Au carrefour du monde africain : un espace de mobilités et d'émergence de nouvelles identités, de l’époque préhistorique au XXIe siècle
At the crossroads of the African world: a space for mobility and the emergence of new identities, from prehistoric times to the 21st century
Resumo
La mobilité, l’une des fonctions fondamentales de toute société, est de nos jours un concept incontournable dans les recherches sur les migrations en Sciences humaines et sociales. Dans une approche migratoire essentiellement fondée sur l’identité, la sécurité ou l’utilité, plusieurs États africains, européens, américains ont adopté des lois sur l’immigration afin de limiter le déplacement des personnes et l’accès au droit d’asile. Au regard des différentes préoccupations actuelles sur les phénomènes migratoires dans le monde, ce colloque international en hommage au Professeur ALLOU Kouamé René se veut un cadre d’analyse des politiques migratoires que des gouvernements africains, soumis ou non au diktat des pouvoirs publics occidentaux, tentent de mettre en œuvre afin de remédier à ces crises identitaires dans le cadre de la construction de l’État-nation.
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Argumentaire
La mobilité, l’une des fonctions fondamentales de toute société, est de nos jours un concept incontournable dans les recherches sur les migrations en Sciences humaines et sociales. En se fondant sur l’approche de mobility turn ou new mobilities paradigm, des chercheurs ont défini quatre types de mobilités, notamment la mobilité résidentielle, la mobilité quotidienne, le voyage et la migration (Nathalie O., Salzbrunn M., et Stock M., 2018). Ces quatre types de mobilités renvoient à la mobilité spatiale. Celle-ci fonctionne comme un pôle à côté de la notion de mobilité sociale qui réfère à la promotion, au déclassement, au reclassement social, au changement de statut, etc. L’analyse de la mobilité nécessite par conséquent la prise en compte de ces deux dimensions.
Polysémique, la notion de mobilité dans cette étude sur l’Afrique s’intéresse particulièrement aux mouvements de populations, des biens, au transfert des savoirs et des savoir-faire entre différents espaces géographiques. Cette migration peut être consentie, forcée, temporaire ou définitive. L’historiographie sur la migration permet de reconstituer les principales séquences historiques de la mobilité des personnes, notamment la migration de peuplement, la migration de travail ou économique, la migration forcée, la migration clandestine, etc.
De plus en plus, les études analysent l’histoire genrée de la migration afin d’enrichir l’histoire sociale de la mobilité (N. L. Green, 2020). Par ailleurs, elles abordent les nouvelles mobilités qui sont constituées entre autres des émigrés du Sud en quête de mieux-être au Nord, des éco‑réfugiés, des déplacés internes et réfugiés dont la présence multipliée est consécutive à l’éclatement de nombreux conflits de basse intensité dans la plupart des continents. Certaines réflexions se penchent sur les migrations frontalières, irrégulières, pendulaires, sur l’économie de la migration (mise au travail précoce des enfants dans l’économie domestique, minière et de plantation, traite des êtres humains, etc.), les facteurs démographiques, religieux et climatiques liés à la mobilité. D’autres travaux analysent les migrations « réticulaires » et entrepreneuriales (G.-F Dumont, 2006).
Ces différents flux migratoires sont au cœur de l’actualité mondiale. Pour les partis populistes radicaux européens et certaines populations africaines, les immigrants sont sources d’insécurité, de pression sur le système de santé, les écoles. Leur intégration dans le marché du travail favorise le chômage des natifs. Contrairement à ces discours, dans certains milieux politiques et Étatiques, l’accueil des migrants est plutôt source de main-d’œuvre, d’innovations, de développement économique et social pour le territoire d’accueil. Ces raisons expliquent sans doute pourquoi les flux migratoires sont actuellement au cœur de vives controverses.
Dans une approche migratoire essentiellement fondée sur l’identité, la sécurité ou l’utilité, plusieurs États africains, européens, américains ont adopté des lois sur l’immigration afin de limiter le déplacement des personnes et l’accès au droit d’asile. Au regard des différentes préoccupations actuelles sur les phénomènes migratoires dans le monde, ce colloque envisage de repenser, en s’adossant à la longue durée, la problématique de la mobilité qui implique le contexte africain et met en exergue son impact sur la construction des identités.
Les politiques d’endiguement des mouvements migratoires au travers de programmes et moyens institutionnels de protection des frontières, qui se signalent en Occident (notamment l’Agence Frontex) peuvent-elles freiner la mobilité des hommes et des femmes du Sud ? En vérité, il s’agit de manifestations de la vanité de gouvernants qui feignent d’oublier que l’homme, dans son essence, est un éternel migrant. En Afrique, depuis l’époque de l’homo sapiens, les êtres humains sont perpétuellement en mouvement. Les raisons de ces migrations, qui se déroulent depuis des millions d’années, réfèrent à l’ordre social, économique, climatique, politique.) Ces déplacements, d’intensité variable, revêtent des formes changeantes non seulement selon le temps et l’espace, mais aussi selon les milieux sociaux et les civilisations.
En Afrique, l’assèchement progressif du Sahara, les guerres de conquête territoriales portées par diverses catégories de pouvoirs étatiques (empires, royaumes, confédérations), la chasse à la « peau d’ébène » consubstantielle de la traite atlantique étalée sur deux siècles, le déploiement d’États esclavagistes qui résultent de cette forme de « mondialisations », ont provoqué des déplacements de populations en quête de refuges, des modifications de la carte des densités humaines, des configurations ethniques et linguistiques.
L’économie coloniale, qui clôture cette longue durée de changements historiques et nécessite une main-d’œuvre abondante pour maximiser les profits à engranger, a eu pour conséquence la persistance des migrations forcées ou non des populations vers des zones d’exploitation, contrôlées par le capital européen.
À la fin de la colonisation, qui s’est traduite par une division des territoires en réservoirs de main-d’œuvre situés dans l’hinterland et en bassins d’activités économiques dites « modernes » et aménagés sur les côtes et dans les périmètres urbains, l’on observe la prédominance de la migration de travail. Mais, il convient de ne pas négliger la portée historique de la migration de fuite, qui est imputable au maintien de l’ordre, à la forte pression fiscale et à l’enrôlement militaire. Tous ces mouvements de populations ont redessiné la carte des terroirs et des territoires. Le procès colonial engendre ainsi une nouvelle donne géographique qui porte, entre autres dynamiques de changement préjudiciables, la déforestation et l’appauvrissement des sols.
Au lendemain des indépendances, les changements climatiques, qui se traduisent par l’irrégularité des précipitations, la dégradation des terres agricoles, l’assèchement des cours d’eau et la disparition du couvert végétal consolident les mouvements de population massifs en direction des zones forestières favorables à l’économie de plantation et des milieux urbains qui offrent de nombreuses opportunités d’auto-emplois et d’emplois salariés. Aux premiers fléaux cités, s’ajoutent le terrorisme, les guerres civiles et la famine. Aussi bien en Afrique de l’Ouest que dans d’autres parties de notre continent, ils agissent comme de puissants facteurs d’impulsion des déplacements de populations à l’intérieur et à l’échelle internationale.
Ces différentes mobilités humaines s’accompagnent de brassages de populations et participent par voie de conséquence à la fabrication de nouvelles identités. Elles ont non seulement façonné les paysages, les empreintes sociales, culturelles et également les structures politiques du continent. Elles ont généré des espaces de partage, d’inclusion, un environnement favorable à l’hybridation et à l’élaboration de systèmes de survie et d’organisation.
Évoquer la fabrique des identités nous enjoint de faire appel au cycle pharaonique et de pointer des chercheurs qui s’interrogent sur l’apport réel de l’Égypte pharaonique dans la construction des civilisations ouest-africaines. Chose que l’on relève dans les travaux du chercheur Cheikh Anta Diop. Parmi les spécialistes qui mettent en doute sa thèse, figure en bonne place l’archéologue Damien Agut (francetvinfo.fr, 2019) qui souligne que « L’Égypte pharaonique était connectée avec le Soudan et le Levant. Mais elle n’avait pas de liaisons transversales et transsahariennes avec l’Afrique de l’Ouest ». Ce colloque se propose de re- questionner la contribution de l’Égypte ancienne à la fabrique des identités en Afrique subsaharienne.
L’édification des différents empires (Ghana/Wagadou, Mali, Songhaï, Monomotapa, etc.), des royaumes (Ifé, Haoussa, Ashanti, etc.) a favorisé des brassages humains et culturels. Par le commerce, et parfois par la guerre, les Soudanais ont islamisé certaines régions d’Afrique et organisé des transferts des technologies relatives à la métallurgie du fer, au tissage et à l’extraction de l’or.
La mobilité des Européens et des Africains sur l’espace africain à l’époque des traites atlantiques et pendant la colonisation crée de nouvelles identités culturelles plus ou moins métissées avec les populations locales. Cette présence européenne qui contribue à l’introduction de cultures et techniques agricoles inconnues jusque-là en Afrique, de nouveaux cultes portés par l’Église missionnaire, a constitué un moteur de l’évolution des mentalités, des cultures matérielles et immatérielles. Elle a également engendré des changements sur le champ de l’ethnie, de l’ethnicité, de la « détribalisation » du citadin, etc. (J-P Chrétien et G. Prunier, 2003).
La crise économique des années 1980, la question foncière, l’accès à la citoyenneté sont de plus en plus au cœur des conflits entre les immigrants et les nationaux en Afrique. Ces conflits freinent l’intégration des migrants dans les sociétés d’accueil et sont à l’origine de nombreuses crises identitaires observées en Afrique.
Ce colloque international en hommage au Professeur ALLOU Kouamé René se veut un cadre d’analyse des politiques migratoires que des gouvernements africains, soumis ou non au diktat des pouvoirs publics occidentaux, tentent de mettre en œuvre afin de remédier à ces crises identitaires dans le cadre de la construction de l’État-nation. Il offre l’opportunité à des chercheurs en sciences sociales et humaines de revisiter, à travers la problématique de la mobilité des hommes, des biens, du transfert des savoirs et des savoir-faire, du remodelage des identités, ce qui fait sens en matière d’intégration des peuples en Afrique. Des axes de travail permettront d’organiser et les échanges attendus lors de ce colloque international transdisciplinaire.
Axes de travail
- Axe 1 : Témoignages sur le parcours académique, les enseignements, les recherches du Professeur Kouamé René Allou
- Axe 2 : Traditions orales, origine, migration, mutations linguistiques et formation des peuples en Afrique
- Axe 3 : L’Égypte ancienne et la construction des civilisations des peuples de l’Afrique subsaharienne
- Axe 4 : Esclavage, traites atlantiques, islamisation et remaniement des identités
- Axe 5 : Colonisation, mobilité et remodelage des pratiques économiques, politiques et sociales des peuples africains
- Axe 6 : Inventaire, sauvegarde, valorisation et transfert des savoir-faire traditionnels africains
- Axe 7 : Nouvelles formes de migrations contemporaines, intégration et crises identitaires
Ces axes ne sont pas exhaustifs. Des propositions, portant sur d’autres contextes et dévoilant des renouvellements théoriques, ont leur place dans les échanges que nous comptons organiser pour enrichir la réflexion transdisciplinaire.
Modalités de soumission
Les propositions de communications sont envoyées à colloqueallou2025@gmail.com.
avant le 25 janvier 2025
Les chercheurs, enseignants-chercheurs, doctorants et toutes les autres personnes intéressées par le présent appel sont invités à soumettre un résumé en français ou en anglais. Le résumé doit comporter 300 mots au maximum suivi de cinq mots-clés. Rédigé en Arial Narrow 12, il doit comporter l’axe choisi, le nom et les prénoms de l’auteur ou des auteurs, le grade, le laboratoire ou le département et l’institution de rattachement, l’adresse électronique ou toute autre information permettant de mieux faire connaissance avec l’auteur ou les auteurs.
Calendrier du colloque
12 octobre 2024 : Lancement du colloque.
25 janvier 2025 : Date limite de soumission des résumés.
10 mars 2025 : Date limite d’envoi des articles. Pour la présentation des articles, se conformer aux normes du Cames.
Frais de participation au colloque
- Enseignants-chercheurs/ chercheurs : 50.000 F CFA (77 euros)
- Doctorants : 20.000 F CFA (31 euros)
- Autres intervenants : 30.000 F CFA (46 euros)
- Les frais de participation au colloque doivent être envoyés par Mobile money, Western union et Money gram aux trésoriers Dr GOSSAN Logbou Kousso Marie Flora (+225 0707926267/ Orange money) et Dr SECRE Kouamé Kossonou Frédéric (+225 0707375768/ Orange money et Wave ; +225 0140332241/ Moov money).
- Ces frais couvrent les pauses-café, les déjeuners, le kit de participation. Les frais de voyage et de séjour sont à la charge des participants.
Informations utiles
- Nb : Les actes du colloque feront l’objet de publication.
- Contacts utiles : (+225) 0709706163 / 0707326637 / 0708881799
Comité scientifique
Président
- Pr. EKANZA Simon-Pierre, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire Vice-Président : Pr. FAYE Ousseynou, Université Cheikh Anta Diop de Dakar, Sénégal Vice-Président : Pr. GAYIBOR Théodore Nicoué Lodjou, Université de Lomé, Togo
Membres
- Pr. ABOA Abia Alain, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire
- Pr. AGNISSAN Assi Aubin, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire
- Pr. AKA Kouamé, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire
- Pr. ANOH Kouassi Paul, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire
- Pr. BAMBA Mamadou, Université Alassane Ouattara de Bouaké, Côte d’Ivoire
- Pr. BATCHANA Essohanam, Université de Lomé, Togo
- Pr. BATENGA Willy, Université Joseph KI-ZERBO de Ouagadougou, Burkina Faso
- Pr. BOA Thiémélé Ramsès, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire
- Pr. BOGNY Yapo Joseph, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire
- Pr. BRINDOUMI Atta Kouamé Jacob, Université Alassane Ouattara de Bouaké, Côte d’Ivoire
- Pr. CAMARA Moritié, Université Alassane Ouattara de Bouaké, Côte d’Ivoire
- Pr. GBODJE Sékré Alphonse, Université Alassane Ouattara de Bouaké, Côte d’Ivoire
- Pr. GOEH-AKUE N’Buéké Adovi Michel, Université de Lomé, Togo
- Pr. GOLE Koffi Antoine, Université Alassane Ouattara de Bouaké, Côte d’Ivoire
- Pr. (D.R) GOMGNIMBOU Moustapha, Institut des Sciences des Sociétés du Centre National de la Recherche Scientifique et Technologique de Ouagadougou, Burkina Faso
- Pr. KIENON-KABORE Timpoko Hélène, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire
- Pr. KOFFIE-BIKPO Céline, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire
- Pr. KONAN Kouadio Eugène, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire
- Pr. KONIN Séverin, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire
- Pr. KOUADIO Guessan, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire
- Pr. KOUADIO N’Guessan Jérémie, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire
- Pr. KOUAME Koia Jean-Martial, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire
- Pr. KOUASSI Siméon Kouakou, Université Polytechnique de San-Pédro, Côte d’Ivoire
- Pr. LATH Egue Michel, Université Alassane Ouattara de Bouaké, Côte d’Ivoire
- Pr. LOBA Akou Don Franck Valey, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire
- Pr. LOUCOU Jean-Noël, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire
- Pr. MANDE Issiaka, Université de Québec, Canada
- Pr. NASSA Dabié Désiré Axel, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire
- Pr. N’DOUBA Boroba François, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire
- Pr. N’GUESSAN Mahomed, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire
- Pr. OTEME Apolos Christophe, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire
- Pr. OUATTARA Tiona, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire
- Pr. PARE Moussa, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire
- Pr. SANGARE Souleymane, Université Alassane Ouattara de Bouaké, Côte d’Ivoire
- Pr. SAUPIN Guy, Nantes Université, France
- Pr. SAVADOGO Mathias, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire
- Pr. SETTIE Louis Edouard, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire
- Pr. SOME Magloire, Université Joseph KI-ZERBO de Ouagadougou, Burkina Faso
- Pr. TANO Kassi Pascal, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire
- Pr. TANOH Bekoin Raphaël, Université Alassane Ouattara de Bouaké, Côte d’Ivoire
- Pr. TOURE Mamoutou, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire
- Pr. TSIGBE Koffi Nutéfé, Université de Lomé, Togo
- Pr. YAO Gnabeli Roch, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire
- Pr. YAPI Yapi André Dominique, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire
- Dr. (M.C) ADOUBI Thierry Hugues, Université Alassane Ouattara de Bouaké, Côte d’Ivoire
- Dr. (M.C) AGOH Akabla Florentine épouse KOUASSI, Université Alassane Ouattara de Bouaké, Côte d’Ivoire
- Dr. (M.C) AKA Adou Marcel, Université Jean Lorougnon Guédé de Daloa, Côte d’Ivoire
- Dr. (M.C) ARCHER Maurice, Ecole Normale Supérieur d’Abidjan, Côte d’Ivoire
- Dr. (M.C) ASSOUANGA Kouakou Laurent, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire
- Dr. (M.C) BAMBA Abdoulaye, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire
- Dr. (M.C) BANGA Arthur, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire
- Dr. (M.C) BANGALI N’Goran Gédéon, Université Jean Lorougnon Guédé de Daloa, Côte d’Ivoire
- Dr. (M.C) CISSE Chikouna, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire
- Dr. (M.C) COULIBALY Navigué Félicien, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire
- Dr. (M.C) COULIBALY Sidiki Youssouf, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire
- Dr. (M.C) DEA Lépkéa Alexis, Université Jean Lorougnon Guédé de Daloa, Côte d’Ivoire
- Dr. (M.C) DEDE Jean Charles, Université Alassane Ouattara de Bouaké, Côte d’Ivoire
- Dr. (M.C) DIABATE Alassane, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire
- Dr. (M.C) DODO Jean-Claude, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire
- Dr. (M.C) ESSOH Nome Rose de Lima épouse SORO, Université Alassane Ouattara de Bouaké, Côte d’Ivoire
- Dr. (M.C) ETTIEN Comoé Fulbert, Université Jean Lorougnon Guédé de Daloa, Côte d’Ivoire
- Dr. (M.C) GONNIN Gilbert, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire
- Dr. (M.C) HININ Moustapha, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire
- Dr. (M.C) KAKOU Foba Antoine, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire
- Dr. (M.C) KAMARA Adama, Université Alassane Ouattara de Bouaké, Côte d’Ivoire
- Dr. (M.R) KANGAH Marcelin, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire
- Dr. (M.C) KOBI Abo Joseph, Université Alassane Ouattara de Bouaké, Côte d’Ivoire
- Dr. (M.C) KOMENAN Houphouët, Université Jean Lorougnon Guédé de Daloa, Côte d’Ivoire
- Dr. (M.C) KONATE Navigué, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire
- Dr. (M.C) KONE Drissa, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire
- Dr. (M.C) KOUACOU N’Goran Jacques, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire
- Dr. (M.C) KOUDOU Landry Roland, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire
- Dr. (M.C) KOUAKOU N’dri Laurent, Université Alassane Ouattara de Bouaké, Côte d’Ivoire
- Dr. (M. C) KOUMAN Kobenan Maxime, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire
- Dr. (M.C) MEIGNAN Gouédan, Richard, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire
- Dr. (M.C) MEITE Ben Soualiouo, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire
- Dr. (M.C) MIAN Assanvo Newson K, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire
- Dr. (M.C) NOGBOU M’domou Eric, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire
- Dr. (M.C) OSSORO Ephrem Angela, Université Jean Lorougnon Guédé de Daloa, Côte d’Ivoire
- Dr. (M.R) OUATTARA Diakaridja, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire
- Dr. (M.C) OUATTARA Katiénéffooua, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire
- Dr. (M.C) SEKA Jean Baptiste, Université Jean Lorougnon Guédé de Daloa, Côte d’Ivoire
- Dr. (M.C) SERI Jean-Jacques, Université Jean Lorougnon Guédé de Daloa, Côte d’Ivoire
- Dr. (M.C) SOHI Blesson Florent, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire
- Dr. (M.C) TOH Alain, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire
- Dr. (M.C) TRAORE Bakary, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire
- Dr. (M.C) VIDO Arthur, Université d’Abomey-Calavi, Bénin
- Dr. (M.C) YAO-BI Gnagoran Ernest, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire
- Dr (M.C) ZRAN Toily Anicet, Université Alassane Ouattara de Bouaké, Côte d’Ivoire
Comité d’organisation
Président
- Dr. (M.C) ANGOUA Adjé Séverin, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire
Vice-présidents
- Dr. (M.C) M’BRAH Kouakou Désiré, Université Alassane Ouattara de Bouaké, Côte d’Ivoire
- Dr. (M.C) ADOFFI Ange Barnabé, Université Jean Lorougnon Guédé de Daloa, Côte d’Ivoire
- Dr. (M.C) KRA Adingra Magloire, Université Jean Lorougnon Guédé de Daloa, Côte d’Ivoire
- Dr. (M.C) DATRO Okobé Noël, Université Alassane Ouattara de Bouaké, Côte d’Ivoire
Membres
- Dr. ABE Abé Laurent, Université Péléforo Gon Coulibaly de Korhogo, Côte d’Ivoire
- Dr. ALIMAN Fabrice, Institut National Supérieur des Arts et de l’Action Culturelle, Côte d’Ivoire
- Dr. ALLOU Allou Serge, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire
- Dr. AYEMOU Kadjomou Ferdinand, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire
- Dr. AZAGNI Blath Esther, Université Alassane Ouattara de Bouaké, Côte d’Ivoire
- Dr. BAMBA Mamadou, Université Alassane Ouattara de Bouaké, Côte d’Ivoire
- Dr. BLEY Hyachinte, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire
- Dr. BOTEMA Hugues Marcel, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire
- Dr. BROU Konan Alain, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire
- Dr. COULIBALY Dognima, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire
- Dr. COULIBALY Pédiomatéhi Ali, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire
- Dr. DANKOUAN Kapeubé Hervé, Université de Bondoukou, Côte d’Ivoire
- Dr. DIAMIDIA Marie Cécile, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire
- Dr. EKOU Assoumou Gilbert, Université Alassane Ouattara de Bouaké, Côte d’Ivoire
- Dr. FOFANA Mamadou, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire
- Dr. GNETO Gbakré Jean Patrice, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire
- Dr. GOSSAN Logbou Kousso Marie Flora, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire
- Dr. GOULEDEHI Kinva Via Jean Alda, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire
- Dr. IBRAHIM Ahmed, École Normale Supérieure de Bamako, Mali
- Dr. KABA Brahima, Université Julius Nyerere de Kankan, Guinée
- Dr. KABORE Adama, Université Norbert Zongo, Burkina Faso
- Dr. KAMATE Ladji, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire
- Dr. KEIPO Lekpai Yves, Nantes Université, France
- Dr. KEITA Mohamed, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire
- Dr. KOFFI Ignace, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire
- Dr. KOFFI Konan Donald, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire
- Dr. KOFFI Kouablan, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire
- Dr. KOFFI Kouassi Serge, Université Jean Lorougnon Guédé de Daloa, Côte d’Ivoire
- Dr. KOFFI Loukou Bernard, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire
- Dr. KONATE Rokia Alexandra, Institut National Polytechnique Félix Houphouët-Boigny de Yamoussoukro, Côte d’Ivoire
- Dr. KONE Ibrahim, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire
- Dr. KONE Vassamouka, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire
- Dr. KONE Yacouba, Université Jean Lorougnon Guédé de Daloa, Côte d’Ivoire
- Dr. KOUAME Amani, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire
- Dr. KRA Kossia Blandine, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire
- Dr. KRA Yao Séverin, Université Jean Lorougnon Guédé de Daloa, Côte d’Ivoire
- Dr. LODUGNON KALOU Evelyne, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire
- Dr. MAÏ Gilles-Harold Wilfried, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire
- Dr. MENE Yao Fabrice-Alain Davy, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire
- Dr. N’TA Anoh Mabia Georges, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire
- Dr. OUATTARA Mathata Mireille Pilcherie-Laure, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire
- Dr. PETE Eric, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire
- Dr. SECRE Kouamé Kossonou Frédéric, Université Alassane Ouattara de Bouaké, Côte d’Ivoire
- Dr. SESS Gnagne Antoine, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire
- Dr. SORO Nonhontan, Institut Pédagogique National de l’Enseignement Technique et Professionnel, Côte d’Ivoire
- Dr. TOURE Tiegbe, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire
- Dr. TRA BI TRA Olivier, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire
- Dr. TRAORE Assa Dramane, Université des Sciences Sociales et de Gestion de Bamako, Mali
- Dr. YAO Kouakou Marcel, Université Jean Lorougnon Guédé de Daloa, Côte d’Ivoire
- Dr. YEO Valy, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire
- Dr. YOBOUE Yao Serge, École Normale Supérieure d’Abidjan, Côte d’Ivoire
Bibliographie sélective
AGUT Damien, 2019, « L’Egypte ancienne est-elle à l’origine des civilisations ouest- africaines ? », Disponible sur : https://www.francetvinfo.fr/culture/patrimoine/archeologie/legypte-ancienne-est-elle-a- lorigine-des-civilisations-ouest-africaines_3475837.html, consulté le 20 juillet 2024.
ALLOU Kouamé René, 2015, Les Akan. Peuples et civilisations, Paris, L’Harmattan, 890 p.
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ATAK Idal & NDIAYE Ndeye Dieynaba, 2020, « L’Agence Frontex : la police européenne aux frontières au défi du respect des droits humains des migrants », Revue québécoise de droit international / Quebec Journal of International Law / Revista quebequense de derecho internacional, pp. 369–393. Disponible sur : https://doi.org/10.7202/1078545ar, consulté le 25 septembre 2024.
CATALA Michel, JEANNESSON Stanislas et SCHNAKENBOURG Eric (dir.), 2023, Les Européens et la mondialisation, du XVe siècle à nos jours, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 395 p.
CHENA Salim et KADRI Aïssa (dir.), 2024, Routes africaines de la migration. Dynamiques sociales et politiques de la construction de l’espace africain, Vulaines-sur-Seine, Editions du Croquant, 401 p.
CHIKOUNA Cissé, 2013, Migrations et mise en valeur de la Basse Côte d’Ivoire (1920- 1960). Les forçats ouest-africains dans les éburnéens, Paris, L’Harmattan, 311 p.
CHRETIEN Jean-Pierre et PRUNIER Gérard (dir.), 2003, Les ethnies ont une histoire, 2e édit., Paris, Karthala, 435 p.
COQUERY-VIDROVITCH Catherine, et al. (éds), 2003, Etre étranger et migrant en Afrique au XXe siècle : enjeux identitaires et modes d’insertion. vol. I, Politiques migratoires et construction des identités, Paris, Budapest, Torino, L’Harmattan, 2003, 546 p.
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DEMOLE Jean-Paul, 2022, Homo migrans. De la sortie de l’Afrique au grand confinent, Paris, Payot, 432 p.
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Locais
- Université Félix Houphouët-Boigny
Abidjan, Costa do Marfim
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Palavras-chave
- mobilité, identitité, Afrique
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« Au carrefour du monde africain : un espace de mobilités et d'émergence de nouvelles identités, de l’époque préhistorique au XXIe siècle », Chamada de trabalhos, Calenda, Publicado quarta-feira, 04 de dezembro de 2024, https://doi.org/10.58079/12tym
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