrain. Riche de ses parentés, et par réciprocité, elle inverse les rapports, jusqu’à amener les scientifiques à des collaborations et des formes artistiques. Elle se situerait là où les outils, les mesures et les chiffres ne suffisent plus pour saisir et décrire l’expérience du terrain, là où « un basculement sensible » s’opère, comme l’évoque l’anthropologue Sophie Houdart. Le Spatial Turn opéré dès la fin des années 1980 et théorisé par l’artiste conceptuel Joseph Kosuth et l’historien d’art Hal Foster affirme une rupture depuis cet héritage des sciences sociales. Comment la pratique du terrain déplace l’enquêteur·rice ? Comment l’enquête artistique se montre-t-elle ? Comment faire forme avec elle ? L’enquête semble davantage montrer la quête en elle-même que chercher à résoudre quoi que ce soit, elle décale l’attente et son objet, elle permet d’éprouver la perte et l’erreur. Il peut être ainsi question de fictionner l’enquête, de la transformer, de mystifier la figure de l’enquêteur·rice, qui est plus ou moins « dans les clous », qui s’inscrit sur un terrain autant qu’elle le perturbe.

Dans les pas d’artistes contemporains comme Lara Almarcegui, Sophie Calle, Tacita Dean, Ellie Ga, Mark Lombardi, Julien Prévieux, Walid Raad ou Till Roeskens dont le travail plastique convoque une pratique de l’investigation, la jeune création, en filiation, s’empare des gestes d’enquête – utilisant ou non ce terme – par des recherches documentaires, des consultations de fonds d’archives, publiques ou privées, des reconstitutions, des entretiens, des collectes de récits, des prélèvements de terrain et captations sonores et visuelles. Elle s’appuie ainsi sur des « pièces à conviction » de différentes natures. Paradigme de la recherche, et peut-être tout particulièrement de la recherche-création, l’enquête artistique garde sa spécificité de récit même si sa narration est plus ou moins secrète ou linéaire, depuis sa restitution, qui la met souvent « à table », jusqu’à des formes plastiques qui s’abstraient complètement de l’investigation elle-même.

En revenir : contre-enquête et interdisciplinarité

Telle est l’hypothèse soumise ici : l’enquête artistique est une contre-enquête de l’enquête, un éclairage autre, ou à rebours, contre, tout contre elle – à entendre sans opposition, mais plutôt en contact l’une de l’autre. Comme une manière de partir de l’enquête et de la poursuivre sur un autre versant : celui de la perception, du sensible, de l’imagination révélatrice. Ce serait un tournant de l’enquête. L’enquête artistique ne peut faire sans ce long héritage, autant scientifique, journalistique que littéraire ou filmique, elle le considère et le garde près d’elle tout en s’en émancipant dans un jeu de touche-touche enfantin : elle touche à tout et l’artiste rencontre souvent des spécialistes d’autres champs, d’autres disciplines pour nourrir sa propre recherche, en collaborant, en empruntant ou en bricolant.

En revenir. Comment en revenir de, en revenir à l’enquête ? Revenir, c’est parfois retrouver, retourner au terrain. Mais c’est aussi revenir du terrain, y régler quelque chose, le laisser derrière soi, s’en détacher. Ou « ne pas en revenir », avoir du mal à réaliser ce qui s’y passe. Revenir, c’est encore faire appel au passé et aux revenant·e·s. Ou ressasser, rembobiner l’enquête et se la repasser pour en épaissir davantage le mystère plutôt que d’en trouver la résolution. Et enfin : « j’en suis revenu·e », c’est bien sûr changer d’avis donc en débattre.

Ce colloque propose d’examiner les gestes de l’enquête dans l’art, avec le caractère interdisciplinaire que cela revêt, pour en définir les spécificités et ses modalités dans la création. Nous l’envisageons comme un laboratoire de formes et un espace d’échanges mouvants et plastiques s’appuyant sur deux axes : revenir à l’enquête, et revenir de l’enquête. À partir d’un état des lieux des gestes d’enquête dans le champ de l’art actuel, nous interrogerons donc ses méthodes et ses outils, en les confrontant en particulier à ceux du journalisme, de l’anthropologie, de la sociologie, de la littérature, du cinéma… Ces différentes perspectives nous amèneront à envisager les récits d’enquête (sous leur forme écrite, ou d’installations, ou de performances) avec un éclairage tout particulier sur l’art de filmer l’enquête et la figure de l’enquêteur·rice, quand le terrain se renverse, quand le terrain le renverse.

Axes thématiques

  • revenir l’enquête
  • revenir de l’enquête

Les contributions attendues peuvent recouper, de manière non exhaustive, les thématiques suivantes:

  • pratiques de terrain : méthodes et outils d’enquête ;
  • l’enquête artistique au regard du journalisme (intuition, objectivité, vérité, déontologie) ;
  • mystères, zones d’ombre et angles morts de l’enquête ;
  • quand le terrain se renverse : la figure de l’enquêteur·rice en question ;
  • récit d’enquête (reconstituer, raconter, fictionner, performer) ;
  • filmer l’enquête.

Modalités de soumission

Les propositions pour une présentation de 30 minutes sont à faire parvenir à l’adresse suivante : enrevenir@gmail.com

avant le 30 novembre 2024

Sous la forme suivante :

  • Un titre de la présentation ;
  • Un descriptif de 2000 signes, précisant l’axe choisi ;
  • Une courte biographie précisant le rattachement institutionnel et scientifique ;
  • Entre cinq et dix mots-clés.

Calendrier

  • 1 journée à Valenciennes - 5 février 2025
  • 5 demi-journées à Amiens - automne 2025

Nous proposons une manifestation en deux temps sur deux sites :

Le mercredi 5 février 2025 à Valenciennes avec une journée de conférences et de performances.

Ce colloque s’inscrit au regard d’une exposition intitulée Pièces à conviction, sur les gestes d’enquête artistique et deux soirées de performances et de projections de films qui se dérouleront du 24 février au 14 mars 2025 au Centre d’Art de l’UPHF.

Le commissariat de l’exposition est assuré par Anna Buno et Henri Duhamel. La scénographie est confiée à Valentin Wattier, accompagné par les étudiant·e·s du Master 2 Études Curatoriales en relation avec le champ artistique contemporain, de l’UPHF de Valenciennes (encadré par Henri Duhamel et Christian Hanquet).

Puis, à l’automne 2025 à Amiens, sont prévues cinq demi-journées de conférences, performances et projections de films.

Le colloque sera accompagné de l’édition d’un fanzine dont les formes (éléments de communication, programmes, entretiens, contributions plastiques, textes critiques, analytiques et esthétiques) seront diffusées avant, pendant et après les différentes manifestations. La charte graphique du projet (colloque et exposition), sa communication ainsi que son fanzine sont sous la direction artistique de Fanny Muller (graphiste et imprimeuse d’art) accompagnée par les étudiant·e·s du Master DIJT (enseignante référente : Angelina Toursel) et les étudiant.e.s du Master Arts Plastiques et Cinéma d’Amiens, .

Artistes, artistes-chercheur·ses, mais aussi spécialistes d’autres disciplines seront invité·e·s pour des conférences, des performances et des conférences-performances, mais aussi pour exposer et contribuer au fanzine.

Organisatrices et organisateurs

  • Anna Buno est artiste plasticienne et doctorante affiliée au CRÆ. Depuis 2022, elle réalise une thèse en arts plastiques intitulée Espace-souvenir - enquête artistique sur la mémoire d'un lieu sous la direction d’Eric Valette. Son travail de recherche et de création porte sur l’enquête en art, l’archive, la mémoire contenue dans des lieux ordinaires et le dessin contemporain, notamment ce qui attrait au schéma et à la note graphique. Elle présente le plus souvent son travail sous la forme de conférences-performances et d’installations où se mêlent sons, vidéos, dessins et objets. Anna Buno a créé les éditions HH pour la publication de livres d’artistes et de multiples.
  • Henri Duhamel est professeur agrégé en Arts Plastiques à l'Université Polytechnique Hauts-de-France (Valenciennes), membre associé du LARSH-DeScripto. Il est plasticien, co-fondateur de la revue VER(R)UE et président de l'association L'H du Siège (centre d'art contemporain d’intérêt national) à Valenciennes. Ses champs d'investigation croisent des pratiques plastiques, textuelles, pédagogiques, performatives et somatiques. Les conditions de réception et d'expérience de l'œuvre, la présence, la prise en compte de l'altérité, la porosité entre art et vie sont au cœur de ses préoccupations.
  • Philippe Fauvel est maître de conférences en études cinématographiques à l’Université Picardie Jules-Verne et membre du laboratoire CRÆ. Il enseigne l’analyse filmique, l’esthétique des films et anime un atelier sur la critique cinématographique. Ses recherches actuelles concernent la bande sonore, tant dans le champ du cinéma que dans le domaine de l’électroacoustique. Il est membre du comité de rédaction de la revue Les Cahiers du cinéma.
  • Angelina Toursel est maîtresse de conférences en sciences de l’information et de la communication à l'Université polytechnique Hauts-de-France et membre du LARSH-DeVisu. Ses recherches portent principalement sur l'épistémologie et l'éthique du journalisme et des pratiques médiatiques, à travers l'étude des nouveaux formats médiatiques, des phénomènes de désinformation, du fact-checking et du journalisme immersif.

Conseil scientifique

  • Sally Bonn, Maîtresse de conférences, CRÆ-UPJV ;
  • Marion Boudier, Maîtresse de conférences, CRÆ-UPJV ;
  • Anna Buno, Doctorante CRÆ-UPJV ;
  • Nicolas Devigne, Maître de conférences, DeScripto/LARSH-UPHF ;
  • Henri Duhamel, PRAG, DeScripto/LARSH-UPHF ;
  • Philippe Fauvel, Maître de conférences, CRÆ-UPJV ;
  • Amos Fergombé, Professeur des Universités, DeScripto/LARSH-UPHF ;
  • Angelina Toursel, Maîtresse de conférences, DeVisu/LARSH-UPHF, ;
  • Philippe Useille, Maître de conférences, DeVisu/LARSH- UPHF ;
  • Éric Valette, Professeur des universités, CRÆ-UPJV.

Bibliographie succinte

ARTIÈRES Philippe, Vie et Mort de Paul Gény, Paris, Seuil, 2013.

_ ARTIÈRES Philippe, Rêves d'histoire. Pour une histoire de l'ordinaire, Paris, Gallimard, 2014.

_ ARTIÈRES Philippe, Le Dossier sauvage, Paris, Gallimard, 2019.

_ ARTIÈRES Philippe, Histoire(s) de René L., Hétérotopies contrariées, Paris, Manuella, 2022.

_ ATHANASSOPOULOS Vangelis (dir.), Quand le discours se fait geste – Regards croisés sur la conférence performance, Dijon, Les presses du réel, 2018.

_ BAUDOUIN Philippe, Apparitions. Les archives de la France hantée, Paris, Gallimard, 2021. _ BOLTANSKI Luc, Énigme et complot. Une enquête à propos d'enquêtes, Paris, Gallimard, NRF Essais, 2012.

_ BOUDIER Marion et DÉCHERY Chloé (dir.), Artistes-chercheur·es, chercheur·es-artistes – Performer les savoirs, Les presses du réel, Grande Collection ArTeC, Dijon, 2022.

_ CAILLET Aline, L’Art de l’enquête. Savoirs pratiques et sciences sociales, Paris, Mimesis, 2019.

_ CHARON Jean-Marie. « Le journalisme d’investigation et la recherche d’une nouvelle légitimité ».

Hermès, La Revue 35, n°1, 2003 ( https://doi.org/10.4267/2042/9327).

_ CORBIN Alain, Le Monde retrouvé de Louis-François Pinagot. Sur les traces d’un inconnu (1798-1876), Paris, Flammarion, 1998.

_ DELAPLACE Grégory, Les Intelligences particulières. Enquête sur les maisons hantées, Bruxelles, Vues de l’esprit, 2021.

_ DEMANZE Laurent, Un nouvel âge de l’enquête : portraits de l’écrivain contemporain en enquêteur, Paris, José Corti, 2019.

_ DENEUVILLE Allan, « (Contre-)enquêtes Osint », Publictionnaire. Dictionnaire encyclopédique et critique des publics, 2024 (https://publictionnaire.huma-num.fr/notice/contre-enquetes-osint).

_ DÉTREZ Christine, Pour te ressembler, Paris, Denoël, 2021.

_ DÉTREZ Christine, Nos mères. Huguette, Christiane et tant d’autres, une histoire de l’émancipation féminine, Paris, La Découverte, 2021.

_ DUMONTET Mathilda et DEBEAUX Gaëlle (dir.), L’Enquête en partage, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2023.

_ FARGE Arlette, Le Goût de l’archive, Paris, Seuil, 1989.

_ FAVRET-SAADA Jeanne, Les Mots, la mort, les sorts. La sorcellerie dans le Bocage, Paris, Gallimard, 1977.

_ GINZBURG Carlo, Mythes, emblèmes, traces : Morphologie et histoire, Paris, Flammarion, 1993. _ HOUDART Sophie, « En déroute. Enquêter non loin de la centrale de Fukushima Daiichi, Japon » dans Du pragmatisme au méliorisme radical, dossier SociologieS, OpenEdition. Journals, 2020.

_ INGOLD Tim, Faire. Anthropologie, Archéologie, Art et Architecture, Paris, Éditions Dehors, 2017. _ LAGRAVE Rose-Marie, Se ressaisir. Enquête autobiographique d’une transfuge de classe féministe, Paris, La découverte, 2021.

_ MARCHETTI Dominique, « Les révélations du “journalisme d'investigation” », Actes de la recherche en sciences sociales, n°131, 2000.

_ MARCHETTI Dominique, « Le “journalisme d’investigation”, Genèse et consécration d’une spécialité journalistique, dans Garraud, P. et Briquet, J.L. (dir.), Juger la politique. entreprises et entrepreneurs critiques de la politique, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2002.

_ ROUMANOS Rayya, et LE DEUFF Olivier, « L’enquête OSINT. Des traces ouvertes au récit journalistique fermé », Revue Intelligibilité du numérique, n° 2, 2021.

_ ROUSSIGNÉ Mathilde, Terrain et littérature, nouvelles approches, Saint-Denis, Presses universitaires de Vincennes, « L’Imaginaire du Texte », 2023.

Subjects

Places

  • Valenciennes, France (59)
  • Amiens, France (80)

Event attendance modalities

Hybrid event (on site and online)


Date(s)

  • Saturday, November 30, 2024

Keywords

  • enquête, terrain, méthode, outil, art contemporain, journalisme, cinéma, littérature, anthropologie, sociologie, histoire

Contact(s)

  • Anna Buno
    courriel : anna [dot] buno [at] u-picardie [dot] fr

Information source

  • Anna Buno
    courriel : anna [dot] buno [at] u-picardie [dot] fr

License

CC0-1.0 This announcement is licensed under the terms of Creative Commons CC0 1.0 Universal.

To cite this announcement

« Gestes d’enquêtes dans le champ de l’art actuel », Call for papers, Calenda, Published on Friday, September 27, 2024, https://doi.org/10.58079/12daq

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