StartseiteLa fabrique du décideur public

La fabrique du décideur public

Les formations pratiques des cadres et dirigeants du secteur public (fin du XIXe-XXIe siècles)

*  *  *

Veröffentlicht am Mittwoch, 19. November 2025

Zusammenfassung

Cette journée d’études a pour objectif de rassembler des communications sur les formations pratiques des cadres et dirigeants (qu’ils soient personnels administratifs, diplomates, militaires ou ingénieurs) du secteur public (État, entreprises publiques, collectivités locales) en lien avec les figures du chef (cheffe), décideur (décideuse), leader (leadeuse) ou manager (manageuse) que ces formations contribuent à fabriquer.

Inserat

Argumentaire

Dans les univers de la politique, de la haute administration, des collectivités locales, des entreprises publiques comme du monde des affaires, les représentations des dirigeants ont très souvent emprunté aux figures du décideur, pensé comme un homme, individu rationnel et unique capable de faire des choix, techniques ou politiques, qui sont autant de choix de politiques (publiques), ce qu’explicitent bien les termes anglais de « decision-makers » ou « policy-makers ». Sur la période plus récente, alors même que la pertinence du modèle de la décision rationnelle a fait l’objet de critiques, les représentations ont puisé dans l’identification à d’autres figures comme celles du leader ou du manager, affirmant alors des qualités de conduite, de vision ou de gestion. Historiquement, auparavant, d’autres figures ont été mobilisées : celle du « gentleman » républicain à la fin du XIXe siècle[1] ou celle de « chef »[2] dans les années 1930. Ces images des élites dirigeantes apparaissent donc historiquement situées et nourries de savoirs pratiques de gouvernement, changeants au fil des époques, qui viennent donner corps aux modalités d’exercice des rôles dirigeants.

On le sait, la thématique des sciences ou des savoirs de gouvernement a été explorée à de nombreuses reprises[3]. De riches travaux ont été consacrés au poids des savoirs disciplinaires (droit, droit administratif, économie, économie politique, science politique) dans la formation des élites dirigeantes en France[4] ou à la montée en puissance des savoirs liés à l’expertise[5]. D’autres recherches ont également examiné les apprentissages dans les écoles de hauts fonctionnaires, de diplomates, de cadres et d’ingénieurs de l’État ou d’officiers et exploré de multiples thématiques : l’idéal de la culture de la rationalisation[6], l’art de se conformer[7], le rôle des systèmes d’enseignement supérieur dans la construction d’identités élitaires et dans la circulation[8], les enjeux de la professionnalisation et de la managérialisation dans les dynamiques de construction de « généralistes » ou de spécialistes[9], etc. Elles ont aussi pris en compte les questionnements liés à la construction des hiérarchies entre les groupes[10], à la spécificité des secteurs[11] ou aux contextes nationaux. Quelques recherches comparées, en effet, quoi que peu nombreuses, se sont intéressées à la formation des hauts fonctionnaires dans des contextes nationaux variés, mettant en avant les dynamiques historiques de formation et transformation des hautes fonctions publiques[12] ou le poids des cultures administratives nationales[13].

Toutefois, au cœur de la journée d’études exploratoire domine la conviction qu’une moindre attention a été accordée aux savoirs pratiques de gouvernement définis comme des connaissances, des techniques, des méthodes et des savoir-faire mobilisés par les acteurs du pouvoir pour conduire, orienter et administrer les individus, les institutions, les populations ou les situations. Ces derniers sont traversés de multiples enjeux, changeants historiquement et selon les groupes dirigeants : par exemple, le commandement et la stratégie, l’aménagement, la décision sous incertitude, la planification, l’anticipation, le gouvernement des organisations, la conduite du changement, le pilotage des politiques publiques, l’évaluation, le leadership, le gouvernement des risques, la gestion de crises, etc. Ces savoirs pratiques sont souvent adossés à des sous-disciplines scientifiques plus ou moins établies (prospective, management public, management stratégique, gestion des risques, théories du leadership, sciences comportementales, etc.), liés à l’action, à la décision, à l’organisation ou au management. Ils circulent fréquemment entre secteurs public et privé. Ils reflètent des manières, historiquement changeantes, de penser les rôles exécutifs et les compétences pratiques attendues et légitimes (organisationnelles, institutionnelles, situationnelles, comportementales) dans des contextes donnés. La formation à ces savoirs pratiques possède une double dimension : elle met en jeu un apprentissage supposé mais elle reflète également la constitution d’une élite par des savoir-faire jugés appropriés aux nécessités qu’imposent des configurations historiques[14].

Cette journée d’études a pour objectif de rassembler les recherches existantes, de proposer un état des lieux et d’identifier des ressources pour de futurs travaux. Elle sera centrée sur les formations pratiques des cadres et dirigeants (qu’ils soient personnels administratifs, diplomates, militaires ou ingénieurs) du secteur public (État, entreprises publiques, collectivités locales) en lien avec les figures du chef (cheffe), décideur (décideuse), leader (leadeuse) ou manager (manageuse) que ces formations contribuent à fabriquer. Nous proposons d’explorer différents programmes à partir d’enquêtes concrètes analysant les formations pratiques et stratégiques adressées aux élites administratives[15], qu’elles soient dispensées dans des écoles de formation initiale, lors de sessions de formation continue ou de cycles de hautes études, de programmes de mentorat ou de coaching, ou même d’initiatives plus informelles. On pourra ainsi prêter attention aux modes de formation dites « sur le tas » qui ont pu permettre des évolutions de carrière, pour des hommes ou pour des femmes. L’accent sera mis sur les contenus de ces formations centrées sur l’action, sur les méthodes qu’elles déploient, en tenant compte des circulations des savoirs pratiques entre les modes de formation des élites du privé et du public, sur leurs effets (par exemple sur la construction de la figure du dirigeant, sur sa légitimation, mais aussi sur les carrières ou les mobilités[16]), sur leurs réceptions voire sur les résistances qu’elles suscitent. Cette focale devra nous conduire à interroger historiquement l’essor et le développement de ces formations en se demandant autour de quels enjeux, avec quelles représentations, à travers quels mécanismes et dans quelles configurations d’action publique elles sont forgées.

Les bornes chronologiques retenues sont volontairement larges et vont de la fin du XIXe siècle à la période la plus contemporaine. L’un des objectifs de cette journée sera précisément de réfléchir à la chronologie, en identifiant et en questionnant les continuités et les ruptures dans les savoirs pratiques dispensés et dans les figures de dirigeant ou dirigeante. Les domaines envisagés sont multiples, pouvant aller de formations dispensées dans des écoles généralistes de hauts fonctionnaires de l’État ou des collectivités locales - École nationale d’administration (ENA), Institut national du service public (INSP), Institut Auguste Comte[17], Institut national des études territoriales (INET), Sciences Po, École Polytechnique, etc. – ou proposées dans des établissements aux ancrages plus sectoriels (à titre d’exemple, Saint-Cyr, l’École de guerre, l’Institut de la gestion publique et du développement économique (IGPDE), l’École des hautes études de santé publique (EHESP)), liées à des champs d’intervention publique (économie, défense, industrie, santé, transition écologique, etc.). Les formations pratiques dispensées dans l’École coloniale devenue École nationale de la France d’outre-mer font également partie de notre champ d’étude. Les formations sont parfois indexées sur des programmes liés à des réformes de l’État - rationalisation des choix budgétaires (RCB) ; Loi organique relative aux lois de finances (LOLF) ; Révision générale des politiques publiques (RGPP) ; Action publique 2022.

Les exemples des cursus de formation que les participants ou participantes à la journée d’études pourront étudier sont très nombreux sur cette période longue. À titre d’illustrations, on peut citer des formations centrées sur la prise de décision (en contexte complexe, incertain ou de crise) qui ont historiquement été alimentées par le développement de la théorie des organisations et du decision-making process, initialement théorisé par Herbert Simon[18]. A la formation à l’art rationnel de « décider » ont succédé des formations centrées sur le management, qu’il soit général, stratégique, influencé par le New Public Management (NPM) ou le post-NPM[19], sur des techniques de négociation et de communication ou sur la conduite et l’accompagnement du changement. On pourra aussi étudier les cours sur le leadership destinées aux carrières dans le secteur public (dans des versions variées qu’il soit stratégique, transformationnel, etc.)[20], ainsi que les programmes visant à « développer » les « compétences » et à repérer les « talents » ou les « hauts potentiels ». Les programmes spécifiquement destinés aux femmes, qu’il s’agisse d’initiatives associatives ou institutionnelles constituent également une entrée empirique intéressante. On inclura aussi des enquêtes sur des formations destinées aux cadres et dirigeants liées à la prospective interrogeant la gestion du temps long[21] mais également sur la conduite de projets durables dans l’administration dans le contexte de la transition écologique ou sur la gestion de crise et la gestion des risques, qu’ils soient écologiques (climatiques, territoriaux), sanitaires (liés aux pandémies), numériques ou géopolitiques (cybersécurité, données sensibles, souveraineté numérique, terrorismes). Enfin, des enquêtes sur des méthodes spécifiques et la pédagogie sont particulièrement bienvenues : la méthode des cas importée des écoles de commerce[22], le rôle des stages et des mises en situation, la méthode des scénarios, la méthode Delphi, le coaching, etc.

L’objectif de la journée est de rassembler et faire dialoguer des enquêtes empiriques qui portent sur la France mais aussi des recherches qui proposent une approche comparative en mettant l’accent sur d’autres pays ou sur l’existence de circulations internationales. Les communications proposées – principalement en histoire, science politique ou sociologie – exploreront les formations destinées aux cadres et dirigeants dans leurs contenus et leurs enjeux mais il est souhaité qu’elles les investiguent en lien avec des questionnements plus larges. Nous en identifions particulièrement trois, sans valeur d’exhaustivité.

Premièrement, les communications pourront explorer les liens entre les évolutions des arts pratiques légitimes de gouverner et les mutations de l’action publique. On peut faire l’hypothèse que les formations proposées aux cadres et dirigeants reflètent des manières de concevoir leurs rôles et leur participation au pouvoir exécutif dans des configurations et des contextes historiques singuliers. Dans quelle mesure les transformations de l’État et de ses rapports de force internes ou externes ou la montée en puissance de certains enjeux d’action publique conduisent-elles à valoriser certaines qualités ou compétences (par exemple, les enjeux de long terme dans le cadre de grandes transitions) ? Le rôle de moments singuliers de réforme de l’État dans la conception des plans de formation pour les cadres et dirigeants administratifs pourra également être étudié : la rationalisation des choix budgétaires (RCB) a, par exemple, favorisé l’essor de formations à la décision et aux systèmes de décision[23]. Mais les communications pourront aussi retracer l’histoire de formations spécifiques, conçues et déployées pour corriger des dysfonctionnements ou des discriminations, par exemple liées au genre, à l’instar du programme Talentueuses de l’INSP, présenté comme « un parcours d’accompagnement multimodal ouvert aux femmes travaillant au service de l’État » destiné à favoriser l’égalité professionnelle et à favoriser leur accession à des emplois de direction.

Deuxièmement, les communications pourront étudier les liens entre les formations dispensées aux cadres dirigeants et les changements affectant « l’espace gouvernemental »[24], aux formes fluctuantes et plastiques selon les secteurs et les périodes, caractérisé comme les systèmes d’acteurs collectifs et individuels participant à l’élaboration des décisions publiques. Traversé de rapports de force, cet espace valorise des modalités de conduite des politiques publiques, variables historiquement, qui portent avec elles des manières de gouverner : encouragement à la coordination ou à l’intégration des politiques publiques, invocation de la planification ou de la prospective sur le temps long, préparation à la gestion des crises ou des risques, formation au commandement ou à la stratégie dans des moments de guerre, intégration d’enjeux technologiques, etc. Il peut aussi refléter la manière dont les exécutifs politiques voient se transformer leurs entourages (leurs cabinets, leurs collaborateurs) et les formes instituées des instances de décision avec des effets retour définissant des attentes quant aux comportements des cadres et dirigeants publics.

Troisièmement, les communications pourront examiner en quoi les formations se font l’écho de phénomènes de circulations de savoirs, d’outils pédagogiques et de normes du bon cadre ou du bon dirigeant, homme ou femme. Y a-t-il un processus de convergence à l’œuvre entre les modèles ? Quelles sont les circulations entre les secteurs public et privé, entre des secteurs ministériels, entre les collectivités locales, les entreprises publiques et l’État ? Peut-on également identifier des transferts entre des États, entre des écoles de formation ou au niveau international sous l’action d’organisations comme l’OCDE ou l’Union européenne[25]? L’exploration de ces dynamiques d’isomorphisme serait ainsi une autre façon d’explorer les modèles et les figures qui façonnent l’exercice du pouvoir par les cadres et dirigeants des hautes fonctions publiques.

Modalités de soumission

Les échanges auront lieu principalement en français mais quelques communications en anglais sont possibles. Les propositions de communications doivent être envoyées à codecideur@gmail.com en deux pages maximums et avec un titre précis, ainsi qu’une courte biographie,

avant le 23 janvier 2026.

Une réponse sera transmise autour du 16 février 2026.

Information pratique

  • Cette journée exploratoire aura lieu (uniquement en présentiel) dans la salle de colloque de l’IGPDE (espace Choussat), ministères économiques et financiers (Paris).

Comité d’organisation

[adresse : codecideur@gmail.com]

  • Philippe Bezes (CNRS, Sciences Po, CEE)
  • Patrick Castel (Sciences Po, CSO)
  • Marie-Emmanuelle Chessel (CNRS, Sciences Po, CSO)
  • Florence Descamps (EPHE-PSL)
  • Natacha Gally (Université Panthéon-Assas, CERSA)
  • Olivier Quéré (Université de Haute-Alsace, SAGE)

Comité scientifique

  • Alain Chatriot (Sciences Po)
  • Patrick Fridenson (EHESS)
  • Brigitte Gaïti (CESSP, Université Paris 1)
  • Sébastien Kott (INSP)
  • Marte Mangset (Oslo Metropolitan University)
  • Rachel Vanneuville (Triangle, CNRS)

Notes

[1] R. Vanneuville, La référence anglaise à l’École libre des sciences politiques : la formation de gentlemen républicains (1871-1914), thèse de science politique, Université Pierre Mendès France, Grenoble II, 1999.

[2] Y. Cohen, Le siècle des chefs. Une histoire transnationale du commandement et de l’autorité (1890-1940), Paris, Éditions Amsterdam, 2013.

[3] O. Ihl, M. Kaluszynski, G. Pollet, Les sciences de gouvernement, Paris, Economica, 2003.

[4] M.-C. Kessler, « Historique du système de formation et de recrutement des hauts fonctionnaires », Revue française d’administration publique, n° 1, 1977, p. 9-52 ; R. Vanneuville, « Le droit administratif comme savoir de gouvernement? », Revue française de science politique, vol. 53, n° 2, 2003, p. 219-235 ; H. Joly (dir.), Formation des élites en France et en Allemagne, Vol. 19, Cirac, 2005 ; E. Biland, S. Kolopp, « La fabrique de la pensée d’État », Gouvernement et action publique, vol. 2, n° 2, 2013, p. 221-248 ; L. Israël, R. Vanneuville, « Legal training and the reshaping of French elite: lessons from an ethnography of law classes in two French elite higher education institutions », Journal of Education and Work, Vol. 30, n° 2, 2017, p. 156-167.

[5] M. Kaluszynski, R. Payre (dir.), Savoirs de gouvernement : circulation (s), traduction (s), réception (s), Paris, Economica, 2013.

[6] M. Letté, « Culture de la rationalisation chez les ingénieurs durant la seconde industrialisation », dans A.-F. Garçon, B. Belhoste (dir.), Les ingénieurs des Mines. Cultures, pouvoirs, pratiques, Colloque des 7 et 8 octobre 2010, Paris, Comité pour l’histoire économique et financière de la France, 2013, p. 33-50.

[7] J.-M. Eymeri, La fabrique des énarques, Paris, Economica, 2001.

[8] M. Mangset, « La variation des identités élitaires des Hauts fonctionnaires. Étude du rôle de l’enseignement supérieur en France, en Grande-Bretagne et en Norvège », L’Année sociologique, Vol. 66, n° 1, 2016, p. 225-250.

[9] J. Gervais, L’impératif managérial. Désirs privés et devoirs publics d’un grand corps d’État, Presses universitaires du Septentrion, 2022.

[10] O. Quéré, L’Atelier de l’État : des cadres intermédiaires en formation, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2020 ; N. Gally, « Former ensemble les cadres supérieurs de l’État et des collectivités territoriales ? », Revue française d’administration publique, n° 131, 2009, p. 497-512.

[11] Par exemple, Revue Historique des Armées, n° 228, 2002, « L’enseignement militaire » ; F. Ocqueteau, Mais qui donc dirige la police ? Sociologie des commissaires, Paris, Armand Colin, Paris, 2006 ; S. Divay, « La nouvelle fabrique de la carrière des cadres de santé à l’hôpital : entre réglementation et cooptation », Sciences sociales et santé, Vol. 36, 2018, p. 39-64.

[12] N. Gally, Le marché des hauts fonctionnaires : une comparaison des politiques de la haute fonction publique en France et en Grande-Bretagne, thèse de science politique, Sciences Po, 2012.

[13] M. Van Wart, A. Hondeghem, E. Schwella, V.E. Nice (eds.), Leadership and culture: Comparative models of top civil servant training, Springer, 2014 ; T. Ysa, G. Hammerschmid, A. Albareda, « Executive programs for the public sector: taking stock and future perspectives”, Teaching Public Administration, vol. 35, n° 1, 2017, p. 3-7 ; M. Mangset, « Elite circulation and the convertibility of knowledge: comparing different types and forms of knowledge and degrees of elite circulation in Europe », Journal of Education and Work, Vol. 30, n° 2, 2017, p. 129-144.

[14] O. Quéré, L’atelier de l’État, op. cit., p. 19.

[15] Y. Dror, « Training for policy makers », in R. Goodin (ed.), The Oxford handbook of public policy, Oxford, 2006, p. 80-106.

[16] Pour une perspective générale sur les élites, M. Mangset, C. Maxwell, A. van Zanten, « Knowledge, skills and dispositions: The socialisation and ’training’of elites », Journal of Education and Work, Vol. 30, n° 2, 2017, p. 123-128.

[17] P. Fridenson, « La quête d’une formation à l’entreprise des cadres supérieurs depuis 1930 », in K. Levillain, B. Segrestin, A.d Hatchuel et S. Vernac (dir.), Entreprises, responsabilités et civilisations. Vers un nouveau cycle du développement durable, Paris, Presses des Mines, 2020, p. 297-326.

[18] P. Castel, M.-E. Chessel « La décision toujours en question », Entreprises et histoire, n° 97, 2019, p. 7-22.

[19] I. Cienfuegos, K. Retamal-Soto, F. Penaglia, « Principles of post-new public management in public administration curricula: The case of public administration schools in Chile », Journal of Public Affairs Education, 2025, p. 1-25 ; N. Matysajik, M. Guenoun (dir.), En finir avec le New Public Management, Paris, Comité pour l’histoire économique et financière de la France, 2019.

[20] E. Daniëls, A. Hondeghem, F. Dochy, « A review on leadership and leadership development in educational settings », Educational research review, Vol. 27, 2019, p. 110-125 ; sur le cas français, voir F. Larat, « Developing an integrated and comprehensive training strategy for public sector leaders: The French experience », Teaching public administration, vol. 35, n° 1, 2017, p. 88-104.

[21] Voir ici J. Andersson, The future of the world: Futurology, futurists, and the struggle for the post cold war imagination, Oxford, Oxford University Press, 2018.

[22] M.-E. Chessel, « La formation des dirigeants d’entreprise en question : la diffusion de la ’méthode des cas’ américaine (Lille, années 1950) », Revue d’histoire moderne & contemporaine, vol. 67, n° 4, 2020, p. 31-62.

[23] P. Bezes « Former pour réformer. La formation à la RCB au cœur de sa mise en œuvre », in P. Bezes, F. Descamps, S. Kott (dir.), Le moment RCB ou le rêve d’un gouvernement rationnel (1962-1978). L’invention de la gestion des finances publiques, vol. 3, Paris, Comité d’histoire économique et financière de la France, 2021, p.145-201.

[24] D. Dulong, B. Gaïti, N. Gally, « L’espace gouvernemental saisi par la décision. Pluralisation et verticalisation du pouvoir », Gouvernement et action publique, vol. 13, n° 3, 2024, p. 13-35.

[25] Voir par exemple A. Lo Porto-Lefébure, Les mandarins 2.0. Une bureaucratie chinoise formée à l’américaine, Paris, Presses de Sciences Po, 2020.

Orte

  • Salle de colloque de l’IGPDE (espace Choussat), ministères économiques et financiers (Paris) - 20 allée Georges Pompidou
    Vincennes, Frankreich (94)

Veranstaltungsformat

Veranstaltung vor Ort


Daten

  • Freitag, 23. Januar 2026

Schlüsselwörter

  • décideur, formation, cadre, dirigeant, secteur public, decision maker

Informationsquelle

  • Marie-Emmanuelle Chessel
    courriel : marie [dot] chessel [at] sciencespo [dot] fr

Lizenz

CC0-1.0 Diese Anzeige wird unter den Bedingungen der Creative Commons CC0 1.0 Universell .

Zitierhinweise

« La fabrique du décideur public », Beitragsaufruf, Calenda, Veröffentlicht am Mittwoch, 19. November 2025, https://doi.org/10.58079/1566t

Beitrag archivieren

  • Google Agenda
  • iCal
Suche in OpenEdition Search

Sie werden weitergeleitet zur OpenEdition Search