Au-delà de la répression étatique
Le rôle des acteurs non institutionnels
Published on Thursday, February 27, 2025
Abstract
Comme son titre l’indique, ce colloque invite à interroger le rôle des acteurs non étatiques dans les pratiques répressives visant les mouvements sociaux, les activistes et plus largement les différentes formes de contestation de l’ordre social et politique. S’inscrivant dans le cadre de l’ANR CHOICE, il a vocation à englober une pluralité de contextes et de formes de répression.
Announcement
Argumentaire
Si certains travaux consacrés à la répression des mouvements sociaux donnent de ce phénomène une définition large, englobant toute action qui augmenterait le coût de la protestation (Tilly, 1978)[1], la plupart se concentrent sur les actions répressives émanant de l’État et de ses différentes institutions : violences policières, arrestations, surveillance et profilage, poursuites judiciaires, etc. (Codaccioni, 2019 ; Combes et Fillieule, 2011 ; Della Porta, 1995 ; Fillieule et Della Porta, 2006). Or, pour centrales qu’elles soient dans les phénomènes de répression politique, ces pratiques n’épuisent pas le spectre des actions destinées à « éliminer l’opposition […], à ériger la frontière entre ce qui est dicible ou indicible, pensable ou impensable, ce qui se fait et ce qui ne se fait pas, en matière de militantisme » (Codaccioni, 2019, p. 9). Que l’on pense à la violence physique exercée par des milices, des opposant·es politiques ou de simples passant·es dans le cas de manifestations de rue ; aux « procédures-bâillon » (appelées SLAPP en anglais, pour Strategic Lawsuit Against Public Participation), dont le but est d’entraver l’expression de paroles critiques au moyen de poursuites judiciaires longues et coûteuses ; au lobbying visant à supprimer le financement de certaines ONG ou encore aux campagnes de diffamation, dans les médias ou sur les réseaux sociaux, de militant·es ou de groupes politiques, les cas d’attaques ayant pour but de limiter, contraindre et/ou augmenter le coût de la contestation et de l’engagement sont multiples[2].
Une importante littérature a été consacrée à la dynamique opposant mouvements, généralement progressistes, et « contre-mouvements », généralement réactionnaires (Meyer et Staggenborg, 1996 ; Mottl, 1980 ; Zald et Useem, 1987). Des travaux récents ont repris cette approche pour étudier la manière dont des luttes aussi diverses que les droits des femmes, des personnes en migration, des minorités de genre et ethnoraciales, les luttes environnementales, sociales ou anti/décoloniales se heurtent à des mouvements défendant des visions du monde et des buts opposés. Outre les critiques formulées à l’encontre de cette approche et de ses écueils mécanistes et homogénéisants[3], celle-ci ne permet pas d’appréhender la variété des acteurs non étatiques impliqués dans la répression de la contestation et de la dissidence. Le rôle de certains médias, journalistes, intellectuel·les, expert·es, ou encore artistes dans la dénonciation publique et parfois la silenciation de celles et ceux qui remettent en cause l’ordre social et politique mérite ainsi d’être analysé[4]. De même, comme l’a montré Béatrice Hibou à propos de la Tunisie des années 2000, au-delà des formes les plus visibles de répression, celle-ci s’« infiltre » aussi dans les pratiques économiques et sociales les plus banales : difficulté à trouver ou à garder un emploi, entrave dans l’accès aux soins ou à l’université, etc. (Hibou, 2005) La question de la répression est donc étroitement liée à celle de la discrimination.
Ce colloque invite ainsi à examiner le rôle des acteurs non étatiques dans les pratiques répressives visant les mouvements sociaux, les activistes politiques et, plus largement, les différentes formes de contestation de l’ordre social et politique dans des contextes variés. Plutôt que de postuler l’existence d’une différence ontologique entre régimes autoritaires et régimes démocratiques, caractérisée notamment par le degré et la forme de la coercition visant l’opposition politique, il entend en effet réfléchir au continuum de pratiques portant atteinte aux libertés publiques, aux droits de certains groupes sociaux et cherchant à criminaliser, disqualifier ou réduire au silence les mouvements sociaux et les activistes mobilisé·es pour leur défense. Ce faisant, nous n’entendons évidemment pas postuler une équivalence entre différents types de régimes dans l’exercice de la répression, mais bien prêter attention aux « déplacements ou basculements vers un exercice abusif ou arbitraire du pouvoir » (Mathieu et Collombon, 2021, p. 9) qui, loin d’être l’apanage des régimes illibéraux ou autoritaires, n’épargnent pas les régimes considérés – ou se considérant – comme démocratiques.
Les propositions de communication pourront s’inscrire dans l’un des axes suivants, prenant pour objet les acteurs engagés dans la répression, les formes que celle-ci prend et les manières de la conceptualiser, ou encore les effets sur les mouvements visés.
1. Les acteurs non étatiques engagé·es dans la répression : caractéristiques, idéologies et ressources
Les acteurs non étatiques impliqués dans la répression de la contestation politique sont variés et diffèrent selon les causes concernées et les contextes, allant des gangs, mafias ou groupes paramilitaires aux « contre-mouvements », en passant par les multinationales, groupes de pression, institutions universitaires, médias, ou encore personnalités diverses (militant·es, intellectuel·les, expert·es, figures publiques, etc.). Deux ensembles de questions pourront être abordées ici : celles, tout d’abord, permettant de dresser le portrait de ces acteurs et de les positionner dans le champ politique institutionnel et non institutionnel du ou des pays dans le(s)quel(les) ils s’engagent : quelles sont leurs caractéristiques sociales, les trajectoires de leurs membres ? Quelles idées défendent-ils ? De quelles ressources et de quels relais disposent-ils ?
Un deuxième axe de réflexion portera sur l’analyse des objectifs poursuivis par ces acteurs non étatiques, dont les pratiques contribuent, directement ou indirectement, à la répression d’autres acteurs non étatiques : comment sélectionnent-ils leurs cibles ? En quoi le recours à la répression s’inscrit-il dans leur agenda politique ? Quels mécanismes de légitimation utilisent-ils pour justifier leurs actions répressives envers d’autres acteurs non étatiques ? Comment ces stratégies contribuent-elles à renforcer ou à légitimer leurs objectifs ?
Pour comprendre le mode d’action et l’influence des acteurs non étatiques engagés dans la répression, il apparaît essentiel de dépasser une analyse simpliste les réduisant à des entités monolithiques, particulièrement dans le cas des « contre-mouvements ». Ces derniers devront ainsi être appréhendés non seulement en lien avec les mouvements auxquels ils s’opposent, mais aussi en tenant compte de leurs dynamiques et divisions internes, que ce soit sur le plan discursif ou en termes de répertoires d’action (Avanza, 2018). Il faut par ailleurs se montrer vigilant·e quant au « piège normatif » (Kopecký et Mudde, 2003) consistant à appréhender ces acteurs comme faisant partie d’une « société civile néfaste » (Chambers et Kopstein, 2001 ; Jamal, 2018 ; Chambers et Kopstein, 2021) ou d’une « société non civile » (Glasius, 2010 ; Bünte, 2023 ; Cooley, Heathershaw et Soares de Oliveira, 2024), en cela qu’ils défendent des valeurs ou des agendas anti-démocratiques. Tout acteur ou action qui échappe à ce cadre serait exclu de la définition de la société civile. Cette approche est tributaire d’une conception normative de la société civile qui voudrait que les initiatives portées par des acteurs non étatiques soient « par leur nature même moins conservatrices que les projets institutionnels » (Simoni, 2013). Or saisir la complexité des dynamiques de répression en jeu implique en effet de prendre en compte l’hétérogénéité de la société civile et la diversité des rapports de ses composantes avec la dé mocratie et la démocratisation.
2. « Douce », « indirecte », « à bas bruit »[5] : repenser la répression et ses différentes formes
Si l’on s’accorde sur l’idée que la répression ne peut se limiter aux formes de contrôle, de coercition et/ou de violence exercées par les agent·es de l’État, il importe avant tout de commencer par questionner sur les contours de cette notion : à quelle condition les attaques de différents ordres visant les groupes politiques et les militant·es peuvent-elle être considérées comme des formes de répression ? Toute attaque contre des mouvements ou des militant·es politiques participe-t-elle d’une forme répression et sinon, quelles sont les conditions pour qu’elle soit appréhendée comme telle ?
Il s’agira ensuite de réfléchir aux différentes formes que peut prendre la répression initiée ou alimentée par des acteurs non étatiques : judiciaire (participation à l’élaboration de projets de loi restreignant l’action militante, la délégitiment voire la criminalisent ; poursuites en justice, etc.), institutionnelle (menace de perte de subvention, de licenciement, de mise au placard, etc.) ; symbolique (disqualification, délégitimation, accusations publiques infamantes, etc.) ; recours à la menace ou à la violence physique, etc. Plus précisément, il s’agira de questionner les conditions de mise en place de pratiques répressives, les moyens et les tactiques utilisées par les acteurs non étatiques pour réprimer leurs opposant·es et enfin la coopération que certaines formes de répression nécessitent avec les institutions étatiques. Certains modes de répression, qu’ils soient initiés ou soutenus par des acteurs non étatiques, ne peuvent pas se passer d’une coopération étroite avec l’État, notamment en matière de législation ou d’élaboration de programmes et de réformes politiques. Cette collaboration, qui implique une triangulation entre les acteurs non étatiques responsables de l’oppression, les victimes de cette répression et l’État, soulève des questions plus profondes sur la légitimité et la portée de certaines formes de répression, en fonction du contexte politique. Il est essentiel de comprendre dans quelle mesure ce contexte justifie, permet ou encourage ces formes de répression et détermine leur intensité. En période d’érosion démocratique (democratic backsliding : Bermeo, 2016 ; Waldner et Lust, 2018 ; Little et Meng, 2024), par exemple, et d’oppression accrue de la part de l’État à l’encontre des acteurs critiques, les acteurs non étatiques impliqués dans cette répression bénéficient souvent d’une plus grande marge de manœuvre et d’influence (Roggeband et Krizsán, 2021), ce qui est susceptible d’influencer leur choix de modes de répression et d’action.
3. Faire face à la répression : conséquences et effets sur les militant·es et les mouvements visés
La répression est susceptible de susciter une gamme de réactions diverses chez celles et ceux qui en font l’expérience. Comme le précise Jennifer Earl : « La répression peut dissuader l’activisme, l’intensifier, engendrer des effets curvilignes, ne pas avoir d’impact direct sur l’activisme tout en influençant l’engagement des individus et les tactiques qu’ils adoptent, ou encore ne produire aucun effet net » (2011, p. 267). Dès lors, l’enjeu sera ici d’analyser les conséquences concrètes de la répression sur les dynamiques contestataires et de dissidence, sur les actions entreprises par les militant·es, sur les choix stratégiques opérés par les mouvements sociaux, etc. Une attention particulière devra être consacrée aux propriétés sociales, raciales et de genre des actrices et acteurs visé·es par la répression, ainsi qu’aux ressources dont ils et elles disposent, de manière à mieux saisir les effets de dissuasion, de radicalisation ou encore d’adaptation susceptibles d’être engendrés par la répression.
Au-delà des effets d’accélération ou de freinage qu’elle peut induire sur les individus et les mouvements sociaux, la répression suscite fréquemment un processus d’adaptation, modifiant les actions, les discours, les alliances et les arènes d’intervention en réponse à ces contraintes (Massicard, 2012). L’objectif sera ainsi de comprendre comment la répression transforme les dissident·es et les stratégies qu’ils et elles déploient pour y faire face. Par exemple, lorsqu’ils et elles sont fortement réprimé·es au niveau national, leur capacité à influencer les politiques de l’État se réduit et peut les amener à se tourner vers l’arène transnationale de manière à exercer des pressions sur les politiques de leur État depuis l’extérieur, phénomène désigné par Margaret Keck et Kathryn Sikkink sous le terme d’« effet boomerang » (1998)[6]. Il s’agit alors de saisir comment ce recours à l’international modifie les dynamiques de la répression et leur impact sur les militant·es.
Modalités de soumission
Français ou anglais, de préférence avec un support en français dans ce dernier cas.
Les propositions de communication devront comporter :
- Nom(s) et prénom(s) de(s) l’au teur·rice(s)
- Rattachement(s) institutionnel(s)
- Titre, résumé de 2500 signes, bibliogra phie comprise
- 5 mots clefs
Elles seront anonymisées et soumises à deux évaluateur·rices du comité scientifique et/ou du comité d’organisation, qui seront particulièrement attentives et attentifs à l’articulation entre la méthodologie employée, le cadrage théorique et la nature des données empiriques étudiées.
Les propositions de communication, d’une longueur maximale de 2 500 signes (bibliographie comprise), sont à envoyer en format texte (.doc, .odt, .text ou .rtf), en français ou en anglais à l’adresse : colloquerepression@gmail.com
avant le 18 mars 2025.
Elles seront évaluées de manière anonyme par deux membres du comité scientifique et/ou du comité d’organisation.
Calendrier
- Envoi des propositions de communication : 18/03/2025
- Retour sur les propositions : 18/04/2025 • Envoi des communications aux discu tant·es : 27/05/2025
- Colloque : 19/06/2025
Informations et contact
Les modalités précises de soumission sont précisées dans l’appel ci-joint : version en français et version en anglais.
Pour toute demande de précision, n’hésitez pas à nous écrire à l’adresse : colloquerepression@gmail.com
Comité d’organisation
- Karine Lamarche, CENS
- Nitzan Perelman-Becker, CENS
- Caterina Bandini, CERAPS
- Benjamin Ferron, Céditec
Conseil scientifique
- Amin Allal, CERAPS
- Valentin Behr, CESSP
- Vanessa Codaccioni, CRESPPA-CSU
- Hélène Combes, CESPP
- Maya Collombon, CEMCA
- Nicolas Kaciaf, CERAPS
- Elise Massicard, CERI
- Aurélien Mondon, Université de Bath
- Marie-Hélène Sa Vilas-Boas, ERMES
- Julien Talpin, CERAPS
- Félix Tréguer, CIS
Bibliographie
Agrikoliansky, Éric, and Alain Collovald. “Mobilisations conservatrices : Comment les dominants contestent ?” Politix, No. 106, 2014, pp. 7–29.
Avanza, Martina. “Plea for an Emic Approach Towards ‘Ugly Movements’ : Lessons from the Divi sions within the Italian Pro-Life Movement.” Politics and Governance, vol. 6, No. 3, 2018, pp. 112– 125.
Ayoub, Phillip M., and Kristina Stoeckl. 2024. The Global Fight against LGBTI Rights : How Trans national Conservative Networks Target Sexual and Gender Minorities. LGBTI Politics Series. New York : New York University Press.
Barbet, Didier, and Jean Honoré. “Ce que se taire veut dire : Expressions et usages politiques du silence.” Mots. Les langages du politique, No. 103, 2013, pp. 7–21.
Bermeo, Nancy. “On Democratic Backsliding.” Journal of Democracy, vol. 27, No. 1, 2016, pp. 5– 19.
Bünte, Marco. “Uncivil Society and Democracy’s Fate in Southeast Asia : Democratic Breakdown in Thailand, Increasing Illiberalism and Ethnic Cleansing in Myanmar.” Journal of Current Southeast Asian Affairs, vol. 42, No. 3, 2023, pp. 372–394.
Chambers, Simone, and Jeffrey Kopstein. “Bad Civil Society.” Political Theory, vol. 29, No. 3, 2001, pp. 837–865.
Chambers, Simone, and Jeffrey Kopstein. “Revisiting Bad Civil Society.” Histphil, May 2021, https://histphil.org/2021/05/04/revisiting-bad-civil-society/.
Cooley, Alexander, John Heathershaw, and Ricard Soares de Oliveira. “Transnational Uncivil Soci ety Networks : Kleptocracy’s Global Fightback against Liberal Activism.” European Journal of Interna tional Relations, vol. 30, No. 2, 2024, pp. 382–407.
Collombon, Maya, and Lilian Mathieu. Dynamiques des tournants autoritaires. Vulaines-sur-Seine : Éditions du Croquant, 2021.
Commission Populaire sur la Répression Politique (CPRP). Étouffer la dissidence. Vingt-cinq ans de répression politique au Québec. Montréal : Lux, 2016.
Codaccioni, Vanessa. Répression : L’État face aux contestations politiques. Paris, Éditions Textuel. « Textuel Essais », 2019.
Combes, Hélène, and Olivier Fillieule. “De la répression considérée dans ses rapports à l’activité protestataire : Modèles structuraux et interactions stratégiques.” Revue française de science politique, vol. 61, 2011, pp. 1047–1072.
Della Porta, Donatella. Social Movements, Political Violence, and the State : A Comparative Analysis of Italy and Germany. 1st ed. Cambridge University Press, 1995.
Earl, Jennifer. “Political Repression : Iron Fists, Velvet Gloves, and Diffuse Control.” Annual Review of Sociology, vol. 37, 2011.
Ferree, Myra Marx. “Soft Repression : Ridicule, Stigma, and Silencing in Gender-Based Move ments.” In Research in Social Movements, Conflicts and Change, vol. 25, pp. 85–101. Bingley : Emerald (MCB UP), 2004.
Fillieule, Olivier, and Donatella Della Porta. Police et manifestants : maintien de l’ordre et gestion des conflits. Paris : Sciences Po, Les Presses, 2006.
Glasius, Marlies. “Uncivil Society.” In International Encyclopedia of Civil Society, edited by Helmut K. Anheier and Stefan Toepler. Springer, New York, NY, 2010.
Hibou, Béatrice. “Économie politique de la répression : le cas de la Tunisie.” Raisons politiques, No. 20, 2005, pp. 9–36.
Jamal, Amal. “The Rise of ‘Bad Civil Society’ in Israel : Nationalist Civil Society Organizations and the Politics of Delegitimization.” SWP Comment, 2018.
Keck, Margaret E., and Kathryn Sikkink. Activists beyond Borders. Cornell University Press, 1998. Kopecký, Petr, and Cas Mudde. 2003. “Rethinking Civil Society.” Democratization 10 (3), pp. 1- 14. Kuhar, Roman, and David Paternotte, eds. Anti-Gender Campaigns in Europe : Mobilizing Against
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Massicard, Elise. “Répression et changement des formes de militantisme : carrières de remobilisation à gauche après 1980 en Turquie.” European Journal of Turkish Studies, No. 15, 2012. Meyer, David S., and Suzanne Staggenborg. “Movements, Countermovements, and the Structure of Political Opportunity.” American Journal of Sociology, vol. 101, No. 6, 1996, pp. 1628–1660. Mottl, Charles T. “The Analysis of Countermovements.” Social Problems, vol. 27, No. 5, 1980, pp. 620–635.
Paternotte, David. “Backlash : Une Mise en Récit Fallacieuse.” La Revue Nouvelle, No. 6, 2021, pp. 11–15.
Roggeband, Conny, and Andrea Krizsán. “The Selective Closure of Civic Space.” Global Policy, vol. 12, No. S5, 2021, pp. 23–33.
Simoni, Marcella. “Introduction : Israelis and Palestinians Seeking, Building, and Representing Peace. A Historical Appraisal.” Quest. Issues in Contemporary Jewish History – Journal of Fondazione CDEC, No. 5, 2013, xix.
Talpin, Julien. “Une répression à bas bruit. Comment les élus étouffent les mobilisations dans les quartiers populaires.” Métropolitiques, 22 February 2016.
Waldner, David, and Ellen Lust. “Unwelcome Change : Coming to Terms with Democratic Backslid ing.” Annual Review of Political Science, vol. 21, 2018, pp. 93–113.
Zald, Mayer N., and Bert Useem. “Movement and Countermovement Interaction : Mobilization, Tac tics, and State Involvement.” In Social Movements in an Organizational Society, edited by Mayer N. Zald and John D. McCarthy, pp. 247–271. New Brunswick : Transaction Publishers, 1987.
Notes
[1] Voir également la définition proposée par McAdam, Tarrow et Tilly, qui renvoie aux « efforts pour supprimer tout acte contestataire ou tout groupe ou organisation responsable de ces derniers » (2001, p. 69).
[2] Parmi les travaux plaidant pour une conception large des phénomènes de répression politique, voir notamment : Ferree, 2005 ; Earl, 2011.
[3] Pour une approche critique de l’analyse en termes de mouvements/contre-mouvements, voir : Avanza, 2018 ; Kuhar et Paternotte, 2018 ; Paternotte, 2021.
[4] Sur le sujet, plusieurs événements scientifiques ont récemment eu lieu, notamment le colloque « Intellectuals against liberal democracy » organisé par Valentin Behr et Simon Massei en juin 2022 à l’Institut d’études avancées de Paris (IEA). Voir également : Barbet et Honoré, 2013 ; Agrikoliansky et Collovald, 2014 ; Kuhar et Paternotte, 2018.
[5] Dans l’ordre, voir : Ferree, 2005 ; Commission Populaire sur la Répression Politique, 2016 ; Talpin, 2016.
[6] Voir également à ce sujet : Ayoub et Stoeckl, 2024.
Subjects
- Political studies (Main category)
- Society > Sociology
- Society > Geography > Migration, immigration, minorities
- Society > Ethnology, anthropology > Political anthropology
- Society > Political studies > Political and social movements
- Society > Political studies > Political sociology
- Society > History > Social history
- Society > Political studies > Wars, conflicts, violence
Places
- Amphi de la MIEE - Rue Poète et Sellier
Créteil, France (94000)
Event attendance modalities
Hybrid event (on site and online)
Date(s)
- Tuesday, March 18, 2025
Keywords
- répression, politique, mouvements sociaux, militantisme
Contact(s)
- Karine Lamarche
courriel : colloquerepression [at] gmail [dot] com - Benjamin Ferron
courriel : benjamin [dot] ferron [at] u-pec [dot] fr - Nitzan Perelman-Becker
courriel : colloquerepression [at] gmail [dot] com - Caterina Bandini
courriel : colloquerepression [at] gmail [dot] com
Reference Urls
Information source
- Benjamin Ferron
courriel : benjamin [dot] ferron [at] u-pec [dot] fr
License
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To cite this announcement
« Au-delà de la répression étatique », Call for papers, Calenda, Published on Thursday, February 27, 2025, https://doi.org/10.58079/13e5o

