Publicado el viernes 07 de noviembre de 2025
Resumen
Dans le cadre d’une étude sur la Géopolitique de l’enseignement supérieur, le Groupe d’Etudes, de Recherches & d’Analyses Stratégiques (GERAS) lance un appel à contributions pour un ouvrage collectif intitulé L’enseignement supérieur en Afrique centrale à l’épreuve des logiques géopolitiques internes. Cet ouvrage envisage d’interroger la manière dont l’éducation, la recherche et la circulation des savoirs s’inscrivent dans les rapports de puissance entre les Etats d’Afrique centrale. L’objectif est d’analyser comment les logiques géopolitiques internes — rivalités nationales, régionalismes, rapports de pouvoir et enjeux économiques et culturels — influencent la gouvernance, le financement, la production et la circulation des savoirs dans l’enseignement supérieur en Afrique centrale. L’ouvrage entend croiser les approches disciplinaires pour mieux comprendre le rôle des universités dans la recomposition des espaces nationaux et régionaux en Afrique centrale. Les contributions attendues pourront être théoriques ou empiriques, et aborder les défis contemporains de l’autonomie scientifique des universités de la région, de l’intégration régionale et de la valorisation des savoirs locaux.
Anuncio
Argumentaire
L’enseignement supérieur en Afrique centrale est aujourd’hui au cœur de transformations profondes. Les universités nationales, historiquement conçues comme instruments de formation des élites et de développement économique, se trouvent confrontées à des défis multiples : augmentation du nombre d’étudiants, pression sur la qualité de l’enseignement, financement limité, et concurrence entre établissements publics et privés. Des pays comme le Cameroun, le Congo ou la République démocratique du Congo illustrent le fait que l’enseignement supérieur est confronté à une double tension : d’un côté, il doit répondre à une demande croissante d’accès (en raison de la jeunesse de la population et de la démocratisation de l’enseignement) ; de l’autre, les universités publiques se trouvent sous financées, en concurrence avec des acteurs privés, communautaires ou internationaux, et souvent contraintes dans leur gouvernance (réformes institutionnelles, contraintes budgétaires, problèmes infrastructurels). L’enseignement supérieur est un facteur déterminant pour le développement durable, contribuant à la croissance socio-économique, à la réduction de la pauvreté et à l’amélioration du bien-être social. Entre 2020 et 2040, le nombre de jeunes Africains terminant leurs études secondaires ou supérieures devrait doubler pour passer de 103 millions à 240 millions (UNESCO, 2024). Ces chiffres sont toutefois trompeurs dans la mesure où, bien que le taux d’inscription dans l’enseignement supérieur soit en hausse et qu’il ait plus que doublé entre 2000 et 2021 (pour passer de 4 % à 9 %), il demeure faible, environ 9 %, bien en dessous de la moyenne mondiale, qui s’élève à 38 % (UNESCO, 2024). Dans la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) on recense, en 2022, plusieurs dizaines d’universités publiques et privées, mais une part très limitée du budget national consacré à l’enseignement supérieur. En effet, l’enseignement supérieur représente généralement moins de 2 % des budgets nationaux dans la région CEMAC.
Pourtant, l’enseignement supérieur constitue aujourd’hui un champ stratégique majeur dans les États d’Afrique centrale mais dans le monde en général, tant pour les politiques de développement, d’emploi et d’entrepreneuriat que pour les dynamiques de pouvoir internes et régionales. En effet, les universités attirent des étudiants étrangers, produisent de l’innovation et contribuent au soft power (influence culturelle et scientifique) des pays. En parallèle, la mobilité étudiante internationale, les coopérations universitaires et la numérisation de l’enseignement (MOOC, universités virtuelles) redessinent les équilibres mondiaux du savoir. Ce qui fait de l’enseignement supérieur non seulement un secteur éducatif, mais aussi un instrument d’influence, de compétitivité et de diplomatie à l’échelle mondiale. Ainsi, à l’ère de l’accroissement de l’accès des jeunes aux universités, de la multiplication des établissements privés, de l’ouverture aux mobilités internationales et de l’exigence croissante de qualité, les universités ne sont plus seulement des lieux de formation : elles apparaissent comme des acteurs à part entière d’une géopolitique interne - c’est‑à‑dire traversée d’une part par des logiques de souveraineté, de concurrence, de coopération et de recomposition institutionnelle, et des tensions entre effectifs de masse, qualité, financement et reconnaissance d’autre part.
Par ailleurs, la dimension régionale de l’enseignement supérieur ne peut être ignorée. La mobilité des étudiants, des enseignants et des savoirs, l’existence d’institutions inter‑étatiques (comme l’Université Inter-État Congo-Cameroun de Sangmelima, l’Institut sous-régional de Statistiques et d’Économie Appliquée (ISSEA), ou l’Ecole d’Hôtellerie et de Tourisme de la CEMAC (EHT-CEMAC) ou encore les conventions de reconnaissance des diplômes à l’instar de la Convention d’Addis Abeba de 2014, confèrent à l’enseignement supérieur une dynamique transnationale. Toutefois, cette ouverture reste marquée par de fortes asymétries – entre pays, entre établissements, entre langues (français et anglais majoritairement) et entre modèles institutionnels (UNESCO, 2023). Voilà pourquoi l’enseignement supérieur est à la fois un enjeu de souveraineté nationale et un espace de coopération et de compétition régionale. Les flux ne sont pas uniquement le produit de la mondialisation de l’enseignement supérieur ; ils reflètent aussi des recompositions de pouvoir internes à l’Afrique centrale, où certains États ou universités cherchent à affirmer leur légitimité, à attirer des partenariats ou encore à imposer des standards. De ce point de vue, la « géopolitique » de l’enseignement supérieur en Afrique centrale implique tant une dimension nationale qu’une dimension régionale et interne - l’un ne va pas sans l’autre.
Il convient également de souligner que de par l’héritage colonial, les logiques linguistiques et les modèles d’organisation universitaire jouent un rôle structurant. L’enseignement supérieur participe à la construction des identités politiques et culturelles. L’usage des langues officielles (français, anglais) dans les universités, les choix de programmes et la création de nouvelles institutions reflètent des choix stratégiques étatiques et des logiques de reconnaissance académique à l’échelle régionale. L’étude de ces phénomènes permet de saisir comment les universités deviennent des acteurs à part entière de la géopolitique interne de la région, et non de simples relais des influences extérieures. Par ailleurs, comme l’indique Uetela, l’enseignement supérieur en Afrique doit être pensé à la fois comme instrument de développement et comme espace de production de savoirs localisés, mais aussi comme champ de tension entre héritages exogènes et dynamiques endogènes (Uetela, 2023). À l’échelle de l’Afrique, mais valant aussi pour l’Afrique centrale, la densité des effectifs pose des défis de gouvernance, d’infrastructure et de qualité : la hausse des inscriptions et l’augmentation rapide des universités imposent des réformes dont les États peinent parfois à s’emparer pleinement (Tepe, Verchier, 2024). Ce contexte se conjugue avec un impératif d’internationalisation et de classement global. Comme le souligne Hazelkorn, la quête de visibilité mondiale pour les universités africaines (et d’Afrique centrale) introduit de nouvelles formes de compétition et de hiérarchisation, qui peuvent renforcer des dynamiques de dépendance et d’inégalité (Hazelkorn, 2016). Ainsi, trois grands enjeux se dessinent. Premièrement, l’enjeu de l’équilibre entre densité et qualité : l’accroissement rapide du nombre d’étudiants, avec des infrastructures et des corps enseignants souvent insuffisants, pose une contrainte fondamentale aux États de la région. Deuxièmement, l’équilibre entre coopération régionale et souveraineté nationale : si la région tente de promouvoir des standards communs et la reconnaissance mutuelle des diplômes (par exemple via la Convention d’Addis Abeba ou des institutions sous régionales), cela s’inscrit dans un contexte où les États cherchent toutefois à promouvoir leur modèle de formation et préserver leur autonomie politique et institutionnelle. Troisièmement, l’équilibre entre modèles institutionnels et légitimités territoriales : l’arrivée ou l’essor d’acteurs privés, étrangers ou confessionnels, ainsi que l’ouverture vers la mobilité internationale, remettent en cause les anciens monopoles publics et les définitions nationales de l’université.
Pour l’Afrique centrale, ces équilibres prennent des configurations particulières. Le faible niveau de financement public, la prédominance (même si elle s’effrite de plus en plus) de l’enseignement public sur l’enseignement supérieur privé, l’importance des langues officielles et la diversification des acteurs font que l’enseignement supérieur s’inscrit profondément dans une logique de recomposition géopolitique interne. Par exemple, au sein de la CEMAC, on observe la coexistence de 29 universités publiques, 12 instituts nationaux supérieurs, 9 universités privées et plus de 600 établissements privés supérieurs en 2022, pour environ 685 000 étudiants (hors institutions internationales). Cette réalité met en lumière un déséquilibre entre ceux qui détiennent les moyens institutionnels ou financiers et ceux qui cherchent à y accéder – ce qui a des implications pour la gouvernance universitaire, les pratiques pédagogiques et la reconnaissance des diplômes dans la région. En lien avec cela, la mobilité académique entre États de l’Afrique centrale est à la fois un signe d’ouverture et une manifestation de compétition. Les étudiants des pays aux systèmes moins bien équipés se dirigent vers des universités mieux dotées ou vers des pays plus attractifs, renforçant des hiérarchies internes à la région. Les partenariats internationaux, s’ils peuvent favoriser le développement de capacités, posent aussi la question de la dépendance et de la reproduction d’un modèle académique extérieur. Ce double mouvement (mobilité/cooptation) est bien analysé par Marginson, qui démontre que la géopolitique de l’enseignement supérieur ne se réduit pas aux relations Nord‑Sud, mais s’exprime aussi dans les jeux d’échelle nationaux, régionaux et locaux (Marginson, 2025). Dès lors, plusieurs questionnements méritent d’être explorés. Comment l’enseignement supérieur participe à la définition des pôles de puissance en Afrique centrale ? Dans quelle mesure il participe à la construction des alliances en Afrique centrale et concourt au renforcement de l’intégration sous régionale ? Comment les Etats conçoivent‑ils aujourd’hui la gouvernance de leur enseignement supérieur ? Dans quelle mesure ces États acceptent‑ils ou résistent‑ils aux normes régionales de reconnaissance, d’assurance qualité ou de mobilité ? Que signifie être étudiant en Afrique centrale ? Que signifie être étudiant étranger dans un pays d’accueil en Afrique centrale ? Quelles sont les problématiques liées au genre dans le milieu universitaire en Afrique centrale ? Comment les langues d’enseignement et les héritages coloniaux pèsent‑ils sur les trajectoires et les choix institutionnels ? Comment se recomposent les hiérarchies entre universités publiques/privées, nationales/internationales, et les savoirs produits dans ces espaces ? Enfin, comment l’enseignement supérieur participe‑t‑il à la reconnaissance internationale des États ou des institutions, tout en restant ancré dans des dynamiques domestiques de pouvoir et de légitimité ?
Ce sont précisément ces différents angles d’analyse que cet ouvrage entend aborder. Nous encourageons des contributions empirico‑théoriques centrées sur l’Afrique centrale, combinant :
- des études de cas pays (ex : Cameroun, Tchad, Gabon, Congo, RCA, Guinée Équatoriale) ou comparatives ;
- des analyses institutionnelles (gouvernance universitaire, coopérations, politiques de financement) ;
- des réflexions sur la mobilité, la reconnaissance des diplômes et les flux intrarégionaux ;
- des travaux sur les langues, la qualité, la hiérarchisation des savoirs et l’impact des modèles privés/externes.
En ce sens, cet ouvrage vise à renouveler la réflexion sur l’enseignement supérieur non pas seulement comme un instrument de développement, mais comme un champ de recomposition géopolitique interne, où se croisent enjeux nationaux, régionaux et internationaux. Il ambitionne de faire dialoguer les chercheurs de l’ensemble des disciplines des sciences sociales, afin de proposer une meilleure compréhension des dynamiques propres à l’Afrique centrale. D’où les axes suivants :
Axe 1 : enseignement supérieur entre structuration des alliances et intégration régionale en Afrique centrale
Comment la coopération universitaire et la mobilité académique contribuent-elles à renforcer l’intégration politique, économique et culturelle en Afrique Centrale ? Quelles barrières institutionnelles ou réglementaires freinent ces dynamiques, et comment les institutions sous-régionales influencent-elles l’harmonisation des standards éducatifs ?
Sous-thèmes :
- La coopération universitaire sous-régionale
- La coopération en matière d’éducation
- La mobilité estudiantine, des enseignants et des chercheurs
- Les institutions universitaires sous-régionales
Axe 2 : enseignement supérieur et pôles de puissance en Afrique centrale
Dans quelle mesure les universités jouent-elles un rôle de vecteur de pouvoir et de légitimité pour les États en Afrique Centrale ? Comment la compétition entre établissements et la concentration des talents impactent-elles la hiérarchie académique et l’influence régionale des pays ?
Sous-thèmes :
- La hiérarchie des États dans le milieu académique
- La compétition entre les universités sous-régionales
- La concurrence entre établissements sur l’organisation et la hiérarchisation des savoirs au niveau national et régional
- Les dynamiques centripètes de formation universitaire
- La légitimité des États par les offres de formations
Axe 3 : gouvernance, économie et politiques publiques de l’enseignement supérieur en Afrique centrale
Quelles sont les réformes universitaires, les stratégies de financement, la planification de l’offre de formation et la gestion des ressources humaines dans différents pays de la région ? Quel est l’impact économique des étudiants étrangers et des frais de scolarité sur les économies locales et régionales ? Comment les flux financiers liés à l’enseignement supérieur contribuent-ils au développement des États d’accueil et à l’attractivité des universités ?
Sous-thèmes :
- L’inadéquation entre les formations et les besoins réels du marché de l’emploi
- Les flux d’envois d’argent et des transactions financières entre familles et étudiants
- Le poids des frais de scolarité des étudiants étrangers dans les États d’accueil
- Les financements publics et privés de l’enseignement supérieur
- Les innovations pédagogiques en matière d’enseignement supérieur
Axe 4 : Universités identités et légitimités politiques en Afrique centrale
Quel est le rôle des universités dans la construction des identités nationales ou régionales, la production de savoirs locaux et l’articulation avec des enjeux politiques et sociaux ?
Sous-thèmes :
- L’impact des choix linguistiques d’enseignement
- La question de la souveraineté et de la légitimité des savoirs
Axe 5 : Enseignement supérieur et genre en Afrique centrale
Quels obstacles structurels et socioculturels limitent la mobilité et la réussite académique des jeunes filles en Afrique Centrale ? Comment les politiques publiques et les dispositifs d’accompagnement peuvent-ils réduire leur vulnérabilité et favoriser leur insertion dans les réseaux universitaires régionaux ?
Sous-thèmes :
- La sous-représentation des femmes à des postes de direction dans les établissements d’enseignement supérieur, dans l’accès aux grades supérieurs ou dans les filières scientifiques
- La mobilité des jeunes filles
- La vulnérabilité des jeunes filles dans leur pays ou dans les pays d’accueil
Axe 6 : enseignement supérieur et problématiques sociales en Afrique centrale
Comment les conditions de vie, la santé et l’accès aux services influencent-ils la réussite et l’intégration des étudiants nationaux/étrangers en Afrique Centrale ? Quelle est la contribution de l’entrepreneuriat étudiant au développement local et quelles politiques d’accompagnement seraient les plus efficaces ?
Sous-thèmes :
- La vie des étudiants étrangers dans les pays d’accueil
- Entrepreneuriat et insertion sociale des étudiants nationaux et étrangers
- Les questions de santé et de prise en charge des étudiants
Modalités de soumission
Les auteur·es sont invité·es à soumettre une proposition de chapitre d’ouvrage (résumé de 500 mots maximum) exposant la problématique, le cadre théorique, la méthodologie et les principaux résultats attendus, accompagnée d’une courte biographie de l’auteur·e (150 mots maximum).
Les résumés de proposition de chapitre, qui peuvent être soumis en français ou en anglais, doivent être envoyés à l’adresse suivante : bureaugeras@gmail.com,
avant le 10 janvier 2026.
Calendrier
- Date limite d’envoi des résumés : 10 janvier 2026
- Notification d’acceptation : 10 février 2026
- Date d’envoi des chapitres complets : 10 mai 2026
- Retour des expertises : 10 juin 2026
- Date d’envoi des manuscrits définitifs : 10 juillet 2026
Direction de l’ouvrage
- Dr Lionel Amahata Kiabega, Université de Ngaoundéré, lionel_akl@yahoo.fr
Références bibliographiques
Abang, N. G. (2024). ”Transformation of Higher Education in Cameroon through decentralization Frameworks”, International Journal of Research in Social Science and Humanities, vol.5, n°3, pp.69‑79.
Hazelkorn E. (2016). Global Rankings and the Geopolitics of Higher Education – Understanding the influence and impact of rankings on higher education, policy and society. Routledge
Marginson S. (2025). Globalisation and the Geopolitics of Higher Education. Working Paper n°120, Centre for Global Higher Education,
Tepe K., Verchier Y., & Kokou Y. (2024). “The challenges of massification in higher education in Africa”, arXiv preprint,
Uetela P. J. (2023). Higher Education and Decolonization in Africa. Palgrave Macmillan,
Majavu M. (2009). “The Political Economy of African Higher Education”, Review of higher education in Africa, Vol.1, n°1
Majavu, M. (2023). “The Political Economy of African Higher Education”, Regional Event & Higher Education Analysis.
UNESCO, (2023). “Reinforcing Higher Education in Africa – Concept Note”
Oukouomi Noutchie, S. C. (2024). “Challenges in the proliferation of private higher education institutions in Cameroon: addressing systemic issues and enhancing quality”, International Journal of Business Ecosystem & Strategy, vol.6, n°4, pp.432‑438.
Categorías
- Estudios políticos (Categoría principal)
- Sociedad > Estudios políticos > Ciencias políticas
- Pensamiento y Lenguaje > Educación > Ciencias de la educación
- Espacios > África > África subsahariana > África Central
- Sociedad > Estudios políticos > Relaciones internacionales
- Sociedad > Estudios políticos > Políticas y acciones públicas
Fecha(s)
- sábado 10 de enero de 2026
Archivos adjuntos
Palabras claves
- géopolitique, enseignement supérieur, intégration régionale, mobilité
Contactos
- Lionel Amahata Kiabega
courriel : lionel_akl [at] yahoo [dot] fr
Fuente de la información
- GERAS Groupe d'études, de recherches & d'analyses stratégiques
courriel : bureaugeras [at] gmail [dot] com
Licencia
Este anuncio está sujeto a la licencia Creative Commons CC0 1.0 Universal.
Para citar este anuncio
« L’enseignement supérieur en Afrique centrale à l’épreuve des logiques géopolitiques internes », Convocatoria de ponencias, Calenda, Publicado el viernes 07 de noviembre de 2025, https://doi.org/10.58079/1542d

