Types versus standards. Vers de nouvelles composantes en design
Études historiques et critiques du type dans le contexte du design des transitions (1914-2024)
Published on Thursday, February 20, 2025
Abstract
Ces études historiques et critiques s'intéressent au concept des Typen, un maître-mot allemand utilisé dès 1914 pour caractériser la particularité des productions en série, fruit d’une réflexion sur les complémentarités entre la création et la technique. En français comme en anglais, le terme a été le plus souvent traduit par « standards », alors que « Typen » revêt un enjeu social et industriel tout à fait différent. Sa relecture contribue ainsi à donner toute sa légitimité et son autonomie à la recherche en design. Ce séminaire de travail s’attache à exhumer les problèmes et les mystères des processus et produits associés au « Typisierung » en deux journées en croisant histoire et cultures du type, pratiques et théories de la typification.
Announcement
Argumentaire
Ces études historiques et critiques s'intéressent au concept des Typen, un maître-mot allemand utilisé dès 1914 pour caractériser la particularité des productions en série, fruit d’une réflexion sur les complémentarités entre la création et la technique. En français comme en anglais, le terme a été le plus souvent traduit par « standards », alors que « Typen » revêt un enjeu social et industriel tout à fait différent. Sa relecture contribue ainsi à donner toute sa légitimité et son autonomie à la recherche en design.
Ce séminaire de travail s’attache à exhumer les problèmes et les mystères des processus et produits associés au « Typisierung » en deux journées en croisant histoire et cultures du type, pratiques et théories de la typification. À la suite de chaque intervention, un ensemble de discutant·es est invité(e) à répondre ou reprendre un point qui l’intéresse particulièrement et sur lequel ses propres réflexions, sujets et /ou intentions en relation peuvent déboucher sur une contribution. L’objectif est de rassembler et d’organiser des ensembles de contributions ou des participations individuelles qui permettront d’exposer la recherche à l’automne 2025 lors d’un colloque public.
Programme
Mardi 25 février 2025 I Types : histoire, cultures, écritures
Lieu MISHA (salle Asie 2e étage – 10h00-17h30)
Dir. C. Geel, historienne (CRD-Ens Paris Saclay, Ensad Nancy)
La journée est consacrée à trois aspects historiographiques autour de la notion « d’écriture » du type : L’écriture comme construction théorique ou historique, l’écriture comme lieu de pratiques professionnelles, l’écriture comme modalité d’uniformisation du monde, l’écriture comme outil du classement ou des catégories.
C’est pourquoi elle s’attarde sur :
- la démarche d’un historien déployant la notion de type à divers moments de sa carrière et nous éclairant sur une nécessaire perspective anglo-allemande.
- une démarche de normalisation généralisée des pratiques quotidienne de l'écriture dans les lieux de travail (salle de classe, bureau de l'ingénieur, atelier de l'artiste ou de l'architecte) avec l'universalisation des lettres monolinéaires.
- les outils « d’écriture » qui peuvent induire une nouvelle esthétique « typisée » de l’environnement via le plan.
- le fait que catégoriser et classer permettent d’entamer une réforme que ce soit en Europe ou en Asie.
Cette journée ne retrace donc pas une histoire de la notion de type, mais tente de l’approcher par différentes perspectives : histoire culturelle de notions, historiographie d’une théorisation, histoire des usages et des mots qui n’est pas linguistique, questionnement d’outils, mise à plat-mise en plan, mise-en-colonne, rapports transocéaniques.
La journée tente ainsi d’éviter l’histoire surplombante des impositions en examinant les hésitations, les contradictions et les prolongements contemporains de différents moments jusqu’à l’époque actuelle. À ce titre elle propose de tirer des perspectives vers des contributions à venir.
10h00 Accueil café des participant·es
10h30 Remerciements, ouverture, Catherine Geel
- 10h35 « Typen », maître-mot du design industriel, Gwenaëlle Bertrand, Maxime Favard
- 10h45 « Typen ». Notion vibrante /Ambivalence des écritures, Catherine Geel
- 11h-11h45 De chaque côté du Channel. Type et standard selon Nikolaus Pevsner, Émilie Oléron-Evans (Queen Mary University, Londres)
En explorant différents publications ou échanges de Nikolaus Pevsner (1902-1983), la communication propose d’examiner la définition qu’il donne de type et de standard. À travers les différents interlocuteurs avec qui Pevsner converse, sa correspondance avec Walter Gropius en préparation de l'étude An Enquiry into English Industrial Art en 1937, à ses rapports sur le design allemand pour le British Council of Industrial Design (1946), jusqu'à l'un de ses derniers livres intitulé A History of Building Types, en 1976, nous verrons de quels courants de pensée il s'inspire, et comment il la traduit ou l'adapte à ses interlocuteurs.
11h45-12h45 Reprises & discussion
En discussion avec Émilie Oléron-Evans, les reprises de
- Claire Brunet, à propos des transferts culturels
- Elke Mittmann, sur la notion des types dans l’exposition
- Simone Fehlinger, sur les rapports de vocabulaire dans le cadre d’une recherche
Discussion ouverte aux autres chercheurs
12h45-14h30 Pause déjeuner
- 14h30-15h15 Formes essentielles, Charles Mazé (Anrt Nancy)
À travers un parcours chronologique des normes françaises de lettrage technique, la recherche accompagnant la réalisation du caractère typographique Axo (Abyme) cherchait à comprendre la manière dont la normalisation s'est emparée de l'écriture manuscrite, ainsi qu'à examiner les nombreuses conséquences qu'elle a eue sur la pratique quotidienne de l'écriture dans des lieux tels que la salle de classe, le bureau de l'ingénieur, l'atelier de l'artiste et de l'architecte. Outre la mise en évidence des liens entre écriture, typographie et normalisation au cours du XXe siècle, l’étude analyse de nouveaux outils qui ont contribué à la diffusion et à l'universalisation des lettres monolinéaires aux terminaisons arrondies. La présente communication s’intéresse aux plans de design ou d’architecture du début du XXe siècle qui présentent souvent l’utilisation d’outils différents entre le design et tout l’appareil qui l’entoure : cartouche, légende, mesures, etc. La plume à palette est à l'inverse utilisée pour l’ensemble d’un même document et amène une homogénéité générale. On se demandera si cet usage qui produit un contour similaire à un tube a contribué à l’essor du mobilier tubulaire en Allemagne.
15h15-16h15 Reprises et discussions
Avec en discussion avec Charles Mazé et autour des documents apportés, les reprises de
- Catherine Guiral, autour des stéréotypes de Faucheux et du projet OPEN
- David Énon, sur les questions d’échelles
- Max Bonhomme, de la typo à la foto
Discussion ouverte aux autres chercheurs
16h15-16h30 Pause
- 16h30 – 16h50 Réflexions sur l’Asie, Tanja Cunz (MoMA, New York) – en visio-conférence
Communication en anglais
La manière dont les objets de design ont été historiquement classés en fonction de leur caractère esthétique (art appliqué, art industriel, art décoratif, artisanat), mais aussi en fonction de leur mode de production (par exemple, fait main ou fabriqué à la machine, pièce unique ou production en série) suggère que ces classifications remettent en question la finalité d'un objet, sa valeur esthétique et fonctionnelle, et son impact sur l'utilisateur. À partir de ces considérations plus larges, le concept de « Typisierung » sera réexaminé en fonction des besoins et des conditions créés par la culture industrielle, ainsi que des discussions autour de normes simples et unificatrices visant à fournir un style unificateur pour la période. Ces considérations européennes seront ensuite juxtaposées à certains mouvements apparus en Asie à peu près à la même époque en réaction à l'impact de l'industrialisation, mais qui ont pris une voie différente. Parmi ceux-ci, le mouvement Mingei, dont les membres prônaient des objets du quotidien simples et bon marché, fabriqués par des artisans ordinaires et anonymes, par opposition aux objets design axés sur l'individualité ou aux biens produits industriellement.
16h50-17h10 Discussions
Discussion ouverte avec l’ensemble des chercheurs
17h10-17h30 Reprise, perspectives des échanges de la 1ère journée
Modération par Catherine Geel
Mercredi 26 février 2025 I Typification. Pratiques, production et théories
Lieu Collège doctoral européen
Dir. G. Bertrand et M. Favard
La journée du 26 février est consacrée à l’histoire et aux théories basées sur l’étude des pratiques et des formes matérielles de la typification (typisierung). Il sera question d’explorer des réalités empiriques de la typification, passées comme plus récentes, et d’interroger la naissance de ce qui apparaît comme une nouvelle expression formelle pour de nouveaux modes de vie.
D’un intérêt porté sur les relations entre le design et les industries, il est légitime de s’interroger : Comment des éléments standardisés, issus de rapports de force et de normes, peuvent-ils néanmoins engendrer un intérêt de conception et une liberté d’utilisation ? En d’autres termes, comment une réflexion sur les formes et structures, en tenant compte de leur contexte de production et de leur potentiel transformatif, peut-elle permettre de conférer aux productions industrielles une valeur d’appropriation ?
- Les contributions et les échanges permettront d’aborder plusieurs axes comme :
- L’apparition, l’utilisation, la disparition et la réapparition du terme typisierung.
- Les choix de traduction et leurs implications. Les caractéristiques empiriques de la typification, conjuguant technique, forme, fonction et usage. Ces aspects incluent notamment :
-
- “La technique” : économie industrielle, normalisation des modèles, technologies modernes, production par la machine, production de masse et fabrication en série, matériaux semi-finis et composants standardisés, interchangeabilité des composants, système de construction.
- “La forme” : esthétique sans ornement, simplicité comme authenticité, pureté des formes, forme fonctionnelle, unité de la forme, sens de la forme, nouvelle forme, forme autonome, forme normalisée, diversité des formes.
- “La fonction” : réponse aux besoins quotidiens, accessibilité financière.
- “L’utilisation” : utilité maximale, praticité, mobilité, flexibilité, réduction des objets.
- Les principes de la typification face aux défis actuels : comment contribuer à la construction de nouveaux imaginaires matériels, mais aussi de nouvelles relations entre le design et les industries ?
Lieu Amphithéâtre (entrée libre)
8h40 Accueil café des participant·es
9h00 Remerciements, ouverture, Gwenaëlle Bertrand et Maxime Favard
- 9h15-9h45 Conférence – Structure et durée. Pourquoi la typification n'a pas seulement attiré les modernistes, Hans-Georg Lippert, Architecte et historien de l’architecture, Professeur à l’Université (Technische Universität) de Dresde (Allemagne)
« Tout pousse à la typification », proclamait l'architecte berlinois Hermann Muthesius en 1914, déclenchant ainsi en Allemagne un vif débat sur la manière dont les bâtiments et les objets doivent être conçus dans une société industrielle moderne. Ce sujet a déjà fait l'objet de nombreux écrits, mais il est intéressant de noter qu'un aspect est passé largement inaperçu jusqu'à aujourd'hui. Il s'agit du fait que ce débat n'était pas une réédition de la « querelle des Anciens et des Modernes » (comme on pourrait s'y attendre), mais que les fronts étaient très différents. La polarisation qui s'est amorcée en architecture après la Première Guerre mondiale entre les propagandistes d'une révolution esthétique et les défenseurs des principes classiques bien connus masque, même après plus d'un siècle, le fait que le terme de typification est rapidement devenu un mot clé pour les deux camps. Ainsi ils se sont reconnus comme faisant partie d'une société du XXᵉ siècle marquée par l'industrie, même s'ils se percevaient eux-mêmes comme des antagonistes. Inspiré par quelques observations de Roland Barthes dans les années 1950, l'intervention se penchera sur la question de savoir comment on en est arrivé là, quelles ont été les influences déterminantes et quelles en sont les conséquences pour l'évaluation actuelle des processus de l'époque.
9h45-10h Moment d’échange
- 10h-10h30 Conférence – Les choses de la modernité, Laurent Stalder, Architecte et Professeur, Institut pour l’étude de l’histoire et des théories de l’architecture (ETH) de Zurich (Suisse)
Au tournant du siècle, une série de nouveaux objets, appareils, machines, infrastructures sont incorporés dans l’habitat : guichets, ascenseurs, portes tournantes, systèmes de chauffage, et autres équipements. A l'instar des objets techniques, conçu par des ingénieurs, des scientifiques ou des médecins, ou par de simples inventeurs, ils sont généralement considérés comme ne faisant pas partie de l'architecture, bien qu’ils forment, comme les éléments plus convenus, tels murs, plafonds, escaliers ou fenêtres, le cadre de la vie moderne. Ils en sont autant l’expression que la condition. Remettant en question le clivage moderne entre technologie et architecture, espace et construction, infrastructure et superstructure, la contribution utilise l’exemple du vide-ordure pour démontrer que les profondes transformations de l’architecture moderne sont moins l’expression d’inventions formelles, que de nouvelles connaissances, de nouveaux procédés, de nouveaux acteurs, de nouvelles manières de faire.
10h30-10h45 Moment d’échange
10h45-11h Pause-café
- 11h-11h30 Conférence – Idéaux fonctionnalistes et utilité publique, une définition de la typification. Ferdinand Kramer et la Nouvelle Francfort (1925-1930), Gwenaëlle Bertrand Maître de conférences en design, UR ECLLA, Université Jean Monnet Saint-Étienne et Maxime Favard Maître de conférences en design, UR ACCRA, Université de Strasbourg, École supérieure de design de Villefontaine.
À l’entre-deux-guerres, en République de Weimar, Ferdinand Kramer, comme d'autres jeunes de sa génération, adopte un regard critique sur les « irrationalités » des années 1920 dans les domaines de la conception. Même le Bauhaus, fondé par Walter Gropius en 1919 et souvent considéré comme une école de formation progressiste, n’échappe pas à cette remise en question. Cette institution, explique Kramer, a même été à ses débuts qualifiée de manière satirique de « reflet de l'inflation », tant l’individualisme artistique semblait primer sur la rationalité économique. Ainsi attaché à l’« esprit du temps présent » par une évaluation rationnelle des contextes économiques, techniques et sociaux, Kramer souligne une nécessité moderne d’invention et d’inventivité du design industriel. En 1925, il est nommé au sein du département de typification de l'Office municipal des bâtiments de la Nouvelle Francfort (Das Neue Frankfurt) par Ernst May. Occupant son poste entre 1925 et 1930, il s’efforce de démontrer, à travers une conception rationnelle de types fabriqués en grande série, l’impact social d’un nouveau modèle d’habitat et de mode de vie.
11h30-11h45 Moment d’échange
11h45-13h30 Pause déjeuner (Restaurant Le 32)
Lieu Salle de réunion 0.20 ( College doctoral européen, places limitées, sur inscription)
- 13h30-15h Table ronde : La typification comme jeu et enjeu de construction
Présentation et échanges sur le rôle de la typification : ingéniosité de conception et effets sur les pratiques culturelles, matérielles et sociales.
- 13h30-13h50 Communication de Pierre Litzler, professeur des universités, Université de Strasbourg, ACCRA (France), Une pensée autre de la conception. Enjeu conceptuel et systémique de la typification
Si l’on caractérise généralement la typification comme ce qui relève de la technique, de la forme, de la fonction ou de l’usage, il semble nécessaire et pertinent de comprendre et d’interroger les notions, les concepts et les pensées qui organisent, articulent et mettent en jeu cette modalité singulière de la conception. Une présentation synthétique de différentes hypothèses de concepts qui ont probablement structuré trois moments des avant-gardes (de Stijl, Bauhaus, Esprit nouveau) permettra d’engager une discussion sur l’enjeu conceptuel et systémique de ce mouvement de pensée de la typification et pourra nous ouvrir sur la puissance linguistique complexe, évocatrice voire poétique de cette dernière.
13h50-15h Échanges directs avec :
- John Didier, professeur HDR, Haute école pédagogique du canton de Vaud (Suisse)
- Hans-Georg Lippert, professeur HDR, Université de Dresde (Allemagne)
- Marie-Aurore Stiker-Métral, designer et enseignante, École supérieure d’art et design de Saint-Étienne, Labo d’Objet (France)
15h-15h30 Pause-café
- 15h30-17h Table ronde : Normes et imaginaires industriels
Présentation et échanges sur les contraintes de conception liées à la normalisation des systèmes de production et sur leurs répercussions dans les représentations et modes de vie.
- 15h30-15h50 Communication de Brice Genre, maître de conférences en design, Toulouse (France), Des yeux qui ne voient pas... les choppers
Partant de l’idée que le concept de type est insaisissable, complexe et riche de multiples enjeux, l'approche envisagée est de porter un regard sur un épiphénomène appartenant à la culture des objets techniques qu'est la conception-production de choppers et la kustom-culture. Il semblerait que la production de choppers rende compte, de manière inattendue et empirique, d'un processus pertinent de typification, nous livrant peut-être des modèles pour penser (en design) la conception de type.
15h50-17h Échanges directs avec :
- Daria Ayvazova, designer, docteure en design et enseignante, Haute école des arts du Rhin (HEAR) (France)
- Rodolphe Dogniaux, designer et enseignant, École supérieure d’art et design de Saint-Étienne (ESADSE), Labo d’Objet (France)
- Daniel Payot, professeur des universités, Université de Strasbourg (France)
- 17h-17h10 Projection vidéo de Vincent Beaubois, maître de conférences en philosophie à l'Université Paris Nanterre, membre du laboratoire IRePh (Institut de Recherches Philosophiques), Le « type » comme opérateur analogique entre « design » et « écriture »
Cette proposition entend investir ce qui semble être l’analogie profonde qui anime la question du « type » dans le champ du design, à savoir l’analogie entre « design » et « langage », ou plus exactement entre « design » et « écriture ». Le « type » désigne étymologiquement l’empreinte, la trace portée dans une matière. Plus précisément, il désigne le caractère d’imprimerie, c’est-à-dire l’élément permettant de « grammatiser » une langue, agissant ainsi sur sa reproductibilité et sa maniabilité : la langue est alors pensée à partir d’une discrétisation en éléments finis, justifiant notamment une approche structuraliste et combinatoire de son fonctionnement. C’est également cet usage du « type » que l’on trouve chez W. Gropius (Bertrand & Favard, 2022) où la typification désigne une attention aux composants individuels standards et combinables permettant de concevoir des environnements matériels pensés comme des « systèmes ouverts ». L’analyse structurale du design en France dans la deuxième moitié du XXᵉ siècle (Van Lier, Moles, Baudrillard) place la référence gropiusienne du « type » au centre de sa démarche. Nous chercherons ainsi à comprendre quels ont été les enjeux de ce moment particulier de l’histoire théorique du design et ce qu’engage cette mise en œuvre d’une analogie entre le design et la langue à partir de cette notion de « type ».
Chercheur·es des journées
Gwenaëlle Bertrand, MCF en design (Eclla, université Jean Monnet Saint-Étienne) et Maxime Favard, MCF en design (Accra Unistra et École supérieure de design Villefontaine). Ils publient en 2022 l’article français qui établit la première recension des traductions pour le mot type dans la revue Appareil (OpenEdition).
Max Bonhomme, docteur en histoire de l’art, MCF en design (Accra-Unistra). Ses recherches, soutenues par la DFK Paris, portent sur l’émergence d'un discours spécifique sur le « graphisme » au début du xxe siècle montrent comment un vocabulaire issu d’une pratique professionnelle peut s’en émanciper et s’inscrire dans l’histoire plus générale des formes visuelles. Elles s’appuyent sur des contributions francophones et les transferts culturels entre la France et les pays germanophones et anglophones.
Claire Brunet, philosophe (CRD-Ens Paris-Saclay – Ensci Les Ateliers). Elle travaille actuellement sur une approche historique du design, à partir du principe freudien selon lequel notre vie quotidienne est par nature psychopathologique et tente de rappeler les strates inconscientes qui organisent notre rapport aux espaces et aux objets. Elle est co-auteur de l’ouvrage de référence Le design. Histoire, concepts, combats (Gallimard).
Tanja Cunz, historienne du design et conservatrice (MoMA). Elle a conçu et imaginé des expositions au Vitra Design Museum (Weil-am-Rhein) et au M+ (Hong Kong). Au MoMA, elle est à la fois conservatrice et chercheuse et a fait partie de différentes équipes de chercheurs sur l'époque moderne.
David Énon, designer, chercheur (Ensad Nancy, APILab La Réunion). Ses réalisations interrogent les modes de production des formes matérielles de notre environnement à l’ère post-industrielle. Il travaille au dépassement de l’économie de gestes et de moyens, à l’inscription des projets dans le temps et dans l’espace, en accord avec les rythmes de production biologiques des formes et de la matière in situ.
Simone Fehlinger, designer graphique, doctorante en cultures visuelles (labo Spacetelling Esad St-Étienne, Accra-Unistra). Ses recherches portent sur les imaginaires de l’Anthropocène, les fictions politiques et la culture visuelle et matérielle contemporaine. Elle interroge le design en tant que discipline définissant les interactions entre l’homme et ses environnements et travaille actuellement autour de la question des grilles standardisantes, étudiées de façon historiques et météorologiques (Le bulletin météo : une fenêtre sur le climat ? (Ed. 205, 2025).
Catherine Geel, historienne, enseignante et chercheure (CRD-Ens Paris Saclay – Ensci les Ateliers ; Ensad Nancy). Elle dirige la plateforme de diffusion de la recherche Problemata en Open-Science ( Huma-Num-CNRS). Elle travaille autour des visions critiques de l’histoire. Ses sujets concernent les modernités critiques américaine et italienne et l’historicité des questions écologiques en design. Elle est coauteur de l'ouvrage de référence Le design. Histoire, concepts, combats (Gallimard).
Catherine Guiral, designer graphique (studio officeabc), Docteure en Histoire du design (RCA) et enseignante-chercheure (Ésam Caen). Ses recherches portent sur l’histoire culturelle, l’histoire de l’édition, la communication visuelle et le domaine étendu du design graphique. Elle a publié différents ouvrages sur le typographe et urbaniste français Pierre Faucheux à partir de sa thèse de doctorat réalisé au Royal College of Art sous la direction du Prof. David Crowley et du Dr. Sarah Teasley. Ses textes sont publiés dans les revues Faire, Brick of the Kiln et LSD, entre autres.
Charles Mazé, designer graphique et dessinateur de caractères, enseignant-chercheur, membre de l'Anrt (Nancy). Iels ont été pensionnaires à l’Académie de France à Rome—Villa Médicis en 2014–15, résidence pendant laquelle iels ont développé un projet de recherche consacré à la collecte, à la transcription et à la publication d’écritures populaires observées dans l’espace public. Iels sont designers graphiques en résidence au CAC Brétigny depuis 2016. Le livre Valentine Schlegel : je dors, je travaille de Hélène Bertin, qu’iels ont édité et désigné, a reçu la médaille d’argent au concours Best Book Design from all over the World en 2022.
Elke Mittmann, historienne de l’architecture, enseignante HdR-chercheure (Amup, Ensa Strasbourg). Ses recherches portent sur l'histoire des expositions d'architecture depuis les années 1920 (thèse d’HdR), l’invention de paradigmes de représentation et l’histoire de l’architecture industrielle en Allemagne et en France aux XIXe et XXe siècles. Elle a travaillé pour la Fondation du Bauhaus à Dessau et pour le Musée fédéral allemand à Bonn et à Leipzig en tant que commissaire d'exposition et chercheure.
Émilie Oléron-Evans, historienne de l’art, spécialiste d’histoire culturelle des arts, enseignante-chercheuse (Queen Mary University of London). Son premier livre, Nikolaus Pevsner, Arpenteur des Arts (Démopolis, 2015) analyse la carrière de l’historien de l’art Nikolaus Pevsner comme un moment charnière dans l’intégration progressive des questions d’art et d’architecture dans la culture britannique. Ses recherches portent actuellement sur les femmes historiennes de l’art et sur le rôle de la traduction dans l’évolution de l'histoire de l’art en tant que discipline. Son dernier ouvrage est L’histoire de l’art engagée : Linda Nochlin (Presses universitaires de Strasbourg, 2025).
Coordination scientifique et organisation
- Gwenaëlle Bertrand, Maxime Favard, Catherine Geel, Marie Lejault I équipe de recherche
- Carole Cordazzo I secrétariat scientifique, Misha
- Michaël Sauvage I administration, Ensad Nancy.
- Stanyslas Leray I conception graphique, Ensad Nancy.
Subjects
Places
- Salle Asie 2e étage | Salle de réunion 0.20 - MISHA | Collège doctoral européenn 46, boulevard de la Victoire
Strasbourg, France (67)
Event attendance modalities
Full on-site event
Date(s)
- Tuesday, March 25, 2025
- Wednesday, February 26, 2025
Attached files
Keywords
- design, standard, transition, techniques, typification
Contact(s)
- Marie LEJAULT
courriel : m [dot] lejault [at] tpworkunit [dot] fr
Information source
- Marie LEJAULT
courriel : m [dot] lejault [at] tpworkunit [dot] fr
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To cite this announcement
« Types versus standards. Vers de nouvelles composantes en design », Study days, Calenda, Published on Thursday, February 20, 2025, https://doi.org/10.58079/13clo

