HomeLe droit international en crise : regards croisés
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Published on Thursday, July 10, 2025

Abstract

La crise du droit international constitue l’un des phénomènes majeurs de l’ordre mondial contemporain. Longtemps présenté comme un système normatif universel garantissant la coexistence pacifique des États, la régulation des conflits et la protection des droits fondamentaux, le droit international est aujourd’hui confronté à des tensions profondes qui remettent en cause sa légitimité, son efficacité et son universalité. Les mutations géopolitiques contemporaines, marquées par l’émergence d’un ordre multipolaire, la résurgence de la souveraineté étatique, la fragmentation normative, la politisation des institutions internationales, ainsi que la multiplication des crises globales, révèlent les limites structurelles du droit international classique.

Announcement

Argumentaire

La relation entre le droit international et l’ordre mondial contemporain est marquée par une tension paradoxale entre universalité proclamée et particularismes géopolitiques persistants. Conçu comme un système juridique global visant à encadrer les relations entre États et autres acteurs internationaux, le droit international se trouve aujourd’hui confronté à une remise en cause sans précédent de ses fondements normatifs et institutionnels.

La multiplication des violations massives du droit international humanitaire, l’usage unilatéral de la force, la politisation de la justice pénale internationale, la fragmentation des régimes normatifs sectoriels, ainsi que la contestation du multilatéralisme illustrent une crise profonde de la gouvernance juridique mondiale. Cette crise se manifeste également par l’émergence de discours critiques issus du Sud global, du courant TWAIL, des théories postcoloniales et des approches critiques du droit, qui dénoncent l’eurocentrisme structurel du droit international classique.

Dans ce contexte, le droit international apparaît comme un champ de lutte normative où s’affrontent des visions concurrentes de l’ordre mondial : libérale, souverainiste, multipolaire, régionaliste, voire civilisationnelle. La crise actuelle ne signifie pas nécessairement l’effondrement du droit international, mais plutôt sa transformation profonde, révélant la nécessité de repenser ses fondements théoriques, ses institutions et ses mécanismes de production normative.

L’enjeu central de cet ouvrage est d’analyser comment le droit international se reconfigure face à la montée des puissances émergentes, à la fragmentation du multilatéralisme, à la numérisation des relations internationales et à la crise écologique mondiale. Il s’agit d’interroger la capacité du droit international à rester un instrument de régulation globale dans un monde marqué par l’instabilité, la rivalité des puissances et la pluralité normative.

La crise du droit international apparaît aujourd’hui comme un phénomène global et multidimensionnel[1]. Bien que fondé sur le principe d’universalité normative, le droit international est constamment confronté, d’une part, aux défis posés par la diversité géopolitique, culturelle et idéologique des États, et, d’autre part, à la pluralité des ordres juridiques et à la concurrence des régimes normatifs régionaux et sectoriels[2]. Cette problématique se manifeste avec une acuité particulière dans un contexte international marqué par la multipolarité, la fragmentation normative et la remise en cause du multilatéralisme classique[3].

Malgré l’intégration formelle des États dans la communauté internationale[4], la production et l’application du droit international demeurent largement influencées par des rapports de force asymétriques, les grandes institutions de gouvernance mondiale ayant historiquement été dominées par les puissances occidentales[5]. Cette configuration structurelle a longtemps conduit à une prise en compte inégale des réalités et des intérêts des différentes régions du monde, nourrissant des critiques sur la légitimité, l’équité et l’efficacité du système juridique international[6].

Le défi majeur auquel sont confrontés les États réside dans la conciliation entre leurs aspirations à la souveraineté nationale et l’impératif de participation à un ordre juridique globalisé, de plus en plus dense et intrusif. L’adhésion aux normes internationales, qu’elles concernent les droits de l’homme[7], le commerce international, l’environnement, la sécurité ou le numérique, s’opère souvent dans un contexte de rivalités géopolitiques et de rapports de force inégaux, accentuant les tensions entre universalité normative et pluralisme politique[8].

Dans ce contexte de recomposition de l’ordre mondial, marqué notamment par l’émergence de nouvelles puissances et de coalitions telles que les BRICS+[9], les États cherchent simultanément à renforcer leur participation à la gouvernance mondiale et à préserver leur autonomie juridique et politique[10]. Cette tension structurelle entre l’universalisme des normes et les particularismes nationaux ou régionaux constitue l’un des ressorts fondamentaux de la crise contemporaine du droit international. C’est dans cette perspective que s’inscrit le présent projet d’ouvrage collectif, qui se propose d’analyser les dynamiques, les manifestations et les perspectives de transformation du droit international dans un monde en profonde mutation[11].

L’enjeu central de cette étude scientifique réside dans l’analyse des interactions difficiles entre les États, les institutions internationales et le système juridique international dans son ensemble. Cette thématique interroge la capacité des États à concilier leur participation à un ordre juridique mondial en constante densification avec la préservation de leur souveraineté nationale, considérée comme un pilier de leur autonomie politique, économique et normative[12].

L’ouvrage se propose d’examiner, d’une part, les mécanismes par lesquels les États résistent, adaptent, transforment ou intègrent les normes internationales dans leurs ordres juridiques internes et régionaux, et, d’autre part, la manière dont les différents acteurs du système international, historiquement hiérarchisés et inégalement représentés, cherchent à redéfinir leur place dans la production et l’évolution du droit international. Il s’agira notamment d’analyser les stratégies normatives, institutionnelles et politiques mises en œuvre par les États et les coalitions transnationales pour influencer la formation, l’interprétation et l’application des règles internationales[13].

Dès lors, le projet d’ouvrage suscite différentes interrogations parmi lesquelles les questions suivantes : Quelle lecture peut-on faire de la crise contemporaine du droit international ? Comment se manifeste-t-elle dans ses dimensions juridiques, politiques et institutionnelles, et quels en sont les effets sur la gouvernance mondiale ? Comment les États, tout en s’intégrant dans des structures multilatérales et régionales de plus en plus difficiles, parviennent-ils à préserver leur autonomie normative face aux pressions géopolitiques, économiques et technologiques et aux rapports de force asymétriques ?

Ces différents questionnements touchent simultanément à la dynamique des relations internationales, à la théorie contemporaine de la souveraineté et à la redéfinition paradigmatique du droit international[14] dans un contexte global marqué par l’interconnexion croissante, la multipolarité et la fragmentation normative[15].

Selon le Dictionnaire de l’ANFH, une crise est définie comme « une période, un phénomène critique où il est nécessaire de faire un choix pour faire face à un changement majeur »[16]. Elle est caractérisée par son aspect inattendu et menaçant pour un système donné. En sciences sociales[17], la crise est souvent perçue comme « un événement brutal, une rupture, mais aussi une évolution longue qui révèle des faiblesses structurelles, inhérentes à un système concerné »[18]. Il y a crise lorsqu’un ordre immuable depuis longtemps et accepté par tous et par toutes semble menacé d’effondrement, de déclin ou de révolution[19]. Dans une proposition synthétique, la crise serait une rupture brutale de la stabilité d’un système, ce qui conduit à réfléchir sur les temporalités de la crise. La notion de « crise » dans le cadre de cette étude fait référence à la tension, souvent perçue comme une contradiction[20], entre les exigences universelles du droit international et les particularités locales. Il s’agit d’une crise de gouvernance mondiale dans laquelle les aspirations souveraines des Etats entrent fréquemment en conflit avec des normes internationales imposées[21]. En ce sens, la crise est à la fois politique, juridique et économique : elle réside dans la difficulté à maintenir une autonomie politique sans se voir marginalisé dans un ordre juridique global, dont les règles sont souvent construites à partir de paradigmes occidentaux. Cette crise se manifeste par des résistances à certaines impositions extérieures, ainsi que par la nécessité de réinventer des modèles de gouvernance et de coopération qui respectent les spécificités nationales[22].

Le droit international représente l’ensemble des règles juridiques régissant les relations entre les Etats, les OI et, de plus en plus, les individus[23]. Son caractère universel, fondé sur l’idée de normes communes applicables à tous, est un principe directeur des relations internationales (RI)[24]. Cependant, comme le note certains auteurs, cette universalité peut entrer en contradiction avec les particularités locales, notamment celles des Etats en développement qui se trouvent souvent à la périphérie des processus décisionnels internationaux. Le droit international, loin d’être neutre, est aussi une construction politique et historique qui reflète des rapports de pouvoir. En Afrique, il est perçu, par certains, comme un instrument d’imposition de normes extérieures, souvent déconnectées des réalités sociales et culturelles locales[25]. Ces règles visent à encadrer les interactions sur des sujets variés tels que les droits de l’Homme, le commerce, l’environnement et les conflits armés[26]. Traditionnellement, le droit international repose sur des sources principales, notamment les traités internationaux[27], la coutume internationale[28] et les principes généraux de droit reconnus par les nations civilisées[29]. Ces sources sont complétées par des moyens auxiliaires, tels que la jurisprudence et la doctrine des publicistes les plus qualifiés[30].

La structuration du droit international, depuis ses origines, a toujours reflété un ordre de pouvoir global. Historiquement, « les normes juridiques internationales se sont développées dans un contexte de domination impériale et coloniale, où les États européens ont façonné le système juridique mondial selon leurs intérêts politiques, économiques et stratégiques »[31]. Cette genèse confère au droit international un caractère intrinsèquement politique et hiérarchisé, dont l’influence se fait encore sentir dans le fonctionnement contemporain des institutions globales[32].

Comme l’analyse Martti KOSKENNIEMI, le droit international, tout en se présentant comme universel et neutre, a servi de légitimation à des structures de domination, lesquelles perdurent aujourd’hui sous des formes plus subtiles[33]. Cette critique met en évidence la tension permanente entre universalité normative et réalité des rapports de force, que ce soit dans les questions de souveraineté, de justice internationale ou de gouvernance économique mondiale[34].

Dans cette perspective, les États du Sud global ne se contentent pas d’être de simples récepteurs des normes internationales. Comme le souligne B.S. RAJAGOPAL et la tradition TWAIL (Third World Approaches to International Law), ces États développent des stratégies d’appropriation, d’adaptation et de résistance face à un ordre mondial souvent biaisé en faveur des grandes puissances. Ces mécanismes reflètent une dynamique globale où le droit international est autant un instrument de contrôle qu’un espace de contestation et d’innovation juridique[35].

Les tensions entre souveraineté nationale et obligations internationales se manifestent également à travers les institutions multilatérales. Frédéric MÉGRET et Jean-Bernard AUBY montrent que la justice pénale internationale et les organes stratégiques comme le Conseil de sécurité des Nations unies reproduisent des asymétries de pouvoir structurel, marginalisant les intérêts des États du Sud global[36]. Ces analyses soulignent la nécessité d’une réforme du multilatéralisme, visant à rendre la gouvernance mondiale plus équitable et représentative.

Sur le plan théorique, cette approche permet de repenser la prétention universaliste du droit international. Elle montre que l’ordre juridique global est en réalité traversé par des rapports de force et des hiérarchies normatives persistantes. L’Afrique ou tout autre territoire du Sud global devient ainsi un laboratoire d’innovation normative et de résistance, éclairant les contradictions et limites d’un droit international prétendument universel.

Pratiquement, cette vision offre des outils d’analyse aux décideurs internationaux et nationaux pour mieux négocier, adapter et influencer les normes globales. Elle contribue également à un débat plus large sur la légitimité, la justice et l’inclusivité dans le système international, ouvrant la voie à un ordre mondial plus équilibré et respectueux des diversités politiques, culturelles et juridiques[37].

En se proposant de mener une étude sur la crise du droit international, l’idée matricielle consiste à analyser le couple «  droit international et Etats »[38]. A la question principale, plusieurs questions secondaires viennent s’ajouter, permettant d’élargir et de préciser le champ d’investigation  :

Quels sont les mécanismes de résistance ou d’adaptation déployés par les États à l’égard du droit international  ?

Sous quelles formes se manifeste la «  crise  » du droit international à l’échelle mondiale  ?

Le droit international peut-il être réinventé pour mieux correspondre aux réalités politiques, économiques et sociales des régions traditionnellement marginalisées  ?

Enfin, les institutions internationales sont-elles prêtes à réformer le système de gouvernance mondiale afin d’intégrer de manière plus équitable les perspectives contemporaines  ?

L’orientation de ce projet d’ouvrage s’articule autour de deux grands axes complémentaires. Le premier axe s’attache à analyser l’état de la crise, c’est à dire les ambiguïtés et les tensions liées à l’intégration des normes internationales dans des contextes nationaux et régionaux, en mettant en lumière les stratégies de résistance, d’adaptation ou d’appropriation normative déployées par les États et autres sujets de droit international. Il s’agit d’explorer comment ces acteurs ne se contentent pas de subir le droit international, mais participent également à sa mutation, souvent de manière innovante et pragmatique[39].

Le second axe porte sur les perspectives renouvelées pour une affirmation du droit international. Il interroge les enjeux contemporains de l’équitabilité du droit international, de la redistribution du pouvoir normatif, et de la réinvention des institutions multilatérales pour qu’elles deviennent plus inclusives, légitimes et efficaces[40].

Ces axes d’analyse constituent des lignes directrices pour les contributeurs, sans limiter leur capacité à proposer d’autres pistes de réflexion. L’ouvrage entend favoriser des contributions originales, permettant d’articuler critiques théoriques, analyses empiriques et propositions innovantes pour repenser le droit international dans une perspective réellement globale et plurielle. L’objectif est d’offrir à la fois un panorama critique de la situation actuelle et des perspectives prospectives pour un ordre international plus juste et équilibré.

Axe I : La crise du droit international en lÉtat : entre quête de justice et rapports de force inégaux

  • La fragmentation du système juridique international.
  • La tension entre souveraineté des Etats et obligations internationales
  • La remise en cause du paradigme du droit international centré exclusivement sur les Etats
  • La légitimité et l’efficacité des institutions internationales dans un monde en mutation
  • La marginalisation des PED dans la gouvernance internationale : un défi pour l’égalité des nations
  • Les institutions internationales et la sous-représentation des PED : une domination silencieuse
  • L’absence d’une voix forte des PED : la discontinuité entre aspirations nationales et décisions internationales
  • Les défis d’une justice internationale équitable : inégalités structurelles et sélection des priorités
  • Les Etats et les conflits d’intérêts aujourd’hui
  • Les régimes économiques internationaux et la persistance des inégalités mondiales

Axe II : Le droit international et les États : une interaction complexe en mutation 

  • La réforme des institutions internationales dans l’intérêt du Droit international
  • Le renforcement de la coopération internationale et la diplomatie normative
  • Les ambiguïtés de l’intégration des normes internationales dans les contextes locaux
  • La place des ONG et de la société civile dans le processus de de négociation et d’adoption des normes internationales
  • L’adaptation des mécanismes de responsabilité des Etats et des acteurs non étatiques
  • L’adhésion aux principes universels : volonté d’intégration dans la communauté internationale
  • Résistances et adaptations locales : ajustements face aux exigences internationales
  • Redéfinition de la souveraineté face au droit international : réconciliation ou tension persistante ?
  • Quête d’une souveraineté renouvelée : résistances face à l’ingérence et globalisation des normes.
  • Dynamiques de décolonisation du droit international : vers une appropriation régionale des normes mondiales
  • Conciliation entre régionalisme et universalité du droit international

Modalités de contribution

Les propositions d’articles en anglais ou en français doivent comporter :

  • Un titre et l’axe choisi, un résumé de 250 mots maximum ressortant la problématique, la méthodologie ainsi que les résultats attendus ; 4 à 5 mots-clés.
  • Les informations suivantes doivent être fournies : Prénom et Nom de l’auteur ou des co-auteurs, l’adresse électronique du correspondant ; Notice biographique de l’auteur ou des co-auteurs (Domaine d’expertise, Fonction et affiliation institutionnelle de l’auteur ou des co-auteurs) ;
  • Les propositions doivent être envoyées simultanément en format Word, aux adresses email suivantes : nkcarole@ymail.com , firmin2050@yahoo.fr , ftamouya2@gmail.com
  • Date limite de soumission des résumés : 31 mai 2026

Normes de rédaction

Les projets de contribution qui doivent impérativement correspondre à un des axes sus-indiqués doivent être compris entre 15 et 20 pages maximum (bibliographie y comprise). Les articulations d’un article, à l’exception de l’introduction, de la conclusion, de la bibliographie, doivent être titrées ainsi qu’il suit : I. A. 1. 2. B. 1. 2. II. A. 1. 2. B. 1. 2.

Le corps du texte en police Times New Roman, taille 12, Interligne simple.

Dans les notes de bas de page, les divers éléments d’une référence bibliographique sont présentés comme suit : Nom suivi du (des) Prénom (s) du (des) auteurs, Titre, Lieu de publication, éditeur, Année de publication, pages (p. ) citées dans la revue ou l’ouvrage collectif. Seules les initiales des noms et prénoms sont en majuscules.

La liste de toutes les références bibliographiques citées dans le texte est présentée en fin d’article. Les références bibliographiques sont présentées par ordre alphabétique des noms du (des) auteurs de la même manière qu’en note de pages mais avec la précision du nombre total de pages de l’article ou de l’ouvrage cité.

Calendrier

  • Lancement de l’appel à contribution : 1er mars 2026
  • Date limite de soumission des résumés : 31 mai 2026
  • Notifications aux auteurs des contributions : 30 juin 2026
  • Date limite d’envoi des contributions intégralement rédigées : 30 septembre 2026
  • Notifications aux auteurs des contributions : 31 décembre 2026
  • Parution de l’ouvrage : Juin 2027

Modalités d'évaluation

L’évaluation des propositions se fera en mode double aveugle. Les textes complets seront également soumis à évaluation. Les contributions seront évaluées par le comité scientifique en fonction de leur pertinence, de leur originalité et de leur qualité méthodologique. Le comité scientifique insiste fortement sur le caractère original et récent du travail proposé. Seules les meilleures propositions feront l’objet de publication.

Sous la codirection de : Ngounmedje Firmin, Maître de conférences de droit public, Université de Yaoundé II et Nouazi Kemkeng Carole Valérie, Directeur de Recherche de droit public, Centre National d’Education/MINRESI

Comité scientifique

  • Atemengue Jean de Noël, Professeur, Université de Ngaoundéré,
  • Banamba Boniface, Professeur, Université de Yaoundé II,
  • Bilounga Steve Thierry, Professeur, Université Bertoua,
  • Gnimpieba Tonnang Édouard, Professeur titulaire, Droit public, Université de Dschang,
  • Guimdo Dongmo Bernard-Raymond, Professeur Titulaire (CAMES), Agrégé de droit public et de science politique, Université de Yaoundé II,
  • Jeugue Doungue Martial, Maître de Recherche, Centre National d’Education,
  • Kam Yogo Emmanuel, Professeur, Université de Douala,
  • Kangueu Ekeuh Robert, Professeur, Université de Douala,
  • Machikou Nadine, Professeur, Agrégé de droit public, Université de Yaoundé II,
  • Makougoum Agnès, Maître de conférences, Agrégée de droit public, Université de Yaoundé II,
  • Metou Brusil Miranda Professeur, Agrégé de droit public, Université de Yaoundé II,
  • Ngounmedje Firmin, Maître de conférences de droit public, Université de Yaoundé II,
  • Nouazi Kemkeng Carole Valérie, Maître de Recherche, Centre National d’Education,
  • Ntono Tsimi Germain, Maître de conférences agrégé, Université de Yaoundé II,
  • Olinga Alain Didier, Professeur, droit public, Université de Yaoundé II,
  • Ondoua Alain Franklin, Professeur Titulaire, Doyen Faculté des Sciences Juridiques, Université de Yaoundé II-Soa,
  • Pondi Emmanuel, Professeur, Université de Yaoundé II,
  • Sobze Serge François, Maître de Conférences, Agrégé de droit public, Université de Douala,
  • Tcheuwa Jean Claude, Professeur, Agrégé de droit public, Université de Yaoundé II,
  • Tchouban Tchanga Deville, Maître de conférences de droit public, Université de Yaoundé II.
  • Zankia Zulandice, Maître de Conférences, Université de Dschang.

Comité de lecture

  • Awa Noa Luc Roger, Chargé de cours, droit public, Université de Yaoundé II,
  • Badugue Patrick L., Magistrat, Attaché au Parquet général près la Cour d’Appel de l’Adamaoua
  • Bassane Gneba Julie Chargé de cours en Droit Public à l’Université de Ngaoundéré,
  • Bienda Gilbert, Chargé de cours, droit public, Université de Yaoundé II,
  • Bombela Mosoua Ghislain, Chargé de cours, droit public, Université de Yaoundé II,
  • Couessu’ Jean Marc II, Chargé de cours, droit public, Université de Yaoundé II,
  • Djielon Moutcheu Ravel, PhD en Droit public, Université de Dschang,
  • Etalla Fohogang Roméo Derrick, PhD en Droit public, Université de Douala,
  • Fomegang Timothée, Chargé de cours, Université de Yaoundé II,
  • Fotsing Takam Serges, Assistant, droit public, Université de Ngaoundéré,
  • Houag Théophile B. M., Assistant-Université Yaoundé II,
  • Koagne Zouapet Apollin, Ph.D, Berlin-Postdam Research Group "The International Rule of Law Rise or Decline,
  • Mbida Elono Thomas, Chargé de cours, Université de Yaoundé II,
  • Ngango Youmbi Éric Marcel, Maître de Conférences, Agrégé de droit public, Université de Maroua
  • Ngounmedje Firmin, Maître de conférences de droit public, Université de Yaoundé II,
  • Nguefack Nkouebo Jacques Serge, Chargé de cours, droit public, Université de Yaoundé II,
  • Nouazi Kemkeng Carole Valérie, Directeur de Recherche, Centre National d’Education,
  • Tametong Stève, PhD en droit public, Université de Dschang,
  • Tamouya T. Aurélien, Chargé de Recherche, Centre National d’Education
  • Tchagna Takwi Arsène, Chargé de cours, Université de Yaoundé II

Secrétariat technique et scientifique

  • Djielon Moutcheu Ravel, PhD en Droit public, Université de Dschang
  • Etalla Fohogang Roméo Derrick, PhD en Droit public, Université de Douala
  • Houag Théophile B. M., Assistant-Université Yaoundé II
  • Mbida Elono Thomas, Chargé de cours, Université de Yaoundé II
  • Ngounmedje Firmin, Maître de conférences de droit public, Université de Yaoundé II
  • Nouazi Kemkeng Carole Valérie, Directeur de Recherche, Centre National d’Education
  • Tamouya T. Aurélien, Chargé de Recherche, Centre National d’Education

Bibliographie sélective

AUBY Jean-Bernard, La globalisation, le droit et l’Etat, Paris, LGDJ Lextenso éditions, coll. « Systèmes. Droit », 3 e éd., 2020, 264 p.

BADIE Bertrand, Quand le Sud réinvente le monde, La Découverte, 2018, 250 p.

BESSON Samantha, « Post-souveraineté ou simple changement de paradigmes ? Variations sur un concept essentiellement contestable », in Balmelli/Borghi/Hildebrand (éds.), La souveraineté au XXIe siècle, 2003, pp. 7-58.

CHARVIN Robert, Le droit international et les puissances occidentales, Éditions du CETIM, 2013, 80 p.

DHOMMEAUX Jean, « De l’universalité du droit international des droits de l’homme : du pactum ferendum au pactum latum », in Annuaire français de droit international (AFDI), volume 35, 1989. pp. 399-423.

GONIDEC Pierre-François, « Note sur le droit des conventions internationales en Afrique », In Annuaire français de droit international, volume 11, 1965. pp. 866-885.

KOSKENNIEMI Martti, The Gentle Civilizer of Nations, Cambridge University Press, 2001.

MBEMBE Achille, Critique de la raison nègre, Paris, La Découverte, 2010.

MEGRET Frédéric, International Criminal Justice and the African Experience, Cambridge University Press, 2017.

NGOUNMEDJE Firmin & NOUAZI KEMKENG Carole Valérie, « Le droit international africain à l’aune de la prégnance du droit universel », in Apollin KOAGNE (Dir.), Soixante ans après les indépendances, L’Afrique et le droit international. Regards d’une génération, Pretoria University Law Press, octobre 2023, pp. 55-81.

NOUAZI KEMKENG Carole Valérie, « À propos de la crise des critères de définition de l’État en droit international contemporain », ADILAAKU. Droit, politique et société en Afrique, 2019, 1(1), pp. 9-38.

NOUAZI KEMKENG, Carole Valérie, « Présentation : Crises contemporaines », ADILAAKU. Droit, politique et société en Afrique, 2019, vol. 1(2), pp. 1-6.

SALMON Jean, « Le droit international à l’épreuve au tournant du XXIe siècle », Cursos Euromediterráneos Bancaja de Derecho international, vol. VI, 2002.

SOREL Jean-Marc, La souveraineté de l’Afrique face à l’ordre international, Paris, L’Harmattan, 2015.

TAYLOR Rachel S., International Law and the African Post-Colonial State, Oxford University Press, 2008.

WEYL Monique, WEYL Roland, Sortir le droit international du placard, Editions du CETIM, PubliCETIM, 2008.

ZIEGLER Andreas, Introduction au droit international public, Berne, Stämpfli, 2020.

 


[1] SALMON Jean, « Le droit international à l’épreuve au tournant du XXIe siècle », Cursos Euromediterráneos Bancaja de Derecho international, vol. VI, 2002, p. 212. ; WEYL Monique, WEYL Roland, Sortir le droit international du placard, Editions du CETIM, PubliCETIM, 2008, p. 136.

[2] Idem.,

[3] Idem.,

[4] A la différence de la société internationale faite de juxtaposition, la communauté internationale doit être appréhendée comme l’ensemble de sujets du droit international, unis par certaines valeurs et intérêts communs. Cette appréhension reflète la prise de conscience d’une solidarité accrue et l’aspiration à une plus grande unité par-delà les différences idéologiques et économiques. Bien qu’insaisissable, la gestation de la communauté internationale se situe dans les années soixante, surtout avec l’adoption de l’article 53 de la Convention de Vienne du 23 mai 1969. Réapparue dans la jurisprudence de la CIJ (l’affaire de la Barcelona traction, CIJ Recueil, 1970, par. 33. Également l’affaire de la Namibie, CIJ, Recueil, 1971, par. 127) ainsi que dans certaines résolutions de l’AG de NU (Résolution 2625(XXV) de l’AG, 1970, portant Déclaration sur les relations amicales entre Etats), elle assure sa maturation et son épanouissement à partir de la chute du mur de Berlin en 1989 avec les nombreuses références à elle faites dans les actes opératoires du Conseil de Sécurité. Mieux, « il n’y a pas de société universelle, mais une juxtaposition de sociétés particulières. Chaque Etat constitue un centre de décision autonome » N.E. Ghozali, « Les fondements du droit international public. Approche critique du formalisme classique », Mélanges Chaumont, Paris, Pedone, 1984, p. 209. Voir aussi KPODAR Adama, « L’actualité de l’échelle de normativité du droit international public », RBSJA, n°26, 2011, p. 71.

[5] PERVILLE Guy, « Qu’est-ce que la colonisation ? », RHMC, vol. 22, no3,‎ 1975, pp. 321-368.

[6] RONDINELLE Denis, “Project Identification in Economic Development”, in Journal of World Trade Law, vol. 10, No. 3, May-June 1976, pp. 215-251. ; Naomi Caiden et Aaron Wildayosky, Planning and Budgeting in Poor Countries, New York, Wiley, 1974, p. 298. ; Denis Goulet, “Development or Liberation ?”, in International Development Review, vol. 13, No. 3, September 1971. ; A. Denis Rondinelli et Kenneth Reddle, “Political Commitment and Administrative Support : Preconditions for Growth with Equity Policy”, in Journal of Administration Overseas, vol. 17, No. 1, 1978, pp. 43-60.

[7] DUFFAR Jean et OBERDORFF Henri, Droits de l'homme et libertés fondamentales, Paris, Montchrestien, coll. « Domat », 2009, 8e éd., 908 p. ; GAUCHET Marcel, La Révolution des droits de l'homme, Gallimard, Paris, 1989. ; HAROUEL Jean-Louis , Les Droits de l'homme contre le peuple, Desclée de Brouwer, 2016, 143 p. ; Sally Engle Merry, Human Rights and Gender Violence: Translating International Law into Local Justice. Chicago: University of Chicago Press, 2006. ; Sally Engle Merry et Mark Goodale, The Practice of Human Rights: Tracking Law Between the Global and the Local Cambridge: Cambridge University Press, 2007. ; MOYN Samuel, The Last Utopia: Human Rights in History, Harvard University Press, 2010, 337 pages. ; Danièle Lochak, Les droits de l'homme, Paris, La Découverte, coll. « Repères » (no 333), 2002, 124 p.

[8] BADIE Bertrand, Quand le Sud réinvente le monde, La Découverte, 2018. ; CAMUS (A), Le Mythe de Sisyphe, Folio Gallimard, 1942. ; DOMERGUE M., DELTOMBE T., TATSITSA, La guerre du Cameroun. L’invention de la Françafrique, La Découverte, 2016.

[9] SINDIC Paul, « Les BRICs et leur idéologie ébauche d’une nouvelle gouvernance planétaire ou habillage de nouvelles stratégies de domination ? », in Recherches Internationales, n°91, 2011. Les États-Unis et le Monde. pp. 37-46.

[10] Idem.,

[11] AUBY Jean-Bernard, in L'Afrique et les institutions internationales, Paris, PUF, 2012, p. 77

[12] ALBERTINI Jean-Marie, Les rouages de l’économie nationale, Paris, Les Editions Ouvrières, 1982, p. 317. ; MARTIN Gilles, PARANCE Béatrice (Dir.), La régulation environnementale, L.G.D.J, 2012, pp. 126; CHARPENTIER Jean, La reconnaissance internationale et l’évolution du droit des gens, Paris, Pedone, 1956, p. 317. Voir aussi BLIX, Martin HANS, « Contemporary Aspects of Recognition », Recueil des cours de l’Académie de droit international de La Haye, vol. 130, 1970-II, p. 693.

[13] MEGRET Frédéric, International Criminal Justice and the African Experience, Cambridge University Press, 2017, p. 92.

[14] Lire à cet effet, NGOUNMEDJE Firmin « Le principe de la souveraineté de l’Etat en droit international public contemporain : donnée structurante ou réalité surannée ? », in Annales Africaines Nouvelle série Revue de la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, Volume 1, Avril 2021 N˚1   pp 5-9

[15] BRAILLARD Philippe, Théories des relations internationales, Paris, PUF, 1977, p. 12. ; d’Aquin Thomas, Du Royaume, trad. M. M. Cottier, Paris, Egloff 1947. ; https://www.heip.fr/lecole/faq/quest-ce-que-le-droit-international/ (consulté le 31 janvier 2025 à 14h30mn)

[16] https://www.anfh.fr/thematiques/gestion-de-crise/definition-de-la-crise?ut (consulté le 26 décembre 2024 à 00h59mn), voir aussi NOUAZI KEMKENG Carole Valérie, « À propos de la crise des critères de définition de l’État en droit international contemporain », in NOUAZI KEMKENG Carole Valérie et NJIKAM NJIFOTIE Abdou (Dir), Nation et République sous le prisme des défis contemporains, in ADILAAKU. Droit, politique et société en Afrique, vol. 1 (1), 2019, en ligne. https://www.revues.scienceafrique.org/adilaaku/texte/presentation-crises-contemporaines/  ,  pp. 9-34.

[17] HEILBRON Johan, GUILHOT Nicolas, JEAN PIERRE Laurent, « Vers une histoire transnationale des sciences sociales », Sociétés contemporaines, vol. 73, no1,‎ 2009, p. 121.

[18] https://geoconfluences.ens-lyon.fr/glossaire/crise?  (Consulté le 31 janvier 2025).

[19] NOUAZI KEMKENG, Carole Valérie, « Présentation : Crises contemporaines », ADILAAKU. Droit, politique et société en Afrique, 2019, vol. 1(2), p. 5.

[20] Harmonie et contradiction du droit international, Actes du Colloque de Tunis des 11, 12, et 13 avril 1996, Éditions A. Pedone, 1996.

[21] Idem.,

[22] AYISSI Anatole, « Le défi de la sécurité régionale en Afrique après la guerre froide, vers la diplomatie préventive et la sécurité collective », Travaux de recherche de l’UNIDIR, New York et Genève, no27, 1994, cité dans D. Bach et Luc Sindjoun, « Ordre et désordre en Afrique », Polis, RCSP, vol. 4, no 2, 1997, pp. 3-18.

[23] ZIEGLER Andreas (R), Introduction au droit international public, Berne, Stämpfli, 2020, p. 3470.

[24] DHOMMEAUX Jean, De l’universalité du droit international des droits de l’homme : du pactum ferendum au pactum latum, AFDI, volume 35, 1989. pp. 399-423.

[25] NOUAZI KEMKENG Carole Valérie, « À propos de la crise des critères de définition de l’État en droit international contemporain », ADILAAKU. Droit, politique et société en Afrique, 2019, 1(1), 9-38.

[26] CHARVIN Robert, Le droit international et les puissances occidentales, Éditions du CETIM, 2013, p. 77.

[27] DOYLE-BEDWELLE Patricia, FAY Cohen, Gérer l’environnement, Montréal, Presses de l’Université de Montréal, coll. « Tendances », 6 juillet 2018, pp. 173-207.

[28] BARBERIS Julio (A), « Réflexions sur la coutume internationale », AFDI, volume 36, 1990. pp. 9-46.

[29] WEYL Monique, WEYL Roland, Sortir le droit international du placard, Editions du CETIM, 2008, p. 136.

[30]https://cmj.univamu.fr/wordpress/wpcontent/uploads/2023/03/Lesdefiendtinternational_FLORY.pdf?  (consulté le 26 décembre 2024 à 00h59mn)

[31] Idem.,

[32] DOYLE-BEDWELLE Patricia, FAY Cohen, Gérer l’environnement, Montréal, Presses de l’Université de Montréal, coll. « Tendances », 6 juillet 2018, pp. 173-207.

[33] Idem.,

[34] Idem.,

[35] TAYLOR Rachel (S), International Law and the African Post-Colonial State, Oxford University Press, 2008, p. 142. ; SOREL Jean-Marc, La souveraineté de l’Afrique face à l’ordre international, Paris, L’Harmattan, 2015, p. 112. ; MBEMBE Achille, Critique de la raison nègre, Paris, La Découverte, 2010, p. 45. ; MEGRET Frédéric, International Criminal Justice and the African Experience, Cambridge University Press, 2017, p. 92.

[36] AUBY Jean-Bernard, dans L'Afrique et les institutions internationales, Paris, PUF, 2012, p. 77.

[36] Ibidem.,

[37] CHARVIN Robert, Le droit international et les puissances occidentales, Éditions du CETIM, 2013, p. 77. ; DOYLE-BEDWELLE Patricia, FAY Cohen, Gérer l’environnement, Montréal, Presses de l’Université de Montréal, coll. « Tendances », 6 juillet 2018, pp. 173-207. ; BARBERIS Julio (A), « Réflexions sur la coutume internationale », AFDI, volume 36, 1990. pp. 9-46.

[38] https://ctad.cnrs.fr/2025/10/13/droit-international-et-sud-global-pratiques-discours-critiques/ (consulté le 10 février 2026.)

[39] CHARVIN Robert, Le droit international et les puissances occidentales, Éditions du CETIM, 2013, p. 77. ; DOYLE-BEDWELLE Patricia, FAY Cohen, Gérer l’environnement, Montréal, Presses de l’Université de Montréal, coll. « Tendances », 6 juillet 2018, pp. 173-207. ; BARBERIS Julio (A), « Réflexions sur la coutume internationale », AFDI, volume 36, 1990. pp. 9-46.

[40] GOFFREDO Stefano, DUBINSKY Zvy, The Mediterranean Sea : Its history and present challenges, Springer Science & Business Media, 2013, p. 678. ; LEQUENNE Michel, Christophe Colomb : amiral de la mer Océane, Paris, Ed. Gallimard, 2005, p. 175. ; COOPER Julien, Toponymy on the Periphery : Placenames of the Eastern Desert, Red Sea, and South Sinai in Egyptian Documents from the Early Dynastic until the End of the New Kingdom, BRILL, 3 août 2020.

Subjects

Places

  • Yaoundé, Cameroon

Event attendance modalities

Hybrid event (on site and online)


Date(s)

  • Sunday, May 31, 2026

Keywords

  • droit international, droit international africain, crise, régionalisme, universalisme, souveraineté

Contact(s)

  • CAROLE VALERIE NOUAZI KEMKENG
    courriel : nouazi [dot] carole [at] gmail [dot] com

Information source

  • CAROLE VALERIE NOUAZI KEMKENG
    courriel : nouazi [dot] carole [at] gmail [dot] com

License

CC0-1.0 This announcement is licensed under the terms of Creative Commons CC0 1.0 Universal.

To cite this announcement

« Le droit international en crise : regards croisés », Call for papers, Calenda, Published on Thursday, July 10, 2025, https://doi.org/10.58079/14b68

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