Argumentaire
Aujourd’hui, nombre d’acteurs (politiques, institutionnels, sociaux…) se questionnent sur la manière de se déplacer au quotidien. Dans leur ligne de mire, les instances publiques pointent l’omniprésence de l’automobile, non seulement pour des raisons sécuritaires mais aussi désormais environnementales (Demoli, 2015). Ces nouvelles perspectives rendent davantage visibles les inégalités face aux modalités et aux problématiques de déplacements quotidiens, et ce, à deux niveaux : socialement (Cholez et alii., 2005) et spatialement. Alors que les grandes agglomérations disposent d’alternatives plurielles (métro, autobus, tramway, location de véhicules) et d’une infrastructure de plus en plus pensée pour favoriser les mobilités actives (aires piétonnes, pistes cyclables, etc.), les territoires éloignés des grandes villes composent encore avec une offre de transport collectif généralement moins étoffée, voire inexistante. En conséquence, l’accès aux modes de transport individuels (deux-roues et automobiles) est essentiel en ruralité, à tel point qu’il conditionne l’accès aux ressources les plus essentielles au quotidien. La voiture notamment y permet la construction d’une sociabilité, la maîtrise de son temps personnel ou encore l’accès à l’emploi (Kaufmann, Mangin, Marchal, 2024). Ce faisant, son usage déverrouille l’accès à de nombreuses aires de socialisation. Parce qu’en ruralité, elle s’avère généralement indispensable, la voiture n’est donc pas toujours un choix, tant s’en faut (Flipo, 2021). Soulignons combien l’accès à la mobilité (dans son acception la plus large) se révèle ici étroitement lié à la condition sociale (Baylina, Rodó-Zárate, 2020), davantage encore qu’en milieu urbain. Dès lors, et à l’heure où ce moyen de transport, jadis plébiscité des ruraux (Ibid.) est désormais dévalorisé dans les discours politiques promouvant un report modal, il devient nécessaire de repenser sa place et les perspectives qui s’offrent à lui au sein des espaces de faible densité.
Ce numéro thématique entend aborder la question rurale en se prévenant d’une lecture urbanocentrée et folklorique (Orange, Vignon, 2019). Il vise à développer une lecture plurielle des espaces éloignés des grands centres urbains. Il semble nécessaire en effet d’adopter une lecture de l’objet ruralité (et de celles et ceux qui l’occupent) au plus loin d’une conception binaire, en considérant que la ruralité n’est ni un prolongement de la ville, ni un monde qui en serait séparé. La dichotomie symbolique qui oppose ruralité et urbanité n’est en effet pas si solide que la puissance des mots le laisse entendre, du moins dans le rapport à la mobilité (Lambert, Roudet, 1995), notamment parce que le rapport à la proximité s’avère, en réalité, largement subjectif, mais aussi parce qu’urbain et rural sont largement poreux. À ce propos, nombre de ruraux et semi-urbains agencent leurs expériences et organisent sans difficulté des allers-retours en zone urbaine. En outre, le concept de ruralité ne recouvre pas les mêmes enjeux ni les mêmes réalités selon que l’on porte le regard sur les pays du nord ou ceux du sud.
S’il existe à ce jour un engouement majeur pour les recherches qui traversent les mobilités urbaines, force est de constater que ces enjeux demeurent un angle mort en ce qui concerne les territoires ruraux. Ceci peut susciter l’étonnement. En effet, le territoire français se caractérise par la présence d’une multitude de petites communes rurales, reliées entre elles par un tissu routier particulièrement dense (Marchal, Stébé, 2019, 2010). Par ailleurs, l’urbanisation européenne touche une large part des espaces ruraux, dont les typologies sont très variées. Ces territoires connaissent des dynamiques démographiques contrastées, allant d’une croissance constante à un déclin significatif. Enfin, ces espaces restent soumis à des défis majeurs en matière d’enclavement, un facteur important d’inégalités socio-économiques. Cette problématique est d’autant plus marquée dans les pays du sud, où les infrastructures font parfois défaut (Porter, 2002).
1/ Les modalités de l’innovation publique en milieu rural.
Cet axe propose de questionner le rôle des institutions (régionales, départementales, communales…) et la place de l’action publique au sens large (Lascoumes, Le Galès, 2018) dans l’organisation des services de mobilités locales et/ou dans l’aménagement spatial en lien avec la mobilité. De quelle manière les pouvoirs locaux se saisissent-ils des enjeux inhérents à la mobilité, des plus traditionnels et ordinaires (ramassages scolaires, transports en commun, etc.) aux problématiques les plus spécifiques (effets de congestions dus aux détournements induits par les services de navigation connectée, par exemple), ou se confrontent-ils à des scénarios prospectifs sur le long terme ? Les contributions pourront également s’intéresser à la manière dont se traduisent, localement, des décisions politiques prises à grande échelle. Par exemple, quels sont, pour le cas français, les effets concrets de la loi d’orientation des mobilités (LOM) de 2019 sur les territoires à faible densité ou de l’instauration des ZFE sur la mobilité des populations rurales ? Dans les pays du sud, quels impacts les plans de mobilité durable déployés dans les grandes métropoles, à l’instar de Bogotá (Thomas, Gouëset, 2023), ont-ils sur leurs périphéries moins urbanisées, notamment lorsque l’offre de mobilité collective est sous-dimensionnée, comme c’est le cas pour la ville de Dakar (Lesteven et alii, 2023) ? En Suisse, comment les stratégies du Projet de territoire en matière de mobilité, énergie et production sont appropriées par les politiques d’aménagement en région ou en commune rurale ? Loin de représenter une réalité homogène, les territoires ruraux représentent une mosaïque de situations différenciées, tant du point de vue social, spatial et culturel. En ce sens, ils peuvent aussi bien relever de milieux féconds traversés par les initiatives citoyennes, politiques, culturelles et associatives dynamiques, que de situations où l’enjeu consistant à élire un maire - figure centrale de la ruralité s’il en est - représente la première des préoccupations. Ainsi, comment la diversité des configurations politiques locales influe-t-elle sur les possibilités concrètes de construire des modalités d'accès aux ressources et aménités ? Comment les différentes formes d’engagement politique influencent-elles les dynamiques politiques locales autour des mobilités ? Quelles marges d’innovations et d’expérimentations existent-elles véritablement dans des communes situées à la marge, voir exclues, des planifications métropolitaines ou d’agglomération ? Plus largement, une attention pourra être donnée aux effets imprévus, voire aux effets induits, des politiques publiques, afin de questionner notamment l'existence d’une circularité entre ces dernières et les modes de vie locaux. Quelles initiatives citoyennes émergent dans la ruralité contemporaine en matière de mobilité ? Comment les initiatives citoyennes se saisissent-elles des instruments législatifs et institutionnels ? Sont-elles reprises par les pouvoirs publics, et si oui, de quelle manière ? Que traduisent-elles des attachements des populations à leurs territoires de vie ? Quelles aspirations au changement s’y manifestent-elles ? Comment s’organise collectivement le report modal, au niveau des pouvoirs publics aussi bien qu’en dehors des institutions, notamment au sein du monde associatif ? Mais aussi, de quelle manière l’objectif de décarbonation des mobilités implique-t-il de nouveaux acteurs et de nouveaux types d’interactions ? Les propositions pourront ainsi porter sur le développement d’offres alternatives d’initiatives privées, qui entendent répondre à une demande de mobilité non pourvue et ainsi appréhendée en tant que marché potentiel – location de différents types de véhicules, navettes et autres transports collectifs de courte, moyenne ou longue distance notamment – qu’aux débats locaux d’un futur sans voiture (Cogato Lanza et alii, 2021).
2/ La diversité des pratiques et expériences mobilitaires quotidiennes au-delà de l’automobile.
La ruralité est bien souvent marquée par un éloignement et l’éclatement spatial d’un certain nombre de ressources dont l’accès relève pourtant d’une nécessité (lieux de travail, espaces d’approvisionnement alimentaire, services de santé, administrations…). Pour cette raison, les mondes ruraux sont souvent assimilés à une dépendance envers l’automobile qui serait devenue incontournable, et dont la possession peut rendre dépendant de territoires extérieurs davantage urbanisés (que l’on pense ici, par exemple, aux difficultés à trouver un garagiste et même parfois une station essence sans avoir à effectuer plusieurs dizaines de kilomètres). Pourtant, à bien y regarder, un certain nombre d’individus résidant en milieux ruraux ne sont pas (ou plus) motorisés. Il peut s’agir de situations subies, par la contrainte économique ou l’absence de compétences mobilitaires (Kaufmann, 2008) par exemple. Ces situations donnent lieu à une somme de pratiques de débrouillardise consistant à « faire avec », mais surtout à « faire sans » (De Certeau, 1990). Il s’agit ici d’avoir recours au report modal, à la solidarité, mais aussi de développer des compétences ordinaires consistant à contourner le besoin de mobilité par des pratiques de sobriété ou d’autonomie (Mangin, Roy, 2023). Dès lors, comment s’organisent les mobilités rurales « hors-voiture » ? Quelles autres formes de mobilités suggèrent-elles ? Sur quelles (ré)organisations du quotidien reposent-elles, et comment ces dernières sont-elles vécues par ceux qui les mettent en œuvre ? Des études de cas situés en Afrique subsaharienne, où la majorité des déplacements sont effectués à pied (Diaz Olvera, et alii, 2010 ; Boyer, Gouëset, Delaunay, 2016), seraient ici particulièrement instructifs. Dans d’autres cas, la démotorisation relève de modes de vie pleinement choisis et assumés qui donnent le primat à des pratiques d’entraide (faire des courses pour un voisin en échange d’un service), de solidarité (covoiturage, autostop) et de mutualisation (pour faire ses courses ou se rendre en ville). C’est notamment le cas de néo-ruraux dont les activités professionnelles peuvent être totalement ou partiellement effectuées en télétravail. Comment rendre compte d’engagement dans de telles mobilités, a priori peu adaptées aux territoires dans lesquels elles se déploient ? Si la voiture conserve, comme ailleurs, une place centrale dans les modes de vie des individus autant que dans l’organisation du territoire (Héran, 2020), de quelle façon l’impératif de penser ses cohabitations avec d’autres modes de transport se déploie-t-il et s’impose-t-il ? (Peycheraud, 2022). Par exemple, si l’on assiste à la multiplication de nouvelles formes de mobilités, soutenues par la diversification des modes de transport (Mangin, Vincent, Marchal, 2023) dans les centralités urbaines, qu’en est-il des trottinettes, vélos électrifiés et autres pédibus dans les zones moins denses ? Enfin, des travaux pourront porter sur la numérisation des pratiques de consommation et leurs incidences sur la mobilité. Par exemple, si l’on sait déjà que les ménages urbains et les ménages périurbains dépendants de l’automobile ont des usages différenciés de l’achat en ligne (Belton-Chevalier, De Coninck, Motte-Baumvol, 2016), des articles portant sur la spécificité des accès aux biens et aux services par populations rurales (via l’itinérance ou le développement de la livraison à domicile notamment) seront les bienvenus. De quelle manière les pratiques de mobilité liées à l’approvisionnement ont-elles muté, ou non, sous l’effet du développement des offres de livraison à domicile notamment durant la période du Covid-19 ? À quelle demande cela répond ? Est-ce que ces offres permettent de limiter l’empreinte écologique des déplacements, dans la mesure où chacun doit pouvoir se rendre dans les points de livraison dédiés ? Finalement, quel est l’impact du numérique sur les populations rurales, leurs mobilités, leurs modes de consommation, et plus largement leurs modes de vie ?
3/ Les enjeux de mobilité au prisme des populations.
Cet axe pose la focale sur la diversité des caractéristiques des populations rurales mais aussi les enjeux liés à leurs cohabitations. Les habitants pourront ainsi être abordés à partir de leur âge, leur genre, leur catégorie sociale ou encore leur origine géographique. De façon non exhaustive, les contributions pourront revenir sur les déterminants des entraves mobilitaires, mais également leurs conséquences, pour les populations qui vieillissent dans les campagnes. Comment bougent les plus âgés ? Comment vivent-elles les restrictions éventuelles de leurs déplacements ? À l’autre extrémité de la pyramide des âges, une attention pourra être portée aux caractéristiques des mobilités des enfants et des adolescents, et leur place dans les sociabilités locales (pensons, par exemple, aux petits groupes de jeunes se réunissant autour de leurs vélos ou de leurs cyclomoteurs). Comment et où les jeunes bougent-ils ? Que représentent les différents moyens de transport pour les jeunes ruraux ? Des questions qui se trouvent au cœur des problématiques contemporaines, surtout lorsqu’on sait la place que tient désormais la mobilité dans l’analyse des inégalités socio-spatiales qui traversent la jeunesse (Rénahy, 2010 ; Amsellem-Mainguy, 2021). Les travaux portant sur les pratiques mobilitaires de résidents secondaires (Duchêne-Lacroix, Hilti, Schad, 2013) mais aussi des populations pendulaires ou encore frontalières (Clément et alii, 2024) et leurs relations aux autochtones seront également appréciés. Que disent ces mobilités et ces habitations partielles dans le temps, de la façon dont certains investissent les territoires ruraux ? Quels ancrages traduisent de tels modes d’habiter ? De façon plus générale, quels liens peut-on établir entre les mobilités quotidiennes et les mobilités résidentielles ? De quelles économies le territoire rural est de fait l’assise, en lien notamment avec la diffusion du télétravail et des nouvelles mobilités partagées ?
4/ Les infrastructures mobilitaires dans la ruralité.
Cet axe propose de questionner les relations des individus aux infrastructures mobilitaires. Si les routes, pistes cyclables et lieux de réparation sont indispensables à l’usage des différents véhicules, les arbitrages politiques en la matière traduisent des priorités qu’il convient d’analyser. Par exemple, à qui et à quoi sont destinées les pistes cyclables qui se multiplient dans les localités à forte fréquentation touristique ? Plus largement, quelles mobilités et quelles populations sont-elles favorisées, ou défavorisées, par les infrastructures existantes et à venir ? Que traduisent les priorités données à la maintenance de certaines infrastructures (Denis, Florentin, 2022), parfois au détriment des autres ? Comment on y aborde le thème du coût de l’infrastructure, qu’il soit relatif à sa construction ou à son entretien ? Quels critères assoient, le cas échéant, les arbitrages entre coût des infrastructures, coût environnemental et coût de la santé ? Un intérêt pourrait ici être porté aux déficits infrastructurels ainsi qu’aux difficultés d’accès aux infrastructures. Comment se débrouille-t-on pour accéder aux outils et aux compétences nécessaires à la maintenance lorsqu’on ne bénéficie pas de garagiste à proximité ? Quelles formes d’organisation permettent de pallier le manque d'une station-service ? Quelles formes de solidarité permettent, plus largement, de contourner le manque d’institutions publiques et d’acteurs économiques dédiés à la mobilité ? Au-delà de la construction des infrastructures routières, comment permettre l’accès à la mobilité des populations dans les pays du sud (Dawson et Barwell, 1993) ? Les contributions pourront également renseigner les inégalités sociales et territoriales dans l’accès aux infrastructures (stations-service, garage, accès autoroutier…). Au-delà de leur absence, elles pourront aussi questionner les cohabitations avec les infrastructures et leur potentiel de nuisance. Par exemple, comment les individus négocient-ils avec les dérangements sonores, olfactifs ou encore visuels d’une autoroute, d’un lacet sur-fréquenté par des motards ou encore d’un circuit automobile (Marchal, 2022) ? Quelles frontières symboliques peuvent représenter de telles infrastructures dont la fréquentation est parfois presque exclusivement l’apanage de touristes urbains étrangers au territoire ? Enfin, il s’agira de penser ici les cohabitations modales et les potentialités en termes de multimodalité. Les territoires ruraux sont notamment prisés de ceux qui viennent y mettre en œuvre des mobilités ludiques et non motorisées (pensons notamment aux cyclistes, ou à la marche contemplative et méditative qui permet de tenir à distance pour un temps la frénésie de la vie urbaine (Le Breton, 2012)). Le paradoxe réside ici dans le caractère encastré de ces mobilités dites « douces » dans d’autres mobilités, bien souvent automobiles, qui servent à se rendre sur les lieux dédiés à de telles pratiques. À quels besoins répondent ces mobilités ludiques, et plus largement ces altermobilités ? Qui s’en saisit ? Sont-elles investies par les populations locales ? Comment sont vécues, par ces dernières, de telles mobilités que l’on pourrait qualifier d’hétéronomes ? Ces questions amènent à une extension de la notion d’infrastructure de mobilité à l’ensemble des espaces qui lui sont dédiés, jusqu’à considérer le garage individuel, les parkings collectifs, les cours d’immeuble résidentiel ou autres espaces de manœuvre. Quels signaux faibles peut-on déceler dans les usages et les bricolages, qui soient révélateurs de tactiques de transitions (réaffectation, mise en partage, etc.) ? Quelles applications des règlements d’urbanisme – en matière par exemple de surface de stationnement – révèlent des tensions entre les attendus en matière de gestion du trafic et les objectifs de viabilité immobilière ? Quelles indéterminations ou réversibilités peuvent être observées dans les espaces de la mobilité en région rurale ?
La notion de ruralité renvoyant à une pluralité de situations sociales, culturelles et territoriales, les articles peuvent porter aussi bien sur les bourgades les plus éloignées des centralités urbaines que sur les territoires plus proches des villes et qui en constituent le pourtour pré-urbanisé. Ils pourront également porter sur des territoires plus denses et considérés comme urbanisés dans la mesure où il s’agit de questionner leurs liens avec la ruralité. Aussi, et bien que le présent appel soit rédigé pour correspondre au cas français, les contributions pourront porter sur des études de cas d’autres terrains.
La revue Flux étant ouverte à la pluridisciplinarité, les textes retenus pourront s’inscrire dans le champ de la sociologie, de l’anthropologie, de la géographie, de l’économie, de l’histoire, de la philosophie, des sciences politiques, de l’aménagement, ou/et au carrefour de ces disciplines.
Modalités de contribution
Date limite pour les résumés : 15 décembre 2025.
Envoi des propositions d’articles (sous forme de résumés, 4000 caractères maximum avec le nom des auteurs et leur affiliation institutionnelle)
Date limite pour les articles complets (première version) : 07 septembre 2026
Sur la base des résumés pré-validés par le comité de rédaction de la revue Flux, les auteur.e.s auront jusqu’au 7 septembre 2026 pour envoyer la version complète de leur article. Celui-ci correspondra aux standards de la revue (cf. note aux auteurs), à savoir un texte de 50 000 caractères maximum (espaces compris), un résumé de 1000 à 1500 caractères en français et en anglais, ainsi qu’une notice biographique de 600 caractères environ.
Plus d’informations sur la revue Flux et le guide pour les auteurs : https://revue-flux.cairn.info/recommandations-aux-auteurs/
La publication de ce numéro de Flux est prévue pour juin 2027.
Les résumés puis les articles sont à adresser à :
- Gaëtan Mangin, Docteur en sociologie de l’Université de Bourgogne (associé à l’UMR LIR3S 7366) et Enseignant contractuel en sociologie à l'Université d'Artois, Campus d’Arras (UFR EGASS, rattaché à l’UMR LEM 9221), gaetan.mangin@gmail.com
- Elena Cogato Lanza, Professeure Titulaire auprès du Laboratoire d’Urbanisme de l’École polytechnique fédérale de Lausanne - EPFL, et Directrice du Programme doctoral en Architecture et Sciences de la Ville, elena.cogatolanza@epfl.ch
- Vincent Kaufmann, Professeur de Sociologie urbaine et d’analyse des mobilités à l’École polytechnique fédérale de Lausanne - EPFL, directeur du Laboratoire de sociologie urbaine – LaSUR, vincent.kaufmann@epfl.ch
- Hervé Marchal, Professeur de Sociologie à l’Université de Bourgogne (rattaché à l’UMR LIR3S 7366), Directeur de la Maison des Sciences de l’Homme de Dijon (MSH - UAR 3516 CNRS - UB), Herve.Marchal@u-bourgogne.fr
Comité de rédaction
- Jean-Baptiste BAHERS (CNRS, UMR ESO)
- Rémi de BERCEGOL (CNRS, UMR PRODIG)
- Denis BOCQUET (ENSA STRASBOURG, LABORATOIRE AMUP)
- Kévin CAILLAUD (INRAE, ETBX)
- Éric CHARMES (ENTPE, Evs-RIVES)
- Olivier COUTARD (CNRS, UMR LATTS)
- Laetitia DABLANC (UNIV. GUSTAVE EIFFEL, UMR LVMT)
- Gilles DEBIZET (UNIV. GRENOBLE ALPES, UMR PACTE)
- Henri DESBOIS (UNIV. PARIS NANTERRE, GECKO/RST)
- Mathieu DURAND (Le Mans UNIV, UMR ESO)
- Jihad FARAH (UNIV. LIBANAISE de BEYROUTH, CERDA)
- Daniel FLORENTIN (ENPC, UMR LATTS)
- Caroline GALLEZ (UNIV. GUSTAVE EIFFEL, UMR LVMT)
- Bernard de GOUVELLO (UNIV. GUSTAVE EIFFEL, LEESU)
- Stève HAGIMONT (Sciences po Toulouse, LaSSP)
- Carine HENRIOT (SORBONNE UNIVERSITÉS, UTC, Avenues)
- Sylvy JAGLIN (UNIV. GUSTAVE EIFFEL, UMR LATTS)
- Fanny LOPEZ (ENSA PARIS MALAQUAIS, LIAT)
- Gwenaëlle LEGOULLON (Lyon 3, LARHRA)
- Anne MARCHAIS-ROUBELAT (CNAM-LIRSA)
- Juliette MAULAT (UNIV. PARIS 1, UMR GÉOGRAPHIE-CITES,)
- Luisa MORETTO (UNIV. LIBRE DE BRUXELLES, FACULTÉ D'ARCHITECTURE)
- Hélène NESSI (UNIV. PARIS NANTERRE, UMR LAVUE,)
- Arnaud PASSALACQUA (UNIV. PARIS-EST CRETEIL, LAB'URBA)
- Francesca PILO' (UNIV. UTRECHT)
- Laurence ROCHER (UNIV. LYON 2 UMR EVS)
- Jonathan RUTHERFORD (ENPC, UMR LATTS)
- Benjamin THIERRY (UNIV. PARIS-SORBONNE, UMR IRICE)
- Éric VERDEIL (Sciences Po, UMR CERI)
- Pierre ZEMBRI (UNIV. GUSTAVE EIFFEL, UMR LVMT)
- Marie-Hélène ZERAH (INSTITUT DE RECHERCHE POUR LE DEVELOPPEMENT)
Argument
Today, many actors (political, institutional, social...) are questioning the way we get around on a daily basis. In their sights, public authorities point to the omnipresence of the automobile, not only for safety reasons, but now also for environmental ones (Demoli, 2015). These new perspectives make inequalities in daily travel patterns and problems more visible, on two levels: socially (Cholez et alii., 2005) and spatially. While major conurbations have a wide range of alternatives (metro, bus, streetcar, car rental) and an infrastructure that is increasingly designed to encourage active mobility (pedestrian areas, cycle paths, etc.), areas far from major cities still have to deal with a public transport offer that is generally less extensive, or even non-existent. As a result, access to individual modes of transport (two-wheelers and cars) is essential in rural areas, so much so that it conditions access to the most essential resources of daily life. In particular, the car enables people to build up a social network, control their personal time and access employment (Kaufmann, Mangin, Marchal, 2024). In so doing, its use unlocks access to many areas of socialization. Because in rural areas, the car is generally indispensable, it is not always a choice (Flipo, 2021). Here, access to mobility (in its broadest sense) is closely linked to social status (Baylina, Rodó-Zárate, 2020), even more so than in urban areas. At a time when this means of transport, once favoured by rural dwellers (Ibid.), is now devalued in political discourse promoting a modal shift, it becomes necessary to rethink its place and the prospects open to it within low-density areas.
This thematic issue aims to treat the rural question by avoiding an urbanocentric and folkloric reading (Orange, Vignon, 2019). It aims to develop a plural reading of spaces far from major urban centers. Indeed, it seems necessary to adopt a reading of the rural object (and of those who occupy it) as far from a binary conception as possible, considering that rurality is neither an extension of the city, nor a world that would be separate from it. The symbolic dichotomy between rurality and urbanity is not as solid as the power of words would have us believe, at least in terms of mobility (Lambert, Roudet, 1995), not least because the relationship with proximity is, in reality, largely subjective, but also because urban and rural are largely porous. In this respect, many rural and semi-urban dwellers combine their experiences and have no difficulty making trips back and forth to urban areas. What's more, the concept of rurality does not cover the same issues or the same realities, depending on whether we look at countries in the North or South.
While there is currently a great deal of interest in research into urban mobility, it has to be said that these issues remain a blind spot when it comes to rural territories. This may come as a surprise. The French territory is characterized by a multitude of small rural communes, linked by a particularly dense road network (Marchal, Stébé, 2019, 2010). At the same time, European urbanization is affecting a large proportion of rural areas, with a wide variety of typologies. These areas are experiencing contrasting demographic dynamics, ranging from steady growth to significant decline. Finally, these areas continue to face major challenges in terms of isolation, a major factor in socio-economic inequalities. This problem is all the more acute in southern countries, where infrastructure is sometimes lacking (Porter, 2002).
1/ The modalities of public innovation in rural areas.
This line of research examines the role of institutions (regional, departmental, municipal, etc.) and the place of public action in the broad sense (Lascoumes, Le Galès, 2018) in the organization of local mobility services and/or spatial planning related to mobility. How are local authorities addressing the issues inherent in mobility, from the most traditional and ordinary (school pick-ups, public transport, etc.) to the most specific problems (congestion effects due to detour induced by connected navigation services, for example), or confronting long-term prospective scenarios? Contributions can also look at how large-scale political decisions are translated locally. For example, in the case of France, what are the concrete effects of the 2019 Mobility Orientation Law (LOM) on low-density territories, or of the introduction of ZFEs (Low Emission Zones) on the mobility of rural populations? In the countries of the South, what impact do the sustainable mobility plans deployed in major metropolises, such as Bogotá (Thomas, Gouëset, 2023), have on their less urbanized peripheries, particularly when the collective mobility offer is undersized, as is the case for the city of Dakar (Lesteven et alii, 2023)? In Switzerland, how are the Projet de territoire's (Territory Project’s) mobility, energy and production strategies adapted to regional and rural planning policies? Far from representing a homogeneous reality, rural territories represent a mosaic of differentiated situations, from a social, spatial and cultural point of view. In this sense, they can just as easily be fertile environments crossed by dynamic citizen, political, cultural and associative initiatives, as situations where the issue of electing a mayor - a central figure of rurality if ever there was one - represents the primary concern. So, how does the diversity of local political configurations influence the concrete possibilities of constructing modalities of access to resources and amenities? How do different forms of political commitment influence local political dynamics around mobility? What scope for innovation and experimentation really exists in municipalities on the bangs of, or excluded from, metropolitan or conurbation planning? More broadly, attention could be paid to the unforeseen effects, or even the induced effects, of public policies, in order to question in particular the existence of a circularity between the latter and local lifestyles. What citizen initiatives are emerging in today's rural world in terms of mobility? How do citizens' initiatives use legislative and institutional instruments? Are they taken up by public authorities, and if so, how? What do they reveal about people's attachment to the areas where they live? What aspirations for change are expressed? How is modal shift organized collectively, both within public authorities and outside them, notably within associations? And how does the goal of decarbonizing mobility involve new players and new types of interaction? Proposals could focus on the development of alternative private-initiative offerings, which aim to meet a demand for mobility that is not being met and is thus apprehended as a potential market - rental of different types of vehicles, shuttles and other short-, medium- or long-distance public transport in particular - as well as local debates on a car-free future (Cogato Lanza et alii, 2021).
2/ The diversity of daily mobility practices and experiences beyond the car.
Rural life is often marked by the remoteness and spatial fragmentation of a number of resources that are essential to access (workplaces, food supplies, health services, administrative services, etc.). For this reason, rural areas are often likened to an inescapable dependence on the automobile, the possession of which can make people dependent on more urbanized areas outside the region (think, for example, of the difficulty of finding a garage and sometimes even a gas station without having to travel dozens of kilometers). And yet, on closer inspection, a certain number of people living in rural areas are not (or no longer) motorized. This may be due to economic constraints or a lack of mobility skills (Kaufmann, 2008), for example. These situations give rise to a range of resourceful practices, consisting of "making do", but above all "making do without" (De Certeau, 1990). This means resorting to modal shifting and solidarity, as well as developing ordinary skills to circumvent the need for mobility through practices of sobriety or autonomy (Mangin, Roy, 2023). How, then, are rural "non-car" mobilities organized? What other forms of mobility do they suggest? On what (re)organization of daily life are they based, and how are they experienced by those who implement them? Case studies located in sub-Saharan Africa, where the majority of journeys are made on foot (Diaz Olvera, et alii, 2010; Boyer, Gouëset, Delaunay, 2016), would be particularly instructive here. In other cases, demotorization is the result of fully chosen and assumed lifestyles that give primacy to practices of mutual aid (running errands for a neighbor in exchange for a service), solidarity (carpooling, hitchhiking) and mutualization (to run errands or go into town). This is particularly true of neo-ruralites, whose professional activities can be totally or partially carried out by telecommuting. How can we account for the commitment to such forms of mobility, a priori ill-suited to the areas in which they are deployed? If, as elsewhere, the car retains a central place in the lifestyles of individuals as much as in the organization of the territory (Héran, 2020), how is the imperative of thinking about its cohabitation with other modes of transport deployed and imposed? (Peycheraud, 2022). For example, while new forms of mobility are multiplying in central urban areas, supported by the diversification of transport modes (Mangin, Vincent, Marchal, 2023), what about scooters, electrified bicycles and pedibuses in less densely populated areas? Finally, work could be done on the digitization of consumer practices and their impact on mobility. For example, while we already know that car-dependent urban and peri-urban households have differentiated uses of online purchasing (Belton-Chevalier, De Coninck, Motte-Baumvol, 2016), articles on the specificity of access to goods and services by rural populations (via roaming or the development of home delivery in particular) will be welcome. How have supply-related mobility practices changed, or not, as a result of the development of home delivery services, particularly during the Covid-19 period? What demand does this meet? Do these offers help to limit the ecological footprint of travel, insofar as everyone needs to be able to get to dedicated delivery points? Finally, what is the impact of digital technology on rural populations, their mobility, their consumption patterns and, more broadly, their lifestyles?
3/ Mobility issues through the lens of populations.
This theme focuses on the diversity of rural populations and the issues related to their cohabitation. Residents can be approached based on their age, gender, social category, or geographical origin. Contributions may address, among other things, the determinants of mobility barriers and their consequences for aging populations in rural areas. How do older people get around? How do they experience any restrictions on their travel? At the other end of the age pyramid, attention may be paid to the characteristics of children's and adolescents' mobility and their place in local social life (think, for example, of small groups of young people gathering around their bicycles or mopeds). How and where do young people get around? What do the different modes of transport represent for rural youth? These questions are at the heart of contemporary issues, especially given the importance of mobility in the analysis of socio-spatial inequalities affecting young people (Rénahy, 2010; Amsellem-Mainguy, 2021). Work on the mobility practices of secondary residents (Duchêne-Lacroix, Hilti, Schad, 2013) as well as commuters and cross-border workers (Clément et al., 2024) and their relationships with the local population will also be appreciated. What do these patterns of mobility and partial habitation over time say about the way in which certain people invest in rural areas? What kind of roots do such ways of living reflect? More generally, what links can be established between daily mobility and residential mobility? What economies does the rural area actually support, particularly in relation to the spread of teleworking and new forms of shared mobility?
4/ Mobility infrastructure in rural areas.
This theme proposes to examine individuals' relationships with mobility infrastructure. While roads, bike paths, and repair facilities are essential for the use of various vehicles, political decisions in this area reflect priorities that should be analyzed. For example, who and what are the bike paths that are multiplying in tourist-heavy areas intended for? More broadly, which forms of mobility and which populations are favored or disadvantaged by existing and future infrastructure? What do the priorities given to the maintenance of certain infrastructure (Denis, Florentin, 2022), sometimes to the detriment of others, reflect? How is the issue of infrastructure costs addressed, whether related to construction or maintenance? What criteria, if any, are used to balance infrastructure costs, environmental costs, and health costs? Here, it might be worth looking at infrastructure deficits and difficulties in accessing infrastructure. How do people manage to access the tools and skills needed for maintenance when there is no mechanic nearby? What forms of organization can compensate for the lack of a gas station? More broadly, what forms of solidarity can compensate for the lack of public institutions and economic actors dedicated to mobility? Beyond the construction of road infrastructure, how can access to mobility be provided to populations in southern countries (Dawson and Barwell, 1993)? Contributions may also shed light on social and territorial inequalities in access to infrastructure (gas stations, garages, highway access, etc.). Beyond their absence, they may also question coexistence with infrastructure and its potential for nuisance. For example, how do individuals deal with the noise, smell, and visual disturbances caused by a highway, a winding road frequented by motorcyclists, or a race track (Marchal, 2022)? What symbolic boundaries can such infrastructure represent, given that it is sometimes used almost exclusively by urban tourists who are unfamiliar with the area? Finally, we will consider modal coexistence and the potential for multimodality. Rural areas are particularly popular with those who come to enjoy recreational, non-motorized forms of mobility (such as cycling or contemplative, meditative walking, which allows them to escape the hustle and bustle of urban life for a while (Le Breton, 2012)). The paradox here lies in the embedded nature of these so-called “soft” forms of mobility within other forms of mobility, often motorized, which are used to travel to places dedicated to such practices. What needs do these recreational forms of mobility, and more broadly these alternative forms of mobility, meet? Who uses them? Are they embraced by local populations? How do they experience such forms of mobility, which could be described as heteronomous? These questions lead to an extension of the concept of mobility infrastructure to all spaces dedicated to it, including individual garages, collective parking lots, residential building courtyards, and other maneuvering spaces. What weak signals can be detected in uses and DIY projects that reveal transition tactics (reallocation, sharing, etc.)? What applications of urban planning regulations—for example, in terms of parking space—reveal tensions between traffic management expectations and real estate sustainability objectives? What uncertainties or reversibilities can be observed in mobility spaces in rural areas?
Since the concept of rurality refers to a variety of social, cultural, and territorial situations, articles may focus on villages located far from urban centers as well as on areas closer to cities that constitute their pre-urbanized periphery. They may also focus on denser areas considered urbanized, insofar as they examine their links with rurality. Furthermore, although this call for papers is written with the French context in mind, contributions may focus on case studies from other areas.
As the journal Flux is open to multidisciplinarity, the selected texts may fall within the fields of sociology, anthropology, geography, economics, history, philosophy, political science, urban planning, and/or at the crossroads of these disciplines.
Submission guidelines
Deadline for abstracts: December 15, 2025.
Submission of article proposals (in the form of abstracts, maximum 4,000 characters, including the authors' names and institutional affiliations)
Deadline for full articles (first draft): September 7, 2026
Based on abstracts pre-approved by the editorial board of Flux, authors will have until September 7, 2026 to submit the full version of their article. These articles must comply with the journal's standards (see note to authors), namely a text of no more than 50,000 characters (including spaces), an abstract of 1,000 to 1,500 characters in French and English, and a biographical note of approximately 600 characters.
For more information about the journal Flux and the guide for authors, please visit: https://revue-flux.cairn.info/recommandations-aux-auteurs/
This issue of Flux is scheduled for publication in June 2027.
Abstracts and articles should be sent to:
- Gaëtan Mangin, Doctor of Sociology from the University of Burgundy (associated with UMR LIR3S 7366) and Contract Lecturer in Sociology at the University of Artois, Arras Campus (UFR EGASS, affiliated with UMR LEM 9221), gaetan.mangin@gmail.com
- Elena Cogato Lanza, Full Professor at the Urban Planning Laboratory of the Swiss Federal Institute of Technology in Lausanne (EPFL) and Director of the Doctoral Program in Architecture and Urban Sciences, elena.cogatolanza@epfl.ch
- Vincent Kaufmann, Professor of Urban Sociology and Mobility Analysis at the Swiss Federal Institute of Technology in Lausanne (EPFL), Director of the Laboratory of Urban Sociology (LaSUR), vincent.kaufmann@epfl.ch
- Hervé Marchal, Professor of Sociology at the University of Burgundy (affiliated with UMR LIR3S 7366), Director of the Maison des Sciences de l’Homme in Dijon (MSH - UAR 3516 CNRS - UB), Herve.Marchal@u-bourgogne.fr
Editorial Committee
- Jean-Baptiste BAHERS (CNRS, UMR ESO)
- Rémi de BERCEGOL (CNRS, UMR PRODIG)
- Denis BOCQUET (ENSA STRASBOURG, LABORATOIRE AMUP)
- Kévin CAILLAUD (INRAE, ETBX)
- Éric CHARMES (ENTPE, Evs-RIVES)
- Olivier COUTARD (CNRS, UMR LATTS)
- Laetitia DABLANC (UNIV. GUSTAVE EIFFEL, UMR LVMT)
- Gilles DEBIZET (UNIV. GRENOBLE ALPES, UMR PACTE)
- Henri DESBOIS (UNIV. PARIS NANTERRE, GECKO/RST)
- Mathieu DURAND (Le Mans UNIV, UMR ESO)
- Jihad FARAH (UNIV. LIBANAISE de BEYROUTH, CERDA)
- Daniel FLORENTIN (ENPC, UMR LATTS)
- Caroline GALLEZ (UNIV. GUSTAVE EIFFEL, UMR LVMT)
- Bernard de GOUVELLO (UNIV. GUSTAVE EIFFEL, LEESU)
- Stève HAGIMONT (Sciences po Toulouse, LaSSP)
- Carine HENRIOT (SORBONNE UNIVERSITÉS, UTC, Avenues)
- Sylvy JAGLIN (UNIV. GUSTAVE EIFFEL, UMR LATTS)
- Fanny LOPEZ (ENSA PARIS MALAQUAIS, LIAT)
- Gwenaëlle LEGOULLON (Lyon 3, LARHRA)
- Anne MARCHAIS-ROUBELAT (CNAM-LIRSA)
- Juliette MAULAT (UNIV. PARIS 1, UMR GÉOGRAPHIE-CITES,)
- Luisa MORETTO (UNIV. LIBRE DE BRUXELLES, FACULTÉ D'ARCHITECTURE)
- Hélène NESSI (UNIV. PARIS NANTERRE, UMR LAVUE,)
- Arnaud PASSALACQUA (UNIV. PARIS-EST CRETEIL, LAB'URBA)
- Francesca PILO' (UNIV. UTRECHT)
- Laurence ROCHER (UNIV. LYON 2 UMR EVS)
- Jonathan RUTHERFORD (ENPC, UMR LATTS)
- Benjamin THIERRY (UNIV. PARIS-SORBONNE, UMR IRICE)
- Éric VERDEIL (Sciences Po, UMR CERI)
- Pierre ZEMBRI (UNIV. GUSTAVE EIFFEL, UMR LVMT)
- Marie-Hélène ZERAH (INSTITUT DE RECHERCHE POUR LE DEVELOPPEMENT)