HomeLe défi d’une patrimonialisation de la culture de la paix en Afrique
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Published on Tuesday, November 25, 2025

Abstract

Il s’agit d’un appel à contribution en vue de la publication d’un ouvrage collectif sur le thème de la patrimonialisation d’une culture de la paix en Afrique. Selon une approche pluridisciplinaire, ledit ouvrage a pour objectif d’explorer et de mettre en relief les différents processus par lesquels les sociétés africaines traditionnelles et contemporaines ont fait et font de la paix, et donc de la culture de la paix, un patrimoine à préserver et à transmettre. 

Announcement

Argumentaire

Dans toute communauté, le conflit est une réalité ; les violences qui peuvent en découler le sont également. Aucune société humaine ne s’est jamais, cependant, accommodée aux conflits et aux violences. De tout temps, les humains ont toujours eu pour souci de promouvoir, en leur sein, une culture de la paix pour favoriser l’épanouissement individuel et collectif, et promouvoir la construction, la consolidation, au quotidien, du vivre-ensemble. Pour les individus comme pour les sociétés, l’aspiration à la paix est un désir naturel et nécessaire au sens épicurien, dont la satisfaction est vitale. C’est à ce titre que nous pouvons définir la paix comme :

« la condition qui permet à chaque individu et à sa famille de poursuivre sans crainte son objectif de vie […] C’est la paix qui est essentielle pour tous les individus, toutes les populations, toutes les nations, et donc pour toute l’humanité » (E. Sato, Homme politique japonais (1901-1975), cité par UNESCO, 2015, p. 23).

Ainsi, la soif de paix est l’instinct humain le mieux partagé. En qualifiant l’aspiration à la paix d’instinct, il s’agit de souligner qu’elle relève de la nature foncière de l’Homme. L’humain est naturellement pacifique, si nous prêtons attention au fait que « la tendance à l’entraide spontanée est un trait commun à toutes les sociétés (ce que les anthropologues appellent un trait universel) » (p. Servigne et G. Chapelle, 2019, p. 92).

L’aspiration à la paix a donc pour ferment cette « autre loi de la jungle » qu’est l’entraide.

« L’entraide a été à l’origine de la complexité de la vie telle que nous la connaissons : l’apparition de cellules, de cellules à noyau, de la respiration, de la photosynthèse, des organismes multicellulaires, des sociétés, des sociétés de sociétés… Virtuellement, toutes les espèces présentes sur terre sont impliquées dans une ou plusieurs interactions mutuellement bénéfiques. Omniprésente dans le monde vivant, l’entraide est ce qui fait émerger le vivant […] L’entraide participe […] à la création de la diversité et donne les armes pour survivre » (p. Servigne et G. Chapelle, idem, p.p. 289-290).

Partie prenante du monde vivant, l’Homme est, de toutes les espèces, la plus encline à l’entraide, à la capacité de faire ensemble et de fonctionner collectivement et solidairement. L’exploitation au long cours de cette disposition à l’entraide est allée « de pair avec des aptitudes à inhiber les comportements antisociaux. Les groupes les plus coopératifs ont été sélectionnés, transmettant ainsi aux futures générations des attributs et des cultures prosociaux » (p. Servigne et G. Chapelle, op. cit., p. 287).

En assurant la transmission de génération en génération « des attributs et des cultures prosociaux », les humains et leurs sociétés ont fini ainsi, tout au long des siècles et dans toutes les civilisations, par faire œuvre de patrimonialisation de la culture de la paix.

« La patrimonialisation est le processus par lequel un collectif reconnaît le statut de patrimoine à des objets matériels ou immatériels, de sorte que ce collectif se trouve devenir l’héritier de ceux qui les ont produits et qu’à ce titre il a l’obligation de les garder afin de les transmettre » (J. Davallon, 2015, p. 1).

« Objet politique » (J.-P. Raffarin, 2025), la paix est un « patrimoine », un bien commun que les humains et leurs sociétés ont, en effet, à cœur de transmettre de génération en génération et, en conséquence, de préserver et de sauvegarder. D’abord immatérielle parce qu’elle est une idée, une notion, un désir, une aspiration, la paix se matérialise ensuite de multiple façons dans les sociétés par des coutumes et des lois, des infrastructures, des biens et services, etc., mais aussi et surtout par des « institutions invisibles » (p. Rosanvallon, 2025), telles que l’autorité, la confiance (qu’inspirent les gouvernants aux gouvernés) et la légitimité. Ces institutions invisibles, les infrastructures, les biens et services sont des éléments constitutifs de la paix parce qu’ils concourent tous à la concrétisation de la quiétude et du bien-être communs. Définie négativement comme l’absence de guerre, la paix est aussi et d’abord épanouissement des individus et développement socio-économique et politique des sociétés. Comme le rappelle Spinoza, dans son Traité politique, tous les Etats ont, en effet, pour vocation d’offrir la paix à leurs citoyens. Cependant, au-delà de l’absence de guerre, la paix véritable est essentiellement concorde spirituelle entre sujets politiques permettant à tous de se réaliser dans leur dignité humaine (Spinoza, 1996, p.p. 38-39).

En dépit des violences et des guerres, la paix est donc belle et bien unanimement reconnue comme un « patrimoine » dont dépend la survie des sociétés et de l’espèce humaines. Mais, c’est un patrimoine fragile, toujours menacé et souvent à restaurer. La patrimonialisation de la paix est ainsi un défi quotidien et permanent pour les individus et les communautés. La paix étant reconnue unanimement comme un patrimoine qui fonde l’existence des sociétés et de l’espèce humaines, il s’ensuit que la patrimonialisation de la culture de la paix est un « trait universel ».

Ce « trait universel » a, du reste, sous-tendu la création du Système des Nations Unies et inspiré sa vocation, si nous prêtons attention au préambule de la Charte de l’ONU :

« NOUS, PEUPLES DES NATIONS UNIES

RESOLUS

à préserver les générations futures du fléau de la guerre qui deux fois en l’espace d’une vie humaine a infligé à l’humanité d’indicibles souffrances,

à proclamer à nouveau notre foi dans les droits fondamentaux de l’homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l’égalité de droits des hommes et des femmes, ainsi que des nations, grandes et petites,

à créer les conditions nécessaires au maintien de la justice et du respect des obligations nées des traités et autres sources du droit international,

à favoriser le progrès social et instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande,

ET A CES FINS

à pratiquer la tolérance, à vivre en paix l’un avec l’autre dans un esprit de bon voisinage,

à unir nos forces pour maintenir la paix et la sécurité internationales… »

Vouloir préserver « les générations futures du fléau de la guerre », ce n’est rien d’autre qu’en faire des héritiers non pas d’une culture de la guerre, mais d’une culture de la paix. Cette culture de la paix, l’UNESCO, organe spécialisé de l’ONU, entend en planter la graine « dans l’esprit des hommes ». Pour l’UNESCO, il n’y a de véritable patrimonialisation de la culture de la paix que par la promotion de l’éducation, de la culture, de la science et de la communication. C’est en agissant principalement sur l’esprit des enfants, des jeunes et des adultes, et donc des citoyennes et des citoyens, qu’il est possible d’en faire des dépositaires et des sentinelles de ce patrimoine immatériel et matériel qu’est la paix.

Au nombre de ces dépositaires et sentinelles de la paix, comptent depuis toujours et dorénavant les femmes. Historiquement, la guerre était considérée comme une affaire d’hommes ( F. Virgili, 2018, p. 177) dont la victoire relevait de la force musculaire. Cette division fondamentale de rôles sociaux de genre et des espaces a maintenu longtemps les femmes éloignées des processus de paix. Cependant, au titre de l’égalité des sexes et depuis l’adoption de la Déclaration et du Programme d’action de Beijing consécutifs à la 4ème Conférence mondiale sur les femmes (Pékin, 1995) et d’autres résolutions de l’ONU et instruments du droit international, la participation des femmes aux opérations de paix et de sécurité est, en effet, davantage souhaitée et encouragée.

Selon une approche pluridisciplinaire, le présent projet d’ouvrage collectif ambitionne explorer et mettre en relief les différents processus par lesquels les sociétés africaines traditionnelles et contemporaines ont fait et font de la paix, et donc de la culture de la paix, un patrimoine à préserver et à transmettre.

Réflexions théoriques, recherches de terrain, études de cas et de bonnes pratiques, les contributions attendues seront rassemblées en deux parties : (i) Sources, fondements et ressources endogènes de la culture de la paix ; (ii) Impacts des influences externes, hybridations et résilience des pratiques endogènes, défis et enjeux de la culture de la paix dans les sociétés africaines contemporaines.

I – Sources, fondements et ressources endogènes de la culture de la paix

Dans cette première partie, il s’agira de rassembler les contributions qui questionnent et mettent en relief non seulement les sources et les fondements endogènes de la culture de la paix, mais aussi les ressources par lesquelles les sociétés africaines ont su, tout au long des siècles, matérialiser la culture et la transmission, de générations en générations, de la disposition quasi innée de l’humain à l’entraide et à la sociabilité, d’une part ; mais aussi le sens d’une relation non-violente et de cohabitation pacifique et symbiotique de l’humain avec la nature, d’autre part.

L’évocation ici de la notion d’endogénéité est une référence au concept de « savoir endogène », tel que défini par Paulin Hountondji. Pour ce dernier, est « savoir endogène », « dans une configuration culturelle donnée, une connaissance vécue par la société comme partie intégrante de son héritage, par opposition aux savoirs exogènes qui sont encore perçus […] comme des éléments d’un autre système de valeurs » (cité par Henry Tourneux, 2019, p. 4). Pour Hountondji, ledit savoir endogène est dynamique en ce sens qu’il peut tout aussi être la résultante d’une appropriation, d’une intégration d’un savoir naguère importé et exogène. Parfaitement assimilé et intégré, ledit savoir exogène devient, sur le long terme, un savoir endogène, en ce sens qu’il fait partie dorénavant « des produits internes tirés du fonds culturel propre » d’une société donnée. Comme exemple de savoir endogène, Paulin Hountondji cite, entre autres, les savoirs en matière de pharmacopée et de médecine traditionnelle.

Dans le cadre de la première partie du présent projet d’ouvrage collectif, tout en faisant nôtre la notion d’endogénéité telle que définie par Hountondji, nous préférons utiliser le terme de « ressources » plutôt que « savoirs » pour inclure dans les « produits internes tirés du fonds culturel propre » à nos sociétés tout ce qui relève de la littérature orale et qui ne constitue pas de savoirs, au sens technique et pratique, à proprement parler.

En conséquence, les ressources endogènes de la culture de la paix qui seront mises en exergue dans la première partie de ce projet d’ouvrage collectif seront, à la fois, celles qui ont vocation à pacifier les relations entre les humains et celles qui visent à pacifier les relations des humains avec l’environnement naturel.

Les axes qui constitueront cette première partie de l’ouvrage sont les suivants :

Axe 1 : Culture de la paix : sources et fondements endogènes  

Inspiré par l’UNESCO, le concept de culture de la paix est défini, par les Nations unies, comme consistant « en des valeurs, des attitudes et des comportements qui reflètent et favorisent la convivialité et le partage fondés sur les principes de liberté, de justice et de démocratie, tous les droits de l’homme, la tolérance et la solidarité, qui rejettent la violence et inclinent à prévenir les conflits en s’attaquant à leurs causes profondes et à résoudre les problèmes par la voie du dialogue et de la négociation et qui garantissent à tous la pleine jouissance de tous les droits et les moyens de participer pleinement au processus de développement de leur société » (cf. Résolution 52/13 du 15 janvier 1998 de l’Assemblée générale de l’ONU).

En quoi ledit concept, ainsi défini, peut-il donner prise à un ancrage endogène dans les sociétés traditionnelles africaines ? Que peut-on entendre par « culture de la paix » dans le contexte spécifique des sociétés traditionnelles africaines ?

Axe 2 : Culture de la paix, patrimoines littéraires oraux et pratiques/usages/interdits sociaux

Les patrimoines littéraires oraux africains sont multiples et riches des contes, des épopées, des chants, des rituels, et des « genres brefs » ou parémies (proverbes, maximes, sentences, etc.). Tous ces éléments constitutifs des patrimoines littéraires africains, qui relèvent de l’art de la parole, de l’« art verbal oral » (Ursula Baumgardt), sont des véhicules de nos cultures, et en même temps de la conception que ces dernières se font du vivre-ensemble et de la paix. Quels sont les éléments des littératures orales et quels sont les pratiques, les usages et les interdits sociaux qui, au quotidien, participaient et participent encore, dans ces sociétés traditionnelles et contemporaines, à la prévention des comportements antisociaux, à la transmission d’une culture prosociale et à la promotion d’un meilleur vivre-ensemble en paix ?

Axe 3 : Culture de la paix et mécanismes endogènes de transformation de conflits

Quels sont les mécanismes pensés et mis en branle dans nos sociétés traditionnelles pour la résolution des conflits et la prévention des violences, pour la transformation des conflits ? Et lorsque la violence était inévitable, comment est-ce que dans nos sociétés traditionnelles on œuvrait à la restauration de la paix ? Quels étaient les objets symboliques, les chants, les danses ou rituels de prévention des conflits, de réconciliation et de restauration de la paix ?

Axe 4 : Culture de la paix et écologie traditionnelle ou ethnoécologie

La culture de la paix incluant des relations harmonieuses entre les humains et leur environnement naturel, quels sont les savoirs et pratiques, relevant de l’« écologie traditionnelle » ou de l’« ethnoécologie » (p. Mouguiama-Daouda et A. Moussirou Mouyama, 2020), par lesquels nos sociétés traditionnelles œuvraient à la préservation de la biodiversité et à la protection de la nature ? Ces savoirs et pratiques peuvent-elles encore aujourd’hui contribuer à la préservation de l’environnement et à la lutte contre le changement climatique ?

Axe 5 : Institutions et acteurs dépositaires des ressources endogènes de la culture de la paix

La paix étant un patrimoine immatériel et matériel, quels étaient les institutions et les acteurs, dans nos sociétés traditionnelles, chargés de la sauvegarde, de la préservation et de la transmission de la culture de la paix ? Quels étaient la place et le rôle des femmes, gardiennes des traditions, dans la sauvegarde, la préservation et la transmission de la culture de la paix dans l’Afrique traditionnelle ?

II – Impacts des influences externes, hybridations et résilience des pratiques endogènes, défis et enjeux de la culture de la paix dans les sociétés africaines contemporaines

Considérant l’impact, entre autres, de la colonisation, il n’y a plus de sociétés traditionnelles africaines, stricto sensu. Héritières des sociétés traditionnelles, les sociétés africaines contemporaines se sont construites et se construisent avec de nombreux apports exogènes, tels que les religions importées (à l’instar de l’Islam, du Christianisme…). Force est de constater, en conséquence, que « les identités africaines actuelles se forgent [dorénavant] à l’interface du cosmopolitisme et des valeurs d’autochtonie » (A. Mbembé, 2000, p. 19).

Ces sociétés africaines contemporaines, aux identités culturelles nécessairement dynamiques parce qu’en perpétuelle dialogue avec des valeurs allochtones, sont aujourd’hui confrontées à de nombreux défis qui mettent à mal la culture de la paix et sa patrimonialisation.

Le premier de ces défis est celui de la violence. S’il est vrai que depuis la fin de la guerre froide, l’Afrique connaît moins de conflits armés impliquant un Etat parmi les belligérants, le continent n’en a pas pour autant fini avec la violence. Cette dernière se manifeste, d’une part, sous la forme des « activités terroristes et des groupes armés » ; et, d’autre part, sous la forme de « la violence politique (émeutes, violence envers la population civile…) […], notamment dans les zones urbaines, en lien avec la hausse des revendications politiques » (AFD, 2020, p. 44). Cette violence politique résulte, en général, des conflits électoraux. Les populations africaines appréhendent, de plus de plus, les périodes électorales par crainte des violences qui émaillent les campagnes électorales et explosent après la proclamation des résultats. La violence politique consécutive aux élections est devenue « une donnée structurelle […]. Car les controverses sur la fiabilité des opérations électorales, leur forme juridique, leur gestion et la légitimité de leurs résultats, font partie de façon régulière de la vie politique de plusieurs pays africains » (A. Donadoni Ntolo Nzeko, 2020).

Le second des grands défis qui menace la paix dans la majorité des sociétés africaines contemporaines est la pauvreté. A en croire le Rapport sur le développement durable en Afrique (RADD), édition 2024, l’Afrique n’est pas prête de réaliser le premier objectif de développement durable (ODD 1), relatif à l’élimination de la pauvreté sous toutes formes, de l’Agenda 2030 des Nations Unies ; et la première aspiration, de l’Agenda 2063 de l’Union africaine, à « éradiquer la pauvreté en une génération, grâce au partage de la prospérité par le biais de la transformation sociale et économique du continent ». En effet, à ce jour, « l’Afrique [représente] plus de la moitié (54,8 %) des personnes vivant dans la pauvreté dans le monde. La part de la population vivant sous le seuil de pauvreté national est passée de 33,3 % en 2013 à 38 % en 2023, bien loin de la valeur cible de 23 % pour 2023 fixée dans l’Agenda 2063. Le nombre de chômeurs pauvres en Afrique (31,09 %) est également plus élevé que la moyenne mondiale (6,38 %) » (RADD, 2024, p. 5). La pauvreté devient davantage un phénomène africain puisque le continent enregistre 60 % d’individus extrêmement pauvres ; « taux qui devrait atteindre 90 % en 2030 » (AFD, 2020, p. 56). La persistance et l’aggravation de la pauvreté distinguent l’Afrique, par ailleurs, par le taux le plus élevé de « pays en situation de fragilité, c’est-à-dire ceux dont les pouvoirs publics ne sont pas en mesure d’assurer les services de base et la sécurité nécessaires à la population sur l’ensemble du territoire […] Selon la Banque mondiale, le continent compte ainsi 20 pays fragiles sur 36 dans le monde » (AFD, 2020, p. 58).

Les axes qui constitueront cette seconde partie de l’ouvrage sont les suivants :

Axe 1 : Mécanismes et pratiques endogènes de la culture de la paix et influences exogènes

Quelles efficacité et légitimé des mécanismes et pratiques endogènes de la culture de la paix (tels que la palabre, la médiation par les anciens, les rituels de réconciliation, systèmes de chefferie, etc.) dans les contextes précoloniaux et postcoloniaux ? Quel est l’impact des modèles exogènes sur ces mécanismes et pratiques endogènes ? Cet impact aboutit-il à l’intégration desdits mécanismes et pratiques endogènes dans les systèmes judiciaires formels ? Comment coexistent les mécanismes et pratiques endogènes de la culture de la paix et les modèles exogènes ? Mécanismes et pratiques endogènes et modèles exogènes se complètent-ils ou faut-il choisir entre eux ? Assistons-nous à des mécanismes et pratiques résilients ou à la création des mécanismes et pratiques hybrides de transformation des conflits ?

Axe 2 : Culture de la paix et enjeux de la justice transitionnelle et de la réconciliation

En réponse à cet instinct de paix qui anime tout individu et toute communauté, de nombreuses sociétés ont éprouvé ou éprouvent, au cours de leur histoire, le besoin de se reconstruire, suite à des traumatismes collectifs consécutifs à de graves violations des droits humains, en décidant collectivement de passer l’épreuve du miroir par la reconnaissance desdites violations, l’acceptation des demandes de justice, la volonté de prévenir la récurrence desdites violations, de restaurer la cohésion sociale et de construire une paix durable. Pour répondre à ce besoin de reconstruction collective, la justice transitionnelle est une des options. Cette justice, pour les Nations Unies, englobe « l’éventail complet des divers processus et mécanismes mis en œuvre par une société pour tenter de faire face à des exactions massives commises dans le passé, en vue d’établir les responsabilités, de rendre la justice et de permettre la réconciliation. »

A quelles conditions cette justice transitionnelle peut-elle être un mécanisme efficace et légitime de restauration du vivre-ensemble et de construction d’une paix durable ? Au titre des cas pratiques, comment ledit mécanisme a-t-il et peut-il concilier l’opposition entre justice formelle et justice réparatrice et répondre au défi de l’impunité ? Quelle est le rôle de la mémoire collective et des commissions « Vérité et Réconciliation » dans la guérison collective et la prévention des conflits et des violences futurs ?

Axe 3 : Culture de la paix et défi démocratique

Depuis la fin de la Guerre froide, consécutive à la chute du mur de Berlin (1989), les Etats du continent africain se sont tous convertis à la démocratie pluraliste. Les élections multipartistes, comme mode de choix des gouvernants, constituent désormais la norme. En dépit des parenthèses instaurées par quelques coups d’Etat, la démocratie multipartiste est dorénavant un standard irréversible de la politique africaine. Malheureusement, plus de trois décennies après la réinstauration ou l’instauration de la démocratie pluraliste, les populations africaines sont encore en train d’exiger des élections transparentes, justes, crédibles, apaisées et surtout porteuses d’alternance (M. Bratton et S. Bhoojedhur, 2019 ; Pierre Jacquemot, 2020 ; F. Pigeaud et N. Samba Sylla, 2024). Conçue en son essence comme moyen de résolution pacifique des conflits, la démocratie serait-elle condamnée, en Afrique, à instaurer une culture de la violence et de l’instabilité politiques ? Quelles solutions, en Afrique, pour des mécanismes et des systèmes électoraux efficaces et légitimes ? Comment enclencher, en Afrique, des processus de démocratisa¬tion visant véritablement la consolidation de la stabilité politique et l’instauration durable d’une culture de la paix ? Quels systèmes alternatifs, à la démocratie pluraliste, pour mettre fin à la culture de la violence et de l’instabilité politiques en Afrique ?

Axe 4 : Culture de la paix, politiques publiques et développement

La paix est incontestablement une précondition au développement. Toutefois, aucun développement ne peut s’opère sans la bonne gouvernance. Selon le Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP),

« la bonne gouvernance comprend les principales composantes suivantes : la légitimité, selon laquelle le gouvernement a le consentement des gouvernés ; la reddition de comptes qui assure la transparence et la responsabilité face aux actions ; le respect du droit et la protection des droits humains ; la compétence, qui consiste à élaborer efficacement des politiques et à assurer leur mise en œuvre et la prestation de services » (MAEP, 2019, p. 18).

Evoquer la bonne gouvernance en tant que « compétence […] à élaborer efficacement des politiques et à assurer leur mise en œuvre et la prestation de services », c’est évoquer indubitablement la problématique de la fabrique des politiques publiques en vue du développement. Quelle place les différents écosystèmes politique et institutionnel réservent-ils à la problématique de l’élaboration et de l’évaluation des politiques publiques ? La fabrique des politiques publiques efficaces est-elle une priorité des agendas nationaux de développement et une culture partagée ? Est-ce que la science et ses praticiens bénéficient, dans tous les Etats africains, d’une reconnaissance publique de leur légitimité à contribuer à la prise de décisions politiques ? Quelle est la part de la recherche scientifique publique endogène dans la fabrique des politiques publiques ? Existe-t-il, dans chacun des Etats africains, un « écosystème de la science pour l’éclairage des politiques publiques » en vue de du développement et de la paix durables ? Le développement et la paix durables sont-ils, dans les Etats africains, des objectifs fondés sur la construction préalable d’une vision de long terme et de la mise en œuvre de politiques publiques cohérentes et harmonisées ?

Axe 5 : Culture de la paix, statut et rôle des jeunes et des femmes

Avec une proportion de 60 % des jeunes dans la population, en 2020, l’Afrique se classait déjà comme le continent le plus jeune au monde et le restera jusqu’en 2070, au moins (AFD, 2020, p. 16). Cette démographie juvénile pose certes des problèmes en termes de besoins sociaux à satisfaire, mais elle est également potentiellement un levier de transformation et de développement. Levier potentiel de transformation et de développement, les femmes, en Afrique, le sont également. Quel est le statut des jeunes et des femmes et quel rôle jouent-ils, d’ores et déjà, en Afrique pour contribuer à la promotion et la construction d’une culture de la paix (en son acception large : prévention et gestion des conflits et des violences, lutte contre le changement climatique, création d’entreprises et d’emplois…) ? Comment est-ce que l’Afrique s’approprie et met en œuvre les résolutions onusiennes 1325 relative au droit des femmes, à la paix et à la sécurité et 2250 relative à la jeunesse, à la paix et à la sécurité ? Concernant particulièrement les droits des femmes et des filles, peut-on réellement parler de paix et de développement sans une concrétisation, sinon des avancées significatives, en matière d’égalité des sexes ? Où en sont les Etats africains avec la mise en œuvre de l’ODD 5 (Parvenir à l’égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles) ?

Axe 6 : Culture de la paix, santé mentale et bien-être des individus

Avant d’évoquer des relations pacifiées avec les autres humains ou son environnement naturel, la culture de la paix, c’est tout d’abord et avant tout la paix avec soi-même. Etre en paix avec soi-même, ce serait notamment être en bonne santé mentale, c’est-à-dire être dans « un état de bien-être dans lequel [on] peut se réaliser, faire face au stress normal de la vie, accomplir un travail productif et contribuer à la vie de sa communauté » (OMS, 2022, p. 2). Avec, selon l’OMS, « environ une personne sur huit dans le monde [vivant] avec un trouble mental » (2022), la santé mentale est un sujet de préoccupation mondiale. L’anxiété et la dépression, troubles les plus courants de santé mentale, représenteraient la deuxième cause d’invalidité à long terme. Quelle est la situation de la santé mentale et du bien-être des individus en Afrique, en milieu familial (pour les enfants et les parents), en milieu scolaire et universitaire (pour les élèves et les étudiants) ou en milieu de travail, pour tout actif ? Quels sont les défis majeurs, les conséquences et les impacts pour les individus et les sociétés de la santé mentale en Afrique ? Quelles sont les pistes de solutions pour un bien-être mental optimal des individus en vue des communautés pacifiées ?

Axe 7 : Culture de la paix, éducation, culture, sport et médias

Si « la paix ça s’apprend » (T. D’Ansembourg et D. Van Reybrouck, 2016), quelle est la part que les systèmes éducatifs des sociétés africaines contemporaines réservent-ils à l’éducation à la culture de la paix, entre legs endogène et apports exogènes ? Comment la culture de la paix est-elle ou peut-elle être enseignée ou transmise aux jeunes générations, en milieu formel et/ou en milieu informel ? Existent-ils des programmes éducatifs ou des initiatives communautaires en la matière ? Comment impliquer la culture, le sport et les médias dans cette exigence d’éducation à la culture de la paix, en Afrique ?

Modalités de contribution

Les propositions de contribution en français se feront aux adresses suivantes : jjtindypoaty@yahoo.fr ; jrdoutsona@yahoo.fr ; bbdndombi@gmail.com ; celestineboupo2@yahoo.fr ; nzamickaledamien@gmail.com avant le 31 mars 2026;

Soumises sous forme de résumé (en français et en anglais) n’excédant pas 300 mots avec 5 mots-clés au maximum, les propositions des contributions seront instruites par le Comité de coordination et de rédaction et les réponses notifiées aux contributeurs conformément au calendrier, ci-dessous.

Quant aux textes définitifs des contributions, ils seront instruits par le Comité scientifique et de lecture.

La proposition de contribution doit indiquer la partie et l’axe y relatifs.

Normes de présentation des contributions

Chaque contribution devra respecter la structuration d’un article scientifique et être rédigée en taille 12, interligne 1.5 (Times New Roman) pour le texte et en taille 10 (Times New Roman) pour les notes infrapaginales. Le texte complet de la contribution ne devra pas dépasser 20 pages (y compris la bibliographie).

Les titres des sections du texte devront être numérotés de la façon suivante :

  • 1. Premier niveau, premier titre (Times 12 gras)
  • 1.1. Deuxième niveau (Times 12 gras italique)
  • 1.2.1. Troisième niveau (Times 11 gras, italique)

En dessous du titre de la contribution, prière de mentionner l’identité de son auteur : prénom(s), nom(s), entité d’appartenance, ville, pays, adresse courriel.

Les références doivent être présentées selon le modèle APA.

Chaque contribution doit être accompagnée d’une biobibliographie de 200 mots maximum.

  • Lancement de l’appel à contributions : 10 novembre 2025
  • Date limite de soumission du résumé de la proposition de contribution : 31 mars 2026
  • Date limite de la notification d’acceptation de la proposition de contribution : 31 mai 2026
  • Date limite de soumission du texte définitif de la contribution : 31 juillet 2026
  • Parution de l’ouvrage : Décembre 2026

Comité de coordination et de rédaction

Coordinateur général : Docteur Juste Joris TINDY-POATY (Maître-assistant de Philosophie, Ecole Normale Supérieure/Gabon ; adresse courriel : jjtindypoaty@yahoo.fr ; tél. : 00 (241) 74 24 44 80)

Membres

  • Docteure Judith DOUTSONA (Attachée de recherche en Histoire, Institut de recherches en sciences humaines/CENAREST/Gabon ; adresse courriel : jrdoutsona@yahoo.fr ; tél. : 00 (241) 62 72 47 31)
  • Docteur Bertrand Dimitri NDOMBI BOUNDZANGA (Maître-assistant de Sociologie, Université Omar Bongo/Gabon ; adresse courriel : bbdndombi@gmail.com ; tél. : (+241) 62 16 52 06 / (+241) 77 17 48 52)
  • Docteur Damien NZAMICKALE (Assistant de Linguistique, Université Omar Bongo/Gabon ; adresse courriel : nzamickaledamien@gmail.com ; tél. : 00 (241) 62 92 40 37)
  • Docteure Célestine KOUMBA (Maître-assistante de Sociologie, Université Omar Bongo/Gabon ; adresse courriel : celestineboupo2@yahoo.fr/ boupocelestine2020@gmail.com ; tél. : (+241) 077 68 11 29 /(+241) 074 85 15 67)

Comité scientifique et de lecture

  • Professeur Abdelaziz AMRAOUI (Université Cadi Ayyad/Maroc)
  • Professeure Aïcha BARA (Université Ibn Zohr Agadir/Maroc)
  • Professeur Charles BINAM BIKOI (Centre international de recherche et de documentation sur les traditions et les langues africaines/Cameroun)
  • Professeur Hamadi HABAD (Université Cadi Ayyad/Maroc)
  • Professeur Georice Berthin MADEBE, Directeur de recherche/HDR en sémiologie (Institut de recherches en sciences humaines/Gabon)
  • Professeur Samuel MBADINGA (Université Omar Bongo/Gabon)
  • Maître de conférences Maixant MEBIAME ZOMO (Université Omar Bongo/Gabon)
  • Professeur Méké MEITE (Université Félix Houphouët-Boigny/Côte d’Ivoire)
  • Professeur Pierre Claver MONGUI (Université Omar Bongo/Gabon)
  • Professeur Patrick MOUGUIAMA DAOUDA (Réseau UNITWIN Bantuphonie : Langues en danger, Savoirs endogènes et Biodiversité/Université Omar Bongo/Gabon)
  • Professeur Bonaventure MVE ONDO, Recteur honoraire de l’Université Omar Bongo/Gabon, Ancien Vice-recteur de l’Agence universitaire de la francophonie
  • Maîtresse de conférences Emmanuelle NGUEMA MINKO (Ecole Normale Supérieure/Gabon)
  • Professeur Pierre NZINZI, Ancien Recteur de l’Université Omar Bongo/Gabon
  • Professeur Jean Pierre OLIVIER DE SARDAN, Directeur de recherches émérite au Centre national de la recherche scientifique (CNRS/Paris-France)
  • Professeur Alain Franklin ONDOUA (Université de Yaoundé II/Cameroun)
  • Professeur Jamal RACHAK (Université Cadi Ayyad/Maroc)
  • Professeur Guy ROSSATANGA RIGNAULT (Université Omar Bongo/Gabon)
  • Maîtresse de conférences Léa ZAME AVEZO’O (Université Omar Bongo/Gabon)

Bibliographie indicative

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INTERPEACE, 2022, Soigner les esprits pour cultiver la paix : combiner les programmes de SMSPS, de consolidation de la paix et de développement des moyens de subsistance – Cadre d’orientation à l’usage des professionnel(le)s, Genève/Nairobi.

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Date(s)

  • Tuesday, March 31, 2026

Keywords

  • culture de la paix, patrimoine, transformation des conflits, justice transitionnelle; democratie, ecologie, droits des femmes, education

Contact(s)

  • Juste Joris Tindy-Poaty
    courriel : jjtindypoaty [at] yahoo [dot] fr
  • Judith Doutsona
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  • Bertrand Dimitri Ndombi Boundzanga
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  • Damien Nzamickale
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  • Célestine Koumba
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Information source

  • Juste Joris Tindy-Poaty
    courriel : jjtindypoaty [at] yahoo [dot] fr

License

CC0-1.0 This announcement is licensed under the terms of Creative Commons CC0 1.0 Universal.

To cite this announcement

« Le défi d’une patrimonialisation de la culture de la paix en Afrique », Call for papers, Calenda, Published on Tuesday, November 25, 2025, https://doi.org/10.58079/157cd

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