HomeFabien Eboussi Boulaga : penser, défaire et re-faire les sciences sociales en Afrique
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Published on Wednesday, August 06, 2025

Abstract

Cet appel à candidatures invite à une journée d’étude consacrée à la pensée de Fabien Eboussi Boulaga (FEB), dont l’œuvre, ancrée dans la critique des savoirs coloniaux et des régimes postcoloniaux, propose une refondation des sciences sociales en Afrique. Il s’agit moins de rendre hommage que de prolonger son projet critique et politique en interrogeant les conditions de production des savoirs en contexte africain : penser depuis l’Afrique, avec rigueur, en assumant la dimension éthique, historique et située des sciences sociales. L’appel propose d’explorer les apports de FEB en examinant comment ses écrits peuvent inspirer de nouveaux gestes méthodologiques, une pensée enracinée sans être enfermée, capable de questionner les catégories importées et de produire des outils d’émancipation.

Announcement

La journée d’étude intitulée « Fabien Eboussi Boulaga : penser, défaire et re-faire les sciences sociales en Afrique » se tiendra en présentiel le lundi 13 octobre 2025 à l’Université Catholique d’Afrique Centrale (UCAC) à Yaoundé, Cameroun. Elle marquera le lancement des activités du Fonds Eboussi Boulaga pour l’année académique 2025-2026. Organisée par une équipe internationale de chercheurs, cette rencontre scientifique vise à interroger l’héritage intellectuel de Fabien Eboussi Boulaga à travers les enjeux contemporains des sciences sociales en Afrique.

Argumentaire

Philosophe de la liberté et du désenchantement, intellectuel rigoureux et inlassable critique des évidences coloniales, Fabien Eboussi Boulaga (FEB) a su, tout au long de son œuvre, interroger les conditions de possibilité de la philosophie dans les contextes postcoloniaux. Depuis sa disparition, de nombreux travaux ont été entrepris en hommage à sa pensée, confirmant l’actualité et la fécondité de sa production scientifique. Mais plus qu’un hommage, il s’agit aujourd’hui d’une tâche critique à poursuivre : comprendre ce que signifie penser en Afrique, à partir de l’Afrique, dans un monde toujours traversé par les hiérarchies épistémiques héritées de la colonisation. Dans La Crise du Muntu (1977), FEB ne se contente pas d’examiner les impasses de la philosophie ; il en déconstruit les fondements, révélant la philosophie comme un savoir situé, historiquement daté et politiquement instrumentalisé. Il montre que celle-ci, loin d’être universelle, a aussi servi d’outil de domination en ce sens qu’elle a constitué le "secret de la force" de la rationalité coloniale, la légitimation d’un ordre symbolique qui classe, nomme, hiérarchise.

Cette critique s’étend au-delà de la philosophie, interrogeant de nombreux champs disciplinaires — anthropologie, histoire, sociologie, théologie, science politique — et posant les bases d’une épistémologie alternative, décentrée, transgressive, et attentive à l’historicité des savoirs. FEB nous invite ainsi à repenser les sciences sociales en Afrique, non comme simples réceptions de modèles importés, mais comme des pratiques de savoir enracinées, critiques, capables de dire les expériences africaines dans leur densité propre. Interroger les sciences sociales en Afrique à partir de la pensée de Fabien Eboussi Boulaga, c’est se situer dans une perspective de rupture, qui engage à la fois une critique épistémologique et un projet politique de refondation. Rupture avec l’illusion d’une neutralité disciplinaire, et surtout avec l’idée – encore largement dominante dans les universités et les institutions africaines – que les sciences sociales pourraient se développer en Afrique sans affronter de front la question de leur origine, de leur langue, de leur normativité et de leur légitimité. Les sciences sociales – qu’elles soient sociologiques, juridiques, politiques ou anthropologiques – ne sont pas épargnées par cette mise en cause de la philosophie. Elles ont participé à la construction d’une Afrique-observée, fragmentée, « indigénisée », et presque toujours saisie à travers des catégories exogènes, produites ailleurs, dans d’autres contextes de pensée et de pouvoir.

Or, chez Eboussi, penser à partir de l’Afrique ne signifie pas simplement localiser un point de vue ou décoloniser un contenu. Cela implique de transformer les conditions mêmes de production du savoir, de reconfigurer les objets, les concepts et les finalités des sciences sociales. Cela suppose aussi d’en assumer la dimension éthique et politique : produire du savoir sur les sociétés africaines n’est jamais un acte neutre. C’est un geste situé, traversé par des enjeux de pouvoir, de reconnaissance, d’émancipation ou de maintien de l’ordre. L’objectivité n’y est jamais innocente.

Sur le plan sociologique, Eboussi interroge les formes de socialisation postcoloniale notamment les rapports d’autorité, les dynamiques de violence symbolique, la place de l’intellectuel, la tension entre tradition et modernité. Sa réflexion invite à relire les catégories sociologiques classiques (État, société civile, autorité, individu, coutume, etc.) depuis des pratiques sociales africaines et des configurations historiques singulières, et non depuis leur simple calque occidental.

Sur le plan politique et démocratique, son œuvre propose une critique acérée des régimes postcoloniaux, souvent fondés sur une reproduction des logiques de domination coloniale : accaparement de la parole, restriction du débat public, confiscation des institutions, fétichisation du pouvoir. Dans La démocratie de transit (1993), Eboussi met en évidence l’ambiguïté d’une démocratie réduite à des formes procédurales vides de substance, importées sans être appropriées. Il en appelle à une démocratie enracinée, une démocratie substantielle fondée sur la participation, la pluralité des rationalités, et la reconnaissance des subjectivités africaines.

 Sur le plan juridique, il interroge le droit non comme simple ensemble de normes, mais comme un instrument de gouvernementalité, inscrit dans des régimes de vérité, de pouvoir et de subjectivation. Le droit colonial, puis néocolonial, est pour lui un des vecteurs majeurs de la dépossession symbolique et de l’institutionnalisation des hiérarchies et ne fait pas d’économie à questionner ses sources, ses usages, et les formes de justice qu’elle rend – ou qu’elle empêche.

Sur le plan des sciences politiques, son œuvre constitue une critique radicale des régimes postcoloniaux, qu’il perçoit comme des héritiers des logiques autoritaires de l’ordre colonial : monopole de la parole publique, répression de l’opposition, confiscation des institutions, fétichisation du pouvoir et sacralisation des figures dirigeantes. Dans La démocratie de transit (1993), Eboussi déconstruit l’illusion d’une transition démocratique simplement procédurale, déconnectée des réalités sociales et culturelles du continent. Il met en garde contre une démocratie formelle, imposée de l’extérieur, qui ne repose ni sur la participation effective des citoyens, ni sur la reconnaissance des subjectivités africaines, appelant ainsi à une démocratie substantielle, enracinée dans les dynamiques locales, les formes d’expression endogènes et la pluralité des rationalités politiques.

Sur le plan anthropologique, l'œuvre d'Eboussi Boulaga engage à la fois une critique et une réhabilitation des cultures africaines. Il valorise les ressources symboliques, les mythes, les langues, les rites et les formes de sociabilité locales comme lieux de production de sens, de normativité. Contre l’opposition figée entre tradition et modernité, il propose une lecture dynamique des identités culturelles, en insistant sur leur capacité de réinvention et d’auto-interprétation. Sa pensée invite ainsi à considérer les cultures africaines comme des matrices critiques de pensée, capables de dialoguer avec le monde sans s’y dissoudre.

En ce sens, la réflexion de Fabien Eboussi Boulaga pourrait s’étendre sur les sciences sociales en Afrique puisqu’il ne s’agit pas seulement d’un projet critique mais d’un appel à la refondation épistémique, intellectuelle et politique qui invite à concevoir une pensée des sciences sociales qui soit enracinée sans être enfermée, ouverte sans être déracinée, capable de conjuguer l’exigence de rigueur analytique avec celle de justice historique. C’est cette exigence de pensée, à la fois critique et constructive, que cette journée d’études entend explorer, à travers les multiples résonances de l’œuvre d’Eboussi Boulaga avec les enjeux contemporains de la recherche en Afrique. Il est question de s’interroger sur l’apport de cette production dans les disciplines des sciences sociales et de rouvrir leur questionnement : de quoi sont-elles le nom, et à quelles conditions peuvent-elles s’affirmer davantage comme des outils d’intelligibilité et de libération du continent africain ? Quels gestes critiques, quelles méthodologies transgressives permettent aujourd’hui de dépasser encore plus leur fonction d’appareil et de réapproprier leur force potentielle de contestation ? Autrement dit : que signifie « faire science sociale » au regard de la production de FEB ? Quels déplacements méthodologiques, quels gestes théoriques, quelles posture FEB inspire-t-il à celles et ceux qui, aujourd’hui, pensent les sciences sociales sur ou depuis le continent africain ?

Axes de réflexion possibles :

  • Sociologie postcoloniale et critique des formes de socialisation
  • Penser la démocratie autrement : vers une démocratie enracinée
  • Droit, gouvernementalité et justice
  • Réinvention des sciences sociales en Afrique
  • Héritage et postérité : penser avec Eboussi aujourd’hui
  • Quels gestes critiques et quelles postures intellectuelles hériter de son œuvre ? Quels usages contemporains de sa pensée dans la recherche, l’enseignement, les luttes sociales et politiques ? Comment faire science sociale « depuis l’Afrique » avec Eboussi ?

Modalités de contribution

  • Date limite : 30 septembre 2025

  • Nombre maximal de mots : 250
  • Éléments à joindre : l’appel à candidature (en copie)
  • Adresses d’envoi : minassc@yahoo.fr et edithekodo@gmail.com

Les réflexions issues de cette journée d’étude serviront de base pour un dossier thématique à Eboussi Studies. Revue de sciences sociales et de philosophie.

Coordination scientifique

  • Marie Thérèse Mengue (IPIS-UCAC),
  • Armand Leka Essomba (CERESC-Université de Yaoundé I),
  • Kasereka Kavwahirehi (University of Ottawa),
  • Gabriel Etogo (Université Saint Jérôme de Douala),
  • Gaston Steve Bobongaud (UCAC),
  • Thomas Bienvenu Tchoungui (UCAC),
  • Jean Christophe Goddard (Université Jean Jaurès de Toulouse)
  • Lisell Quiroz (Université Cy-Cergy/France).

Comité scientifique 

  • Marie Thérèse Mengue (IPIS-UCAC)
  • Armand Leka Essomba (CERESC-Université de Yaoundé 1)
  • Kasereka Kavwahirehi (University of Ottawa).
  • Gabriel Etogo (Université Saint Jérôme de Douala)
  • Gaston Steve Bobongaud (UCAC)
  • Thomas Bienvenu Tchoungui (UCAC)
  • Jean Christophe Goddard (Université Jean Jaurès de Toulouse)
  • Lisell Quiroz (Université Cy-Cergy/France)
  • Abbed Kanoor (Universität Hildesheim)
  • Auguste Nsonsissa (Université Marien Ngouabi de Brazzaville)
  • Charles Romain Mbele (École Normale Supérieure de Yaoundé)
  • David Le-Duc-Tiaha (Fonds Ricœur)
  • Emboussi Nyano (université de Douala)
  • Emmanuel Tchoumtcoua, (Université de Douala)
  • Epiphane Kinhoun (UCAC-ICAM)
  • Ernest-Marie Mbonda (UCAC et Université de Moncton, Canada)
  • Ernst Wolff (Université de Leuven)
  • Kasereka Kavwahirehi (University of Ottawa)
  • Lina Àlvarez-Villarreal (Universidad de los Andes)
  • Marie Anne Paveau (Université Sorbonne Paris Nord)
  • Edmond Mballa Elanga (Université de Douala)
  • Aristide M. Menguele Menyengue (Université de Douala)
  • Barnabé Milala (Université de Kinshasa)
  • Paul Christian Kiti (Université d’Abomey – Calavi)
  • Thierry Amougou, (Université Catholique de Louvain)
  • Thomas Ahoussi (Université Catholique d’Afrique Centrale)
  • Yves Akoa (Université de Douala)
  • Jean Roger Onah (CERESC/Université de Yaoundé I)

Comité d’Organisation 

  • Calvin Minfegue (IPIS/UCAC)
  • Edith Ekodo Mvondo (CDHS-UVSQ/Paris-Saclay
  • Viviane Ntsa (Université de Yaoundé I)
  • Ghislain Bombela Mosoua (Université de Yaoundé II)
  • Onah Jean Roger (CERESC/Université de Yaoundé I)
  • Abel Moussi (Université de Dschang)
  • Adoulou N. Bitang (Université de Bertoua/ENS)
  • Ulrich Metende (Indiana University-Bloomington)
  • Yannick Essengue (Université Jean Jaurès de Toulouse)
  • Amelie Ekassi (Université de Yaoundé I/ENS)
  • Basile Ngono (Université de Yaoundé 1)
  • Donfack Sobjio Dorothée Laure (Institut des beaux-arts de Dschang à Foumban)
  • Mbadbme Mbailalngone Mathurin (Université de N’Djamena)
  • Nga Mvondo Antoinette (Université de Bertoua)
  • Sandrine Kongoue (Université Félix Houphouet-Boigny-Abidjan)
  • Philippe Nguemeta (Université de Yaoundé 1)
  • Sylvestre Ngouo Ndadjo (Université de Douala)

Partenaires

  • Institut des politiques et initiatives sociales (IPIS)
  • Laboratoire camerounais d'études et de recherche sur les sociétés contemporaines (CERESC)
  • Association Camerounaise de Droit constitutionnel (ACDC)
  • Equipe de Recherche sur les Rationalités Philosophiques et les Savoirs (ERRAPHIS)

Bibliographie de Fabien Eboussi Boulaga 

Eboussi Boulaga Fabien, "Barack Obama: A phony/funny name that sells Africa very well?", Lecture presented at Dinand Library, College of the Holy Cross, Worcester, MA, USA, 2008, October 28.

Eboussi Boulaga Fabien, “Ideologia de l'estal-nació i els desordres Africans”; “Ciutats africanes, reinvencions de la tradició i la modernitat”: “El xoc dels valors de civilització a l'Africa." Artícolos presentados en Àfrica, Jomades interculturals Colloquium, Fundació Akwaba, Centre Cultural Barradas, Hospitalet de Llobregat, España, 9 Setembre 2004.

Eboussi Boulaga Fabien, « Alfred Grosser: Le sel de la terre. Pour l'engagement moral », Mouvements populistes, discours populaires. Politique Africaine, 8, 1981, pp. 119-122.

Eboussi Boulaga Fabien, « Cultures de rentes », Terroirs : Revue africaine de sciences sociales et de culture, 1-2, 2006, pp. 5-7.

Eboussi Boulaga Fabien, « Démocratie et tribalisme », Dans Fabien Eboussi Boulaga (Ed.), La démocratie à l'épreuve du tribalisme, Bonn, Fondation Friedrich-Ebert : Yaoundé, Cameroun : Gerddes, 1996, pp. 11-17.

Eboussi Boulaga Fabien, « Eboussi vu par Eboussi », Raison Ardente, 64, 2002, pp. 104-117.

Eboussi Boulaga Fabien, « Existe-t-il un État camerounais ? Exercice dialectique », Terroirs : Revue africaine de sciences sociales et de culture, 1-2, 2006, pp. 127-139.

Eboussi Boulaga Fabien, « Identité et différence en sciences sociales », Lecture presented at the International Symposium on Globalization and Social Sciences in Africa, University of Witwatersrand, Johannesburg, 1998, Septembre 14-18.

Eboussi Boulaga Fabien, « Intellectuels, nationalisme et idéal panafricain », Mosaïques, 1, 2003, pp. 4-20.

Eboussi Boulaga Fabien, « L'anthropologie et les droits de l'homme » Dans Jean Hannoyer (dir.), Philosophie et démocratie en Afrique, Yamoussoukro, Unesco, 1999.

Eboussi Boulaga Fabien, « L'homosexualité : trois lectures pour commencer », Terroirs : Revue africaine de sciences sociales et de philosophie, 1-2, 2007, pp. 1344.

Eboussi Boulaga Fabien, « L'homosexualité au Cameroun : problème politique ? », Terroirs : Revue africaine de sciences sociales et de philosophie, 1-2, 2007, pp. 5-10.

Eboussi Boulaga Fabien, « La crise économique et la mobilisation des militants », In Peter Geschiere & Piet Konings (Eds.), Proceedings. Conference on The Political Economy of Cameroon: Historical Perspectives, Leiden, Leiden University Press, 1989, 831 p.

Eboussi Boulaga Fabien, « La faim, pouvoir de vie et de mort », Terroirs : Revue africaine de sciences sociales et de culture, 3, 2005, pp. 5-6.

Eboussi Boulaga Fabien, « La fraude électorale en 13 techniques. » Le Messager. 57, 1997, pp. 6-7.

Eboussi Boulaga Fabien, « Le cycle des élections au Cameroun. Évaluation et propositions d'amélioration des lois et pratiques existantes », Dans Actes du séminaire sur la commission électorale et les processus démocratiques, Yaoundé, 1996.

Eboussi Boulaga Fabien, « Le modèle américain et la démocratisation en Afrique », Terroirs : Revue africaine de sciences sociales, 2, 1995, pp. 18-33.

Eboussi Boulaga Fabien, « NEPAD : Initiative de chefs sans bases ? », Terroirs : Revue africaine de sciences sociales et d'études culturelles, 1-2. 2004, pp. 267-286.

Eboussi Boulaga Fabien, « Pour l'émergence d'une culture de la paix en Afrique », Dialogue et réconciliation, 1, 2000, pp. 19-34.

Eboussi Boulaga Fabien, « Présentation du livre KAMERUN ! Une guerre cachée aux origines de la Françafrique 1948-1971 », Article présenté à la Conférence et d'un débat en présence d'Odile Tobner, Abel Eyinga & Fabien Eboussi-Boulaga, Librairie des Peuples Noirs, Yaoundé, 29 février 2011.

Eboussi Boulaga Fabien, « Rapport introductif no. 2 : Les conférences nationales... Et après ? (Argumentaire pour une théorie des conférences nationales) », Dans Bilan des Conférences nationales et autres processus de transition démocratique en Afrique, Cotonou 19-23 février 2000, pp. 605-608. Yaoundé, Presses Universitaires d'Afrique, Bruxelles, Editions Pédone, 2001.

Eboussi Boulaga Fabien, « Reconstruction culturelle et politique de l'Afrique » &

« Anthropologie, écologie et reconstruction politique ». Dans Kä Mana & Jean Blaise Kenmogne (Eds.), Actes du Colloque international organisé par le CIPCRE sur le thème : Ethique écologique et reconstruction de l'Afrique : Batié, du 10 au 17 juin 1996. Bafoussam, CIPCRE : Yaoundé, CIC, 1996, 156 p.

Eboussi Boulaga Fabien, « Redéfinition anthropologique de la démocratie. » Quest, XII (1), 1998, pp. 151-155.

Eboussi Boulaga Fabien, « Société civile : analyse diagnostique et "prescriptions" », Terroirs : Revue africaine de sciences sociales et de culture. 4, 2005, pp. 47-56.

Eboussi Boulaga Fabien, « Société civile : du bon usage d'un slogan ? », Terroirs : Revue africaine de sciences sociales et de culture. 4, 2005, pp. 5-1.

Eboussi Boulaga Fabien, « Sur la philosophie politique en Afrique » (Entretien), Raison Ardente, 22, 1985, pp. 71-76.

Eboussi Boulaga Fabien, « Syndicalisme et Education », in Actes du Colloque International Syndicalisme et Education. Bonn, Fondation Friedrich-Ebert, 1995.

Eboussi Boulaga Fabien, « Terrorisme et conflit d'anthropologies », Dans Terrorisme et droits humains : Actes du Colloque d'Academia Africana, pp. 59-93. Yaoundé, Presses Universitaires d'Afrique, 2001.

Eboussi Boulaga Fabien, « Théorie générale des conférences nationales et autres processus de transition démocratique », Article présenté à la Conférence régionale africaine préparatoire à la IVe Conférence mondiale sur les démocraties nouvelles et rétablies, Cotonou, 4-6 décembre 2000.

Eboussi Boulaga Fabien, « Transitions démocratiques en Afrique. Etude comparative », Le Messager Africain, 1er Janvier 1996.

Eboussi Boulaga Fabien, « Tsunamis africains », Terroirs : Revue africaine de sciences sociales et de culture, 1-2, 2005, pp. 5-6.

Eboussi Boulaga Fabien, (2004). « De la pauvreté anthropologique. » Dans Jean Didier Boukongou & Marie Thérèse Mengue (Eds.). Comprendre la pauvreté au Cameroun (pp. 193-198). Yaoundé, Presses de l'Université catholique d'Afrique centrale. 386 p.

Eboussi Boulaga Fabien, (2008). « Femmes et politique. Sociologie d'une élection », Terroirs : Revue africaine de sciences sociales et de philosophie, 1-2, pp. 11-54.

Eboussi Boulaga Fabien, (Ed.), « Insécurité et dangers alimentaires », Terroirs : Revue africaine de sciences sociales et de culture 3. Yaoundé, Cameroun : Académia Africana, 2005, 139 p.

Eboussi Boulaga Fabien, (Ed.), « L'homosexualité est bonne à penser », Terroirs : Revue africaine de sciences sociales et de philosophie 1-2. Yaoundé, Cameroun : Académia Africana, 2007, 311 p.

Eboussi Boulaga Fabien, (Ed.), « SIDA », Terroirs : Revue africaine de sciences sociales et de culture 1-2. Yaoundé, Cameroun, Académia Africana. 2005, 257 p.  

Eboussi Boulaga Fabien, & de Bruyn, Pierre-Henry, "Chinese Perspectives, African Lands: (I) Cultural and Social Organisation, (2) Economic and Strategic Interests." Joint paper presented at the Asia & Pacific Network's 4 Congress, Ecole Nationale Supérieure d'Architecture de Paris Belleville, Paris, France, 2011, September 15.

Eboussi Boulaga Fabien, & Ndzana, Vianney Ombe, « Les USA, le FMI et la Banque Mondiale contre la Conférence nationale au Cameroun », Le Messager, 1991, 241.

Eboussi Boulaga Fabien, & Olinga, Alain Didier (Eds.), Le génocide rwandais : Les interrogations des intellectuels africains, Yaoundé, Cameroun : Clé., 2006, 205 p.

Eboussi Boulaga Fabien, Cours d'anthropologie des droits de l'homme, Yaoundé, Cameroun : Presses de l'Université Catholique d'Afrique Centrale, 1989. Eboussi Boulaga Fabien, Fight Against Corruption: /s there Anything Impossible with Comeroonians (Valentin Simeon Zinga & Friedrich-Ebert-Stiftung. Trans.), 2002. Yaoundé, Cameroun, Presses Universitaires d'Afrique. 69 p. (Original publié en 2002).

Eboussi Boulaga Fabien, L'état du Cameroun, Yaoundé, Editions Terroirs, 2009, 669 p.

Eboussi Boulaga Fabien, La démocratie de transit au Cameroun, Paris L'Harmattan, 1997, 456 p.

Eboussi Boulaga Fabien, Les conférences nationales en Afrique noire. Une affaire à suivre, Paris, Karthala. 1993, 2009, 230 p.

Eboussi Boulaga Fabien & Valentin Siméon, Lutte contre la corruption : impossible est-il camerounais ? Yaoundé, Presses Universitaires d'Afrique, 2002, 71 p.

Eboussi Boulaga Fabien, Pour un concile africain, Paris, Présence Africaine, 1978, 141 p.

Eboussi Boulaga Fabien, Préface, Dans Ambroise Kom, Education et démocratie en Afrique. Le temps des illusions, Paris, L'Harmattan, Yaoundé, CRAC, 1996, p. 7, 287 p.

Eboussi Boulaga Fabien, Préface. Dans Kadiebwe Muzembe-Nyunyu, Guerre froide à l'occidental : l'Afrique centrale au cœur du débat, Yaoundé, Editions Défi-Afrique, 1998, 160 p. 

Places

  • Université Catholique d'Afrique Centrale
    Yaoundé, Cameroon (99)

Event attendance modalities

Hybrid event (on site and online)


Date(s)

  • Tuesday, September 30, 2025

Keywords

  • épistémologie critique, science sociale, Fabien Eboussi Boulaga, rupture postcoloniale

Contact(s)

  • Calvin Minfegue Assouga
    courriel : fondseboussi [at] gmail [dot] com

Information source

  • Edith Marguerite Ekod Mvondo
    courriel : fondseboussi [at] gmail [dot] com

License

CC0-1.0 This announcement is licensed under the terms of Creative Commons CC0 1.0 Universal.

To cite this announcement

« Fabien Eboussi Boulaga : penser, défaire et re-faire les sciences sociales en Afrique », Call for papers, Calenda, Published on Wednesday, August 06, 2025, https://doi.org/10.58079/14gm5

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