Published on Tuesday, February 25, 2025
Abstract
Il s’agit d'un appel à communication pour le colloque international Penser les différences. Nous allons interroger la notion de différence dans ses divers aspects (littérature, philosophie, art, science, anthropologie, etc.).
Announcement
Laboratoire de recherche « Sciences du Langage, Art, Littérature, Éducation et Culture » (SCALEC) École Normale Supérieure de Meknès, Université Moulay Ismaïl
Les 23 et 24 avril 2025
Argumentaire
Notre vie est « créatrice de Différences »[1]et nous vivons dans un monde qui, évoluant constamment, brasse les différences pour assurer une sorte d’hybridation sociale, culturelle, politique, et, au-delà, promouvoir la culture du vivre-ensemble. Mais, parfois, ces différences surgissent pour rappeler qu’elles n’ont jamais disparu, qu’elles sont toujours là, tapies dans l’ombre. Il nous arrive d’accepter les unes parce que nous n’y voyons aucune menace, et de condamner les autres parce qu’elles n’entrent pas dans l’orbe de nos convictions religieuses et idéologiques. Les unes, perceptibles à l’œil nu, dénoncent une présence indésirable et trahissent des appartenances haïssables ; les autres, par contre, imperceptibles, enfouies, mais apparaissent ostensiblement dès qu’elles sont bafouées ou attaquées ; seule une écoute persévérante et attentive peut les percer. Les Différences inspirent à la fois attirance et répulsion.
L’Histoire nous apprend que la perception des différences est, le plus souvent, à l’origine des dissensions intestines entre les peuples et les nations. Les différences étaient, et demeurent encore, des frontières insurmontables qui nous éloignent de plus en plus des autres, mais aussi de nous-mêmes ; elles constituent, pour reprendre une expression de Julia Kristeva, un « symptôme qui rend précisément le « nous » problématique, peut-être impossible »[2].
Quand ces différences sont appropriées par le discours politique, elles fournissent des éléments qui entrent dans l’invention de l’Autre, voire de l’ennemi. La stratégie consiste à ériger, de façon indue, les exceptions en règles, les allégations, les haines et les déboires en légitimation, les valeurs et les croyances communautaires en vérités universelles – le tout étant nourri d’a priori afférents aux croyances, aux mœurs, à la langue, à la couleur, à la nourriture, ou, encore à d’autres prétextes susceptibles d’engendrer une altérité absolue ou de causer à tout jamais des plaies inguérissables.
On a beau parler de la cohabitation et du vivre-ensemble, de la tolérance et du dialogue, de l’ouverture sur l’autre et de la convivialité, l’homme n’y parvient toujours pas. Les Etats-Nations, qui prétendent s’être forgés des différences et qui font de la diversité leur emblème, et de la neutralité à l’égard des particularismes culturels, ethniques ou religieux des citoyens, le symbole même de la démocratie et de la souveraineté du peuple, n’arrivent toujours pas à éradiquer les frustrations et les tensions que créent les différences. Avec la montée des nationalismes radicaux, du communautarisme et du fanatisme religieux, l’importance toujours grandissante des enjeux économiques et des conflits politiques, cet espoir parait aujourd’hui chimérique. Les comportements de haine invétérée et de mépris amusé (et/ou condescendant), l’individualisme exacerbé, le développement de nouvelles idéologies ségrégationnistes, les attaques terroristes et les conflits militaires que connait le monde actuellement montrent bien que l’homme n’est pas au bout de ses peines.
L’hétérogénéité de la société semble être une raison suffisante pour imposer un projet de culture nationale qui embrasserait toutes les cultures du pays et diluerait les différentes appartenances. Mais, le plus souvent, c’est la culture de l’idéologie dominante, ou de la classe majoritaire, qui envahit toutes les autres cultures, et se fonde progressivement par la déculturation ou l’acculturation des minorités. Ce multiculturalisme est dénoncé par certains penseurs qui y voient une sorte d’assimilation ou d’aliénation. La logique de la majorité exclut, bien évidemment, tout particularisme et remet en question le principe même de la démocratie qui, selon certains, cacherait un parti pris de l’Etat-Nation à l’égard des différences.
La conscience des marqueurs porteurs de la différence est également une conscience de l’identité, qui fait de l’être humain un être à part, ne ressemblant à aucun autre être, « fût-ce son sosie ou son frère jumeau », pour reprendre l’expression de Amin Maalouf[3]. La voie vers une meilleure appréhension de l’identité doit tenir compte de ce que René Girard appelle, dans La Violence et le Sacré, « les écarts différentiels qui donnent aux individus leur « identité », qui leur permet de se situer les uns par rapport aux autres. »[4]. Mais, le fait de se situer par rapport à l’autre s’exprime le plus souvent en termes de supériorité ou de dédain et génère un discours négateur de l’autre où les spécificités identitaires sont raillées, contestées, ou combattues.
Il est facile de récupérer ces différences pour en faire un sujet de distraction, de moquerie, mais elles peuvent se transformer en outrage publique, et, au-delà, conforter les constructions imaginaires qui ne correspondent pas forcément à la réalité. Leur diffusion et leur manipulation habile par les réseaux sociaux, les médias, la presse et la littérature de masse, accentuent les hostilités et enveniment les relations. Souvent on se forge, en effet, des idées inébranlables d’un autre différent avec lequel on n’a jamais eu de contact. L’impact de ces médiations s’avère si puissant qu’il creuse dans les mémoires et les esprits des convictions et des certitudes dont la vérité ne peut être mise en doute.
La psychologie sociale montre, en effet, que l’homme perçoit la réalité à travers un écran qui la déforme et empêche de décanter nos impressions, nos clichés, nos stéréotypes, nos préjugés et qui, le plus souvent, la filtre par des images ou des représentations échafaudées à partir des différences. Ainsi, nos conduites se règlent par un consensus social et acquièrent, auprès de la collectivité, un statut de norme qui les fait facilement circuler pour se transmettre aisément. Une fois la dévalorisation de l’autre ancrée dans les esprits, elle devient également « un instrument de légitimation dans diverses situations de domination »[5]. Qu’on pense aux génocides perpétrés contre des milliers d’innocents, à l’atomisation de certains pays, aux guerres médiatiques satanisant tel ou tel chef Etat, etc.
Parler des différences, c’est également parler de l’homme dans deux postures différentes : le citoyen qui doit observer, comme tous les autres citoyens, les lois en vigueur dans le pays, et la personne individuelle qui dispose d’une certaine liberté de se démarquer par rapport aux autres – la vie publique qui tient compte des principes du droit et du devoir et la vie privée qui offre la possibilité d’une liberté conditionnée de vivre la différence. Mais, la question est de savoir dans quelle mesure cette distinction se fait dans le respect total des uns envers les autres. N’y a -t-il pas parfois une confusion entre les deux postures ? Pensons, par exemple, à la polémique que suscite le port du voile dans certains pays occidentaux : les débats passionnés sur le sujet dévoilent, à ne pas en douter, la fragilité d’un système qui prétend garantir dans une égale mesure tout ce qui revient légitimement aux citoyens.
Le je au féminin a longuement désavoué les démarches d’un système basé sur la différence des sexes, assignant à la femme un statut particulier pour qu’elle ne parvienne pas à faire entendre sa voix, dans l’espace public qui lui reste inaccessible. C’est un rapport de domination qui repose sur une construction sociale par laquelle on assigne différents rôles stéréotypés aux femmes : faiseuses d’enfants, éducatrices perpétuant ce rapport et transmettrices d’esprit de soumission. Telles sont les différentes représentations sociales qui ont pendant longtemps causé son occultation, son effacement ou son oubli.
Pour remédier à cette situation, la lutte s’engage pour l’égalité des droits, mais « au lieu de passer par l’égalité des sexes, elle passe par leur neutralisation », comme l’a écrit le philosophe Jean-François Mattéi, dans la préface du livre du psychiatre Christian Flavigny [6]. Aujourd’hui, sous prétexte d’interroger les évidences, la question du genre, très controversée d’ailleurs, prend du galon et fragilise les repères de nos sociétés. Une distinction fondamentale est à l’œuvre en Occident, elle consiste à opposer le sexe biologique à l’identité sexuelle dans laquelle la personne se reconnaît. Cette nouvelle différence modifiera à coup sûr le tissu social et phagocytera son noyau qu’est la famille, en créant un nouveau rapport homme-femme et une nouvelle conception de leurs rôles respectifs, ce qui légitimerait la déconstruction des catégories mêmes d’homme et de femme.
La littérature viatique est un autre espace qui nous en fournit des exemples significatifs. Elle rappelle opportunément les regards croisés des voyageurs exprimant, de part et d’autre, leurs altérités religieuses, linguistiques, politiques, culinaires, vestimentaires, etc. Leurs opinions et leurs discours ont été, pendant des siècles, des fabriques idéologiques des altérités. Les différences, catalyseur de rejet, de haine, de phobie de l’étranger, déroutent l’homme, le rendent sceptique vis-à-vis de l’autre. Depuis longtemps, à l’époque où prospéraient l’européocentrisme et les impérialismes de toutes sortes, les voyageurs occidentaux regardaient souvent de haut, les habitants d’une Berberie, jugés sauvages et primitifs ; les missionnaires y voyaient des pervers, des superstitieux et des acolytes de Satan ; les ambassadeurs les considéraient comme des sujets anarchistes, rebelles à tous les systèmes ; les scientifiques, un simple objet d’étude qui a donné naissance à des théories extravagantes. Ce ne sont là que des variantes du regard du civilisateur et du conquérant.
Il a été de même pour le voyageur marocain ou arabe, au début du XVIIIe siècle, qui jugeait les autres – les infidèles – à son aune et condamnait leurs façons de vivre, de penser et de sentir. Pendant longtemps, les exploits techniques et scientifiques, parce qu’ils creusaient davantage le fossé existant entre les deux rives, étaient perçus comme un égarement aveugle et un dévoiement condamnable qui suscitait le djihad sur terre comme sur mer.
Rares sont les voyageurs, qui comme Segalen, ont su faire des différences, quelles qu’elles soient, un équivalent de Divers. Loin de promouvoir un exotisme traditionnel ressassé, devenu d’ailleurs un lieu commun dans la littérature, ce voyageur breton a montré en effet une grande sensibilité à la différence, a élaboré toute une théorie qui a renversé la problématique du regard et a développé la notion du « choc en retour »[7], créant ainsi une vision du monde doublée d’un acte pictural qui rompt avec l’écriture de l’époque, que Marc Gontard a appelé « une esthétique de la différence »[8].Si le magnétisme de l’altérité linguistique a contribué à l’élaboration d’une esthétique différente chez Segalen, il a fortement conquis les esprits des intellectuels africains, maghrébins et marocains qui se sont engagés dans l’aventure de la langue étrangère.
La littérature maghrébine a privilégié, en effet, l’expression dans une langue différente, celle du colonisateur, elle s’est attiré ainsi la foudre des milieux intellectuel et politique dans le contexte survolté de la décolonisation des années soixante. Le thème de la différence y a été largement débattu, et a été réduit aux problèmes du choc des cultures et de la déculturation. La francophonie, terme qui n’était pas neutre, soulève encore beaucoup de réticences car elle porte en soi, outre les relents de la colonisation dont il fallait se débarrasser au plus vite, une altérité culturelle suspecte, selon certains adeptes puritains.
L’écriture, on le voit bien, ne peut donc se penser sans que soit abordée la question de la différence, qui est le plus souvent salutaire, car synonyme de renouveau et de résolution des crises qu’a connues la littérature. Souvent la contestation d’un genre romanesque, des codes et culturels et de conventions d’écriture, sont à l’origine d’une naissance d’un nouveau mouvement esthétique, qui prône une nouvelle religion littéraire et rompt, subvertit ou sape les tendances qui la précèdent. Les différentes théories littéraires, les postures du lecteur, de l’auteur, la critique, la construction du héros, la consistance du personnage, les modes de narration et les systèmes d’organisation interne du récit, en sont des preuves incontestables. Si toutes ces mutations ont connu une cadence lente par le passé, il en va autrement aujourd’hui.
Le processus d’un nivellement culturel bat son plein. Malgré l’apparente diversité culturelle (culture du corps, culture du goût, culture du sport, culture de la nouvelle technologie, etc.), l’homme moderne avance dans une seule voie qui le mène à une seule culture, celle de la société de consommation, où, selon Baudrillard, « l’amoncellement, la profusion est évidemment le trait descriptif le plus frappant »[9] et où, par ailleurs,« nous sommes là au foyer de la consommation comme organisation totale de la quotidienneté».[10]
Aujourd’hui plus que jamais, à l’ère de la mondialisation heureuse qui devait accoucher d’un « meilleur des mondes » où « les identités meurtrières » allaient renoncer à toutes les violences grâce à la « fin de l’Histoire »,et où la standardisation des codes culturels allaient faire disparaitre les frontières religieuses, raciales et politiques, l’homme risque de s’engouffrer dans une crise des démocraties qui compromettrait l’avenir de toute l’humanité et saperait toute la structure de la moralité. L’irruption d’un nouveau visage du totalitarisme n’est-elle pas due, d’une manière ou d’une autre, à l’uniformisation des visions et des conceptions ? Les différences sont devenues si alarmantes dans nos sociétés modernes qu’il faudrait les aplanir, les dépassionner par tous les moyens possibles. C’est dans cette perspective que Joseph Macé-Scaron parle dans son essai « d’un nouveau fléau », d’une « panique identitaire » qui, curieusement ne vise pas « l’étranger mais le différent »[11].
La mondialisation investit également dans le domaine des différences. En biologie animale ou végétale, les chercheurs déploient les efforts pour produire la différence, pour tirer le meilleur parti des différences. La génétique, ce pouvoir nouveau, qui va permettre à l’homme de modifier, d’améliorer et de changer sa race, son milieu, son alimentation, lui ouvre aujourd’hui, une nouvelle voie, sans doute périlleuse, dans la manipulation des gènes, la reproduction par clonage – le rêve le plus fascinant que l’homme caresse depuis très longtemps. L’Humanité semble emprunter la voie de la mutation : elle évolue, change et se métamorphose, non seulement au niveau moral ou spirituel, mais au niveau biologique également. La transition numérique et les nouvelles technologies, vont certainement l’assister dans cette traversée. Cet outillage a déjà créé la différence, entre hier et aujourd’hui, dans plusieurs domaines de l’activité humaine : enseignement, services, recherche, savoir.
Le rapport même à cet instrument a profondément transformé nos modes de vie et de pensée. La circulation de l’information vient de passer à une vitesse supérieure, que nous sommes incapables de suivre. Plusieurs expériences ont été menées ; leur l’objectif est justement d’en souligner la dépendance et les effets. Leurs résultats ont de quoi faire réfléchir. L’addiction, les likes, le flatlay, La nomophobie, le FOMO (Fear of Missing Out : peur de manquer quelque chose), voilà quelques différences qui alertent et qui sont en train de se développer pour devenir des syndromes ou des pathologies que le marché ne cessera jamais d’exploiter à fond pour produire une génération totalement différente.
Penser la différence convoque la littérature, l’art, l’éthique, la religion et, plus encore, la critique, la sociologue, l’anthropologie, la politique, pour ne citer que ceux-là. Ce colloque est également une invitation à interroger l’étendue du mot « différence », ses multiples rapports avec les expériences humaines, les mécanismes de sa construction et les aspects positifs ou négatifs qu’il charrie derrière lui.
Les propositions, non exhaustives, peuvent aborder les axes suivants :
- Littérature et différence.
- La différence dans la critique littéraire.
- Roman, personnage, genre.
- Théâtre et Poésie.
- Altérité et récits de voyage.
- Postmodernité et différence.
- Critique postcoloniale et différence.
- Identités, Ethnies, Culture.
- Différences en Sociologie et Psychologie.
- Enseignement, apprentissage et culture de la différence.
- Différences des genres.
- Mondialisation et marché des différences.
- Différences, méthodes et conceptions à l’ère du numérique.
- Philosophie, Esthétique et différence.
- Internationalisme, universalisme, traduction, modernités.
- Politique, marginalité et différence.
- Connaissance et reconnaissance.
Modalités de contribution
Les propositions de communication d’un format de 15 minutes (200 à 250 mots) peuvent être adressées à colloqueinternational2025@gmail.com accompagnées d’une courte notice bio-bibliographique (100 à 150 mots)
avant le 20 mars 2025.
Une réponse sera apportée en avril.
Contact de l’événement : m.dekhissi@umi.ac.ma - ad.hajji@umi.ac.ma
Coordination du colloque
- Mohamed DEKHISSI
- Abdelouahed HAJJI
Comité d’organisation
- AFNAKAR Asmaâ (SCALEC, Université Moulay Ismaïl-Meknès)
- BAÂLI Soukaïna (Université Abdelmalek Essaâdi-Tétouan)
- BEGGAR Awatif (SCALEC, Université Moulay Ismaïl-Meknès)
- BELHADDIOUI Mériem (SCALEC, Université Moulay Ismaïl-Meknès)
- BENJELLOUN Omar (Université Moulay Ismaïl-Meknès)
- BOULAGROUH Zoubida (SCALEC, Université Moulay Ismaïl-Meknès)
- DEKHISSI Mohammed (SCALEC, Université Moulay Ismaïl-Meknès)
- EL AICH Houda (SCALEC, Université Moulay Ismaïl-Meknès)
- HAJJI Abdelouahed (SCALEC, Université Moulay Ismaïl-Meknès)
- HAJIRA Rachid (CRMF-Meknès)
- HOUARI Ahmed (SCALEC, Université Moulay Ismaïl-Meknès)
- KETTIOUI Abdelmjid (SCALEC, Université Moulay Ismaïl-Meknès)
- LAANAYA Zineb (SCALEC, Université Moulay Ismaïl-Meknès)
- MANSOUB Brahim (Université Sidi Mohamed Ben Abdellah-Fès)
- MESKINE Driss (SCALEC, Université Moulay Ismaïl-Meknès)
- MTAFI Oifâa (SCALEC, Université Moulay Ismaïl-Meknès)
- OUHADI Mohamed (Université Moulay Ismaïl-Meknès)
- RHACHIM Hanane (SCALEC, Université Moulay Ismaïl-Meknès)
- SEMLALI Mohamed (Université Sidi Mohamed Ben Abdellah-Fès)
- TAILASSANE Chaimae (SCALEC, Université Moulay Ismaïl-Meknès)
- Membre du comité d’organisation des étudiants-chercheurs
- Les doctorants du Laboratoire « Sciences du langage, Art, Littérature, Éducation et Culture » (SCALEC)
- Les étudiants du Master « Didactique du français et métiers de l’Education et de la Formation » (ENS-UMI, Meknès).
Comité scientifique
- AADEL Rabiaa (Université Sidi Mohamed Ben Abdellah-Fès)
- AFNAKAR Asmaâ (Université Moulay Ismaïl-Meknès)
- BENBELLA Bouchra (Université Moulay Ismaïl-Meknès)
- BERTRAND, A. Georges (Académie de Limoges – France)
- BISSANI Atmane (Université Moulay Ismaïl-Meknès)
- CAGNAT Cédric (Académie de Grenoble & Académie de Créteil – France)
- CALI Andrea (Università del Salento- Italie)
- DAHMANY Khalid (Université Moulay Ismaïl-Meknès)
- DECOUT Maxime (Sorbonne université-France)
- DEKHISSI Mohammed (Université Moulay Ismaïl-Meknès)
- DÎRȚU Evagrina (Université Technique Gheorghe Asachi de Iaşi - Roumanie)
- EL AZOUZI Abdelmounim (Université Sidi Mohamed Ben Abdellah-Fès)
- EL BOUAZZAOUI Mohamed (Université Sidi Mohamed Ben Abdellah-Fès)
- EL ADOULI, Nisrine (Université Sidi Mohamed Ben Abdellah-Fès)
- EL KADIM Abdeljalil (Université Moulay Ismaïl-Meknès)
- ELOUIZI Mustapha (Université Sidi Mohamed Ben Abdellah-Fès)
- EZ-ZOUAINE Younès (Université Sidi Mohamed Ben Abdellah-Fès)
- FILI Touriya (Université Lyon 2 - France)
- FOUET-FAUVERNIER, Jeanne (Université de Besançon - France)
- GHARAFI Miloud (Université Lyon 3-France)
- GONTARD Marc, (Université de Rennes 2 – France)
- HAJJI Abdelouahed (Université Moulay Ismaïl-Meknès)
- HOUARI Ahmed (Université Moulay Ismaïl-Meknès)
- KAMAL Abderrahim (Université Sidi Mohamed Ben Abdellah-Fès)
- MARFOUQ Assia (Université Hassan I-Settat)
- MEHDI Fouad (Université Moulay Ismaïl-Meknès)
- MESKINE Driss (Université Moulay Ismaïl-Meknès)
- OUHADI Mohamed (Université Moulay Ismaïl-Meknès)
- OUSSIKOUM Mounir (Université Sultan Moulay Slimane- Beni Mellal)
- SALTANI Bernoussi (Université Sidi Mohamed Ben Abdellah-Fès)
- SAOURI Bouchaib (Université Hassan I-Settat)
- SEMLALI Mohamed (Université Sidi Mohamed Ben Abdellah-Fès)
- STEAD Evanghelia (Université de Versailles-Saint-Quentin, Paris-Saclay – France)
- ZAHIR Mohamed (Université Sidi Mohamed Ben Abdellah-Fès)
- ZHIRI Younes (Université Moulay Ismaïl-Meknès)
Notes
[1] - Amine Maalouf, Les Identités meurtrières, Paris, Grasset &Fasquelle, (Livre de Poche), 1998, p.28.
[2] -Julia Kristeva, Etrangers à nous-mêmes, Paris, Fayard, 1988, p. 8. (Version Numérisée).
[3] - Amin Maalouf, Les Identités meurtrières, op.cit., p.16.
[4] - René Girard, La Violence et le Sacré, Paris, Grasset, 1972, p.78.
[5] - Ruth Amossy, Anne Herschberg Pierrot, Stéréotype et Clichés, Paris, Armand Colin, 2007, p. 41.
[6] - Christian Flavigny, La querelle du genre, Paris, PUF, 2012.
[7] - Marc Gontard, Victor Segalen. Une esthétique de la Différence, Paris, L’Harmattan, 1990.
[8] - Ibid.
[9] - Jean Baudrillard, La société de consommation, Paris, Gallimard, « Folio/ Essais », 1986, p.14.
[10] -Ibid., p.20.
[11] - Joseph Macé-Scaron, La panique identitaire, Paris, Grasset &Fasquelle, 2014, p. 8.
Subjects
- Thought (Main category)
Places
- Salle de conférences - B.P. 3104, Toulal
Meknes, Kingdom of Morocco (50000)
Event attendance modalities
Full on-site event
Date(s)
- Thursday, March 20, 2025
Attached files
Keywords
- différence, interculturel, littérature
Contact(s)
- Abdelouahed Hajji
courriel : ad [dot] hajji [at] umi [dot] ac [dot] ma - Mohammed Dekhissi
courriel : m [dot] dekhissi [at] umi [dot] ac [dot] ma
Information source
- Abdelouahed Hajji
courriel : ad [dot] hajji [at] umi [dot] ac [dot] ma
License
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To cite this announcement
« Penser les différences », Call for papers, Calenda, Published on Tuesday, February 25, 2025, https://doi.org/10.58079/13d71

