HomeÀ la croisée des idées : l’empreinte de l’extrême droite sur les débats politiques contemporains
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Published on Monday, December 16, 2024

Abstract

Cette journée d’étude a pour objectif d’interroger l’évolution des valeurs, des idées et thématiques défendues par l’extrême droite, et, inversement, de l’effet de la montée en puissance électorale de l’extrême droite sur les débats politiques contemporains, en Europe et dans le monde. Les questions au cœur de cette journée d’étude seront axées autour de ce croisement, tout en restant ouvertes. Elle portera d’une part sur l’appropriation de thématiques à priori éloignées des racines idéologiques de l’extrême droite, telles que l’écologie ou le féminisme, sans s’y restreindre. D’autre part, nous souhaitons également interroger la diffusion des idées d’extrême droite dans les différentes sphères de l’espace social et politique et ses effets.

Announcement

Journée organisée par le master 2 Science Politique Lyon 2 - Enquêtes et analyse des processus politiques

Argumentaire

Les dernières élections législatives françaises de 2024 ont vu arriver en tête le Rassemblement National avec un score de 33, 35 % au premier tour, pour une participation de 66,71 %. Au second tour, les stratégies de « barrage républicain » ont conduit le Rassemblement National à la troisième place, derrière le Nouveau Front Populaire et Ensemble. Une option politique qui a pu être marginale, voire repoussoir, est devenue une force politique capable de conquérir le pouvoir et de façonner l’agenda politique, à l’instar de l’Italie avec Giorgia Meloni ou de la Hongrie avec Viktor Orban. Dans le même temps, le dernier rapport annuel sur l’état de la France du CESE[1] affirme que la première préoccupation des Français.es est la santé – la leur et celle de leurs proches – devant le pouvoir d’achat et la situation économique du pays, et loin devant l’immigration, à la neuvième place seulement, qui constitue pourtant le terreau de l’offre électorale produite par le Rassemblement national. L’immigration comme déterminant du vote semble être un motif fragile nous invitant donc à questionner ce qui le fait advenir, au-delà de cette seule explication.

Les succès électoraux récents que connaît l’extrême-droite en Europe ont des causes et conséquences variées et constituent la base d’une réflexion à porter sur l’évolution du cadre idéologique de ces partis ainsi que de leur rapport au jeu démocratique, qu’on pensait jusqu’ici en opposition à leurs valeurs traditionnelles. La question de départ de cette journée d’étude est donc simple : quelles sont les mutations idéologiques à l’origine des succès électoraux de l’extrême droite, et inversement, en quoi les stratégies politiques de l’extrême droite affectent-elles les idées politiques en circulation ?

Les travaux sur l’extrême droite en science politique ne sont pas nouveaux, et se sont d’abord portés sur la définition même de l’objet « extrême droite ». Cet objet relève d’un phénomène polymorphe, tant dans ses contenus idéologiques que ses formes organisationnelles. Utilisé dans le langage courant, ce terme n’a pas fait l’objet d’une construction théorique aussi abondante comme dans les cas du « fascisme » ou du « totalitarisme » (Quinchon-Claudal, 2021). Certains travaux ont davantage évoqué la « droite radicale » pour saisir la diversité du phénomène extrémiste et ses transformations depuis les années 1980 (Ivaldi, 2021). Ces extrêmes-droites peuvent tout autant être décrites comme des Populist radical right parties, articulant nativisme, autoritarisme et opposition à la démocratie (Mudde, 2003, 2007 ; Akkerman et al., 2016). Bien que partageant une idéologie de droite radicale, l’extrémisme se distingue du radicalisme par son utilisation de la violence ainsi que son opposition à la Constitution (Minkenberg, 2000). Il y a alors un flou dans la définition des partis concernés. On peut toutefois dénombrer certains invariants de l’idéologie de ces extrêmes droites (Quinchon-Claudal, 2021) : la remise en cause du principe de l’égalité de nature entre les Humains ; une conception essentialiste du peuple et de son identité prétendument unique ; une union contre la mondialisation (Bornschier, 2005) ; la représentation d’une distinction fondamentale entre un “nous” et un “eux” pour reprendre la distinction élaborée par Olivier Schwartz à propos des classes populaires (Schwartz, 2011), engendrant des postures “anti” (anti-immigrés, anti-communistes, anti-mondialistes, etc.) ; une idéologie reposant sur l’appel à une figure forte fondée sur des critères spécifiques liés à une « masculinité » traditionnelle (Leconte, 2020) ainsi qu’un ordre nouveau reposant sur un double protectionnisme économique et culturel.

Outre les enjeux de définitions des extrêmes droites, les travaux de science politique se sont également saisis de la sociologie électorale et des électeurs.trices des droites extrêmes. Le vote FN, puis RN, apparaît comme un vote « interclassiste », d’abord concentré au sein des professions indépendantes puis progressivement étendu aux milieux populaires. La progression d’un vote frontiste ouvrier est incontestable, bien que ce dernier ne puisse être appréhendé comme un « bloc » et qu’il soit d’abord le fait d’hommes et de femmes se situant à droite de l’échiquier politique, parmi des cohortes plus jeunes (Gougou, 2015). Certains travaux, se consacrant notamment aux variables lourdes de la sociologie électorale, interrogent le genre et le vote RN et démontrent une érosion du « Radical Right Gender Gap » (Mayer, 2015). D’autres travaux ont cherché à enrichir la sociologie des électeurs.trices du RN en France, et ont mis en avant le lien entre vision du monde ou affinités politiques et conditions concrètes d’existence (Coquard, 2019), pouvant s’imbriquer à des enjeux identitaires (Faury, 2024). Ces travaux s’éloignent de ce que l’on pourrait nommer un.e « électeur.trice FN ou RN type » ayant une idéologie particulière, pour démontrer qu’un ensemble d’individus, du fait de leurs socialisations (politique, scolaire, familiale, etc.) et de leurs expériences sociales, votent pour ces partis (Bruneau, 2002 ; Marchand-Lagier, 2017).

Si ces analyses constituent le socle des recherches en science politique, d’autres travaux tentent de mettre au jour la production, diffusion et réception des idées d’extrême droite (Dézé, 2007 ; Rioufreyt, 2019). Ainsi, nous assistons au sein des droites radicales à l’évolution de certaines thématiques écologistes ou féministes (François, 2022 ; Grange, 2022 ; Della-Suda, 2022 ; Farris, 2022 ; Vidal, 2022) mais aussi à la diffusion de leurs thématiques historiques, au-delà de leurs organisations, telle que l’immigration. La massification des succès électoraux partout en Europe, l’accès des dirigeants d’extrême droite aux plus hautes responsabilités ou encore la percée historique de ces derniers aux élections européennes des 6 et 9 juin 2024, imposent en effet un réinvestissement de l’objet. Comment expliquer cet enracinement politique national et local, et à quel type d’évolution idéologique correspond-il ?

Cette journée d’étude a précisément pour objectif d’interroger l’évolution des valeurs, des idées et thématiques défendues par l’extrême droite et, inversement, de l’effet de la montée en puissance électorale de l’extrême droite sur les débats politiques contemporains. D’une part, nous observons un investissement de thématiques sociales, écologistes et féministes a priori éloignées de ses racines idéologiques et longtemps associées aux partis politiques de gauche et à leur électorat (Dézé, 2015 ; Della-Suda, 2022 ; Frank, 2013 ; Grange, 2022). D’autre part, il semblerait que le traitement historique de l’extrême droite sur des sujets phares, tels que l’immigration ou la sécurité, soit, dans un « effet de contagion » (Van Spanje, 2010), repris par d’autres partis et organisations, alors qu’il semblait n’être l’apanage que des partis ou mouvements d’extrême droite (Bale, Rovira Kaltwasser, 2021). Ce croisement des questionnements sur les contours idéologiques des extrêmes droites semble aujourd’hui fondamental pour comprendre leur complexité et leur ancrage plus ou moins récent dans les systèmes politiques.

Les questions au cœur de cette journée d’étude seront axées autour de ce croisement, tout en restant ouvertes. Comment des thématiques traditionnellement portées par la gauche, comme le féminisme ou l’écologie, sont réinvesties par l’extrême droite ? Est-ce un renouveau théorique et idéologique, ou s’agit-il de thèmes investis de manière superficielle à des fins opportunistes, dans un souci de correspondance avec le contexte politique et social de l’époque ? Des thématiques comme le féminisme, l’écologie ou les questions sociales remplacent-elles des enjeux historiquement portés par l’extrême droite ? A l’inverse, qui sont les individus ou institutions qui diffusent les thèmes ou valeurs traditionnelles de l’extrême droite au-delà de ses cadres et militant.es ? Qu’advient-il de ces thématiques historiques ? Ainsi, nous chercherons à comprendre la manière dont le renouvellement des thématiques déployées par l’extrême droite, ainsi que la diffusion en dehors des seuls partis et mouvements de ses thématiques historiques, mettent en lumière les nouvelles dynamiques politiques de ces extrêmes.

Deux axes structurent cet appel à communication. Il s’agira, dans un premier axe, de définir les nouveaux thèmes portés par l’extrême droite – comme par exemple l’écologie, le féminisme ou encore les questions sociales – ainsi que la manière dont ces thèmes sont déployés. Dans un second axe, il s’agira de comprendre comment se diffusent, au-delà des seuls partis et mouvements, les idées historiques de l’extrême droite, en analysant les moyens mais également les acteurs de cette diffusion.

Axe 1 – L’appropriation de thématiques à priori éloignées des racines idéologiques de l’extrême-droite

Ce premier axe interroge l’appropriation par l’extrême droite de causes qui semblent en apparence éloignées de ses racines idéologiques, à l’instar du féminisme, des minorités sexuelles et de genre, de l’écologie ou encore des politiques sociales. Bien que nous ayons choisi de nous arrêter à la présentation de ces différentes causes, celles-ci ne sont cependant pas exhaustives et nous souhaitons étendre la réflexion à d’autres thématiques.

Nous nous questionnons dans un premier temps sur la réappropriation de revendications féministes par l’extrême droite. En France, celles-ci ont pu être portées aussi bien par le RN que par des collectifs (comme le collectif Némésis) et des individus (comme Marguerite Stern ou encore Dora Moutot), mais cette appropriation s’étend bien au-delà de l’hexagone (Farris, 2022). Les différents travaux de science politique montrent l’émergence de « nouvelles femmes de droite » (Della Sudda, 2022), qui se caractérisent par leur engagement dans des projets conservateurs et/ou restitutionnistes, en opposition au féminisme de leur époque et à la politique égalitaire portée par le retour de la gauche au pouvoir. Le débat sur le mariage pour tous a favorisé un décloisonnement et un réalignement de divers groupes réactionnaires autour d’une problématique commune. Ainsi, nous interrogeons d’éventuelles tensions et paradoxes pouvant émerger, notamment dans les répertoires d’action et les stratégies politiques mobilisés par les acteurs pour défendre ces revendications, mais aussi l’impact de ces stratégies sur la perception des identités féminines et des droits des femmes au sein de l’extrême droite.

Dans un second temps, nous souhaitons nous attarder sur la relation entre écologie et extrême droite. Si le RN semble s’être saisi de cette thématique d’abord par électoralisme, ces dernières années, différents individus et structures ont néanmoins pu développer au sein de l’extrême droite un discours écologique fondé sur une conception essentialiste de la nation (François, 2022). Cette union peut prendre des formes multiples, à l’instar de l’écologie intégrale (Grange, 2022), de l’écofascisme (Dubiau, 2022 ; Madelin, 2023), du localisme ou du survivalisme (Vidal, 2022). Il s’agit de nous interroger sur les signifiants communs que l’on peut retrouver parmi ces différentes déclinaisons d’une écologie d’extrême droite, sur les « résonances » éventuelles entre le discours écologique et celui d’extrême droite, sur la mise à l’agenda et la mobilisation des thématiques environnementales à des fins politiques, et leur impact sur les politiques environnementales.

D’autre part, si, comme ont pu le montrer différents auteurs (Alduy, Wahnich, 2015 ; Dahani et al., 2023 ; Dézé, 2015), la stratégie de « dédiabolisation » du RN ne date pas d’hier, le discours « social » et « populaire » de celui qui se présente régulièrement comme le « premier parti ouvrier » de France rencontre un écho croissant au sein de la population (Faury, 2024 ; Coquard, 2019), bien qu’il semble avant tout reposer sur des considérations opportunistes (Igounet, 2014). En effet, il est important de mesurer l’écart entre le discours et les pratiques institutionnelles du parti, comme ont récemment pu l’illustrer plusieurs votes de ce dernier à l’Assemblée nationale (refus de l’augmentation du Smic ou du rétablissement de l’impôt sur la fortune par exemple).

Ces différents enjeux soulèvent des questionnements plus larges : comment ces différentes causes s’articulent-elles entre elles, et viennent-elles – ou non – se renforcer mutuellement ? Comment l’extrême droite tente-t-elle de maintenir ses racines idéologiques pour conserver ses militants historiques, tout en mobilisant ces apparentes nouvelles thématiques pour attirer un autre électorat ? Viennent-elles heurter les racines idéologiques de l’extrême droite, et contribuent-elles à les faire évoluer ? Cet infléchissement dans le discours du RN s’explique-t-il uniquement par des considérations électorales, ou les raisons sont-elles plus profondes ? De fait, cet infléchissement du discours participe d’une dédiabolisation de l’extrême droite, qui semble également s’observer en miroir, par la diffusion des idées et valeurs d’extrême droite dans le champ politico-médiatique.

Axe 2 - Diffusion des idées d’extrême-droite dans les différentes sphères de l’espace social et politique

Au-delà des entreprises idéologiques, la question de la diffusion des idées et valeurs associées à l’extrême droite, historiquement cantonnées à une frange spécifique de l’échiquier politique, mérite d’être explorée dans ses multiples dimensions. Aujourd’hui, ces idées se diffusent bien au-delà de leurs sphères traditionnelles, imprégnant les médias, mais aussi les discours et stratégies des partis politiques sur l’ensemble du spectre politique. Ce deuxième axe propose donc d’interroger les mécanismes sociaux, médiatiques et politiques qui favorisent cette diffusion, ainsi que ses éventuelles conséquences sur la reconfiguration des cadres idéologiques et des débats publics. Quels sont les vecteurs et leviers de cette diffusion, et comment analyser les reconfigurations idéologiques qu’elle entraîne dans les champs politique et médiatique ?

Premièrement, il est essentiel d’interroger le rôle central des médias traditionnels et numériques dans la normalisation des idées d’extrême droite. Des travaux récents mettent en lumière une droitisation croissante des médias audiovisuels, particulièrement visible lors des campagnes présidentielles (Lefébure, Roche, Sécail, 2024). Cette dynamique se manifeste par la surreprésentation de chroniqueurs conservateurs, la polarisation des émissions et un traitement asymétrique des thématiques politiques, marginalisant notamment les discours de gauche. Ces mutations déplacent les débats publics vers des cadres idéologiques alignés sur ceux de l’extrême droite, notamment en inscrivant des thématiques comme l’immigration et la sécurité au cœur des priorités médiatiques. Comment ces choix éditoriaux influencent-ils les perceptions du public et façonnent-ils les termes du débat politique ? Par ailleurs, les transformations numériques amplifient cette diffusion (Marty, Ouakrat, Pacouret, 2022). Ces stratégies permettent une circulation élargie des récits réactionnaires, notamment sur l’islam et l’immigration, tout en reproduisant une vision polarisée et hiérarchique du monde. Quels impacts ces transformations ont-elles sur la manière dont les idées d’extrême droite sont perçues et adoptées par de nouveaux publics, sans qu’elles ne soient toujours associées à des forces politiques précises ? En outre, comment les logiques économiques des médias contemporains influencent-elles la diffusion de ces idées (Cagé, 2015 ; Bantigny, Palheta, 2021) ?

Outre les médias, l’ensemble de l’échiquier politique participe à la diffusion et à la légitimation des idées d’extrême droite, souvent en reprenant certains de leurs cadres discursifs (Houard-Vial, 2021, 2022). Cette dynamique est particulièrement visible dans la récupération de thèmes comme l’immigration ou la sécurité, qui deviennent des objets centraux du débat politique, bien au-delà des frontières idéologiques traditionnelles. En effet, certains partis de gauche adoptent des postures prudentes, évitant un affrontement idéologique direct avec les thématiques imposées par l’extrême droite. Cette stratégie opportuniste, souvent dictée par des considérations électorales, conduit à une acceptation tacite de ces cadres, renforçant leur hégémonie dans le débat public et illustrant une attitude affaiblissant la capacité de la gauche à proposer une alternative claire (Baudot, 2023 ; Cos, 2019). Par ailleurs, d’autres partis politiques connaissant un certain déclin vont, pour se renouveler, structurer leur programme autour de nouvelles idées proches de celles du RN mais aussi créer des conditions d’alliances possibles avec lui selon le contexte, comme l’illustre aujourd’hui les atermoiements de l’UMP-LR (Houard-Vial, 2024). On constate notamment un certain tiraillement des partis de droite entre conservatisme et libéralisme. A partir de ces études, nous interrogeons la manière dont ces postures influencent la dynamique politique globale et l’efficacité des partis à se positionner comme des forces d’opposition idéologique.

Enfin, la diffusion des idées d’extrême droite soulève des questions fondamentales sur les reconfigurations idéologiques qu’elle entraîne. Les travaux de Ludivine Bantigny et Ugo Palheta (2021) évoquent un processus de fascisation qui, sans qualifier la France de fasciste, souligne les conditions structurelles et institutionnelles favorisant cette dérive. Quels sont les impacts de cette diffusion sur la structure et les valeurs de la démocratie libérale ? Au regard de la contradiction sur les préoccupations des français.es pointée par le CESE, si une droitisation semble s’opérer « par le haut » (médias, partis), elle paraît en revanche davantage relever du « mythe » en ce qui concerne la population (Tiberj, 2024). Cet axe invite ainsi à explorer les multiples mécanismes qui favorisent la diffusion des idées d’extrême droite, qu’ils soient médiatiques, sociaux ou politiques, et leurs conséquences sur les débats publics et les cadres idéologiques contemporains.

Modalités de soumission

Public : Chercheur.euses, post-doc, doctorant.es, en science politique et sciences sociales.

Les propositions s’appuyant sur des matériaux empiriques contemporains ou historiques de types quantitatifs ou qualitatifs seront privilégiées. Elles porteront sur un objet national ou international dans le cadre d’une étude de cas et/ou d’une comparaison. Elles s’inscriront dans l’un ou les deux axes présentés.

Les propositions doivent être écrites en français et doivent préciser un titre, le nom et l’affiliation institutionnelle de l’auteur·trice ou des auteur·trices. Elles devront également proposer une problématique claire et apporter des précisions sur la méthodologie employée.

La proposition est à rendre en format .pdf, doit faire 3000 signes maximum, et à envoyer par courriel à je.mastereapp@gmail.com

avant le 31 janvier 2025.

Aspects organisationnels

  • La journée d’étude se tiendra sur le campus Berges du Rhône de l’Université Lumière Lyon 2, le 4 avril 2025
  • Les propositions de communication doivent être envoyées avant le 31 janvier 2025
  • Les communications sélectionnées seront annoncées le 14 février 2025

Comité d’organisation et comité scientifique

La promotion de Master 2 EAPP - Enquête et analyse des processus politiques 2024/2025 :

  • Billaud Mélina
  • Champigny Julien
  • Dalibot Matthieu
  • Dosso-Greggia Inès
  • Duperthuy Astrid
  • Grillet Julie
  • Jerabek Sacha
  • Liebaut Hittinger Marie
  • Martinetti Killian
  • Michelet Yasmine
  • Milhot Paul
  • Pouliquen Lisa

Et leur référent :

  • Gourgues Guillaume, maître de conférences en science politique à l’Université Lyon 2, laboratoire TRIANGLE

Bibliographie

AKKERMAN Tjitske, DE LANGE Sarah, MATTHIJS Matthijs (dir.), 2016, Radical Right-Wing Populist Parties in Western Europe. Into the Mainstream ?, Routledge.

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MARCHAND–LAGIER Christèle, 2017, Le vote FN, De Boeck Supérieur.

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MIKENBERG Michael, 2000, « The Renewal of the Radical Right: Between Modernity and Anti-Modernity », Government and Opposition, 35 (2), pp. 170–88.

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Notes

[1] « Sortir de la crise démocratique - Rapport annuel sur l’état de la France en 2024 », Conseil Economique Social et Environnemental, octobre 2024, 282 p.

Places

  • Campus Berges du Rhône de l’Université Lumière Lyon 2
    Lyon, France (69)

Event attendance modalities

Hybrid event (on site and online)


Date(s)

  • Friday, January 31, 2025

Keywords

  • politique, vote, droite, extrême-droite, idée, idéologie, écologie, féminisme, valeurs, parti, europe, droite radicale, far right, populisme, populism

Information source

  • Master 2 Science politique Lyon 2 EAPP Enquêtes et analyse des processus politique
    courriel : je [dot] mastereapp [at] gmail [dot] com

License

CC0-1.0 This announcement is licensed under the terms of Creative Commons CC0 1.0 Universal.

To cite this announcement

« À la croisée des idées : l’empreinte de l’extrême droite sur les débats politiques contemporains », Call for papers, Calenda, Published on Monday, December 16, 2024, https://doi.org/10.58079/12xjz

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