Expérience de réparation des victimes de violation des droits humains dans les pays ibéro-américains
Experiencia de reparación de las víctimas de violación de los derechos humanos en los países iberoamericanos
Publié le jeudi 24 juillet 2025
Résumé
Diverses expériences de réparation ont été vécues par une partie de la population ibéro-américaine. Cette manifestation scientifique à comme objectif l’actualisation des études relatives aux expériences de réparation des victimes, individuelles et/ou collectives, de violations des droits fondamentaux, dans le cadre des processus de justice transitionnelle de sortie d’un état de conflit armé ou de dictature.
Annonce
11 et 12 février 2026, université de Tours
Argumentaire
Le thème de cette journée d’étude a comme référent historique la mise en place d’une grande diversité de programmes de réparation des victimes de violations des droits humains dans les pays ibéro-américains, depuis les expériences de justice transitionnelle de sortie de l’état de dictature dans le cône sud du sous-continent notamment, jusqu’à celles de sortie de l’état de guerre interne en Colombie, dans le cadre des Accords de Paix de 2016. Souvent perpétrées dans des régions reculées des pays, ces violations peuvent toucher des individus et des collectivités définis par des formes d’appartenance multiples (politiques, sociales, économiques, ethniques, de genre et d’orientation sexuelle, etc.). Malgré la diversité des contextes et des situations, les politiques de réparation menées par les pouvoirs publics se trouvent soumises aux exigences contradictoires de tout processus politique de transition vers l’état de droit : celle de l’« oubli », associée dans certains discours au « pardon », et celle de la « justice », considérée par les victimes comme par la société citoyenne comme la condition première de toute réparation. Dans tous les cas, les politiques de réparation établies par les pouvoirs publics se trouvent déterminées par ces contextes et situations dans lesquels interviennent la puissance de mobilisation des collectifs de victimes -qui peuvent revendiquer des conceptions spécifiques de la réparation-, des acteurs politiques, des constructions idéologiques de la « paix » et des données économiques et sociales, entre autres. Il en résulte ainsi dans chaque contexte et chaque situation des formes particulières de réparation, articulant diversement le volet dit « matériel » de la réparation (par exemple, la restitution des terres et d’autres biens usurpés par la violence) et son volet moral ou symbolique, qui touche à la reconnaissance publique des victimes (par exemple, par la réhabilitation des formes d’appartenance des victimes de la violence politique ou sociale, l’érection de mémoriaux publics).
La journée d’étude se propose d’interroger :
- Le sens non univoque, instable, en perpétuel déplacement de la notion de « réparation ».
- Le lien entre ce concept et les contextes et les situations toujours singulières dans lesquels il intervient comme une dimension essentielle de la justice transitionnelle et de la justice tout court.
- L’étude analytique des cas de réparation dans les pays ibéro-américain.
- Les analyses comparatives seront les bienvenues.
- Les témoignages des victimes sont également attendus.
- l’inscription de l’individu dans l’action collective au cours de l’histoire, à sa participation à l’espace public à travers notamment des luttes individuelles ou collectives pour les droits humains
- Les rapport entre l’art et la réalité de la réparation des victimes de violation des droits fondamentaux
Modalités pratiques de soumission
La présentation des contributions sera envoyée en français ou en espagnol. Deux modalités de soumission sont proposées :
- Contribution (1 personne)
- Table ronde (3 personnes maximal)
Le résume des contribution contiendra 500 caractères maximal (Arial 12) et sera accompagné d’une courte biobibliographie.
Date limite de réception des résumes des contribution : le 10 octobre 2025 (23h)
Ouverture des dépôt des articles complets : le 10 novembre 2025
Fermeture des dépôts des articles complets : le 01 février 2026 (23h)
Contact : angelique.gomez-muller@univ-tours.fr (envoi des résumes et des textes complets)
Les frais liés au voyage, à l’hébergement et aux autres dépenses nécessaires à la participation seront pris en charge par chaque participant.e
Comité scientifique
- María Arias, Universidad Internacional de Valencia
- Gloria Carrillo, Universidad de Temuco, Chili
- Aliety F. Múrcia, Asociación AMUVITE, Sevilla ; Fundación de víctimas del terrorismo
- María Teresa Suárez, Uniminuto, Bogotá, Colombie
- Ania Pupo Vega, Universidad Internacional de Valencia
- Angélique Gomez-Muller, Université de Tours
Catégories
- Amériques (Catégorie principale)
- Sociétés > Géographie > Migrations, immigrations, minorités
- Sociétés > Études du politique > Sciences politiques
- Sociétés > Sociologie > Étude des genres
- Périodes > Époque contemporaine > XXe siècle
- Espaces > Amériques > Amérique latine
- Esprit et Langage > Représentations > Études visuelles
- Sociétés > Histoire
Lieux
- Université de Tours - site Tanneurs: 3, rue des Tanneurs
Tours, France (37)
Format de l'événement
Événement hybride sur site et en ligne
Dates
- vendredi 10 octobre 2025
Contacts
- Angélique María GOMEZ
courriel : angelique [dot] gomez-muller [at] univ-tours [dot] fr
URLS de référence
Source de l'information
- Angélique María GOMEZ
courriel : angelique [dot] gomez-muller [at] univ-tours [dot] fr
Licence
Cette annonce est mise à disposition selon les termes de la Creative Commons CC0 1.0 Universel.
Pour citer cette annonce
« Expérience de réparation des victimes de violation des droits humains dans les pays ibéro-américains », Appel à contribution, Calenda, Publié le jeudi 24 juillet 2025, https://doi.org/10.58079/14f38

