Announcement
Argumentaire
Les questions migratoires et de l’exil (Lacroix, Daghmi, Dureau, Robin & Scioldo-Zürcher, 2020) s’invitent régulièrement autant dans les productions médiatiques que dans les débats politiques actuels (Joannon, Lenoël, Thiollet & Yavuz, 2022). Les phénomènes proposés sous la bannière de « crise des migrants » (Georgio &, Zaborowski, 2017) ou de « problèmes de l’immigration » - critiqués par les travaux scientifiques qui lui préfèrent la « crise de l’accueil » (Lendaro, 2016 ; Menjivar, Ruiz & Ness, 2019) - sont mobilisés en permanence dans l’opinion au rythme des « flux » et « reflux » des mouvements de traversée des frontières. La mobilisation du thème des migrations dans l’actualité sous différentes facettes cherche à lire des évènements qui rythment l’horizon des mers et frontières européennes (Héran, 2017). Les discours médiatiques contribuent à alimenter des politiques de plus en plus restrictives et sécuritaires, et vice-versa (Hollifield, Martin, Orrenius & Héran, 2022). Par les discours produits et les opinions exprimées (Gallup, 2020) davantage que par la réalité chiffrée, les migrations sont devenues un enjeu de société de premier plan qui impacte l’ensemble des individus et des milieux. Particulièrement depuis la seconde moitié des années 2010, une nouvelle entrée tend à devenir récurrente au sein du champ de traitement des migrations, propulsant les mineurs non accompagnés (MNA), les mineurs isolés étrangers (MIE) et autres jeunes migrants isolés (JMI) sur le devant de la scène médiatique et politique. Par conséquent, les angles de traitement des thématiques liées à ces jeunes apparaissent régulièrement dans l’actualité régionale et nationale.
Or, il convient de constater la rareté de travaux dans le champ des représentations médiatiques de ces jeunes. Les publications portent plutôt sur les mécanismes et défaillances de leur protection (Bouagga, 2020 ; Carayon, Mattiussi & Vuattoux, 2018 ; Neyrat, 2020 ; Przybyl, 2019), les conditions d’accueil et d’accompagnement (Pernin, 2018 ; Rigoni, 2021) y compris dans les apprentissages (Lemaire, 2012 ; Mendonça Dias & Rigoni, 2020 ; Rigoni, 2023), ou encore les problématiques psychologiques liées aux expériences migratoires (Sinanian & Robin-Poupard, 2018 ; Szikra, Radjack, Kokou-Kpolou, Baubet & Moro, 2019). Nous organisons ce colloque afin de penser les univers de paroles, d’images, de discours et d’opinions autour de ces jeunes migrants produits autant par eux-mêmes que par les acteurs influents de nos sociétés. Nous nous interrogerons sur la portée de ces univers de représentations et leur capacité à offrir de réelles alternatives à la compréhension des migrations quant aux MNA-MIE-JMI. Il s’agit également d’observer, au prisme des discours médiatiques, le rôle de l’État, des institutions et des différents acteurs associatifs dans la gestion de ces phénomènes. Sur le plan pédagogique, il est question de saisir la portée des enjeux médiatiques et politiques occasionnés par la diffusion et la circulation des différents discours sur les MNA-MIE-JMI, la mise en récit des parcours migratoires et des histoires personnelles. Les prises de parole des MNA-MIE-JMI transmises par les productions médiatiques participent-elles à contrebalancer les stéréotypages et représentations en circulation ? Peut-on aller jusqu’à évoquer la construction d’un contre-récit sur les migrations ? Peut-on parler du côté des travailleurs sociaux de contre-pratiques professionnelles lorsque les valeurs de leurs métiers sont considérées comme bafouées par les institutions juridiques ? L’engagement associatifs/bénévoles peut-il être conçu non seulement comme “engagement” pour la cause des enfants migrants mais aussi comme contre-discours local et national ?
Les études sur les médias montrent que les traitements médiatiques au prisme de discours et d’images tendent à s’ériger comme un « miroir social du monde » (Charaudeau, 2005), une traduction des faits sociaux, des enjeux du politique, du social et de l’économie, des médiateurs de l’opinion publique. Penser la fabrique de l’opinion publique sur les MNA-MIE-JMI à travers l’étude de la couverture médiatique dont ils sont l’objet devient alors une étape nécessaire pour l’identification des sources d’information dont disposent les citoyens, les élus, les acteurs associatifs et les publics sur ces jeunes.
Certains travaux de recherche montrent que les médias reprennent des représentations institutionnelles dominantes des MNA-MIE-JMI comme « nouvelle catégorie de l’action publique » (Bantsimba-Casrouge, 2016 ; Marmié, 2022) prise dans les paradoxes d’une catégorie oscillant entre « jeunes migrants » à protéger ou « étrangers à contrôler ». Il est ainsi question de penser les problématiques des représentations transmises par les discours de la presse relatives aux thématiques des MNA-MIE-JMI afin de déterminer si elles participent à la consolidation de stéréotypes stigmatisant ces catégories ou proposent un traitement plus nuancé mêlant une posture distanciée, un relai des politiques publiques et un récit des parcours migratoires parfois valorisants. Dans ce sens, existe-t-il des différences notables entre couvertures nationales et régionales, entre presse généraliste et presse spécialisée ?
Par ailleurs, d’autres travaux de recherche ont montré que la couverture médiatique de l’immigration est dominée par les questions « d’ordre public » et d’« humanitaire » (Benson, 2018). De son côté Caviedes (2015), à partir d’analyse comparative de titres de presse en Europe, affirme que la couverture médiatique de l’immigration montre la domination de deux types de cadrage, à savoir ceux de l’économie et de la sécurité. Dès lors, nous observons des divergences avec d’autres travaux de recherche qui affirment la domination d’un angle de traitement de « sécuritisation » ou une « crimmigration » de la thématique (Brouwer, van der Woude & van der Leun, 2017). En tenant compte des différents contextes, que révèlent les représentations médiatiques au sujet des MNA-MIE-JMI, lors de ces deux dernières décennies ? De quelle manière peut-on appréhender les processus de reconnaissance et de visibilité médiatiques de ces personnes en migration et leur incidence sur la « fabrique sociale des représentations de ce public confronté à l’exil et à l’isolement » (Damome, Déaux, Keller, Rigoni & Soubiale, 2023) ?
Les contributions pourront aborder des problématiques en lien avec les axes suivants (liste non exhaustive) :
Axe 1 : Jeunes migrants isolés : médias, discours et représentations
Ce premier axe porte sur les processus de désignation et de catégorisation des mineurs étrangers isolés dans les médias (traditionnels ou numériques, mainstream ou alternatifs). Les communications proposées viseront à éclairer les procédés de mise en visibilité (ou non) de ces jeunes dans les discours et images médiatiques, et à questionner les représentations ainsi diffusées à leur propos dans l’opinion publique.
Plusieurs problématiques pourront y être traitées :
- Quels cadrages médiatiques sont retenus pour traiter de leur présence en France et/ou en Europe ? Sont-ils dépeints comme toute autre catégorie de migrants ou comme des « jeunes à protéger » relevant de la protection de l’enfance ? Ces désignations évoluent-elles au gré des lois relatives à l’immigration (Nader & Boulos, 2018) ?
- Les médias privilégient-ils à leur propos le sensationnalisme, notamment autour des drames migratoires, ou relaient-ils également des contenus de connaissances plus spécialisées provenant de journalistes de terrain et/ou de chercheurs ? Quelles questions de fond sur leur situation réelle échappent à la couverture médiatique (Delescluse et Loum, 2019) ?
- Comment le recours à certains mots et images médiatiques participent à la stigmatisation de ces jeunes dans l’opinion publique ?
- Les médias alternatifs aident-ils à déconstruire les stéréotypes présents dans certains médias traditionnels ?
Axe 2 : Jeunes migrants isolés : journalisme, terrains et sources d’information
Nous constatons la rareté de travaux sur les conditions de production des représentations médiatiques sur la migration et sur les jeunes migrants isolés en particulier, malgré l’existence de recherches qui montrent que les médias reprennent à leur compte certaines représentations institutionnelles dominantes des MNA/MIE/JMI. Les propositions peuvent s’inscrire dans les domaines de réflexion sur les modèles organisationnels des rédactions de presse, sur le travail journalistique, sur la logique de mobilisation des sources, sur le rapport à la transition numérique, sur les modèles économiques, etc. Pour exemple :
- Les rédactions proches de lieux de flux migratoires ont-elles organisé le travail rédactionnel pour faire place au sujet : espace ou rubrique spécifiques ou bien désignation d’un journaliste spécialisé, etc.
- Pour traiter des récits de parcours ou conduire des reportages sur les conditions de vie, comment les journalistes procèdent-ils pour favoriser une approche sensible des MNA/MIE/JMI ? Quelles sources et quel accès aux sources ?
- Dans quelle mesure les sources institutionnelles exercent-elles une influence sur le contenu rédactionnel et son orientation ? Certains cadrages, tels que la sécurité, les obligations gouvernementales, les enjeux de formation et d’insertion, reposent-ils sur certaines sources plus que sur d’autres ? Ces sources sont-elles à l’origine du traitement du sujet ?
- La transition des modalités rédactionnelles occasionnée par des contraintes multiples comme le numérique (Mercier, Pignard-Cheynel, 2014), la réduction des moyens financiers caractéristiques d’un nouveau modèle économique de la presse écrite, etc., réduisent-elles la couverture et le travail de terrain des journalistes ? Accentuent-elles l’éloignement du terrain et le recours aux dépêches d’agence ? Le basculement vers la publication en ligne augmente-t-il la couverture sensationnaliste, la mise en scène de l’intime au détriment d’enquêtes plus approfondies sur le sujet ?
- Nous constatons une forte tendance à la non signature des articles dans la couverture de cette thématique (Daghmi, Damome, Larrazet, Soubiale, 2025) avec notamment l’accentuation de la reprise de dépêches d’agence. Cette pratique révèle-t-elle une nouvelle logique organisationnelle qui réinterroge la proximité avec le terrain ? Présage-t-elle d’un modèle de transition en réaction à l’évolution des ressources à disposition pour la couverture de terrain ?
Axe 3 : Jeunes migrants isolés : productions artistiques/sensibles, paroles et images de soi
Le troisième axe de ce colloque sera consacré aux enjeux méthodologiques que pose l’écriture de soi de jeunes migrants isolés quelles qu’en soient les déclinaisons sensibles (journal intime, notes écrites ou filmées, productions artistiques, productions visuelles dessinées, photographiques ou filmiques). Quels aspects de l’expérience migratoire, l’écriture de soi permet-elle ou non de révéler ?
- Pour mieux saisir ce que ces écritures de soi donnent à saisir, cet axe accueillera des propositions qui portent sur les conditions de production de ces écritures de soi. Qu’est-ce qui motive ces jeunes migrants à se raconter ? De quel point de vue s’expriment-ils ? S’inscrivent-ils dans une démarche solitaire ou au contraire accompagnée par des animateurs, des éducateurs, des bénévoles investis dans des associations pour la défense des personnes migrantes, des psychologues, des artistes ou encore des chercheurs ? Que cette coopération fait-elle à l’expression de soi ? Le « je » devient-il un « nous » ou au contraire se fraie-t-il un chemin à une voix toute personnelle ?
- Nous chercherons également à savoir comment ces jeunes s’emparent de cette écriture de soi en interrogeant les formes qu’elle prend. Comment se tournent-ils vers une mise en forme particulière ? Comment s’approprient-ils cette forme ou pas ? Comment jouent-ils avec elle au fil du temps ?
- Cet axe interrogera aussi ce que ces formes permettent ou non de dire, de montrer. Dans un contexte où ces jeunes sont contraints de se raconter devant les institutions et sont enjoints à s’intégrer, comment s’expriment-ils, se racontent-ils ? En quoi ces formes nous donnent-elles à comprendre la vision du monde de ces jeunes migrants, leurs pratiques, leurs expériences ? Quelle est la place de l’autocensure dans cette écriture de soi ? Qu’est-ce qui est tu ? Le temps de l’apprentissage de cette écriture de soi, les mises en scène permettent-elles de dépasser l’autocensure ?
Axe 4 : Acteurs institutionnels, professionnels et associatifs : stratégies politiques, discours et pratiques
Cet axe invite à explorer les stratégies et les formes discursives, politiques et symboliques par lesquelles des acteurs institutionnels, professionnels et associatifs se saisissent de la question des jeunes migrants isolés. Il s’agit notamment de comprendre comment s’élaborent, circulent et se transforment les discours d’autorité, les discours de preuve et les discours de légitimation produits dans les champs du droit, de l’action publique et du social. Les contributions pourront notamment interroger :
- La fabrique discursive de l’autorité et de l’action publique : comment les institutions (départements, État, autorités administratives indépendantes telles que le Défenseur des droits, mais aussi juridictions, circulaires ministérielles, rapports parlementaires, etc.) énoncent, cadrent, légitiment et justifient leur action relative aux jeunes migrants isolés. On pourra s’intéresser aux régimes d’énonciation institutionnelle (discours prescriptif, justificatif, technocratique, compassionnel, etc.) et à leur pouvoir performatif dans la production de catégories d’action publique (protection, contrôle, vulnérabilité, menace) ;
- Les tensions entre neutralité institutionnelle et prises de position politique (les autorités à la fois politiques et administratives, comme les présidents de conseils départementaux, disposant potentiellement d’une plus grande liberté de ton). On observera par exemple comment le discours construit un ethos d’autorité, de neutralité, voire un ethos émotionnel ;
- Les orientations des discours et des pratiques associatives, qu’elles soient délégataires de service public ou indépendantes, dans la continuité ou au contraire la distance voire la critique ou le contournement des acteurs institutionnels.
- Les relations interdiscursives qui se nouent entre les discours institutionnels, professionnels, associatifs et médiatiques : comment les types de discours (juridique, administratif, associatif, professionnel, médiatique) se reprennent, se légitiment ou se contredisent ? Il s’agit ici d’expliquer comment les discours institutionnels stabilisent ou fragilisent la catégorie des jeunes migrants isolés en reprenant, en reformulant ou en contestant des énoncés préexistants produits dans d’autres sphères (médias, associations, travailleurs sociaux, éducateurs, décisions de justice, campagnes de sensibilisation…).
Les contributions aux différents axes pourront combiner analyse de discours, observation de pratiques, études de terrain, enquêtes ou approche comparative. Les études de corpus authentiques (textes institutionnels et juridiques, rapports, communiqués, chartes, décisions, articles de presse), les enquêtes ethnographiques, les approches comparatives ou la recherche-action sont encouragées. Les approches pluridisciplinaires (sciences de l’information et de la communication, sciences du langage, sociologie, anthropologie, droit, science politique, etc.) favoriseront la saisie de la complexité des relations entre acteurs institutionnels, associations et jeunes migrants.
Modalités de soumission
Les propositions seront évaluées en double aveugle. Elles doivent être envoyées à l’adresse suivante : p.cojemi@gmail.com.
Date limite de soumission des propositions de communication de 3 000 signes, hors bibliographie sélective de 4 ou 5 références, avec le nom de l’auteur-e, fonction et adresse électronique, numéro de l’axe :
avant le 9 janvier 2026.
Notification de la décision : 31 janvier 2026
Langues du colloque : Français, anglais, espagnol
Modalités de participation
- Le présentiel privilégié
- Pour l’hébergement : une liste d’hôtels sera proposée par les organisateurs du colloque
Comité scientifique
- Olivier Clochard, Migrinter, CNRS
- Chantal Crenn, SENS, Université Montpellier Paul Valéry
- Fathallah Daghmi, Migrinter, Université de Poitiers
- Étienne Damome, MICA, Université Bordeaux Montaigne
- Marie-Hélène Hermand, ELLIADD, Université Marie et Louis Pasteur, Besançon
- Christine Larrazet, Centre Émile Durkheim, Université de Bordeaux
- Tristan Mattelart, CARISM, Université Paris-Panthéon-Assas
- Ndiaga Loum, Université du Québec en Outaouais, Titulaire de la Chaire Senghor de la Francophonie
- Amal Nader, Institut catholique de Paris
- Anna Neyrat, Centre Émile Durkheim, Sciences Po Bordeaux
- Élodie Razy, Institut de Recherche en Sciences Sociales, IRSS et LASC, Université de Liège
- Isabelle Rigoni, Grhapes,INSEI, associée au MICA, au Centre Émile Durkheim et à Migrinter
- Eugénie Saitta, Arènes, Université Rennes 1
- Daniel Senovilla, Migrinter, CNRS
- Nadège Soubiale, MICA, Université Bordeaux Montaigne
- Simona Tersigni, Sophiapol, Université de Nanterre
- Agnès Villechaise, Centre Émile Durkheim, Université de Bordeaux
- Arthur Vuattoux, Iris, Université Sorbonne Paris Nord
Comité d’organisation
- Anna Neyrat, UMR Centre Émile Durkheim
- Céline Ségalini, Intervalles Films
- Chantal Crenn, UMPV / UMR SENS
- Christine Larrazet, Centre Émile Durkheim
- Étienne Damome, MICA
- Fathallah Daghmi, MIGRINTER
- Isabelle Rigoni, Grhapes, affiliated with MICA
- Léa Keller, UMR Passages
- Marie-Hélène Hermand, ELLIADD
- Nadège Soubiale, MICA
- Patricia Mothes, UMR EFTS
Bibliographie indicative
Benson R. (2018). L’immigration au prisme des médias, Presses Universitaires de Rennes, 312 p.
Bouagga Y. (éd.) (2020). Dossier « Jeunes en migration, entre défiance et protection », De facto, 17 mars.
Boudou, B. (2018). Le dilemme des frontières. Éthique et politique de l’immigration. Paris, EHESS, coll. « Cas de figure », 263 p.
Brouwer J., Van Der Woude M. et Van Der Leun J (2017). « Framing migration and the process of crimmigration : A systematic analysis of the media representation of unauthorized immigrants in the Netherlands », European Journal of Criminology, 14(1), 100-119.
Calabrese L. et Veniard M. (2018). Penser les mots, dire la migration. Louvain-La-Neuve : Académia-L’Harmattan, 201 p.
Carayon L., Mattiussi J. et Vuattoux A. (2018), « ’Soyez cohérent jeune homme !’ Enjeux et non-dits de l’évaluation de la minorité chez les jeunes étrangers isolés à Paris », Revue française de science politique, 68(1), 31-52.
Caviedes A. (2015). « An emerging ’European’ portrayal of immigration ? », Journal of Ethnic and Migration Studies, 41(6), 897-917.
Chareaudeau P. (2005), Le discours politique. Les masques du pouvoir, Paris, Vuibert, 255 p.
Daghmi F., Damome É., Larrazet C. et Soubiale N. (2025). « La mise en récit des MNA, MIE et JMI comme révélateur d’un journalisme en transition », Transitions(s), XXIVe Congrès de la SFSIC, Rennes, 18-20 juin 2025.
Damome É., Déaux L., Keller L., Rigoni I. et Soubiale N. (2023), « Les jeunes migrants isolés dans la presse nationale et aquitaine », Terrains/Théories [En ligne], 17. URL : http ://journals.openedition.org/teth/5253
Delescluse, A. et Loum, N. (2019). Migrations de jeunes Africains et représentations médiatiques des migrants : perspectives critiques, REFSICOM, Communication, changement et mondialisation. Quels objets, quelles dynamiques, quels enjeux nouveaux dans les Suds ? https ://refsicom.org/591
Gallup, World Grows Less Accepting of Migrants (2020). https ://news.gallup.com/poll/320678/world-grows-less-acceptingmigrants.aspx
Georgiou, M. et Zaborowski, R. (2017), Couverture médiatique de la « crise des réfugiés » : perspective européenne, Strasbourg, Rapport du Conseil de l’Europe DG1.
Héran, F. (2017). Avec l’immigration. Mesurer, débattre, agir, Paris, La Découverte.
Hollifield, J.F., Martin, P.L., Orrenius, P.M. et Héran F. (eds) (2022), Controlling Immigration. A Comparative Perspective, Redwood City, Stanford University Press, 768 p.
Joannon, B., Lenoël, A., Thiollet, H. et Yavuz, P.E. (2022), “Les migrations dans l’œil des médias : infox, influence et opinion”, De Facto - Institut Convergences Migrations, 30, 46 p.
Lacroix, T., Daghmi, F., Dureau, F., Robin, N. et Scioldo-Zürcher, Y., (Dir.) (2020) Penser les migrations : pour repenser la société, Tours, Presses universitaires François-Rabelais, 316 p.
Lemaire, É. (2012). « Portraits de mineurs isolés étrangers en territoire français : apprendre en situation de vulnérabilité », Revue internationale de l’éducation familiale, n°31, 31-53.
Lendaro, A. (2016). « A ’European Migrant Crisis’ ?”, Studies in Ethnicity and Nationalism, 16(1), p.148-157.
Marmié, C. (2022), « Devenir "mineur non accompagné". Enjeux épistémologiques et effets pratiques d’une catégorie de l’intervention publique », Migrations Société, n°189, 41-57.
Mattelart, T. (Dir.) (2014). Médias et migrations dans l’espace euro-méditerranéen, Paris, Éditions Mare & Martin, 579 p.
Mendonça Dias, C. et Rigoni, I. (2020), « L’accompagnement solidaire des MNA ’francophones’ sans solution scolaire », Migrations Société, Dossier : L’accueil des mineurs non accompagnés à l’épreuve de la communication (coord. Emmanuelle Canut, Juliette Delahaie), 32(181), juillet-septembre, 53-70.
Menjivar, C., Ruiz, M. et Ness, I. (eds) (2019), The Oxford Handbook of Migration Crises, New York, Oxford University Press, 952 p.
Neyrat, A. (2020), « Mineurs non accompagnés et inapplication du droit de la protection de l’enfance », in S. Renard et É. Péchillon (dir.), L’inapplication de la règle de droit. Exploration des contours d’un phénomène mal connu, Paris, mare & martin, 79-90.
Pernin, T. et al. (2018), « Passage à la majorité chez les adolescents requérants d’asile et mineurs non accompagnés : aspects pratiques pour une approche interprofessionnelle efficace », Revue médicale suisse, 14(603), 826-830.
Przybyl, S. (2019), « Qui veut encore protéger les mineurs non accompagnés en France ? De l’accueil inconditionnel d’enfants en danger à la sous-traitance du contrôle d’étrangers indésirables », Lien social et Politiques, n°83, 58-81.
Rigoni, I. (2021), « Accompagner les MNA : enjeux et tensions en travail social », Les Cahiers du travail social (IRTS Franche-Comté), Dossier : Les mineurs non accompagnés, des adolescents comme les autres ?, n°98, 41-49.
Rigoni, I. (2023), « L’orientation scolaire des mineurs isolés étrangers. L’accompagnement différencié des professionnels de l’enseignement, du travail social et des bénévoles associatifs », Cahiers de la recherche sur l’éducation et les savoirs (CRES), hors-série n°8, 89-111.
Rigoni, I. et Crenn, C. (2021). L’accueil des MNA originaires d’Afrique sub-saharienne en Gironde. Protection de l’enfance, accès à l’éducation et à l’alimentation. Les diasporas africaines en France : enjeux politiques, économiques et culturels, Pessac, France. ⟨halshs-03616159⟩
Sinanian, A. et Robin-Poupard F. (2018), « Traumatismes et secrets : les enjeux de la relation clinique avec les mineurs non accompagnés », ERES, Nouvelle revue de psychologie, n°25, 177-190.
Szikra, D., Radjack, R., Kokou-Kpolou, K., Baubet, T. et Moro, M.R. (2019), « Traumatismes migratoires chez les mineurs non accompagnés en Afrique. Analyse des facteurs de vulnérabilité et d’adaptation », L’information psychiatique, 95(8), 619-626.
Argumentos
Las cuestiones migratorias y del exilio (Lacroix, Daghmi, Dureau, Robin y Scioldo-Zürcher, 2020) aparecen regularmente tanto en las producciones mediáticas como en los debates políticos actuales (Joannon, Lenoël, Thiollet y Yavuz, 2022). Los fenómenos presentados bajo la etiqueta de “crisis migratoria” (Georgio y Zaborowski, 2017) o de “problemas de la inmigración”, criticados por los trabajos científicos que prefieren hablar de “crisis de acogida” (Lendaro, 2016; Menjivar, Ruiz y Ness, 2019), se movilizan constantemente en la opinión pública al ritmo de los “flujos” y “reflujos” de los movimientos de cruce de fronteras.
La presencia del tema migratorio en la actualidad, bajo distintas facetas, busca dar sentido a los acontecimientos que marcan el horizonte de los mares y las fronteras europeas (Héran, 2017). Los discursos mediáticos contribuyen a alimentar políticas cada vez más restrictivas y securitarias, y viceversa (Hollifield, Martin, Orrenius y Héran, 2022). Por los discursos producidos y las opiniones expresadas (Gallup, 2020), más que por la realidad numérica, las migraciones se han convertido en un asunto social de primer orden que impacta a todos los individuos y ámbitos.
En particular, desde la segunda mitad de la década de 2010, una nueva categoría ha tendido a volverse recurrente en el campo del tratamiento mediático de las migraciones, situando a los menores no acompañados (MNA), menores extranjeros aislados (MIE) y otros jóvenes migrantes aislados (JMI) en el centro de la escena mediática y política. En consecuencia, los enfoques sobre las temáticas vinculadas a estos jóvenes aparecen regularmente en la actualidad regional y nacional.
No obstante, cabe constatar la escasez de trabajos en el campo de las representaciones mediáticas de estos jóvenes. Las publicaciones existentes se centran más bien en los mecanismos y deficiencias de su protección (Bouagga, 2020; Carayon, Mattiussi y Vuattoux, 2018; Neyrat, 2020; Przybyl, 2019), en las condiciones de acogida y acompañamiento (Pernin, 2018; Rigoni, 2021), incluso en el ámbito educativo (Lemaire, 2012; Mendonça Dias y Rigoni, 2020; Rigoni, 2023), o en las problemáticas psicológicas relacionadas con las experiencias migratorias (Sinanian y Robin-Poupard, 2018; Szikra, Radjack, Kokou-Kpolou, Baubet y Moro, 2019).
Organizamos este coloquio con el fin de reflexionar sobre los universos de palabras, imágenes, discursos y opiniones en torno a estos jóvenes migrantes, producidos tanto por ellos mismos como por los actores influyentes de nuestras sociedades. Nos interrogamos sobre el alcance de estos universos de representaciones y su capacidad para ofrecer verdaderas alternativas de comprensión de las migraciones en relación con los MNA MIE JMI.
También se trata de observar, a través del prisma de los discursos mediáticos, el papel del Estado, de las instituciones y de los distintos actores asociativos en la gestión de estos fenómenos. En el plano pedagógico, se busca comprender el alcance de los desafíos mediáticos y políticos que surgen de la difusión y circulación de los distintos discursos sobre los MNA MIE JMI, así como la narración de los recorridos migratorios y de las historias personales.
¿Las tomas de palabra de los MNA/MIE/JMI transmitidas por las producciones mediáticas contribuyen a contrarrestar los estereotipos y representaciones en circulación? ¿Podemos llegar a hablar de la construcción de un contrarrelato sobre las migraciones? ¿Podemos referirnos, desde el lado de los trabajadores sociales, a contra prácticas profesionales cuando los valores de sus oficios son considerados vulnerados por las instituciones jurídicas? ¿Puede el compromiso asociativo o voluntario concebirse no sólo como compromiso por la causa de los niños migrantes, sino también como un contradiscurso local y nacional?
Los estudios sobre medios de comunicación muestran que los tratamientos mediáticos, a través de discursos e imágenes, tienden a erigirse como un espejo social del mundo (Charaudeau, 2005), una traducción de los hechos sociales, de los desafíos políticos, sociales y económicos, y como mediadores de la opinión pública. Pensar la construcción de la opinión pública sobre los MNA/MIE/JMI mediante el estudio de la cobertura mediática de la que son objeto se vuelve, por tanto, una etapa necesaria para identificar las fuentes de información de que disponen los ciudadanos, los representantes electos, los actores asociativos y los públicos sobre estos jóvenes.
Algunos trabajos de investigación muestran que los medios retoman representaciones institucionales dominantes de los MNA/MIE/JMI como una nueva categoría de la acción pública (Bantsimba Casrouge, 2016; Marmié, 2022), inmersa en las paradojas de una categoría que oscila entre jóvenes migrantes a proteger o extranjeros a controlar.
De este modo, se trata de reflexionar sobre las problemáticas de las representaciones transmitidas por los discursos de la prensa en torno a las temáticas de los MNA, MIE y JMI, con el fin de determinar si contribuyen a la consolidación de estereotipos que estigmatizan a estas categorías o si, por el contrario, proponen un tratamiento más matizado, combinando una postura distanciada, un relevo de las políticas públicas y una narración de los recorridos migratorios en ocasiones valorizante. En este sentido, ¿existen diferencias notables entre coberturas nacionales y regionales, entre prensa generalista y especializada?
Por otra parte, otros trabajos de investigación han mostrado que la cobertura mediática de la inmigración está dominada por cuestiones de orden público y humanitarias (Benson, 2018). Por su parte, Caviedes (2015), a partir de un análisis comparativo de titulares de prensa en Europa, afirma que la cobertura mediática de la inmigración está dominada por dos tipos de encuadre: los de la economía y la seguridad.
De este modo, observamos divergencias con otros trabajos de investigación que sostienen la dominación de un enfoque de “securitización" o de “crimmigración” de la temática (Brouwer, van der Woude y van der Leun, 2017).
Teniendo en cuenta los distintos contextos, ¿qué revelan las representaciones mediáticas sobre los MNA/MIE/JMI durante estas dos últimas décadas? ¿De qué manera puede comprenderse el proceso de reconocimiento y visibilidad mediática de estas personas en situación de migración y su incidencia en la construcción social de las representaciones de este público confrontado al exilio y al aislamiento (Damome, Déaux, Keller, Rigoni y Soubiale, 2023)?
Las contribuciones podrán abordar problemáticas vinculadas con los siguientes ejes (lista no exhaustiva):
Eje 1: Jóvenes migrantes aislados: medios, discursos y representaciones
Este primer eje se centra en los procesos de designación y categorización de los menores extranjeros aislados en los medios de comunicación (tradicionales o digitales, convencionales o alternativos). Las comunicaciones propuestas buscarán esclarecer los procedimientos de visibilización (o de invisibilización) de estos jóvenes en los discursos e imágenes mediáticas, y cuestionar las representaciones que se difunden sobre ellos en la opinión pública.
Varias problemáticas podrán abordarse en este eje:
- ¿Cuáles son los encuadres mediáticos empleados para tratar su presencia en Francia y/o en Europa? ¿Son representados como cualquier otra categoría de migrantes o como “jóvenes que deben ser protegidos” dentro del ámbito de la protección de la infancia? ¿Estas designaciones evolucionan al ritmo de las leyes relativas a la inmigración (Nader y Boulos, 2018)?
- ¿Los medios privilegian un enfoque sensacionalista, en particular en torno a los dramas migratorios, o difunden también contenidos de conocimiento más especializados provenientes de periodistas de terreno y/o de investigadores? ¿Qué cuestiones de fondo sobre su situación real escapan a la cobertura mediática (Delescluse y Loum, 2019)?
- ¿Cómo contribuye el uso de determinadas palabras e imágenes mediáticas a la estigmatización de estos jóvenes en la opinión pública?
- ¿Ayudan los medios alternativos a deconstruir los estereotipos presentes en algunos medios tradicionales?
Eje 2: Jóvenes migrantes aislados: periodismo, terreno y fuentes de información
Constatamos la escasez de trabajos sobre las condiciones de producción de las representaciones mediáticas acerca de la migración y, en particular, sobre los jóvenes migrantes aislados, a pesar de la existencia de investigaciones que muestran que los medios reproducen ciertas representaciones institucionales dominantes de los MNA/MIE/JMI. Las propuestas pueden inscribirse en los campos de reflexión sobre los modelos organizacionales de las redacciones periodísticas, el trabajo periodístico, la lógica de movilización de las fuentes, la relación con la transición digital, los modelos económicos, entre otros. Por ejemplo:
- ¿Las redacciones cercanas a zonas de flujo migratorio han organizado su trabajo para dar cabida al tema, mediante un espacio o sección específica o la designación de un periodista especializado?
- Para abordar los relatos de vida o realizar reportajes sobre las condiciones de existencia, ¿cómo proceden los periodistas para favorecer un enfoque sensible de los MNA/MIE/JMI? ¿Qué fuentes y qué tipo de acceso tienen a ellas?
- ¿En qué medida las fuentes institucionales influyen en el contenido y la orientación editorial? ¿Algunos encuadres, como los de la seguridad, las obligaciones gubernamentales, los desafíos de formación e inserción, dependen más de ciertas fuentes que de otras? ¿Son estas fuentes el origen del tratamiento del tema?
- ¿La transformación de las modalidades de redacción provocada por múltiples condicionamientos, como el entorno digital (Mercier y Pignard Cheynel, 2014), la reducción de los recursos financieros característica del nuevo modelo económico de la prensa escrita, entre otros, limita la cobertura y el trabajo de campo de los periodistas? ¿Aumenta el distanciamiento respecto al terreno y el recurso a las agencias de prensa? ¿El paso a la publicación en línea incrementa la cobertura sensacionalista o la exposición de la intimidad en detrimento de investigaciones más profundas sobre el tema?
- Se constata una fuerte tendencia a la ausencia de firma de los artículos en la cobertura de esta temática (Daghmi, Damome, Larrazet, Soubiale, 2025), junto con un incremento en la reutilización de despachos de agencia. ¿Revela esta práctica una nueva lógica organizacional que replantea la relación con el terreno? ¿Presagia un modelo de transición como respuesta a la evolución de los recursos disponibles para la cobertura in situ?
Eje 3: Jóvenes migrantes aislados: producciones artísticas/sensibles, palabras e imágenes de sí
El tercer eje de este coloquio estará dedicado a los desafíos metodológicos que plantea la escritura de sí de los jóvenes migrantes aislados, sea cual fuere su forma sensible (diario de vida, notas escritas o filmadas, producciones artísticas, creaciones visuales dibujadas, fotográficas o cinematográficas). ¿Qué aspectos de la experiencia migratoria permite o no revelar la escritura de sí?
- Para comprender mejor lo que estas escrituras de sí nos permiten aprehender, este eje acogerá propuestas centradas en las condiciones de producción de dichas escrituras. ¿Qué motiva a estos jóvenes migrantes a narrarse? ¿Desde qué punto de vista se expresan? ¿Se inscriben en una iniciativa personal o, por el contrario, acompañada por animadores, educadores, voluntarios comprometidos en asociaciones de defensa de personas migrantes, psicólogos, artistas o investigadores? ¿Qué efecto tiene esta cooperación sobre la expresión de sí? ¿El “yo” se transforma en un “nosotros” o, por el contrario, encuentra un camino hacia una voz completamente personal?
- También se buscará comprender cómo estos jóvenes se apropian de esta escritura de sí, interrogando las formas que adopta. ¿Cómo se orientan hacia una determinada forma de expresión? ¿Cómo la asimilan o no? ¿Cómo juegan con ella a lo largo del tiempo?
- Este eje interrogará asimismo lo que estas formas permiten o no decir y mostrar. En un contexto en el que estos jóvenes se ven obligados a narrarse ante las instituciones y son exhortados a integrarse, ¿cómo se expresan, ¿cómo se relatan? ¿En qué medida estas formas nos permiten comprender la visión del mundo de estos jóvenes migrantes, sus prácticas y experiencias? ¿Qué lugar ocupa la autocensura en esta escritura de sí mismos? ¿Qué es lo que se silencia? ¿El tiempo de aprendizaje de esta escritura de sí y las puestas en escena permiten superar la autocensura?
Eje 4: Actores institucionales, profesionales y asociativos: estrategias políticas, discursos y prácticas
Este eje invita a explorar las estrategias y las formas discursivas, políticas y simbólicas mediante las cuales actores institucionales, profesionales y asociativos se apropian de la cuestión de los jóvenes migrantes aislados. Se trata, en particular, de comprender cómo se elaboran, circulan y transforman los discursos de autoridad, los discursos de prueba y los discursos de legitimación producidos en los campos del derecho, de la acción pública y del ámbito social.
Las contribuciones podrán interrogar, entre otros aspectos:
- La construcción discursiva de la autoridad y de la acción pública: cómo las instituciones (departamentos, Estado, autoridades administrativas independientes como el Defensor de los Derechos, pero también tribunales, circulares ministeriales, informes parlamentarios, etc.) enuncian, enmarcan, legitiman y justifican su acción relativa a los jóvenes migrantes aislados. Se podrá examinar los regímenes de enunciación institucional (discurso prescriptivo, justificativo, tecnocrático, compasivo, etc.) y su poder performativo en la producción de categorías de acción pública (“protección”, “control”, “vulnerabilidad”, “amenaza”).
- Las tensiones entre neutralidad institucional y toma de posición política (las autoridades a la vez políticas y administrativas, como los presidentes de consejos departamentales, disponiendo potencialmente de una mayor libertad de tono). Se observará, por ejemplo, cómo el discurso construye un ethos de autoridad, de neutralidad o incluso un ethos emocional.
- Las orientaciones de los discursos y de las prácticas asociativas, sean estas delegatarias de servicio público o independientes, en la continuidad o, por el contrario, en la distancia, la crítica o el desvío respecto de los actores institucionales.
- Las relaciones inter discursivas que se tejen entre los discursos institucionales, profesionales, asociativos y mediáticos: ¿cómo los distintos tipos de discurso (jurídico, administrativo, asociativo, profesional, mediático) se retoman, se legitiman o se contradicen entre sí? Se trata aquí de explicar cómo los discursos institucionales estabilizan o debilitan la categoría de los jóvenes migrantes aislados al retomar, reformular o cuestionar enunciados preexistentes producidos en otras esferas (medios de comunicación, asociaciones, trabajadores sociales, educadores, decisiones judiciales, campañas de sensibilización).
Las contribuciones a los distintos ejes podrán combinar análisis del discurso, observación de prácticas, estudios de campo, investigaciones o enfoques comparativos. Se alienta el uso de corpus auténticos (textos institucionales y jurídicos, informes, comunicados, cartas, decisiones, artículos de prensa), investigaciones etnográficas, enfoques comparativos o investigación-acción. Los enfoques pluridisciplinarios (ciencias de la información y la comunicación, ciencias del lenguaje, sociología, antropología, derecho, ciencia política, etc.) permitirán aprehender la complejidad de las relaciones entre actores institucionales, asociaciones y jóvenes migrantes.
Calendario y modalidades prácticas
La fecha límite para el envío de propuestas de comunicación es el 9 de enero de 2026.
Los textos deberán tener una extensión máxima de 3.000 caracteres, sin incluir una bibliografía selectiva de 4 o 5 referencias, e ir acompañados del nombre del autor o autora, su función, dirección electrónica y el número del eje correspondiente. Las propuestas serán evaluadas mediante un proceso de doble ciego. Deben enviarse a la siguiente dirección: p.cojemi@gmail.com
Fecha de notificación de la decisión: 31 de enero de 2026.
Idiomas del coloquio: francés, inglés y español.
Modalidad de participación
- Se privilegiará la presencialidad
- Alojamiento: los organizadores del coloquio propondrán una lista de hoteles
Comité científico
- Olivier Clochard, Migrinter, CNRS
- Chantal Crenn, Universidad Montpellier Paul Valéry, SENS
- Fathallah Daghmi, Universidad de Poitiers, Migrinter
- Étienne Damome, Universidad Bordeaux Montaigne, MICA
- Marie Hélène Hermand, Universidad Marie et Louis Pasteur, Besançon, ELLIADD
- Christine Larrazet, Universidad de Burdeos, Centro Émile Durkheim
- Tristan Mattelart, Universidad París Panthéon Assas, CARISM
- Ndiaga Loum, Universidad de Québec en Outaouais, Titular de la Cátedra Senghor de la Francofonía
- Amal Nader, Instituto Católico de París
- Anna Neyrat, Sciences Po Bordeaux, Centro Émile Durkheim
- Élodie Razy, Universidad de Lieja, Instituto de Investigación en Ciencias Sociales, IRSS y LASC
- Isabelle Rigoni, CY INSEI, GRHAPES, asociada al MICA, al Centro Émile Durkheim y a Migrinter
- Eugénie Saitta, Universidad Rennes 1, Arènes
- Daniel Senovilla, Migrinter, CNRS
- Nadège Soubiale, Universidad Bordeaux Montaigne, MICA
- Simona Tersigni, Universidad de Nanterre, Sophiapol
- Agnès Villechaise, Universidad de Burdeos, Centro Émile Durkheim
- Arthur Vuattoux, Universidad Sorbonne Paris Nord, Iris
Comité organizador
- Anna Neyrat, UMR Centre Émile Durkheim
- Céline Ségalini, Intervalles Films
- Chantal Crenn, UMPV / UMR SENS
- Christine Larrazet, Centre Émile Durkheim
- Étienne Damome, MICA
- Fathallah Daghmi, MIGRINTER
- Isabelle Rigoni, Grhapes, affiliated with MICA
- Léa Keller, UMR Passages
- Marie-Hélène Hermand, ELLIADD
- Nadège Soubiale, MICA
- Patricia Mothes, UMR EFTS
Bibliografía indicativa
Benson R. (2018). L'immigration au prisme des médias, Presses Universitaires de Rennes, 312 p.
Bouagga Y. (éd.) (2020). Dossier « Jeunes en migration, entre défiance et protection », De facto, 17 mars.
Boudou, B. (2018). Le dilemme des frontières. Éthique et politique de l’immigration. Paris, EHESS, coll. « Cas de figure », 263 p.
Brouwer J., Van Der Woude M. et Van Der Leun J (2017). « Framing migration and the process of crimmigration: A systematic analysis of the media representation of unauthorized immigrants in the Netherlands », European Journal of Criminology, 14(1), 100-119.
Calabrese L. et Veniard M. (2018). Penser les mots, dire la migration. Louvain-La-Neuve : Académia-L'Harmattan, 201 p.
Carayon L., Mattiussi J. et Vuattoux A. (2018), « ‘Soyez cohérent jeune homme !’ Enjeux et non-dits de l’évaluation de la minorité chez les jeunes étrangers isolés à Paris », Revue française de science politique, 68(1), 31-52.
Caviedes A. (2015). « An emerging ‘European’ portrayal of immigration? », Journal of Ethnic and Migration Studies, 41(6), 897-917.
Chareaudeau P. (2005), Le discours politique. Les masques du pouvoir, Paris, Vuibert, 255 p.
Daghmi F., Damome É., Larrazet C. et Soubiale N. (2025). « La mise en récit des MNA, MIE et JMI comme révélateur d’un journalisme en transition », Transitions(s), XXIVe Congrès de la SFSIC, Rennes, 18-20 juin 2025.
Damome É., Déaux L., Keller L., Rigoni I. et Soubiale N. (2023), « Les jeunes migrants isolés dans la presse nationale et aquitaine », Terrains/Théories [En ligne], 17. URL : http://journals.openedition.org/teth/5253
Delescluse, A. et Loum, N. (2019). Migrations de jeunes Africains et représentations médiatiques des migrants : perspectives critiques, REFSICOM, Communication, changement et mondialisation. Quels objets, quelles dynamiques, quels enjeux nouveaux dans les Suds ? https://refsicom.org/591
Gallup, World Grows Less Accepting of Migrants (2020). https://news.gallup.com/poll/320678/world-grows-less-acceptingmigrants.aspx
Georgiou, M. et Zaborowski, R. (2017), Couverture médiatique de la « crise des réfugiés » : perspective européenne, Strasbourg, Rapport du Conseil de l’Europe DG1.
Héran, F. (2017). Avec l’immigration. Mesurer, débattre, agir, Paris, La Découverte.
Hollifield, J.F., Martin, P.L., Orrenius, P.M. et Héran F. (eds) (2022), Controlling Immigration. A Comparative Perspective, Redwood City, Stanford University Press, 768 p.
Joannon, B., Lenoël, A., Thiollet, H. et Yavuz, P.E. (2022), “Les migrations dans l’œil des médias : infox, influence et opinion”, De Facto - Institut Convergences Migrations, 30, 46 p.
Lacroix, T., Daghmi, F., Dureau, F., Robin, N. et Scioldo-Zürcher, Y., (Dir.) (2020) Penser les migrations : pour repenser la société, Tours, Presses universitaires François-Rabelais, 316 p.
Lemaire, É. (2012). « Portraits de mineurs isolés étrangers en territoire français : apprendre en situation de vulnérabilité », Revue internationale de l’éducation familiale, n°31, 31-53.
Lendaro, A. (2016). « A ‘European Migrant Crisis’?”, Studies in Ethnicity and Nationalism, 16(1), p.148-157.
Marmié, C. (2022), « Devenir "mineur non accompagné". Enjeux épistémologiques et effets pratiques d’une catégorie de l’intervention publique », Migrations Société, n°189, 41-57.
Mattelart, T. (Dir.) (2014). Médias et migrations dans l’espace euro-méditerranéen, Paris, Éditions Mare & Martin, 579 p.
Mendonça Dias, C. et Rigoni, I. (2020), « L’accompagnement solidaire des MNA ‘francophones’ sans solution scolaire », Migrations Société, Dossier : L’accueil des mineurs non accompagnés à l’épreuve de la communication (coord. Emmanuelle Canut, Juliette Delahaie), 32(181), juillet-septembre, 53-70.
Menjivar, C., Ruiz, M. et Ness, I. (eds) (2019), The Oxford Handbook of Migration Crises, New York, Oxford University Press, 952 p.
Neyrat, A. (2020), « Mineurs non accompagnés et inapplication du droit de la protection de l’enfance », in S. Renard et É. Péchillon (dir.), L’inapplication de la règle de droit. Exploration des contours d’un phénomène mal connu, Paris, mare & martin, 79-90.
Pernin, T. et al. (2018), « Passage à la majorité chez les adolescents requérants d'asile et mineurs non accompagnés : aspects pratiques pour une approche interprofessionnelle efficace », Revue médicale suisse, 14(603), 826-830.
Przybyl, S. (2019), « Qui veut encore protéger les mineurs non accompagnés en France ? De l’accueil inconditionnel d’enfants en danger à la sous-traitance du contrôle d’étrangers indésirables », Lien social et Politiques, n°83, 58-81.
Rigoni, I. (2021), « Accompagner les MNA : enjeux et tensions en travail social », Les Cahiers du travail social (IRTS Franche-Comté), Dossier : Les mineurs non accompagnés, des adolescents comme les autres ?, n°98, 41-49.
Rigoni, I. (2023), « L’orientation scolaire des mineurs isolés étrangers. L’accompagnement différencié des professionnels de l’enseignement, du travail social et des bénévoles associatifs », Cahiers de la recherche sur l’éducation et les savoirs (CRES), hors-série n°8, 89-111.
Rigoni, I. et Crenn, C. (2021). L’accueil des MNA originaires d’Afrique sub-saharienne en Gironde. Protection de l’enfance, accès à l’éducation et à l’alimentation. Les diasporas africaines en France : enjeux politiques, économiques et culturels, Pessac, France. ⟨halshs-03616159⟩
Sinanian, A. et Robin-Poupard F. (2018), « Traumatismes et secrets : les enjeux de la relation clinique avec les mineurs non accompagnés », ERES, Nouvelle revue de psychologie, n°25, 177-190.
Szikra, D., Radjack, R., Kokou-Kpolou, K., Baubet, T. et Moro, M.R. (2019), « Traumatismes migratoires chez les mineurs non accompagnés en Afrique. Analyse des facteurs de vulnérabilité et d’adaptation », L’information psychiatique, 95(8), 619-626.
Argument
Questions of migration and exile (Lacroix, Daghmi, Dureau, Robin & Scioldo-Zürcher, 2020) regularly appear both in media productions and in current political debates (Joannon, Lenoël, Thiollet & Yavuz, 2022). Phenomena presented under the label of “migrant crisis” (Georgio & Zaborowski, 2017) or “immigration problems”, criticized by scholarly works that prefer the expression “reception crisis” (Lendaro, 2016; Menjivar, Ruiz & Ness, 2019), are constantly mobilized in public opinion following the “flows” and “reflows” of border crossings. The recurrent mobilization of the theme of migration in current events, in various facets, seeks to interpret events that shape the horizon of European seas and borders (Héran, 2017). Media discourses contribute to fueling increasingly restrictive and security-driven policies, and vice versa (Hollifield, Martin, Orrenius & Héran, 2022). Through the discourses produced and the opinions expressed (Gallup, 2020), rather than through quantitative realities, migration has become a major social issue that affects all individuals and social spheres.
Particularly since the second half of the 2010s, a new entry point has tended to become recurrent in the field of migration discourse, bringing unaccompanied minors (UM), foreign isolated minors (FIM), and other young isolated migrants (YIM) to the forefront of media and political attention. Consequently, the perspectives adopted in addressing themes related to these young people regularly appear in both regional and national news.
However, one must note the rarity of studies within the field of media representations of these young people. Publications have instead focused on the mechanisms and shortcomings of their protection (Bouagga, 2020; Carayon, Mattiussi & Vuattoux, 2018; Neyrat, 2020; Przybyl, 2019), on the conditions of reception and support (Pernin, 2018; Rigoni, 2021), including within educational settings (Lemaire, 2012; Mendonça Dias & Rigoni, 2020; Rigoni, 2023), or on psychological issues linked to migratory experiences (Sinanian & Robin-Poupard, 2018; Szikra, Radjack, Kokou-Kpolou, Baubet & Moro, 2019).
We are organizing this conference in order to reflect on the worlds of words, images, discourses, and opinions surrounding these young migrants, produced both by the young people themselves and by the influential actors of our societies. We will question the scope of these representational worlds and their capacity to offer real alternatives for understanding migration with regard to UM-FIM-YIM. It is also a matter of observing, through the prism of media discourse, the role of the state, institutions, and different associative actors in the management of these phenomena.
On the pedagogical level, the aim is to grasp the significance of the media and political issues arising from the dissemination and circulation of the various discourses on UM-FIM-YIM, as well as the narrative construction of migratory journeys and personal stories. Do the voices of UM-FIM-YIM conveyed through media productions contribute to counterbalancing the stereotypes and representations in circulation? Can we speak of the construction of a counter-narrative on migration? Can we, from the perspective of social workers, refer to counter-professional practices when the values of their professions are perceived as being undermined by legal institutions? Can associative or volunteer engagement be conceived not only as “commitment” to the cause of migrant children but also as a local and national counter-discourse?
Media studies show that media discourse and images tend to act as a “social mirror of the world” (Charaudeau, 2005), a translation of social facts and of the political, social, and economic stakes, and as mediators of public opinion. Thinking about the construction of public opinion on UM-FIM-YIM through the study of media coverage becomes a necessary step in identifying the sources of information available to citizens, elected officials, associative actors, and the general public concerning these young people.
Some research has revealed that the media reproduce dominant institutional representations of UM-FIM-YIM as a “new category of public action” (Bantsimba-Casrouge, 2016; Marmié, 2022), caught in the paradoxes of a category oscillating between “young migrants” to be protected or “foreigners” to be controlled. It is thus a matter of examining the issues related to the representations conveyed by press discourses concerning UM-FIM-YIM themes, in order to determine whether they contribute to consolidating stigmatizing stereotypes about these categories or whether they offer a more nuanced treatment, combining a distanced posture, a relay of public policies, and the narration of migratory trajectories that can at times be valorizing. In this sense, are there notable differences between national and regional coverage, or between generalist and specialized press?
Furthermore, research has shown that media coverage of immigration is dominated by “public order” and “humanitarian” issues (Benson, 2018). Caviedes (2015), through a comparative analysis of European newspapers, argues that media coverage of immigration is dominated by two types of framing, namely those of the economy and security. Consequently, divergences appear with other research that identifies the predominance of a “securitization” or “crimmigration” approach to the topic (Brouwer, van der Woude & van der Leun, 2017). Taking into account the different contexts, what do media representations reveal about UM-FIM-YIM over the past two decades? How can we understand the processes of media recognition and visibility of these individuals in migration, and their impact on the “social construction of representations of this public confronted with exile and isolation” (Damome, Déaux, Keller, Rigoni & Soubiale, 2023)?
Proposals may address issues related to the following axes (non-exhaustive list):
Axis 1: Unaccompanied Young Migrants: Media, Discourses and Representations
This first axis focuses on the processes of designation and categorization of unaccompanied foreign minors in the media (traditional or digital, mainstream or alternative). The proposed papers will aim to shed light on the mechanisms of visibility (or invisibility) of these young people in media discourses and images, and to question the representations thus disseminated about them in public opinion.
Several issues may be addressed here:
- What media framings are adopted to cover their presence in France and/or Europe? Are they portrayed as any other category of migrants, or as “young people to be protected” under child protection systems? Do these designations evolve according to immigration laws (Nader & Boulos, 2018)?
- Do the media favor sensationalism about them, especially around migratory tragedies, or do they also convey more specialized knowledge produced by field journalists and/or researchers? What fundamental questions about their real situation escape media coverage (Delescluse & Loum, 2019)?
- How does the use of certain words and media images contribute to the stigmatization of these young people in public opinion?
- Do alternative media help deconstruct the stereotypes present in some traditional outlets?
Axis 2: Unaccompanied Young Migrants: Journalism, Fieldwork and Sources of Information
There is a noticeable scarcity of studies on the conditions under which media representations of migration, and particularly of unaccompanied young migrants, are produced, despite existing research showing that the media reproduce certain dominant institutional representations of UM/FIM/YIM. Proposals may explore questions related to newsroom organization models, journalistic practices, the logic of source mobilization, the relationship to digital transition, economic models, and more. For example:
- Have newsrooms located near areas of migratory flow organized their editorial work to give space to this issue through specific sections or by designating specialized journalists?
- When covering life stories or living conditions, how do journalists proceed to promote a sensitive approach to UM/FIM/YIM? What sources do they rely on, and how do they access them?
- To what extent do institutional sources influence editorial content and its orientation? Do certain framings, such as security, governmental obligations, training, and integration issues, depend more on some sources than others? Are these sources the origin of how the topic is framed?
- Does the transition in editorial methods, due to multiple constraints such as digitization (Mercier & Pignard-Cheynel, 2014) and the reduction of financial resources characteristic of a new economic model of the print press, diminish journalistic coverage and fieldwork? Does it increase the distance from the field and reliance on press agencies? Does the shift toward online publication intensify sensationalist coverage and the dramatization of intimacy at the expense of more in-depth investigations?
- A strong trend toward unsigned articles in coverage of this theme (Daghmi, Damome, Larrazet, Soubiale, 2025) can be observed, along with greater reliance on agency dispatches. Does this practice reveal a new organizational logic that re-examines proximity to the field? Does it foreshadow a transitional model responding to the evolution of available resources for on-site reporting?
Axis 3: Unaccompanied Young Migrants: Artistic and Sensitive Productions, Words and Self-Images
The third axis of the conference will be devoted to the methodological challenges posed by self-writing among unaccompanied young migrants, whatever its sensitive manifestations (diary writing, written or filmed notes, artistic productions, or visual works such as drawings, photographs, or films). What aspects of the migratory experience does self-writing allow or fail to reveal?
- To better grasp what these forms of self-writing make perceptible, this axis will welcome proposals focusing on the conditions of production of such narratives. What motivates these young migrants to tell their stories? From what point of view do they express themselves? Do they engage in a personal initiative or, on the contrary, one accompanied by facilitators, educators, volunteers involved in associations defending migrants, psychologists, artists, or researchers? What effect does this collaboration have on self-expression? Does the “I” become a “we,” or does it instead carve out a distinctly personal voice?
- We will also seek to understand how these young people take ownership of this self-writing by questioning the forms it takes. How do they turn toward a particular form of expression? How do they appropriate it or not? How do they play with it over time?
- This axis will also examine what these forms allow or do not allow to be said or shown. In a context in which these young people are compelled to tell their stories before institutions and urged to integrate into the host society, how do they express and narrate themselves? How do these forms enable us to understand the worldview, practices, and experiences of these young migrants? What role does self-censorship play in this self-writing? What is left unsaid? As they learn the process of self-expression, do these staged forms make it possible to move beyond self-censorship?
Axis 4: Institutional, Professional and Associative Actors: Political Strategies, Discourses and Practices
This axis invites exploration of the political, discursive, and symbolic strategies and forms through which institutional, professional, and associative actors engage with the issue of unaccompanied young migrants. It seeks to understand how authoritative, evidentiary, and legitimizing discourses are developed, circulate, and transformed within the fields of law, public action, and social work. Contributions may, in particular, address the following:
- The discursive construction of authority and public action: how institutions (departments, the state, independent administrative authorities such as the Defender of Rights, but also courts, ministerial circulars, parliamentary reports, etc.) articulate, frame, legitimize, and justify their action concerning unaccompanied young migrants. Attention may be given to institutional enunciation regimes (prescriptive, justificatory, technocratic, or compassionate discourse) and their performative power in producing categories of public action (“protection”, “control”, “vulnerability”, “threat”).
- The tensions between institutional neutrality and political positioning, particularly when authorities act as both political and administrative bodies (for example, presidents of departmental councils, who may enjoy greater freedom of expression). One may observe, for instance, how discourse constructs an ethos of authority, neutrality, or even emotional engagement.
- The orientations of associative discourses and practices, whether operating as public service delegates or independent organizations, whether in continuity with or in opposition to institutional actors, through critique, distancing, or circumvention.
- The interdiscursive relationships established between institutional, professional, associative, and media discourses: how do different types of discourse (legal, administrative, associative, professional, media) echo, legitimize, or contradict one another? The objective here is to explain how institutional discourses stabilize or destabilize the category of unaccompanied young migrants by reproducing, reformulating, or contesting pre-existing statements produced in other spheres (media, associations, social workers, educators, court decisions, awareness campaigns).
Contributions within these different axes may combine discourse analysis, observation of practices, field studies, surveys, or comparative approaches. Studies based on authentic corpora (institutional and legal texts, reports, communiqués, charters, decisions, press articles), ethnographic research, comparative approaches, or action research are encouraged. Multidisciplinary approaches (information and communication sciences, linguistics, sociology, anthropology, law, political science, etc.) will promote a more comprehensive understanding of the complexity of relationships between institutional actors, associations, and young migrants.
Calendar and Practical Information
Deadline for submitting paper proposals: texts of 3,000 characters, excluding a selective bibliography of 4 or 5 references, and including the author’s name, position, email address, and the number of the corresponding axis:
before January 9, 2026.
Proposals will be evaluated through a double-blind review process. They must be sent to the following address: p.cojemi@gmail.com
Notification of acceptance: January 31, 2026.
Conference languages: French, English, Spanish
Participation format
- on-site participation will be prioritized
- Accommodation: a list of hotels will be provided by the conference organizers
Scientific Committee
- Olivier Clochard, Migrinter, CNRS
- Chantal Crenn, University Paul Valéry of Montpellier, SENS
- Fathallah Daghmi, University of Poitiers, Migrinter
- Étienne Damome, University Bordeaux Montaigne, MICA
- Marie-Hélène Hermand, University Marie and Louis Pasteur, Besançon, ELLIADD
- Christine Larrazet, University of Bordeaux, Centre Émile Durkheim
- Tristan Mattelart, University Paris Panthéon Assas, CARISM
- Ndiaga Loum, University of Quebec in Outaouais, Chairholder of the Senghor Chair of Francophonie
- Amal Nader, Catholic Institute of Paris
- Anna Neyrat, Sciences Po Bordeaux, Centre Émile Durkheim
- Élodie Razy, University of Liège, Institute for Research in Social Sciences, IRSS and LASC
- Isabelle Rigoni, CY-INSEI, Grhapes, affiliated with MICA, the Émile Durkheim Center, and Migrinter
- Eugénie Saitta, University of Rennes 1, Arènes
- Daniel Senovilla, Migrinter, CNRS
- Nadège Soubiale, University Bordeaux Montaigne, MICA
- Simona Tersigni, University of Nanterre, Sophiapol
- Agnès Villechaise, University of Bordeaux, Centre Émile Durkheim
- Arthur Vuattoux, University Sorbonne Paris Nord, Iris
Organizing Committee
- Anna Neyrat, UMR Centre Émile Durkheim
- Céline Ségalini, Intervalles Films
- Chantal Crenn, UMPV / UMR SENS
- Christine Larrazet, Centre Émile Durkheim
- Étienne Damome, MICA
- Fathallah Daghmi, MIGRINTER
- Isabelle Rigoni, Grhapes, affiliated with MICA
- Léa Keller, UMR Passages
- Marie-Hélène Hermand, ELLIADD
- Nadège Soubiale, MICA
- Patricia Mothes, UMR EFTS
Indicative Bibliography
Benson R. (2018). L'immigration au prisme des médias, Presses Universitaires de Rennes, 312 p.
Bouagga Y. (éd.) (2020). Dossier « Jeunes en migration, entre défiance et protection », De facto, 17 mars.
Boudou, B. (2018). Le dilemme des frontières. Éthique et politique de l’immigration. Paris, EHESS, coll. « Cas de figure », 263 p.
Brouwer J., Van Der Woude M. et Van Der Leun J (2017). « Framing migration and the process of crimmigration: A systematic analysis of the media representation of unauthorized immigrants in the Netherlands », European Journal of Criminology, 14(1), 100-119.
Calabrese L. et Veniard M. (2018). Penser les mots, dire la migration. Louvain-La-Neuve : Académia-L'Harmattan, 201 p.
Carayon L., Mattiussi J. et Vuattoux A. (2018), « ‘Soyez cohérent jeune homme !’ Enjeux et non-dits de l’évaluation de la minorité chez les jeunes étrangers isolés à Paris », Revue française de science politique, 68(1), 31-52.
Caviedes A. (2015). « An emerging ‘European’ portrayal of immigration? », Journal of Ethnic and Migration Studies, 41(6), 897-917.
Chareaudeau P. (2005), Le discours politique. Les masques du pouvoir, Paris, Vuibert, 255 p.
Daghmi F., Damome É., Larrazet C. et Soubiale N. (2025). « La mise en récit des MNA, MIE et JMI comme révélateur d’un journalisme en transition », Transitions(s), XXIVe Congrès de la SFSIC, Rennes, 18-20 juin 2025.
Damome É., Déaux L., Keller L., Rigoni I. et Soubiale N. (2023), « Les jeunes migrants isolés dans la presse nationale et aquitaine », Terrains/Théories [En ligne], 17. URL : http://journals.openedition.org/teth/5253
Delescluse, A. et Loum, N. (2019). Migrations de jeunes Africains et représentations médiatiques des migrants : perspectives critiques, REFSICOM, Communication, changement et mondialisation. Quels objets, quelles dynamiques, quels enjeux nouveaux dans les Suds ? https://refsicom.org/591
Gallup, World Grows Less Accepting of Migrants (2020). https://news.gallup.com/poll/320678/world-grows-less-acceptingmigrants.aspx
Georgiou, M. et Zaborowski, R. (2017), Couverture médiatique de la « crise des réfugiés » : perspective européenne, Strasbourg, Rapport du Conseil de l’Europe DG1.
Héran, F. (2017). Avec l’immigration. Mesurer, débattre, agir, Paris, La Découverte.
Hollifield, J.F., Martin, P.L., Orrenius, P.M. et Héran F. (eds) (2022), Controlling Immigration. A Comparative Perspective, Redwood City, Stanford University Press, 768 p.
Joannon, B., Lenoël, A., Thiollet, H. et Yavuz, P.E. (2022), “Les migrations dans l’œil des médias : infox, influence et opinion”, De Facto - Institut Convergences Migrations, 30, 46 p.
Lacroix, T., Daghmi, F., Dureau, F., Robin, N. et Scioldo-Zürcher, Y., (Dir.) (2020) Penser les migrations : pour repenser la société, Tours, Presses universitaires François-Rabelais, 316 p.
Lemaire, É. (2012). « Portraits de mineurs isolés étrangers en territoire français : apprendre en situation de vulnérabilité », Revue internationale de l’éducation familiale, n°31, 31-53.
Lendaro, A. (2016). « A ‘European Migrant Crisis’?”, Studies in Ethnicity and Nationalism, 16(1), p.148-157.
Marmié, C. (2022), « Devenir "mineur non accompagné". Enjeux épistémologiques et effets pratiques d’une catégorie de l’intervention publique », Migrations Société, n°189, 41-57.
Mattelart, T. (Dir.) (2014). Médias et migrations dans l’espace euro-méditerranéen, Paris, Éditions Mare & Martin, 579 p.
Mendonça Dias, C. et Rigoni, I. (2020), « L’accompagnement solidaire des MNA ‘francophones’ sans solution scolaire », Migrations Société, Dossier : L’accueil des mineurs non accompagnés à l’épreuve de la communication (coord. Emmanuelle Canut, Juliette Delahaie), 32(181), juillet-septembre, 53-70.
Menjivar, C., Ruiz, M. et Ness, I. (eds) (2019), The Oxford Handbook of Migration Crises, New York, Oxford University Press, 952 p.
Neyrat, A. (2020), « Mineurs non accompagnés et inapplication du droit de la protection de l’enfance », in S. Renard et É. Péchillon (dir.), L’inapplication de la règle de droit. Exploration des contours d’un phénomène mal connu, Paris, mare & martin, 79-90.
Pernin, T. et al. (2018), « Passage à la majorité chez les adolescents requérants d'asile et mineurs non accompagnés : aspects pratiques pour une approche interprofessionnelle efficace », Revue médicale suisse, 14(603), 826-830.
Przybyl, S. (2019), « Qui veut encore protéger les mineurs non accompagnés en France ? De l’accueil inconditionnel d’enfants en danger à la sous-traitance du contrôle d’étrangers indésirables », Lien social et Politiques, n°83, 58-81.
Rigoni, I. (2021), « Accompagner les MNA : enjeux et tensions en travail social », Les Cahiers du travail social (IRTS Franche-Comté), Dossier : Les mineurs non accompagnés, des adolescents comme les autres ?, n°98, 41-49.
Rigoni, I. (2023), « L’orientation scolaire des mineurs isolés étrangers. L’accompagnement différencié des professionnels de l’enseignement, du travail social et des bénévoles associatifs », Cahiers de la recherche sur l’éducation et les savoirs (CRES), hors-série n°8, 89-111.
Rigoni, I. et Crenn, C. (2021). L’accueil des MNA originaires d’Afrique sub-saharienne en Gironde. Protection de l’enfance, accès à l’éducation et à l’alimentation. Les diasporas africaines en France : enjeux politiques, économiques et culturels, Pessac, France. ⟨halshs-03616159⟩
Sinanian, A. et Robin-Poupard F. (2018), « Traumatismes et secrets : les enjeux de la relation clinique avec les mineurs non accompagnés », ERES, Nouvelle revue de psychologie, n°25, 177-190.
Szikra, D., Radjack, R., Kokou-Kpolou, K., Baubet, T. et Moro, M.R. (2019), « Traumatismes migratoires chez les mineurs non accompagnés en Afrique. Analyse des facteurs de vulnérabilité et d’adaptation », L’information psychiatique, 95(8), 619-626.