Published on Thursday, April 03, 2025
Abstract
Les fondements politiques des sociétés occidentales semblent actuellement fragilisés par des mécanismes d’érosion démocratique. Avec ce sixième dossier, la revue RessourSES souhaiterait apporter un éclairage sur les sources de cet affaiblissement, en plaçant la focale sur les processus conduisant à l’essor des autoritarismes et au bâillonnement de l’expression critique.
Announcement
Argumentaire
Les sociétés occidentales connaissent actuellement des transformations politiques majeures. La crise de la représentation, la montée des populismes ou encore la reconfiguration des rapports entre État et marché témoignent et/ou participent d’une profonde déstabilisation de leurs fondements politiques et interroge sur leur devenir démocratique. S’il semble plus facile de définir la démocratie comme idéal de gouvernement que de fournir les caractéristiques précises d’un tel régime, un certain nombre de phénomènes à l’œuvre dans les sociétés occidentales semblent attester d’un recul de leur conformité aux grands principes auxquels ce terme peut renvoyer (Rousseau, 1762 ; Schmitter et Karl, 1991 ; Manin, 1995 ; Rosanvallon, 2006).
Certaines évolutions récentes de la société française constituent un exemple manifeste d’un tel recul. En lien avec la politique de lutte contre le terrorisme qui s’est déployée après les attentats de 2015, certains droits fondamentaux ont été considérablement fragilisés. Les libertés de circulation et de manifestation ont par ailleurs été affaiblies lors des récents mouvements sociaux (Loi Travail, Gilets jaunes, Réforme des retraites), dont les participants ont subi une répression rarement égalée dans les régimes dits démocratiques (Codaccioni V., 2019 ; Guérinet et Bonneau, 2021 ; Kempf, 2022). Outre les mesures de restriction du droit à manifestation, c’est aussi l’usage disproportionné d’armes non létales sur les manifestants qui a été souligné (Rocher, 2020). Au regard de la prolifération des interpellations et gardes à vue arbitraires, des violences policières subies par les journalistes couvrant ces événements, ou encore des menaces pesant sur des associations telles que la LDH, certains auteurs questionnent la mise en péril de la démocratie (Jobard et Fillieule, 2020 ; Lévy-Lajeunesse, 2025).
Au-delà, le renforcement des inégalités économiques que connaissent nombre de sociétés occidentales met à mal l’égalisation des conditions dont Tocqueville (1835-1840) considère qu’elle est le propre d’une société démocratique. Bien qu’elle ne transforme pas nécessairement les principes juridiques des régimes politiques qualifiés de démocratiques, l’appropriation par quelques-uns des ressources économiques et des positions de pouvoir tend à les dénaturer en profondeur. Si des analyses anciennes (Pareto, 1906 ; Dahl, 1961 ; Sartori, 1987) permettent de considérer que l’influence des élites économiques ne constitue pas nécessairement une menace pour les systèmes démocratiques tant que persiste une compétition entre élites, la plupart des analyses contemporaines s’inscrivent en porte à faux par rapport à cette thèse. L’imbrication croissante entre pouvoir économique et pouvoir politique nourrirait en effet des formes renouvelées d’oligarchisation et de capture institutionnelle menaçant la vitalité démocratique (Gilens et Page, 2014 ; Cagé, 2018).
Alors que de nombreux travaux ont récemment cherché à objectiver les effets de ces dynamiques en tentant de nommer, par des expressions inédites, leurs produits institutionnels – « démocratie illibérale » (Zakaria, 1997), « autocratie électorale » (Schedler, 2003), « autoritarisme constitutionnel » (Viala, 2023), « État néolibéral-autoritaire » (Palheta, 2018) –, l’enjeu de ce dossier serait de saisir les conditions sociales, économiques et politiques qui rendent possible l’affaiblissement démocratique des régimes politiques des sociétés occidentales contemporaines et de caractériser précisément les mécanismes par lesquels il s’opère.
Axe 1. L’érosion démocratique par le haut : les mécanismes de l’essor des autoritarismes
L’essor des régimes autoritaires pose la question du devenir des démocraties contemporaines. Si certains pays connaissent des dérives autoritaires progressives, d’autres semblent développer de nouvelles formes d’autoritarisme, souvent dissimulées derrière des élections parfois transmuées en plébiscites par ceux qui les remportent. L’enjeu de ce premier axe serait ainsi de poursuivre l’étude des « dynamiques des tournants autoritaires » (Collombon et Mathieu, 2021) en saisissant la diversité des mécanismes par lesquels s’opère le processus d’érosion démocratique. Nous aimerions ainsi recevoir des propositions de contribution portant sur l’analyse documentée des mécanismes qui président à la consolidation de l’autoritarisme ou à l’émergence de formes de gouvernance combinant moyens autoritaires et éléments démocratiques (Diamond, 2002). Quels sont les facteurs qui conduisent à la rupture dans l’équilibre des pouvoirs, à l’émergence progressive de déséquilibres dans la répartition des pouvoirs ou encore à l’affaiblissement des contre-pouvoirs institutionnels (Fontaine, 2023) ? Ces déséquilibres émergent-ils en réaction à des événements particuliers (attentats par exemple) qui contraignent les responsables politiques à devoir modifier brusquement les modalités de fonctionnement des institutions ? En lien avec des modifications dans les rapports de force qui peuvent se dessiner au sein de l’appareil d’État ? Ou bien, la « mort des démocraties » (Levitsky S., Ziblatt D., 2019 [2018]) se joue-t-elle encore dans la préservation des « normes implicites » par les partis politiques dominants (tolérance mutuelle et retenue institutionnelle) ?
Si l’analyse descriptive des transformations constitutionnelles et juridico-organisationnelles des relations entre institutions détentrices de certains pouvoirs politiques est certainement nécessaire pour attester de l’entrée de certaines sociétés dans des logiques autoritaires (Agamben 2003), des contributions qui se focaliseraient sur les mutations des pouvoirs de police ou des technologies que ses membres emploient alimenteraient judicieusement le dossier. Assiste-t-on forcément et toujours à l’émergence de nouvelles polices (Lévy-Lajeunesse L., 2025) pour permettre aux tenants du pouvoir de maintenir leur autorité ? À une extension du pouvoir policier ? À l’usage de nouvelles technologies à des fins de surveillance de contrôle social, voire de terrorisation (Rocher, 2020 ; Douillard-Lefèvre, 2021) ? Faut-il même parler de « répertoires d’action répressifs » (Cormier et Erdinç, 2020) pour décrire efficacement la combinaison et l’articulation des différents registres de la répression ?
Dans une perspective attentive aux dynamiques sociales et économiques qui travaillent les sociétés, il serait bienvenu de tenter, aussi, d’identifier les conditions structurelles facilitant la genèse de ce type de régimes (Haggard et Kaufman, 2016). Émergent-ils ainsi plus facilement à la suite de difficultés économiques ou sociales qui frappent parfois certaines sociétés ? Et, plus largement, y-a-t-il même des constantes dans leur formation ?
Une analyse efficace des transformations politiques contemporaines invite à prêter attention aux mécanismes de collusion économique et politique. Si l’on observe depuis longtemps l’influence des élites économiques dans les prises de décisions politiques par le biais du lobbying, les rapports qu’entretiennent les élites politiques et les dominants du champ économique ont probablement été profondément modifiés, au prix d’une hétéronomisation croissante du champ politique. Dans nombre de sociétés, on observe en effet que des personnes (Donald Trump, Sebastián Piñera, Mauricio Macri, Silvio Berlusconi, Cyril Ramaphosa, Thaksin Shinawatra) disposant de fortunes colossales en viennent à accaparer des positions leur offrant des pouvoirs politiques très conséquents. Sur ce point, il nous semblerait donc judicieux de réfléchir aux mécanismes et stratégies de captation du pouvoir par les élites économiques. On pourra par exemple s’interroger sur le rôle que peuvent jouer certains intermédiaires déjà identifiés, tels que les lobbies ou les think-tanks ou chercher à mettre en évidence le rôle d’autres, moins connus (influenceurs, hackers, financiers, etc.), en s’attachant à décrire les mécanismes par lesquels ces intermédiaires participent à l’émergence de nouveaux régimes ploutocratiques (Benquet et Bourgeron, 2021). L’analyse de la place des médias, et plus particulièrement du phénomène de concentration médiatique, nous semblerait également intéressante à mener pour éclairer la diversité des leviers d’appropriation du pouvoir par certains dominants (Comby et Ferron, 2018 ; Sedel, 2022).
Enfin, puisque des travaux signalent actuellement un soutien croissant des populations envers les candidats et partis qui contestent les normes démocratiques (Mounk et Foa, 2017), l’analyse des ressorts de l’érosion des systèmes démocratiques ne doit pas selon nous négliger la réflexion sur les facteurs explicatifs de l’accommodement, de l’acceptation voire de l’adhésion des populations au développement de l’autoritarisme. Les contributions portant ainsi sur l’analyse des discours des gouvernants par lesquels ils légitiment les dérives autoritaires seront bienvenues. Comment les objets (mythes, images), les syntagmes, les procédés discursifs (rhétoriques et argumentatifs) qu’ils mobilisent sont-ils articulés et mis au service de la légitimation de l’autoritarisme ? Suivant, encore la perspective de l’analyse de discours, on pourra se demander si l’érosion démocratique passe nécessairement par la mise en « crises » de certains phénomènes (sécuritaires, sanitaires, économiques) (Yot, 2009) ou par l’usage de formules qui tendent à offrir une vision catastrophiste de la société – « nous sommes en guerre ! », « l’effondrement est imminent », « nous sommes assiégés », « la guerre civile est à nos portes », « nous vivons dans une dictature numérique » (Müller, 2022). Plus largement, l’érosion démocratique est-elle forcément facilitée par le développement de discours de haine (Noiriel, 2021 ; Monnier et al., 2021 ; Bouron, 2025), ou s’appuie-t-elle plutôt sur des discours « consensuels » (Mouffe, 2016) ? S’arrime-t-elle encore à des stratégies de présentation de soi qui communiquent un ethos viriliste, voire violent, qui participent de la reconstruction symbolique de ce que peut être une « bonne » représentation politique auprès de l’électorat ? Bref, l’idée serait ici de chercher à saisir comment la communication politique contribue au renforcement de l’autorité dans les régimes démocratiques.
Axe 2. L’érosion démocratique par le bas : les mécanismes de contrôle du dicible
L’affaiblissement des régimes démocratiques est inséparable de mécanismes de réduction du dicible dans l’espace public. Comme le montre l’univers dystopique assis sur une novlangue totalement aseptisée créé par Georges Orwell dans 1984, les limitations portées à la parole critique permettent en effet de réduire les canaux possibles d’expression de la contestation. Dans ce cadre, une réflexion sur les logiques de production de l’indicible, par lesquelles des mots, expressions ou idées font l’objet de tentatives de bannissement par des détenteurs du pouvoir (« violences policières », « racisme d’Etat », « islamophobie ») serait judicieuse afin de mettre au jour les mécanismes empêchant certaines réalités discursives d’avoir droit de cité, et certaines argumentations d’être audibles. De même, une analyse des luttes visant à l’orientation sémantique de certains termes – « anti-sionisme » (Vidal, 2020 ; Bande, 2024) ou « génocide » notamment (Fassin, 2024) – fournirait une contribution pertinente aux questionnements soulevés par cet appel. Sur ce point, il nous paraîtrait intéressant d’étayer l’analyse par un examen de l’évolution des rapports de force qui se dessinent dans le « champ du pouvoir » (Bourdieu, 2011) ou dans des sous-champs de celui-ci.
Si l’analyse des effets de ce travail de réduction du dicible pourrait utilement s’appuyer sur l’examen de l’évolution des usages journalistiques de tels termes ou expressions, l’objet de cet appel invite également à examiner l’évolution des libertés journalistiques. Par la critique de l’exercice du pouvoir qu’elles autorisent, ces libertés constituent en effet un pilier fondamental des démocraties contemporaines. Or, dans de nombreux pays, les journalistes subissent des pressions croissantes : sanctions disciplinaires infligées par leurs propres entreprises de presse, pressions éditoriales, intimidations judiciaires, ou encore censure directe et indirecte exercée par des acteurs politiques et économiques influents (Cagé, 2015 ; Smymaïos, 2023). Dans cet esprit, ce dossier accueillerait très favorablement des propositions de contributions où on chercherait à observer l’existence de liens entre l’affaiblissement des libertés journalistiques et les périodes de montée de l’autoritarisme. Un autre angle intéressant consisterait à documenter la manière dont les journalistes ou entreprises de presse résistent aux pressions judiciaires, politiques et économiques qui peuvent s’exercer sur eux. Comment et dans quelle mesure parviennent-ils à contourner les censures et à préserver leur liberté (Dupuy, 2016) ? En lien avec la réflexion associé à l’axe 1, on pourrait aussi aborder la question de l’érosion démocratique en se demandant comment la « liberté d’expression » peut être instrumentalisée ou comment elle peut participer à une déperdition de la qualité du débat public : en offrant médiatiquement autant de poids à la parole du quidam qu’à celle de l’expert, sur le principe « un homme = une voix », n’assiste-t-on pas à l’avènement d’un recul démocratique par appauvrissement du débat public ?
Si la constitution d’un espace public démocratique repose assurément sur la liberté dont jouissent les acteurs médiatiques, elle s’appuie assurément sur bien d’autres. Souvent négligée, la parole professorale joue certainement un rôle fondamental dans la préservation du caractère démocratique des systèmes politiques en ce qu’elle forme les futurs citoyens et participe de la construction du regard qu’ils portent sur l’action politique des gouvernants et les évolutions du régime politique de la société dans laquelle ils vivent. Sur cet aspect, il pourrait donc être judicieux d’analyser les ressorts de l’encadrement de la parole professorale. Ici, deux axes de recherche nous semblent à privilégier. D’une part, on pourrait s’intéresser à la construction des curricula en objectivant les luttes de pouvoir qui y président, notamment en ce qui concerne les programmes politiquement « sensibles » (Raulin, 2006. Pour le cas de l’histoire, voir plus particulièrement : Legris, 2014 ; pour le cas des SES : David, 2012 et Martinache, 2018) et en procédant à une analyse comparative de leurs modalités de construction selon la nature des régimes ou selon les périodes historiques, plus ou moins autoritaires, d’un même pays. D’autre part, on pourrait réfléchir aux évolutions du contrôle exercé sur la parole enseignante. Ainsi, il serait certainement fructueux d’analyser l’évolution des pressions exercées sur les enseignants pour qu’ils en viennent à conformer leurs discours à certaines attentes (institutionnelles ou partisanes) en adoptant une perspective historique attentive à l’état des forces politiques. Outre le « devoir de réserve » auquel sont soumis les agents publics (Lemmens et Demeuse, 2021 ; Taillefait, 2022), par quels moyens, dispositifs ou technologies la parole enseignante est-elle ainsi contrainte et canalisée ? Et, comment garantir au mieux la protection de leurs libertés dans les contextes de crise que traversent actuellement les régimes politiques des sociétés occidentales (Sehier, 2024) ?
Enfin, dans la mesure où les organisations syndicales sont des acteurs institutionnellement reconnus de la démocratie sociale1, elle-même indissociable de la démocratie politique, une entrée par le biais de l’évolution des libertés syndicales pourrait constituer une voie intéressante. Force sociale participant du débat public, les syndicats utilisent en effet régulièrement des formes variées du « répertoire d’action collective » (Tilly, 1984) pour exprimer des revendications et s’opposer à des évolutions qu’ils jugent liberticides. Si le domaine d’intervention privilégié des syndicats est le monde du travail, leur attachement à certains principes démocratiques les amène à prendre position parfois face aux dérives autoritaires des gouvernants. Dans la mesure où l’activité syndicale apparaît ainsi consubstantielle des régimes démocratiques (Amossé et Denis, 2016), plusieurs questionnements semblent pouvoir être abordés. L’évolution des faits de discrimination et de répression syndicale suit-elle par exemple celle des inflexions autoritaires des régimes politiques, ou l’amorce-t-elle ? Faut-il par ailleurs forcément y voir le produit d’un durcissement du régime ? Les contributeurs et contributrices pourraient également envisager de documenter les différentes manières par le biais desquelles les gouvernants peuvent tenter de museler l’expression syndicale. Enfin, nous pourrions également accueillir dans ce dossier des contributions visant à rendre compte des mécanismes, tant discursifs que sociaux, par lesquels la parole syndicale est délégitimée voire discréditée, en articulation avec les évolutions juridiques récentes ayant conduit à transformer le cadre d’organisation du dialogue social dans l’entreprise (2018) comme dans la fonction publique (Loi Dussopt du 6 août 2019).
Modalités de soumission
Les notes d’intention, de 1000 à 2500 signes espaces compris, sont à adresser à l’équipe de rédaction à l’adresse suivante : ressourses@proton.me,
avant le 20 juin 2025
En mettant en copie les deux rédacteurs en chef :
- Frédérique Giraud, maîtresse de Conférences en sociologie, chercheuse associée au CERLIS, Université Paris Cité, frederique.giraud@u-paris.fr
- Yoann Verger, PRAG, docteur en sciences économiques, IAE de Tours, yoann.francois.verger@gmail.com ; yoann.verger@univ-tours.fr
et les coordinateurs du dossier :
- Anne-Sophie Decroes, professeure de SES, asdecroes@gmail.com
- David Descamps, professeur de SES, docteur en sociologie, chercheur associé au CLERSÉ, Université de Lille, daviddescamps@hotmail.com
- Agathe Foudi, professeure de SES, doctorante en sciences politiques au CERAPS, Université de Lille, agathe.foudi@hotmail.fr
Les notes d’intention seront accompagnées d’un titre, d’une courte bibliographie.
Les articles issus des notes d’intention qui auront été acceptées seront à renvoyer pour le 31 octobre 2025. Ils devront comporter de 16000 à 32000 signes. Les contributeurs intéressés peuvent retrouver l’essentiel des éléments d’information sur les consignes en suivant ce lien
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Note
1 L’article 1 du Code du travail précise en effet que « Tout projet de réforme envisagé par le Gouvernement qui porte sur les relations individuelles et collectives du travail, l’emploi et la formation professionnelle et qui relève du champ de la négociation nationale et interprofessionnelle fait l’objet d’une concertation préalable avec les organisations syndicales de salariés et d’employeurs représentatives au niveau national et interprofessionnel en vue de l’ouverture éventuelle d’une telle négociation ».
Subjects
- Political studies (Main category)
- Society > Political studies > Political science
- Society > Political studies > Political history
- Society > Political studies > Political and social movements
- Society > Political studies > Political sociology
- Mind and language > Information > History and sociology of the media
- Society > Political studies > Governance and public policies
- Society > Political studies > Political institutions
Date(s)
- Friday, June 20, 2025
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Keywords
- démocratie, autoritarisme, élite, censure, droit, liberté
Contact(s)
- Agathe Foudi
courriel : agathe [dot] foudi [at] hotmail [dot] fr - David Descamps
courriel : daviddescamps [at] hotmail [dot] com
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Information source
- Agathe Foudi
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« La démocratie en péril ? », Call for papers, Calenda, Published on Thursday, April 03, 2025, https://doi.org/10.58079/13odo

