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Penser l’urbex en tension

Enjeux spatiaux et sociaux des pratiques informelles de l’urbain

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Published on Thursday, November 13, 2025

Abstract

L’étude de l’exploration urbaine en matière de sociologie, de pratiques, de spatialités et de rapport mémoriel aux lieux connaît de nos jours un nouvel essor (Offenstadt, 2022). Cet appel à articles entend rassembler des recherches sur l’urbex elle-même, ses définitions et évolutions, sa sociologie, ses spatialités, son rapport aux logiques de transformation et réinterprétation des lieux ainsi que des réflexions sur son rapport à la recherche.

Announcement

Argumentaire

L’étude de l’exploration urbaine en matière de sociologie, de pratiques, de spatialités et de rapport mémoriel aux lieux connaît de nos jours un nouvel essor (Offenstadt, 2022). Cet appel à articles entend rassembler des recherches sur l’urbex elle-même, ses définitions et évolutions, sa sociologie, ses spatialités, son rapport aux logiques de transformation et réinterprétation des lieux ainsi que des réflexions sur son rapport à la recherche.

Axe 1 : définir l’urbex et ses déclinaisons contemporaines

L’urbex, contraction sémantique d’urban exploration, est parfois réduite dans sa définition à la visite, plus ou moins thématisée, de lieux abandonnés, pas seulement urbains : friches industrielles, bâtiments délaissés, infrastructures en déliquescence, franges, marges et recoins. La définition qui est suggérée comme point de départ à ce numéro se fonde à la fois sur cette vision et se veut ouverte, réflexive et critique. Il s’agit de comprendre dans quelle mesure l’analyse de telles pratiques, sans exclusive de types de lieux, est susceptible de participer à la compréhension des enjeux des mutations spatiales, des représentations de la ville et des dynamiques d’identification au travers d’une expérience d’exploration et éventuellement de sa de mise en scène. Les territoires de l’urbex ne se laissent pas facilement appréhender. Il convient ainsi de se départir de l’idée reçue selon laquelle elle serait nécessairement pratiquée dans des lieux abandonnés. D’autres sites sont concernés : espaces du quotidien, interstices, lieux affectés par des temporalités contrastées ménageant des moments d’apparent abandon, lieux de l’intermittence des usages, espaces fonctionnels des infrastructures et de la mobilité.

Les territoires potentiellement concernés sont donc multiples, de même que les types de pratiques. Il s’agit d’abord de saisir comment ces territoires sont choisis, comment ils sont parcourus, investis, interprétés. Il s’agit aussi de rapporter ces pratiques à l’imaginaire contemporain, en référence à une veine dans laquelle la ruine, l’abandon, une forme d’esprit d’aventure et le miroir de civilisations déchues ont été cultivés. Celle-ci a trouvé de nombreux ressorts dans la littérature, la photographie (Sergent, 2017), le cinéma et la bande dessinée. Pour les situationnistes, il était question de critique de la vie quotidienne, de l’urbanisme assimilé à une idéologie uniformisatrice (Debord, 1955 ; Brenu, 2024). Dans quelle mesure l’urbex actuelle diffère-t-elle de ces précédentes expériences ? Ces représentations de la ville et de ses espaces ont suscité un corpus large et varié, qu’il est possible de saisir, de manière à la fois analytique et critique, au prisme de diverses disciplines (Coverley, 2011).

Axe 2 : qui sont les pratiquants et pratiquantes de l’urbex ?

Si une réflexion épistémologique nous invite à souligner le rôle non négligeable de la sphère scientifique dans la généralisation, la normalisation et l’institutionnalisation d’une terminologie, il convient aussi d’être attentif à des logiques d’appropriation à l’œuvre chez les pratiquants et pratiquantes. Il existerait en effet une certaine ambivalence de l’urbex, soulignée par Perrine Camus et Emma-Sophie Mouret (2020), qui s’incarne dans un premier paradoxe opposant le secret, la préservation du site et la place des initiés et des initiées à la diffusion massive d’images et de discours. Aussi, ce paradoxe naît-il d’une contradiction entre la norme revendiquée, qui semble imposer une éthique, un code de conduite et le caractère publicitaire. En quoi la diffusion sur les réseaux sociaux de photos et vidéos de pratiques de l’urbex modifie-t-elle les pratiques elles-mêmes ? En quoi cet horizon de diffusion a-t-il attiré de nouveaux pratiquants et de nouvelles pratiquantes ? Il appartient aux articles attendus pour ce numéro thématique d’explorer cette sociologie. L’effet de transgression peut-il résister à la normalisation voire aux pratiques de type touristique ? Qu’en est-il des pratiquants et pratiquantes défiant d’autres adeptes, et de ceux et celles qui cassent, se mettent en danger, réalisant ainsi une forme d’urbex réfutée par les tenants et tenantes de postures moins agressives ? Le sérieux apparent s’opposerait ainsi au jeu, voire à de vaines formes de luddisme aux temporalités décalées. Les frontières qui ouvrent l’urbex sur l’amusement, le spectacle, interrogent finalement ce qui fut appelé pour Détroit le ruin porn (Mullins, 2012 ; Lyons, 2018).

Dans certains contextes, il convient aussi de s’interroger sur de possibles dimensions post-coloniales de l’exploration (Stoler, 2013), mais aussi sur ses capacités d’autocritique, notamment autour de la persistance potentielle d’un entre-soi masculin, exaltant une figure de mâle dominant historiquement rattachée à l’exploration pensée selon les clichés du patriarcat.

Parmi les articles attendus, nous souhaiterions enfin trouver des réflexions sur l’urbex face à d’autres acteurs et actrices et d’autres usages des lieux concernés, avec une étude des conflits éventuels : propriétaires, pouvoirs publics, gardien ou gardiennes, défenseurs et défenseuses de la biodiversité dans les interstices urbains.

Axe 3 : la pratique de l’urbex contribue-t-elle à changer les lieux ?

Dans cet axe sont attendus des articles examinant les effets potentiels de l’urbex sur les processus de patrimonialisation, voire sur des logiques de mise en tourisme, de réappropriation ou de renforcement de logiques de gentrification. Diane Scott désigne la ruine comme « motif de l’époque contemporaine » (2012, p.164). Un processus massif de mise en scène de la ruine (Kaczmarek, 2018) transforme l’espace public, celui du tourisme principalement, et avec lui les représentations collectives des espaces du quotidien. Comme l’affirment Zoltan Somhegyi (2014) et Bruce Bégout (2022), la ruine contemporaine n’en serait finalement pas une. Son imaginaire, tel que Marc Augé (2003) ou les auteurs et autrices d’un numéro spécial de Protée (Bégin et al., 2007) l’avaient soulevé, reste paradoxal, entre temps de la fonctionnalisation et temps de la valorisation esthétique. Pour répondre à ces questions, il sera notamment possible de faire une lecture territoriale de l’urbex. En insistant sur la multifonctionnalité des espaces (Le Gallou et Lesne, 2022), ce sont les différents types d’appropriation qui interrogent particulièrement. Habitat, propriété foncière, ressource matérielle ou symbolique, pratique artistiques, ludique ou de sociabilité… les fonctions politiques, économiques et sociales de l’espace conduisent à des processus de négociation que l’urbex serait susceptible d’éclairer, voire de résoudre. Aussi, du conflit d’usage au conflit de valeur, nous aimerions découvrir en quoi le potentiel territorialisant de l’urbex dépend de sa capacité à prendre en compte la complexité des usages et fonctions des espaces concernés. Une autre dimension critique a trait à la gouvernance des pratiques d’urbex, à la relation de ses tenants avec les instances locales, voire à son intégration dans des processus dont l’existence peut tendre à changer la nature de la pratique ainsi que sa spatialité, dans un rapport ambigu aux enjeux de gentrification.

Les nouveaux pratiquants et pratiquantes de l’urbex ainsi que leurs discours, méritent d’être interrogés dans leur participation à une épistémologie générale de l’exploration urbaine. Surtout, ce sont les effets sur la production de l’espace qui font l’objet de notre curiosité, du lieu découvert et revisité aux lieux valorisés par la pratique. Perrine Camus et Emma-Sophie Mouret (2020) nous engagent en effet à penser que l’urbex est l’opératrice d’une « contre-mémoire » qui fait exister des passés délégitimés. Sophie Devirieux parle quant à elle de « pratique performative de la mémoire » (2016, p. 488). Toujours est-il que l’on voit émerger de nouveaux imaginaires territoriaux, qui semblent contribuer à la réunion ambiguë des espaces physiques et numériques. Peut-on y voir une forme de réappropriation, de l’individu vers le collectif, au sein de laquelle l’urbex jouerait un rôle charnière de préservation et de sauvegarde des lieux ? Ces lieux pourraient-ils faire l’objet d’une « patrimonialisation alternative » qui naîtrait d’une « économie contributive » (Rojon, 2015), dont naturellement les potentielles ambiguïtés seraient également à discuter ?

Axe 4 : l’urbex méthode de recherche ?

L’urbex donne parfois lieu à une confusion et à une superposition entre objet d’étude et méthode de recherche. Il s’agit donc, d’abord, de porter un regard critique sur l’urbex comme objet scientifique et comme méthode. Le postulat est qu’il y a parfois une certaine distorsion au sujet de l’exploration urbaine en sciences humaines et sociales. Le fait que la géographie et, dans une certaine mesure, l’histoire s’en emparent avec plus d’engouement que d’autres sciences humaines et sociales pose également question. Quel est son lien potentiel à la psychogéographie (Canova, 2015 ; Muis, 2016) ? Nous sommes particulièrement interpellés par la variété de domaines qui concernent l’urbex, dans le monde scientifique. C’est ainsi que nous proposons d’orienter cet axe du numéro thématique d’Espaces et Sociétés sur les effets que l’urbex, prise dans une réflexion spatialisée, produit dans les sciences humaines et sociales. La double existence « discursive et phénoménologique » des lieux (Chartier, 2013) se révèle chez les pratiquants et pratiquantes. Si l’on convient que l’urbex peut être décrite comme propice aux relevés de terrain, comme un outil de récolte, comme un objet de recherche voire comme une méthode, elle pourrait nous renseigner sur les liens entre espace, méthodologie et société. On peut y voir une nouvelle entrée pour l’ethnologie urbaine des interstices (Audin, 2021). Se faisant « par le bas », à l’échelle microgéographique impliquant une relation de proximité, l’urbex peut trouver sa place dans les protocoles de recherche-action. Mais qu’offre-t-elle vraiment sinon de nouvelles sensations pour le chercheur ou la chercheuse ? Sarah Rojon (2015) décrit une nouvelle forme de « dérive » et de « détournement » qui peut être perçue comme une méthode transgressive. Ne doit-on pas finalement accepter que les ruines soient universelles et que leurs valeurs et fonctions dépendent de leur contexte de production et de consommation (Schnapp, 2020), voire nous en saisir comme autant de traces propices à l’enquête historique (Offensdadt, 2019) ?

Ce numéro, qui fait aussi écho à un dossier de 2017 (no 171) consacré aux espaces de la vie en marge, cherche donc à rassembler des travaux, fondés sur une recherche à la fois empirique et spatialisée, qui insistent sur le temps long de l’urbex en illustrant les processus qui ont conduit des espaces post-industriels, interstitiels, infrastructurels, délaissés ou autres à susciter de l’urbex, qui a contribué en retour à modeler les imaginaires de ces espaces.

Cette boucle de rétroaction est-elle vouée à produire de l’épuisement ? L’urbex est-elle victime de son relatif succès, devient-elle patrimoine ? Dans quelle mesure cette pratique pourrait-elle servir une compréhension de l’époque contemporaine ou venir occulter la complexité de la recherche historique pour y préférer une pratique spectaculaire ? En quoi une telle pratique s’intègre-t-elle ou au contraire dissone-t-elle dans notre époque ? Comment saisir (et mesurer) les raisons de son succès (Brenu, 2023) ? Ne s’agit-il que d’une mode ? L’objectif de ce dossier est d’interroger la place, la pertinence et les justifications de l’urbex dans les pratiques de celles et ceux qui font de la recherche.

Modalités de soumission

Exclusivement en version électronique par courriel aux trois adresses suivantes :

  • denis.bocquet@strasbourg.archi.fr
  • nathan.brenu@nantes.archi
  • n-canova@lille.archi.fr

avant le 10 mars 2026.

Les auteurs et autrices qui s’interrogent sur la pertinence de leurs propositions peuvent contacter les responsables du dossier.

La revue n’accepte pas de propositions d’articles, mais des articles complets.

Les articles ne dépassent pas 45 000 signes (espaces comprises) en incluant : texte, notes, références bibliographiques, annexes, mais hors résumés.

Les normes de présentation et les conseils aux auteurs et autrices sont disponibles sur le site de la revue

La revue rappelle que tout auteur peut lui adresser, à tout moment, un article hors dossier, si celui-ci concerne le rapport espaces, territoires et populations au sens large et s’il respecte les normes de publication

Coordination du dossier

  • Nathan Brenu
  • Nicolas Canova
  • Denis Bocquet

Bibliographie

Audin Judith, 2021, « Traces d’usine, traces ouvrières : explorations urbaines à Pékin », Entreprises et histoire, vol. 2, no 103, p. 185-193.

Augé Marc, 2003, Le temps des ruines, Galilée, Paris.

Bégin Richard, Gervais Bertrand, Habib André (dir.), 2007, « Imaginaire des ruines », Protée, vol. 35, no 2.

Bégout Bruce, 2022, Obsolescence des ruines, Paris, éditions Inculte.

Brenu Nathan, 2023, « Esprit (des lieux), es-tu là ? Imaginaire spectral, lieux fantômes et industrie audiovisuelle », Territoire en mouvement, no 57 [doi : https://doi.org/10.4000/tem.10637].

Brenu Nathan, 2024, « Critique de l’urbanisme et critique sociale : Guy Debord, théoricien révolutionnaire », Métropolitiques [url : https://metropolitiques.eu/Critique-de-l-urbanisme-et-critique-sociale-Guy-Debord-theoricien.html, consulté le 9/10/2025].

Canova Nicolas, 2015, « Penser l’espace avec ses pieds », EspacesTemps.net [url : https://www.espacestemps.net/articles/penser-lespace-avec-ses-pieds/, consulté le 9/10/2025].

Camus Perrine, Mouret Emma-Sophie-S., 2020, « Intérêts et enjeux de l’Urbex pour les sciences humaines », Ruines [doi : https://doi.org/10.58079/tts7].

Chartier Daniel, 2013, « Penser le lieu comme discours », Figura, no 34, p. 15-25.

Coverley Merlin (dir.), 2011, Psychogéographie ! Poétique de l’exploration urbaine, Lyon, Les moutons électriques.

Debord Guy, 1955, « Introduction à une critique de la géographie urbaine », Les lèvres nues, no 6, p. 11-15.

Devirieux Sophie, 2016, « Lieux berlinois à l’abandon. L’urbex comme pratique performative de la mémoire », Revue d’Allemagne et des pays de langue allemande, vol. 48, no 2, p. 487-496.

Kaczmarek Sylwia, 2018, « Ruinisation and Regeneration in the Tourism Space of Havana », Turyzm/Tourism, vol. 28, no 2, p. 7-14

Le Gallou Aude, Lesné Robin, 2022, « Urbex 404 – Interroger la valeur des espaces abandonnés par l’exploration urbaine », Urbanités, no 17 [url : https://www.revue-urbanites.fr/17-legallou-lesne/, consulté le 9/10/2025].

Lyons Siobhan, 2018, Ruin Porn and the Obsession with Decay, Cham, Palgrave Macmillan.

Muis Anne-Solange, 2016, « Psychogéographie et carte des émotions, un apport à l’analyse du territoire ? », Carnets de géographes, no 9 [doi : https://doi.org/10.4000/cdg.713].

Mullins Paul, 2012, « The Politics and Archaeology of “Ruin Porn” », blog [url : https://paulmullins.wordpress.com/2012/08/19/the-politics-and-archaeology-of-ruin-porn/, consulté le 9/10/2025].

Offenstadt Nicolas, 2019, Urbex RDA : l’Allemagne de l’Est racontée par ses lieux abandonnés, Paris, Albin Michel.

Offenstadt Nicolas, 2022, Urbex : le phénomène de l’exploration urbaine décrypté, Paris, Albin Michel.

Reverdy Thomas, 2021, Climax, Paris, Flammarion.

Rojon Sarah, 2015, « Images numériques et pratiques amateurs dans la révélation des friches industrielles : un phénomène de connectivité patrimoniale », Études de communication, no 45, p. 15-34.

Schnapp Alain, 2020, Une histoire universelle des ruines. Des origines aux Lumières, Paris, Le Seuil.

Scott Diane, 2012, « Nos ruines », Vacarme, no 60, p. 164-198.

Scott Diane, 2015, « Retour des ruines », Vacarme, no 70, p.23-46.

Sergent Philippe, 2017, Les secrets de la photo urbex. Démarche - Équipement - Prise de vue – Postproduction, Paris, Eyrolles.

Somhegyi Zoltan, 2014, « Ruines contemporaines. Réflexion sur une contradiction dans les termes », Nouvelle revue d’esthétique, vol. 1, no 13, p. 111-119.

Stoler Ann Laura (dir.), 2013, Imperial Debris, Durham, Duke University Press.

Autres ressources

Aumont Anne, 2025, « Urbex : 6 choses à savoir avant de commencer », Beware! [url : https://www.bewaremag.com/tout-savoir-urbex/, consulté le 12/1/2024].

Giniaux Antoine, Langlois Hélène, 2017, « Urbex : l’étrange, mais fascinant passe-temps des explorateurs urbains », Générations Voyage [url : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/interception/urbex-les-aventuriers-des-sites-abandonnes-9915314, consulté le 12/1/2024].

Hannem Timothy, « Urbex : à la découverte des lieux abandonnés à travers la France et l’Europe", Géo [url : https://photo.geo.fr/urbex-a-la-decouverte-des-lieux-abandonnes-a-travers-la-france-et-l-europe-37853#l-urbex-quesaco-659661, consulté le 14/12/2023].

Naffrechoux Colin, « L’urbex, poésie des ruines », Sinon Magazine [url : https://www.sinon-magazine.com/urbex/, consulté le 12/1/2024].

Site Urbexsession.com sur différentes explorations Urbex réalisées en France et à travers le monde.

Podcast France culture

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/le-cours-de-l-histoire/urbex-les-aventuriers-de-la-friche-perdue-4777859

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/le-pourquoi-du-comment-histoire/connaissez-vous-l-exploration-urbaine-3928967

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/geographie-a-la-carte/l-urbex-exploration-des-lieux-abandonnes-5026583

https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/histoire-de/histoire-de-du-dimanche-17-avril-2022-7185531


Date(s)

  • Tuesday, March 10, 2026

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Keywords

  • Urbex, enjeux spatiaux et sociaux, pratiques informelles de l’urbain

Contact(s)

  • Denis Bocquet
    courriel : denis [dot] bocquet [at] strasbourg [dot] archi [dot] fr
  • Nicolas Canova
    courriel : n-canova [at] lille [dot] archi [dot] fr
  • Nathan Brenu
    courriel : nathan [dot] brenu [at] nantes [dot] archi

Information source

  • Nicolas Canova
    courriel : n-canova [at] lille [dot] archi [dot] fr

License

CC0-1.0 This announcement is licensed under the terms of Creative Commons CC0 1.0 Universal.

To cite this announcement

« Penser l’urbex en tension », Call for papers, Calenda, Published on Thursday, November 13, 2025, https://doi.org/10.58079/15544

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