Published on Friday, October 04, 2024
Abstract
Bien que diversement appréciée d’une culture à une autre, la sorcellerie est un phénomène immémorial qui traverse cultures et traditions à travers le monde. Même s’il demeure des divergences souvent profondes quant à son référent, et en dépit de ce que l’époque des bûchers est révolue, il reste que, dans nombre de cultures et de productions littéraires, de nos jours, elle continue de s’imposer comme une thématique majeure. Ayant, pendant des siècles, fait l’objet d’un traitement dont les consciences collectives des peuples, à travers le monde, ont été irradiées, la sorcellerie semble aujourd’hui avoir mué. En effet, s’il demeure des irréductibles qui envisagent toujours le phénomène sous le prisme du Moyen-âge, le concept, quant à lui, s’est épaissi pour revêtir des significations plurielles et totalement différentes. De vicieuse, elle est désormais appréhendée par plusieurs contemporains sous un angle moins sombre. Le présent appel entend sonder les imaginaires qui fécondent les aperceptions multiformes et « nouvelles » de la sorcellerie.
Announcement
Argumentaire
Pendant des siècles en Europe et en Amérique, ce jusqu’au début de la période moderne, la sorcellerie a été associée aux chasses aux sorcières, les sorcières étant des figures liées au diable pour renverser la foi chrétienne. Depuis lors, la sorcellerie reste un thème prégnant des littératures et cultures contemporaines. Le présent appel propose de l’explorer afin de saisir les enjeux politiques et idéologiques d’un phénomène protéiforme que d’aucuns raillent (Lancellin, 1911 ; Palou, 1957) quand d’autres le considèrent avec le plus grand sérieux. Mais encore faut-il savoir de quoi il retourne lorsqu’on parle de « sorcellerie ».
En anglais, le concept de witchcraft est étroitement associé à ceux de « sorcellerie » et de « magie maléfique ». Même s’ils font souvent l’objet d’un emploi interchangeable, il est possible de discerner des fluctuations mineures dans leur emploi. Pour Evans-Pritchard (1976 : 5) qui a étudié la sorcellerie chez les Azande, un peuple d’Afrique centrale réparti entre la République démocratique du Congo, la République centrafricaine et le Soudan, il convient d’opérer la distinction entre deux types de sorcellerie, celle qu’il appelle witchcraft et qui est pratiquée par les witch ; une autre qu’il nomme sorcery et qui, elle, relève du domaine des sorcerer : « A witch performs no rite, utters no spell, and possesses no medicines. An act of witchcraft is a psychic act. They believe also that sorcerers may do them ill by performing magic rites with bad medicines ». En d’autres termes, la witchcraft, au contraire de la sorcery, ne s’acquiert pas, mais s’hérite. En outre, tandis que la pratique de l’une ne nécessite aucun expédient, la seule force mentale du witch suffisant à provoquer l’effet voulu, notamment causer du tort, le sorcerer quant à lui exécute des rituels, prononce des sorts et manipule des substances organiques telles que les herbes, les carcasses d’animaux et autres. L’unique point commun entre les deux types est qu’ils réfèrent à des pratiques nocives pour autrui ; dans les deux cas, le mal est le résultat final.
L’ouvrage dirigé par Middleton & Winter (2012) va dans le même sens, lui dont le titre reprend la différenciation établie par Evans-Pritchard : Witchcraft and sorcery Burogo, then, is a technique; people do it because they so choose and it is learnt, not inborn [...] Nyoro can understand Zande ideas of witchcraft, and they recognize the existence of a fearsome category of people called basezh [...]. Some Nyoro say that basezi are as they are because they are born that way. (Ib. : 39)
Héréditaire [et] la possession de ses prétendus pouvoirs se passant de génération en génération » tandis que la seconde voudrait que le prétendant « soit initié par un autre sorcier ou par des livres secrets : les grimoires » (1957 : 12)« on sacrifiait des chats, des chiens, des poules noires ; on portait sur soi de la corde de pendu ; on cherchait surtout à se procurer des œufs de coq, pondus dans le pays des infidèles […] » (2022 : 26).
Dans plusieurs langues africaines, l’ambiguïté persiste lorsqu’on s’intéresse à la terminologie des concepts référant à la sorcellerie. Chez les Bunyoros, une tribu bantoue vivant en Ouganda et en Afrique centrale, le Burogo est différent du Basezh même si en français la traduction des deux termes se rejoint en ce qu’ils désignent le « sorcier ». Un autre cas édifiant nous est offert par Bongmba (2001 : 18) qui s’est penché sur ladite terminologie chez les Wimbum, une communauté Grassfields vivant au nord-ouest du Cameroun. Dans leur langue, le Limbum, la sorcellerie se dit à travers trois termes étroitement liés : bfui, brii et tfu.
The first of these core ideas, bfui, refers to a neutral ability to perform tricks and magical activities. The second, brii, refers to the performance of malevolent acts through some alleged power, such as causing rain to fall or bringing disruption to a gathering. It also can be used in a more lighthearted way, such as accomplishing with ease something that another previously had trouble with. The last term, tfu, depending on the use, can be considered positive or negative and thus disruptive of interpersonal relationships within the community. This term is used to refer to various activities that may range from the ability of foresight to causing another’s illness or death
Ces quelques définitions mettent en évidence la complexité terminologique spéculaire du phénomène qu’est la sorcellerie, laquelle, en fonction des circonstances, peut renvoyer à la fois au bien et au mal. Voilà sans doute pourquoi l’anthropologue français Marc Augé (1975) s’insurge contre le simplisme avec lequel l’Occident tend à saisir le phénomène en Afrique, dénaturant, à partir d’un concept inapproprié, des pratiques culturelles échappant à sa compréhension. Pour lui, la sorcellerie est « un ensemble de croyances structurées et partagées par une population donnée touchant à l’origine du malheur, de la maladie ou de la mort, et à l’ensemble des pratiques de détection, de thérapie et de sanctions qui correspondent à ces croyances » (67). Éric de Rosny (2005) est allé plus loin en suggérant que sorcellerie est une étiquette péjorative inventée par l’Occident pour imposer sa culture. Pour lui, le terme exprime mal les forces occultes ou les énergies spéciales africaines. Il affirme que les sorciers sont « les héritiers d’une antique manière de soigner le mal et la maladie, dont l’une des caractéristiques est justement de lutter contre la sorcellerie. Les appeler sorciers revient à faire un contresens sur leur identité » (172). En conséquence, on ne saurait appréhender pleinement la sorcellerie sans tenir compte des cultures et des traditions qui l’ancrent. En effet, le phénomène/la pratique est strictement lié/e à des imaginaires culturels et, la littérature, étant innervée par les consciences collectives des peuples, est le lieu par excellence pour en saisir non seulement la complexité, mais encore les enjeux idéologiques.
Dans les textes français, la représentation de la sorcière a considérablement évolué au cours des siècles. Alors qu’elle était à l’origine dépeinte sous les traits d’une guérisseuse bienveillante et attentive dans les œuvres de Marie de France, de Chrétien de Troyes et de l’auteur anonyme d’Amadas et Ydoine, la sorcière a fini par subir une transformation dramatique et malheureuse, entraînant dans sa chute la sorcellerie tout entière. Au XVe siècle, les auteurs commencent à la dépeindre comme un agent malveillant et dangereux au service du diable. Martin Le Franc, Pierre de Ronsard, Joachim du Bellay, François Rabelais et Pierre Corneille ont tous créé des personnages de sorcières maléfiques qui correspondaient à cette nouvelle définition. Avec la diffusion à grande échelle des produits littéraires après l’invention de l’imprimerie, il se passe deux choses, lesquelles changeront pour des siècles l’appréhension populaire de la sorcellerie : après s’être diabolisée, elle se féminise.
En effet, au moment où Nider rédige Formicarius, au début du quinzième siècle, sorcier est encore un métier d’homme bien que des sages-femmes jettent des sorts à l’occasion, et des guérisseuses maîtrisent l’usage des plantes. Cette nouvelle image ne sera pas sans conséquence dans la mesure où autant « l’enchanteur est vénéré par les peuples, célébré par les poètes ; le sorcier est méprisé par tout le monde. En un mot, l’enchanteur est un personnage célèbre transfiguré par la légende […] et le sorcier une espèce de truand, qui n’est bon qu’à brûler ou à pendre » (Louandre, 2022 : 12). À la suite du Malleus, un nombre incalculable de textes cristallisent cette image de la sorcellerie ; la figure de la sorcière, moulée par ces écrits pionniers en la matière, reste inchangée et, à quelques exceptions près, elle se maintient pendant trois siècles à travers toute l’Europe littéraire, et pour cause : « le personnage de la sorcière offrait une source d’inspiration inépuisable » (Arnould, 1992 : 369). On le retrouve dépeint sous des traits similaires chez les Français Barbey d’Aurevilly (L’Ensorcelée, 1852), Bodin (La démonomanie des sorciers, 1587), Boguet (Discours exécrable des sorciers, 1605), l’Anglais Shakespeare (La Tempête, 1610), les auteurs espagnols Cervantes (Le colloque des chiens, 1613 ; Nouvelles exemplaires, 1605) et Frernando de Rojas (La Célestine, 1492), l’Italien L’Aretin (La courtisane, 1525), l’Allemand Grimm (Hansel et Gretel, 1812), le russe Afanassiev (Contes populaires russes [tomes 1 & 2], 1855-1867), etc. Les femmes soupçonnées de disposer d’un pouvoir sorcellaire sont accusées de tous les maux, parce que s’étant liées au diable avec lequel elles se livrent, lors du sabbat, à des orgies innommables. Dans la société de l’époque encore largement cléricale, cette « nouvelle hérésie […] qui a fait son apparition » cristallise les énergies des autorités qui, en toute bonne conscience, se voient comme les bras séculiers de Dieu dans sa lutte contre le diable sur terre à travers ses suppôts. Ceci, on l’imagine bien, justifie tous les excès (Michelet, 2011 ; Chollet, 2018).
Aujourd’hui, l’on a l’impression que la littérature, peut être prise de remords, vise à réparer ses torts vis-à-vis de la sorcellerie en la dédiabolisant, au propre comme au figuré. Pour Thévenet (2020), l’on assiste à une sorte de « retour en grâce des sorcières », et partant de la sorcellerie, par le truchement de la littérature. De nos jours et à la faveur de l’émancipation des mouvements féministes, nombre de femmes s’en réclament[1] et se regroupent même au sein d’associations[2] promouvant ce qui passe à leurs yeux pour une valeur. Des titres de revues (Sorcières, créée en 1975 et disparue en 1982), des collections (Sorcières [2015] de Isabelle Cambourakis), des hashtags (≠WitchTok, #witchtokfrance, #SpiritualTikTok, ≠AstrologyTikTok, #witchesforblm) et sites internet, des blogs (@little_witchyy), des séries télé (Witches of the East End, 2013 ; Grimm, 2011 ; Charmed, 1998), des films (Les sorcières d’Eastwick, 1987 ; La chasse aux sorcières, 1996 ; The Witch, 2015 ; Les ensorceleuses, 1998), etc., sortent tous les jours en projetant de la sorcellerie une image plus attachante. Ceci est pourtant loin d’occulter le fait qu’aujourd’hui encore, la sorcellerie, telle qu’appréhendée dans l’Europe médiévale, reste d’actualité dans nombre de cultures à travers le monde. En Inde par exemple, Helen Macdonald, dans un ouvrage très documenté (2021), livre les résultats d’une enquête menée sur la question : Wicthcraft accusations from central India. The fragmented urn. Dans le prologue, on peut lire :
This book is about public witchcraft accusations in the central Indian state of Chhattisgarh. What holds this book together is the accusation of Santhi Bai, an ordinary rural woman, who was accused of causing her nephew’s illness and then making him disappear into thin air. Relatives, including her sons, and villagers turned on her and tortured her. Sensing her life was at stake she confessed her crimes and sought to disperse the outcome by naming another woman as an accomplice. (2021 : 14)
En Orient, l’on reste dans le même imaginaire, raison pour laquelle la criminalisation légale de la sorcellerie y demeure d’actualité. Amnesty International rapporte sur son site internet le cas d’une femme, Amina bint Abdul Halim bin Salem Nasser, décapitée le 12 décembre 2011 dans la province d’Al Jawf en Arabie Saoudite pour « crime de sorcellerie » (en ligne).
Aussi, si en Occident la vogue est à la réhabilitation de la sorcellerie et de la sorcière (Chollet, 2018), ailleurs dans le monde le phénomène continue d’inquiéter. Dès lors, dans quelle mesure la littérature participe-t-elle à la saisie de ces imaginaires ? Comment comprendre la dynamique en œuvre dans les rapports qu’entretiennent littérature, cultures et sorcellerie ? Comment appréhender les idéologies disséminées dans les imaginaires de la sorcellerie ? Voilà des questions sur lesquelles compte se pencher le présent ouvrage dont les propositions des contributeurs pourront s’inscrire dans l’un des axes ci-après :
- La figure du sorcier dans la littérature francophone actuelle
- Sorcellerie et imaginaires du surnaturel
- Sorcellerie et imaginaires du savoir
- Sorcellerie et imaginaires religieux
- Sorcellerie et imaginaires de l’occultisme
- Sorcellerie et science-fiction
- Sorcellerie et Oraliture
- Sorcellerie, genre et sexe
- Sorcellerie et genres littéraires
- Féminisme et sorcellerie dans les récits de femmes
Modalités de soumission
Les résumés d’environ 300 mots accompagnés d’une brève notice biobibliographique (ainsi que de cinq mots clés) doivent être envoyés simultanément aux adresses suivantes : floraamabiamina@yahoo.fr et alainbayo24@gmail.com
avant le 10 décembre 2024
Langues de rédaction : français et anglais
Calendrier
- Publication de l’appel : 18 septembre 2024
- Soumission des propositions d’articles : 18 décembre 2024
- Notification aux contributeurs : 18 janvier 2025
- Réception des articles rédigés : 18 mai 2025
- Retour des expertises : 18 septembre 2025
- Retour des articles corrigés : 18 octobre 2025
- Parution de l’ouvrage : décembre 2025
Comité scientifique
- Pr Pierre Fandio, Université de Buea (Cameroun)
- Pr Joseph Ndinda, Université de Douala (Cameroun)
- Pr Valère Nkelzok, Université de Douala (Cameroun)
- Pr Basile Ndjio, Université de Douala (Cameroun)
- Pr Roger Mondoue, Université de Douala (Cameroun)
- Pr Eugène Emboussi Nyano, Université de Douala (Cameroun)
- Pr Jean Clause Abada Medjo, Université de Yaoundé 1 (Cameroun)
- Pr Alain Ekorong, Université de Douala (Cameroun)
- Pr Isidore Bikoko, Université de Douala (Cameroun)
- Pr Jeannette Wogaing Fotso, Université de Douala (Cameroun)
- Pr Albert Jiatsa, Université de Maroua (Cameroun)
- Dr François Bingono Bingono, Université de Yaoundé I (Cameroun)
- Dr Floribert Nomo Fouda, Université de Yaoundé I (Cameroun)
- Dr Laurain Assipolo, Université de Douala (Cameroun)
Comité de lecture
- Dr Joseph Ako, Université de Douala (Cameroun)
- Dr Edouard Christian Job Li Kana, Université de Douala (Cameroun)
- Dr Albin Nelson Georges Houack, Université de Douala (Cameroun)
- Dr Mouhamadou Ngapout Kpoumié, Université de Dschang (Cameroun)
Porteurs du Projet
- Pr Flora Amabiamina, Université de Douala (Cameroun)
- Dr Alain Roger Boayeniak Bayo, Université de Douala (Cameroun)
Bibliographie
ABE, S. C. Abega. (2006). « Approches anthropologiques de la sorcellerie » in Éric de Rosny (dir). Justice et Sorcellerie. Paris : Karthala, pp. 33-45.
Amnesty International. (2011). « Une décapitation pour « sorcellerie » en Arabie Saoudite suscite l’indignation ». Repéré à https://www.amnesty.be/ le 13 aout 2024 à 10h 31.
ARNOULD, Colette. (2009). Histoire de la sorcellerie. Paris : Tallandier.
AUGÉ, Marc. (1975). Théorie des pouvoirs et idéologie. Étude de cas en Côte-d’Ivoire. Paris : Hermann.
BONGMBA, Elias Kifon. (2001). African Witchcraft and Otherness. A Philosophical and Theological Critique of Intersubjective Relations. New York: Suny Press.
CHOLET, Mona. (2018). Sorcières. La puissance invaincue des femmes. Paris : La Découverte.
DENIEUL, Anne & OUDOT, Georges. (1981). Le sorcier assassiné. Jeteurs de sorts d’hier, chamanes et chercheurs d’aujourd’hui. Paris : Perrin.
FANCELLO, Sandra. (dir.). (2018). Penser la sorcellerie en Afrique. Afrique contemporaine, 265, 171-174. https://doi.org/10.3917/afco.265.0171
GESCHIERE, Peter. (1997). The Modernity of Witchcraft: Politics and the Occult in Postcolonial Africa. Virginia : University of Virginia Press.
LANCELIN, Charles. (1911). La sorcellerie des campagnes.
LOUANDRE, Charles. (2005). La sorcellerie. [version numérique].
MABANCKOU, Alain. (2017). Penser et écrire l’Afrique aujourd’hui. Paris : Éditions du Seuil.
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MAZRUI, A. & WONDJ, C. (1998). Histoire générale de l’Afrique depuis 1935. Paris : Présence Africaine/EDICEF/UNESCO.
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PRITCHARD-EVANS, E. E. (1976). Wicthcraft, oracles and magic among the Azande. Oxford : Oxford University Press.
ROSNY, Éric de. (2005). « Justice et sorcellerie en Afrique », Cairn info, « Etudes », vol 9, p. 171 à 181 [En ligne], consulté le 3/05/2019. URL : https://www.cairn.info/revue-etudes-2005-9-page-171.htm.
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THEVENET, É. (2020). « Le retour en grâce des sorcières », Le Parisien. [en ligne], Littérature : le retour en grâce des sorcières - Le Parisien consulté le 8 aout 2024 à 12h 28.
Notes
[1] Aux États-Unis, parmi les plus célèbres, l’on a Starhawk, née Miriam Simos.
[2] En 1968, à New York, se crée WITCH (Women’s International Terrorist Conspiracy from Hell)
Subjects
Date(s)
- Tuesday, December 10, 2024
Keywords
- sorcellerie, imaginaire, littérature, culture
Contact(s)
- Alain Bayo
courriel : alainbayo24 [at] gmail [dot] com
Information source
- Flora Amabiamina
courriel : floraamabiamina [at] yahoo [dot] fr
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To cite this announcement
« Imaginaires de la sorcellerie dans les littératures et les cultures contemporaines », Call for papers, Calenda, Published on Friday, October 04, 2024, https://doi.org/10.58079/12f4t

