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Publicado el martes 14 de octubre de 2025

Resumen

Cet appel permanent à contributions pour des articles varia de la revue Cahiers d’Études africaines vise à susciter des propositions sur des thèmes, des approches, des espaces et des modes d’écriture variés et novateurs. Revue internationale et interdisciplinaire bilingue (français et anglais), les Cahiers d’Études africaines publient des articles inédits, à propos de l’Afrique dans toutes ses extensions, qui témoignent des tendances de pointe de la recherche, théoriques et méthodologiques, et des discussions que celles-ci suscitent.

 

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Argumentaire

Revue internationale et interdisciplinaire bilingue (français et anglais), les Cahiers d’Études africaines  ( https://journals.openedition.org/etudesafricaines/) publient des articles inédits, à propos de l’Afrique dans toutes ses extensions, qui témoignent des tendances de pointe de la recherche, théoriques et méthodologiques, et des discussions que celles-ci suscitent.

 Cet appel permanent à contributions pour des articles varia vise à susciter des propositions sur des thèmes, des approches, des espaces et des modes d’écriture variés et novateurs.

 Il invite en particulier, mais sans exclusivité, à soumettre des articles :

  • qui placent au cœur de leur démarche  le  décloisonnement de l’aire culturelle « mondes africains » et de son corollaire académique, les « études africaines » ; cette aire culturelle est mise sous pression par son extensibilité, si ce n’est son éclatement anthropologique, historique et géographique, due à des mondes afro-américains et afro-européens, mais aussi afro-arabes et afro-asiatiques, dont les contours sont l’objet même de discours dont les  ressorts requièrent d’être étudiés ; faire bouger les frontières de l’aire culturelle peut amener à prendre à bras le corps des notions et leurs usages, comme celle de diaspora — qui est un produit historique induit par des phénomènes migratoires ou de déportation, mais aussi une rhétorique utilisée pour penser et imaginer autant l’unité dans la dispersion et les continuités que les ruptures irréversibles, telle celle produite par les traites esclavagistes — que de porter le regard sur des cas peu explorés de réseaux et de connections pratiques, discursifs ou idéels grâce auxquels repenser l’idée de mondes africains et de diaspora.
  • qui interrogent, en lien avec cette perspective de décloisonnement des mondes africains,  le panafricanisme sous ses différentes formes et dans la durée ; il s’agit de s’intéresser au panafricanisme comme discours et comme pratique renvoyant, selon ses lieux, temps et acteur.trice.s de production, à une idée d’Afrique mouvante et non consensuelle, incluant ou excluant les diasporas, l’Afrique du Nord ou encore les îles de l’océan Indien ; la  tension entre un panafricanisme afrocentrique parfois arrimé à des perspectives patriotiques et un panafricanisme ouvert et inclusif, selon les objectifs que les acteur. trice.s assignent au panafricanisme — tension qui se repère autant par le passé que dans le néopanafricanisme actuel — peut être utilement étudiée ; il est conseillé de le faire en privilégiant non pas des approches centrées sur les grandes figures politiques ou intellectuelles du panafricanisme, comme on le voit souvent, mais en partant d’objets et de figures politiques décentrés, ceci en se demandant également ce que le genre, la classe, et les appartenances font au panafricanisme et réciproquement.
  • qui portent sur les figures, les lieux et les institutions de la  production du savoir dans les mondes africains ; on s’intéressera tout autant au compagnonnage de la recherche et à ses facettes et enjeux multiples, souvent imbriqués, selon le rôle et le statut des acteur.trice.s impliqué.e.s — assistants, collaborateurs, compagnons, intermédiaires, interprètes, guides, érudits et scripteurs locaux, collecteurs de sources et de matériaux, inspirateurs voire inventeurs d’idées et de concepts, parfois aussi ami.e.s voire bien-a imé.e.s.... — qu’aux entreprises personnelles ou institutionnelles, plus ou moins connues ou visibilisées, de connaissance ; celles-ci peuvent être relativement autonomes, c’est-à-dire plus ou moins détachées d’une participation à des enquêtes menées dans des environnements avec lesquels ces acteur.trice.s sont familiers mais avec lesquels ils peuvent aussi entretenir un rapport d’étrangeté ou de mise à distance ; ces statuts et modes de production du savoir s’entrelacent, dessinant les contours de collaborations faites d’intérêts partagés et d’asymétries de tout ordre.
  • qui reflètent le retour de la biographie en sciences humaines et sociales : il s’agit, partant de la vie d'un individu (ou d’un petit groupe  d’individus), de mettre en rapport les aspects intimes et personnels du vécu avec une situation politique et sociale ; refusant toute vision téléologique, les textes chercheront à s’éloigner des formats classiques de la biographie ou du récit de vie linéaire et strictement descriptif — propre par ailleurs à fabriquer constance, cohérence et unité — pour donner à voir la construction et la subjectivation toujours fragmentées et situées des individus, avec toutes leurs aspérités et leurs contradictions ; une telle démarche permet de dresser ce que l’on pourrait appeler des « portraits biographiques » par bribes, intégrant les à-coups et les bifurcations du vécu, ceci toujours en réinsérant ces portraits dans une époque et une situation sociopolitique caractérisée par des asymétries et des principes de division que le cas étudié permet de dépeindre, si ce n’est d’expliquer à nouveaux frais.
  • qui, en lien avec de tels portraits biographiques, portent sur des hommes et des femmes politiques fameux mais de second plan (voire sur des « couples politiques »), c’est-à-dire fortement impliqué.e.s dans le champ politique de leur époque, mais qui ne sont ni « grands hommes » (héros, chefs de guerre ou de royaume ou d’État, pères de la nation, etc.) ni non plus marginaux ou encore moins sans voix ; ayant joué un rôle dans la vie politique sans pourtant avoir pu peser pleinement sur le cours des choses, ces figures politiques peuvent renvoyer aux cas bien connus du big man et de l’entrepreneur en politique à cheval avec le monde économique, mais partiellement empêchés voire malmenés ou évincés, si ce n’est soumis à l’opprobre ou confrontés au déclassement ; leur portrait biographique autorise à la fois l’exploration d’une singularité par cas mais aussi la description et l’explication des ressorts de classe et genrés, racialisés et ethnicisés, du monde social et politique.
  • sur l’histoire connectée entre les pays africains, d’un côté, et Israël et/ou la Palestine, de l’autre, ainsi que sur le temps présent des répercussions, dans les espaces africains et afro-diasporiques, de la situation à Gaza et en Cisjordanie. Il s’agit, par une approche de sciences sociales critiques, de décentrer et provincialiser les perspectives sur la Question de Palestine pour penser celle-ci à partir de l’Afrique et depuis les études africaines. Les contributions s’attacheront à restituer les logiques et vicissitudes des liens et échanges de nature (géo)politique, économique, diplomatique, juridique, culturelle, religieuse, mémorielle, scientifique, artistique, militante, etc., entre l’Afrique, Israël et/ou les territoires palestiniens. Elles pourront aussi étudier les échos et réactions ou les prudences, voire les silences actuels qui s’observent, en tenant compte en particulier des différences entre les sphères politico-médiatiques et les espaces militants, privés ou informels, révélant ainsi les tensions et lignes de fractures ou les ententes et solidarités qui traversent les mondes africains.
  • qui, enfin, s’autorisent des formats et des modes d’écriture  originaux : présentation de documents, sources et matériaux ; publication de brouillons, de carnets de terrain et leurs notes d’accompagnement ; écriture à plusieurs mains, en particulier entre auteur.trice.s issu.e.s de champs différents ; approches mixtes qualitatives et quantitatives ; entretiens ; retours d’expérience et réflexivité méthodologique ; chroniques bibliographiques….

Les propositions de formats différents et originaux sont bienvenues.

Modalités de contribution

Les propositions sont à envoyer (sans limitation dans la durée) à l’adresse suivante : cahiers-afr@ehess.fr

Procédure d'évaluation

Évaluation en double aveugle

Délai moyen entre soumission et publication : 52 semaines

Lugares

  • Aubervilliers, Francia (93)

Fecha(s)

  • miércoles 31 de diciembre de 2025

Archivos adjuntos

Contactos

  • Nadège Chabloz
    courriel : cahiers-afr [at] ehess [dot] fr

Fuente de la información

  • Nadège Chabloz
    courriel : cahiers-afr [at] ehess [dot] fr

Licencia

CC0-1.0 Este anuncio está sujeto a la licencia Creative Commons CC0 1.0 Universal.

Para citar este anuncio

« Cahiers d'Etudes africaines - Varia », Convocatoria de ponencias, Calenda, Publicado el martes 14 de octubre de 2025, https://doi.org/10.58079/14y1t

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