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Présentation
Les signes visuels imprègnent tous les domaines de notre communication : la vie quotidienne, la science, l’art, la technologie, l’éducation… Aussi bien dans les langues signées que dans certaines langues écrites, dans la bande dessinée, les infographies, les pancartes de protestation ou encore la communication par émoticônes, le langage iconique permet de transmettre des contenus complexes à travers des similitudes visuelles, reposant sur des modèles culturels ancrés dans des contextes médiatiques et sociétaux. Il ne fonctionne ni de manière purement arbitraire ni de manière universellement compréhensible, et s’inscrit dans des pratiques symboliques spécifiques.
Dans le prolongement d’une première conférence organisée à Paris (2023) avec le soutien de l’UFA/DFH et du DAAD, au cours de laquelle le caractère transdisciplinaire de la pensée sémiotique avait été exploré tant sur le plan de la théorie et que de la pratique (cf. Sähn /Schröer/Sinn 2025), nous souhaitons, dans le cadre d’une deuxième rencontre, mettre l’accent sur les langages iconiques visuels. La question de savoir comment le sens est produit, reçu, contextualisé et véhiculé par le biais de signes visuels constitue le thème central de cette nouvelle conférence. La sémiotique y sera ici encore considérée comme un organon transdisciplinaire, c’est-à-dire un ensemble d’outils flexibles permettant d’analyser et de concevoir des processus de création de sens dans les sciences et les domaines pratiques les plus divers.
Contexte historique et motivation
Depuis la tripartition des signes en icônes, indices et symboles telle que proposée par Peirce (CP 2.247ff.) sont considérés comme iconiques les signes qui ressemblent à ce qu’ils renvoient « à certains égards » (Morris 1946 : 191). Cette hypothèse de similitude semble intuitive : nous nous attendons à ce que l’illustration d’un produit qu’on aurait commandé corresponde effectivement à ce dernier, que le plan d’une ville donnée corresponde adéquatement au réseau de ses rues, qu’un diagramme soit la représentation fidèle d’une évolution. Mais la « similitude » reste un concept vague et contingent : comme le souligne Goodman (1976 : 3), un tableau figurant le château de Marlborough peut en réalité avoir davantage de points communs avec un autre tableau qu’avec le château lui-même (cf. aussi Peirce CP 2.634). Il s’avère même difficile d’établir une distinction claire entre les signes qui sont iconiques et ceux qui entretiennent un lien causal-existentiel (indice) ou conventionnel (symbole) avec ce qu’ils désignent. La perméabilité entre les différentes catégories sémiotiques, constatée par Peirce (EP 2.481) et suggérée chez Saussure (1971/1916 : 100-101), implique que l’iconicité doive toujours être envisagée de manière graduelle (Morris 1946 : 191). En effet, tout signe iconique ne partage avec son référent qu’une sélection de traits – nécessairement arbitraire –, inscrit cette dernière dans un ensemble d’unités qui le distingue de l’objet désigné, et transforme ces traits communs de telle sorte qu’ils ne peuvent être perçus comme identiques qu’à un niveau sémantique supérieur (Eco 1978 : 153 ; Groupe µ 1992 : 138 ; Morgagni/Chevelier 2012 : 142sq.). Cette perspective entraîne deux conséquences majeures.
D’une part, cela conduit à considérer l’iconicité comme résultant de la combinaison d’unités distinctives. Il n’est pas étonnant, dès lors, que la question des règles de composition des langages visuels se soit rapidement posée au sein du structuralisme émergent, que ce soit dans le cinéma (Metz 1964), l’image fixe (Barthes 1964) ou encore la bande dessinée (Krafft 1978). Dans le cadre de la sémiotique générale en revanche, après avoir mis en évidence l’existence de codes langagiers universels, on a cherché à distinguer ceux qui sous-tendent les discours iconiques (Hjelmslev 1971/1948 ; Jakobson 1966 ; Eco 1978 ; Greimas 1984 ; Groupe µ 1992 ; Morgagni/Chevalier 2012 ; Dondero 2020). Si ces travaux se sont progressivement émancipés d’une description des systèmes iconiques encore largement calquée sur le modèle linguistique du structuralisme, l’iconicité regagne en importance au sein de la linguistique, où l’iconicité visuelle fait l’objet d’une attention particulière, notamment dans les recherches consacrées aux langues écrites et aux langues des signes (Stokoe 1960 ; Padden 1988 ; Cuxac 2000 ; Perniss et al. 2010).
D’autre part, cela signifie que l’iconicité ne peut être appréhendée indépendamment de la situation communicative dans laquelle le signe est interprété. En effet, force est de constater que, non seulement tout phénomène perçu possède un potentiel iconique, mais le contexte culturel et textuel, au moment de la réception, influence encore davantage la signification attribuée à un fait identifié comme iconique. L’analyse de Barthes sur la sémantique mythique des images (1957) ou encore le modèle de la sémiosphère de Lotman (1990) montrent combien la culture, les médias et les processus de création de sens collectivement stabilisés influencent nos interprétations, ce qui conduit nécessairement à une forte variabilité du sens que nous attribuons aux phénomènes visuels perçus. La communication visuelle, elle aussi, n’est donc possible que si une communauté sémiotique possède un répertoire interprétatif adapté. Qu’il s’agisse de la maîtrise des codes standardisés ou des formes (proto)typiques issues de la société, de l’art ou de la science, c’est seulement à travers les pratiques de lecture culturelles spécifiques que se dévoile la signification non seulement des images, mais aussi des cartes ou des diagrammes (Eco 1970 ; Joly 2009/1993 ; Kress/van Leeuwen 1996 ; Krämer 2016 ; Burge 2018 ; Dahan-Gaida 2023). Les réseaux de neurones utilisés pour la reconnaissance d’images analysent également les relations entre les éléments d’une image et en reconstruisent des structures typisées – une approche qui rappelle les théories structuralistes mais qui reste fortement conditionnée par les données d’entraînement, elles-mêmes imprégnées de biais culturels (LeCun et al. 1998 ; Krizhevsky et al. 2012 ; Tan/Le 2019). L’interprétation des signes visuels par les machines semble donc s’appuyer sur des mécanismes de sélection et de typification, tout comme l’interprétation humaine, mais sans conscience culturelle.
Les approches culturo-sémiotiques soulignent ainsi que l’iconicité ne constitue pas une propriété intrinsèque du signe, mais résulte de pratiques interprétatives ; elle ne saurait donc être décrite indépendamment des récepteur.rices, des dispositifs et des spécificités médiales. Ce qui est perçu comme iconique dépend des expériences individuelles, des savoirs collectivement stabilisés et des contextes médiaux – qu’il s’agisse de la communication humaine, du traitement automatisé des images ou même des échanges entre espèces animales (cf. Maran 2017 : 71). Cette perspective ouvre une voie productive en vue d’une didactique des langages visuels : les signes iconiques ne facilitent pas seulement l’acquisition des signes linguistiques (Nielsen et al. 2020) ; ils autorisent aussi des formes complexes de transfert de connaissances et de significations (Mayer 2009 ; Henke 2014), à la condition expresse que les présupposés culturels et contextuels fassent l’objet d’une réflexion concomitante.
Le programme de recherche eikones (p. ex. Belting 2007) nous permet de considérer l’image comme une représentation à part entière du monde, comparable à celle que permet la langue sans pour autant dépendre de cette dernière (cf. Boehm 2007 : 29). C’est le tournant iconique : les images sont perçues comme ayant leur propre pouvoir de signifier. Ce glissement vers une épistémè authentiquement picturale – qui se poursuit, par exemple, chez Heßler/Mersch (2015) – a façonné de manière décisive la discussion sémiotique culturelle et picturale et constitue un point de référence théorique central pour les approches actuelles de la recherche en didactique de l’image. Les approches culturo-sémiotiques, dont le potentiel a récemment été mis en avant pour la formation des enseignants (Zimmermann et al. 2019), peuvent sans aucun doute être mises à profit pour l’utilisation didactique de systèmes visuels iconiques.
Objectifs du colloque
Ce colloque vise à réunir des perspectives interdisciplinaires actuelles sur le fonctionnement de la communication visuo-iconique. Il s’agira d’y examiner les conditions structurelles, culturo-sémiotiques, sociales et technologiques des systèmes langagiers visuo-iconiques. Le dialogue interdisciplinaire a pour ambition d’ouvrir de nouvelles approches théoriques et didactiques pour l’étude et l’enseignement des langages visuels dans les champs scientifique et social.
L’essor de la communication visuelle exige un approfondissement scientifique de l’analyse des signes iconiques, inscrits dans des contextes médiaux et culturels variés. Le colloque invite donc les jeunes chercheur.ices et chercheur.ices confirmé.es de toutes disciplines s’intéressant à la structure et au fonctionnement des systèmes langagiers visuo-iconiques à soumettre leurs travaux. Seront particulièrement appréciées les contributions explorant le potentiel didactique de ces systèmes pour l’enseignement primaire, secondaire et supérieur. Les propositions qui s’appuient sur les programmes éducatifs actuels, présentent des études empiriques sur l’efficacité de ces systèmes dans la formation des enseignant.es, ou discutent de concepts pédagogiques concrets pour les contextes scolaire et universitaire, sont expressément encouragées.
Nous invitons les participant.es à aborder les questions suivantes en intégrant les dimensions théoriques, culturelles, médiales et didactiques des systèmes langagiers visuo-iconiques :
1. Fondements sémiotiques et culturo-sémiotiques des langages iconiques
- Quels modèles théoriques – ceux de Peirce, Saussure, Morris ou Lotman, par exemple – permettent de décrire l’iconicité de manière différenciée ?
- Les systèmes langagiers visuo-iconiques possèdent-ils une grammaire propre, ou celle-ci est-elle déterminée par les spécificités du médium dans lequel ils s’inscrivent ?
- Dans quelle mesure l’iconicité peut-elle être appréhendée non comme une propriété intrinsèque, mais comme une relation interprétative culturellement située ?
- Comment la signification des signes iconiques évolue-t-elle en fonction des schèmes culturels de perception, des contextes médiaux et des savoirs collectifs ?
- Quel rôle joue la sémiosphère (Lotman) dans la dynamique, la limitation et la traduction des significations iconiques au sein des espaces culturels ?
- Dans quels contextes interculturels émergent des malentendus ou de réinterprétations des signes visuels ?
2. Signes visuels dans l’espace public : protestations, art urbain, iconicité urbaine
- Comment les acteur.rices du street art, du graffiti, des formes de protestation visuelle ou des campagnes militantesmobilisent-ils les signes iconiques pour produire du sens ?
- Quels codes et quelles stratégies caractérisent le langage politique visuel dans l’espace urbain ?
- Dans quelle mesure les formes visuelles de protestation peuvent-elles être analysées comme des systèmes sémiotiques dotés de grammaticalisations et de stratégies d’iconicité spécifiques ?
- Comment les technologies médiatiques (reproduction numérique, réseaux sociaux) influencent-elles la visibilité, la circulation et le recodage de ces signes ?
3. Iconicité, multimodalité et communication numérique
- Quel(s) rôle(s) jouent les émoticônes, GIFs, mèmes ou images filtrées dans la communication du sens au sein des espaces numériques ?
- Comment s’articule la communication iconique dans les formats multimodaux des médias sociaux ?
- En quoi les processus de signification visuelle diffèrent-ils selon qu’ils sont mis en œuvre par des humains, des intelligences artificielles ou d’autres acteurs non humains ?
- Comment les algorithmes, les bases de données d’images et les ensembles d’entraînement conditionnent-ils la performance sémantique des systèmes de reconnaissance visuelle automatisée ?
4. Art, narration visuelle et systèmes langagiers visuels
- Quels principes articulatoires gouvernent la combinaison d’unités iconiques dans les langues écrites et signées, la bande dessinée, le dessin animé, le design ou les arts plastiques ?
- Comment différencier sémiotiquement des médias présentant des degrés d’iconicité variables (peintures abstraites, photographies, diagrammes…) ?
- Dans quelle mesure les narrations visuelles peuvent-elles être appréhendées comme des systèmes langagiers autonomes, structurés par des relations syntagmatiques et paradigmatiques ?
- Quel(s) rôle(s) jouent les métaphores visuelles et les typifications dans la représentation et la transmission du savoir ?
5. Didactique des systèmes langagiers visuels : éducation, inclusion, littératie
- Comment la communication visuelle peut-elle soutenir l’acquisition des langues (premières ou étrangères), de connaissances disciplinaires ou de compétences pratiques ?
- Quelle est la portée des représentations iconiques dans l’apprentissage inclusif et le plurilinguisme ?
- Comment développer la littératie visuelle en contexte éducatif, par exemple à travers la communication gestuelle ou l’usage de bandes dessinées ou de pictogrammes ?
- Dans quelle mesure les approches culturo-sémiotiques peuvent-elles éclairer une réflexion critique sur les signes visuels dans les contextes pédagogiques ?
Modalités de soumission
Les résumés doivent compter entre 300 et 500 mots (références non comprises). Ils doivent inclure un titre, 5 mots-clés et une brève biographie (100 mots maximum) et être soumis au format PDF ou Word aux adresses suivantes :
- marie.schroeer@uni-potsdam.de
- christian.Sinn@phsg.ch
- thomas.sahn@sorbonne-universite.fr
- saghie.sharifzadeh@sorbonne-universite.fr,
avant le 05 janvier 2026.
Langues : anglais, allemand, français
Calendrier
- Date limite de soumission : 05/01/2026
- Notification d’acceptation : 30/01/2026
- Période et lieu de la conférence : du 1er au 3 juillet 2026, Université de Potsdam
Organisation
- Marie Schröer (Université de Potsdam)
- Christian Sinn (PH Saint-Gall),
- Thomas Sähn (Sorbonne Université Paris)
- Saghie Sharifzadeh (Sorbonne Université Paris)
Modération
- Étudiantes et étudiants internationaux de l’Université d’été interdisciplinaire Picture this! Visual Meaning Making in Theory and Practice à l’Université de Potsdam, du 29 juin au 3 juillet 2026
Littérature citée
Barthes, Roland. 1957. Mythologies. Paris, Seuil.
Barthes, Roland. 1964. Rhétorique de l’image. Communications 4, 40–51.
Belting, Hans (Hg.). 2007. Bilderfragen. Die Bildwissenschaften im Aufbruch. Munich, Fink.
Boehm, Gottfried. 2007. « Das Paradigma ›Bild‹. Die Tragweite der ikonischen Episteme ». In Belting (Hg.): Bilderfragen. Die Bildwissenschaften im Aufbruch. Munich, Fink, 77–82.
Burge, Tyler. 2018. « Iconic Representation: Maps, Pictures, and Perception ». In Wuppuluri, Shyam & Dorio, Francisco Antonio (dir.), The Map and the Territory: Exploring the Foundations of Science, Thought and Reality, 79–100. New York, Springer.
Cuxac, Christian. 2000. La Langue des Signes Française (LSF). Les voies de l’iconicité. Faits de Langues 15–16. Paris, Ophrys.
Dahan-Gaida, Laurence. 2023. L’art du diagramme. Sciences, littérature, arts. L’Imaginaire du Texte. Saint-Denis, Presses universitaires de Vincennes.
Dondero, Maria Giulia. 2020. Les Langages de l’image. De la peinture aux Big Visual Data, Paris, Editions Hermann.
Eco, Umberto. 1970. „Sémiologie des messages visuels“. Communications 15, 11–51.
Eco, Umberto. 1978. „Pour une reformulation du concept de signe iconique”. Communications 29. Image(s) et culture(s), 141–191.
Goodman, Nelson. 1976. Languages of Art. Indianapolis, Hackett Publishing Company.
Greimas, Algirdas J. 1984. Semiotique figurative et sémiotique plastique. Actes sémiotiques – Documents 60, Paris, Institut National de la Langue Française.
Groupe µ. 1992. Traité du signe visuel. Pour une rhétorique de l’image. Paris, Le Seuil.
Henke, Silvia. 2014. Was heisst «künstlerisches Denken»? Hambourg, Kunstpädagogisches Forum.
Heßler, Martina/Mersch, Dieter. 2015. Logik des Bildlichen. Bielefeld, transcript.
Hjelmslev, Louis. 1971. „La Structure fondamentale du langage“ [übers. aus dem Dänischen von Una Canger]. In Hjelmslev, L., Prolégomènes à une théorie du langage [1948]. Paris, Éditions de Minuit, 173–227.
Jakobson, Roman. 1966. „À la recherche de l’essence du langage“. Diogène 51. Problèmes du langage, pp. 22–38.
Joly, Martine. 2009. Introduction à l’analyse de l’image [1993]. Paris, Armand Colin.
Krafft, Ulrich. 1978. Comics lesen: Untersuchungen zur Textualität von Comics. Stuttgart, Klett-Cotta.
Krämer, Sybille. 2016. Figuration, Anschauung, Erkenntnis. Grundlinien einer Diagrammatologie. Frankfurt am Main: Suhrkamp.
Kress, Gunther/Van Leeuwen, Theo. 1996. Reading Images: The Grammar of Visual Design. London/New York, Routledge
Krizhevsky, Alex/Sutskever, Ilya/Hinton, Geoffrey E. 2012. „ImageNet Classification with Deep Convolutional Neural Networks“. Advances in Neural Information Processing Systems (NeurIPS).
LeCun, Yann/Bottou, Léon/Bengio, Yoshua/Haffner, Patrick. 1998. “Gradient-Based Learning Applied to Document Recognition”. Proceedings of the IEEE.
Lotman, Juri M. 2010. Die Innenwelt des Denkens: Eine semiotische Theorie der Kultur. Berlin, Suhrkamp.
Maran, Timo. 1971. Mimicry and Meaning. Structure and Semiotics of Biological Mimicry. New York, Springer.
Mayer, Richard E. 2009. Multimedia Learning. Cambridge, Cambridge University Press.
Metz, Christian. 1964. „Le cinema. Langue ou langage ?“. Communications 4, 52–90.
Morgagni Simone/Chevalier Jean-Marie. 2012. „Iconicité et ressemblance. Une remontée sémiotique aux sources de la cognition“. Intellectica. Revue de l’Association pour la Recherche Cognitive 58. Sémiotique et pensée, 91–171.
Morris, Charles. 1946. Signs, Language and Behavior. New York, Prentice Hall.
Nielsen, Alan K. S./Dingemanse, Mark. 2019. “Iconicity in Word Learning and Beyond. A Critical Review”. Developmental Review 64/1.
Padden, Carol A. 1988. Interaction of Morphology and Syntax in American Sign Language. Outstanding Dissertations in Linguistics, Series IV. New York: Garland Press.
Peirce, Charles Sanders. 1995. Collected Papers of Charles Sanders Peirce [1931–1958]. Cambridge (Mass.), Harvard University Press.
Peirce, Charles Sanders. 1998. The Essential Peirce. Selected Philosophical Writings. Volume 2 (1893–1913). Bloomington / Indianapolis, Indiana University Press.
Perniss, Pamela/Thompson, Robin L./Vigliocco, Gabriella. 2010. „Iconicity as a General Property of Language: Evidence from Spoken and Signed Languages“. Frontiers in Psychology 1, 1–15.
Sähn, Thomas/Schröer, Marie/ Sinn, Christian. 2025. Semiotik & Transdisciplinarität. vis-à-vis – Semiotik transdisziplinär 1. Berlin, Frank & Timme.
Saussure, Ferdinand de. 1971. Cours de linguistique générale [1916]. Paris, Édition Payot & Rivages.
Stokoe, William. 1960. Sign language structure. An outline of the visual communication systems of the American Deaf. Occasionnal Papers 8, University of Buffalo.
Tan, Mingxing/Le, Quoc V. 2019. „EfficientNet: Rethinking Model Scaling for Convolutional Neural Networks”.International Conference on Machine Learning (ICML).
Zimmermann, Amelie/Dick, Mirjam/ Knapp, Dorothe/ Seefried, Romina (dir.). 2019. Spuren, Netze, Horizonte. Potenziale der Semiotik in der Lehrer*innenbildung, Schriften zur Kultur- und Medensemiotik (SKMS) 7. Online: https://www.kultursemiotik.com/wp-content/uploads/2020/01/SKMS_2019_7_Spuren_Netze_Horizonte.pdf [06.11.2025].
Presentation
Visual signs permeate all areas of communication, from everyday life to science, art, technology, and education. In signed languages as well as in certain written languages, comics, infographics, protest signs, or emoji-based communication, iconic language enables the transmission of complex content through visual resemblance, drawing on cultural models embedded in specific media and social contexts. Iconic communication operates neither as purely arbitrary nor as universally intelligible – it is situated within distinct symbolic practices.
Building on a first conference held in Paris (2023) with the support of the UFA/DFH and the DAAD, which explored the transdisciplinary nature of semiotic thought in both theory and practice (see Sähn/Schröer/Sinn 2025), this second meeting will focus on iconic visual languages. The central question of this conference is how meaning is produced, received, contextualized, and conveyed through visual signs. Once again, semiotics will be understood as a transdisciplinary framework – an adaptable toolkit for analyzing and designing meaning-making processes across diverse scientific and practical fields.
Theoretical Background and Rationale
Since Peirce’s tripartite division of signs into icons, indices, and symbols (CP 2.247ff.), iconic signs have been defined as signs that resemble what they represent “in certain respects” (Morris 1946: 191). This notion of resemblance may seem intuitive: we expect the image of a product to match the product itself, a city map to correspond to the actual layout of the streets, or a diagram to faithfully represent a process. Yet, “resemblance” remains a vague and contingent concept: as Goodman (1976: 3) pointed out, a painting of Marlborough Castle may have more in common with another painting than with the castle itself (see also Peirce CP 2.634). It is therefore difficult to draw clear boundaries between iconic, indexical (causal-existential) and symbolic (conventional) signs. The permeability between semiotic categories, observed by Peirce (EP 2.481) and hinted at by Saussure (1971/1916: 100–101), implies that iconicity must always be conceived as a matter of degree (Morris 1946: 191).
Any iconic sign only shares a selected subset of features with its referent – an inherently arbitrary – integrating these features into a system of units that distinguishes the sign from the object it represents and transforming them in such a way that they can only be perceived as identical at a higher semantic level (Eco 1978: 153; Groupe µ 1992: 138; Morgagni/Chevalier 2012: 142ff.). This perspective leads to two main consequences.
First, iconicity must be understood as emerging from the combination of distinctive units. It is thus unsurprising that the question of the compositional rules of visual languages arose in early structuralism, whether in cinema (Metz 1964), static images (Barthes 1964), or comics (Krafft 1978). In general semiotics, however, once the existence of universal linguistic codes had been established, scholars sought to distinguish those specifically underlying iconic discourse (Hjelmslev 1971/1948; Jakobson 1966; Eco 1978; Greimas 1984; Groupe µ 1992; Morgagni/Chevalier 2012; Dondero 2020). While these approaches gradually moved away from linguistic modeled structuralist systems, iconicity has regained importance in linguistics, particularly in research on written and signed languages (Stokoe 1960; Padden 1988; Cuxac 2000; Perniss et al. 2010).
Second, iconicity cannot be understood independently of the communicative situation in which a sign is interpreted. Every perceptual phenomenon carries iconic potential, yet cultural and textual contexts at the moment of reception profoundly shape the meaning attributed to what is perceived as iconic. Barthes’ analysis of the mythical semantics of images (1957) and Lotman’s model of the semiosphere (1990) show how culture, media, and collectively stabilized meaning-making processes guide interpretation, leading to significant variability in how visual phenomena are understood. Visual communication, too, is only possible if a semiotic community possesses a shared interpretive repertoire. Whether through standardized codes or (proto)typical forms drawn from artistic, scientific, or social domains, the meaning of images only emerges through culturally specific reading practices, as does that of maps and diagrams (Eco 1970; Joly 2009/1993; Kress/van Leeuwen 1996; Krämer 2016; Burge 2018; Dahan-Gaida 2023). Even image-recognition neural networks analyze relational structures between visual elements so as to reconstruct typified patterns – an approach which is reminiscent of structuralist theories, yet conditioned by culturally biased training data (LeCun et al. 1998; Krizhevsky et al. 2012; Tan/Le 2019). Machine interpretation of visual signs thus relies on mechanisms of selection and typification – much like human interpretation, yet without cultural awareness.
Cultural-semiotic approaches therefore emphasize that iconicity is not an inherent property of a sign but the result of interpretive practices. It cannot be described independently of recipients, media, and contextual conditions. What is perceived as iconic depends on individual experiences, collectively stabilized knowledge, and medial contexts – whether in human communication, automated image processing, or even interspecies interaction (cf. Maran 2017: 71). This perspective opens productive avenues for the didactics of visual languages: iconic signs not only facilitate linguistic acquisition (Nielsen et al. 2020) but also enable complex forms of knowledge and meaning transfer (Mayer 2009; Henke 2014), provided that cultural and contextual presuppositions are critically examined.
With the research program eikones (e. g. Belting 2007), the image became a "separate representation of being analogous to the logos" in the course of the so-called iconic turn, which unfolds its power independently of language (Boehm 2007: 29). This shift towards a genuinely pictorial episteme – continued, for example, in Heßler/Mersch (2015) – has decisively shaped the cultural-semiotic and pictorial discussion and forms a central theoretical point of reference for current approaches to image didactic research. Cultural-semiotic approaches, whose potential has recently been highlighted for teacher training (Zimmermann et al. 2019), can undoubtedly be leveraged for the didactic use of iconic visual systems.
The eikones research program (Belting 2007) allows us to consider the image as a fully-fledged representation of the world, comparable to what language provides, yet without depending on it (cf. Boehm 2007: 29). This is characteristic of the iconic turn: images are understood as possessing their own capacity for meaning. This shift toward an authentically pictorial epistemé – which is further developed, for example, in the work of Heßler/Mersch (2015) – has decisively shaped cultural and pictorial semiotic discourse and constitutes a central theoretical reference point for current approaches in image education research.
Conference Objectives
This conference aims to bring together current interdisciplinary perspectives on the functioning of visual iconic communication. It seeks to examine the structural, cultural-semiotic, social, and technological conditions of visual iconic language systems. The interdisciplinary dialogue aspires to foster new theoretical and didactic approaches to the study and teaching of visual languages in scientific and social contexts.
Given the growing importance of visual communication, a deeper understanding of iconic signs in diverse media and cultural settings is needed. The conference invites early-career and established researchers from all disciplines concerned with the structure and functioning of visual iconic language systems to submit proposals. Particular attention will be given to contributions exploring the didactic potential of these systems in primary, secondary, and higher education. Proposals exploring current educational curricula, presenting empirical studies on the effectiveness of visual iconic systems in teacher training, or discussing concrete pedagogical concepts for school and university contexts are especially encouraged.
Participants are invited to address the following questions, integrating the theoretical, cultural, medial, and didactic dimensions of visual iconic language systems:
1. Semiotic and Cultural-Semiotic Foundations of Iconic Languages
- Which theoretical models (such as those of Peirce, Saussure, Morris, or Lotman) best describe iconicity in a differentiated manner?
- Do visual iconic language systems possess their own grammar, or is it determined by medium-specific characteristics?
- To what extent can iconicity be understood not as an inherent property but as a culturally shaped interpretive relation?
- How does the meaning of iconic signs evolve depending on cultural patterns of perception, medial contexts, and collective knowledge?
- What role does Lotman’s semiosphere play in shaping, translating, or limiting iconic meanings within cultural spaces?
- In what intercultural contexts do misunderstandings or reinterpretations of visual signs arise?
2. Visual Signs in Public Space: Protest, Street Art, Urban Iconicity
- How do practitioners of street art, graffiti, visual protest, or visual campaigns use iconic signs to produce meaning?
- What codes and strategies characterize visual political language in urban spaces?
- To what extent can visual forms of protest be analyzed as semiotic systems with specific grammaticalization and iconicity strategies?
- How do media technologies (e.g., digital reproduction, social networks) affect the visibility, circulation, and recoding of such signs?
3. Iconicity, Multimodality, and Digital Communication
- What roles do emojis, GIFs, memes, or filtered images play in communicating meaning in digital spaces?
- How does iconic communication function within the multimodal formats of social media?
- How do visual meaning-making processes differ when enacted by humans, artificial intelligences, or other non-human actors?
- How do algorithms, image databases, and training sets influence the semantic performance of automated visual recognition systems?
4. Art, Visual Narration, and Visual Language Systems
- What articulatory principles govern the combination of iconic units in written and signed languages, comics, animated film, design, or the visual arts?
- How can media with varying degrees of iconicity (e.g., abstract paintings, photographs, diagrams) be semiotically distinguished?
- To what extent can visual narratives be understood as autonomous language systems structured by syntagmatic and paradigmatic relations?
- What roles do visual metaphors and typifications play in knowledge representation and transmission?
5. Didactics of Visual Language Systems: Education, Inclusion, Literacy
- How can visual communication support the acquisition of languages (first or foreign), disciplinary knowledge, or practical skills?
- What is the role of iconic representations in inclusive and multilingual education?
- How can visual literacy be developed in educational contexts – for example, through gesture-based communication, comics, or pictograms?
- How can cultural-semiotic approaches inform critical reflection on visual signs in pedagogical settings?
Abstract Submission Guidelines
Abstracts (300–500 words, excluding references) should include:
- a title
- 5 keywords
- a brief biographical note (max. 100 words)
Submissions should be sent in PDF or Word format to:
- marie.schroeer@uni-potsdam.de,
- Christian.Sinn@phsg.ch,
- saghie.sharifzadeh@sorbonne-universite.fr,
- thomas.sahn@sorbonne-universite.fr
before January 5, 2026
Languages: English, German, French
Calendar
- Deadline for submissions: January 5, 2026
- Notification of acceptance: January 30, 2026
- Conference Dates and Venue: July 1–3, 2026, University of Potsdam
Organizers
- Marie Schröer (University of Potsdam)
- Christian Sinn (PH St. Gallen)
- Thomas Sähn (Sorbonne University, Paris)
- Saghie Sharifzadeh (Sorbonne University, Paris)
Moderation
- International students of the interdisciplinary Summer School Picture this! Visual Meaning Making in Theory and Practice at the University of Potsdam, June 29 – July 3, 2026
References cited
Barthes, Roland. 1957. Mythologies. Paris, Seuil.
Barthes, Roland. 1964. Rhétorique de l’image. Communications 4, 40–51.
Belting, Hans (Hg.). 2007. Bilderfragen. Die Bildwissenschaften im Aufbruch. Munich, Fink.
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Präsentation
Visuelle Zeichen durchdringen alle Bereiche unserer Kommunikation – in Alltagspraktiken, Wissenschaft, Kunst, Technologie oder Bildung. Ob in Gebärdensprachen oder manchen Schritsprachen, in Comics, Infografiken, Protestbildern oder in Emojis gestützter Kommunikation: Ikonische Sprachsysteme ermöglicht es, komplexe Inhalte durch visuelle Ähnlichkeiten zu vermitteln, die auf kulturellen Mustern des jeweiligen medialen und sozialen Kontextes beruhen. Sie operieren dabei weder rein arbiträr noch universell verständlich, sondern sind eingebettet in spezifische Zeichenpraktiken.
Anknüpfend an eine erste, von der DFH/UFA und dem DAAD geförderte Tagung in Paris (2023), die den transdisziplinären Charakter semiotischen Denkens in Theorie und Praxis ausgelotet hat (vgl. Sähn/Schröer/Sinn 2025), möchten wir im Rahmen eines zweiten Treffens den Fokus auf visuelle ikonische Sprachen richten. Die Frage, wie Sinn durch visuelle Zeichen erzeugt, gelesen, kontextualisiert und vermittelt wird, bildet dabei den thematischen Kern der Tagung. Wir verstehen Semiotik dabei weiterhin als transdisziplinäres Organon – als ein flexibles Instrumentarium zur Analyse und Gestaltung von Sinnbildungsprozessen in unterschiedlichsten Wissenschaften und Praxisfeldern.
Theoriegeschichtlicher Hintergrund und Motivation
Spätestens seit Peirces Dreiteilung der Zeichen in Ikon, Index und Symbol (CP 2.247ff.) gelten jene Äußerungen als ikonisch, die dem Dargestellten „in mancher Hinsicht“ ähneln (Morris 1946: 191). Diese Ähnlichkeitsannahme scheint intuitiv: Wir erwarten, dass ein abgebildetes Produkt der gelieferten Ware entspricht, ein Stadtplan das zugehörige Straßennetz adäquat widerspiegelt, ein Diagramm den Verlauf einer Entwicklung abbildet. Doch bleibt „Ähnlichkeit“ ein vager, kontingenter Begriff – wie Goodman (1976: 3) pointiert anmerkt, kann ein Bild Marlborough Castles jedem anderen Bild ähnlicher sein als der abgebildeten Burg selbst. Auch eine klare Abgrenzung ikonischer Zeichen von solchen, die mit dem Bezeichneten eine kausal-existenzielle (Index) oder konventionell etablierte Verbindung (Symbol) unterhalten, erweist sich bei genauerer Betrachtung als schwierig (vgl. auch Peirce CP 2.634).). Aufgrund des Ineinandergreifens unterschiedlicher Zeichenkategorien, wie bereits Peirce feststellen musste (EP 2.481) und Saussure (1971/1916: 100–101) implizit anmerkte, sollte Ikonizität stets graduell gedacht werden (Morris 1946: 191). Ein ikonisches Zeichen teilt mit dem von ihm Bezeichneten stets nur eine (arbiträre) Auswahl an Merkmalen, bettet sie in ein Umfeld weiterer Einheiten ein, die es von dem Bezeichneten unterscheiden, und verändert sie dabei so, dass sie nur auf einem höheren semantischen Niveau als identisch wahrgenommen werden können (Eco 1978: 153; Groupe µ 1992: 138; Morgagni/Chevelier 2012: 142 ff.). Dies hat zweierlei zur Folge:
Zum einen bedeutet es, dass Ikonizität stets als eine Kombination unterschiedlicher Einheiten verstanden werden muss, sodass sich im aufstrebenden Strukturalismus schon frühzeitig die Frage nach den Kombinationsregeln bildnerischer Sprachen stellte, sei dies im Film (Metz 1964), im Bild (Barthes 1964) oder gar im Comic (Krafft 1978). Innerhalb der allgemeinen Semiotik wurde zudem versucht, ausgehend von der Herausarbeitung allgemeingültiger Sprachcodes die Spezifika von jenen herauszuarbeiten, die ikonischen Diskursen zugrunde liegen (Hjelmslev 1971/1948; Jakobson 1966; Eco 1978; Greimas 1984; Groupe µ 1992; Morgagni/Chevalier 2012; Dondero 2020). Zeigen sich diese Ansätze zunehmend losgelöst von der im Strukturalismus häufig noch vorherrschenden, sprachanalogen Beschreibung ikonischer Systeme, gewinnt innerhalb der Linguistik die Ikonizität wiederum zunehmend an Bedeutung, während der visuellen Ikonizität insbesondere in Arbeiten zu Schrift- und Gebärdensprachen besondere Aufmerksamkeit geschenkt wird (Stokoe 1960; Padden 1988; Cuxac 2000; Perniss et al. 2010).
Zum anderen führt das oben Gesagte dazu, dass Ikonizität stets situativ und kulturell gebunden ist. Einerseits besitzt jedes wahrgenommene Phänomen ein ikonisches Zeichenpotenzial, andererseits transportieren insbesondere ikonische Zeichen keine fixen Bedeutungen, sondern erzeugen Bedeutung erst im jeweiligen kulturellen und textuellen Kontext. Barthes’ Analyse mythischer Bildsemantiken (1957) oder Lotmans Modell der Semiosphäre (1990) zeigen, wie Bedeutung durch Kultur, Medien und kollektive Sinnbildungsprozesse entsteht und stets fluide bleibt. Die visuelle Kommunikation ist somit nur möglich, wenn eine semiotische Gemeinschaft über ein entsprechendes Interpretationsinventar verfügt. Sei es das Wissen über standardisierte Codes und (proto)typische Formen aus Kunst, Wissenschaft und Gesellschaft – erst in den spezifischen kulturellen Lesepraktiken erschließt sich die Bedeutung nicht nur von Bildern, sondern auch von Karten oder Diagrammen (Eco 1970; Joly 2009/1993; Kress/van Leeuwen 1996; Krämer 2016; Burge 2018; Dahan-Gaida 2023). Auch neuronale Netzwerke zur Bilderkennung analysieren Beziehungen zwischen einzelnen Bildelementen und rekonstruieren daraus typisierende Strukturen – ein Verfahren, das an strukturalistische Theorien erinnert, das jedoch ebenso stark von den kulturell geprägten Trainingsdaten abhängt (LeCun et al. 1998; Krizhevsky et al. 2012; Tan/Le 2019). Die Interpretation visueller Zeichen durch Maschinen scheint somit auf denselben Selektions- und Typisierungsmechanismen zu beruhen – nur ohne kulturelles Bewusstsein.
Kultursemiotische Zugänge betonen daher: Ikonizität ist keine Eigenschaft eines Zeichens selbst, sondern das Ergebnis interpretativer Praktiken und lässt sich nicht unabhängig von Rezipient:innen, Dispositiven und Medienspezifika beschreiben. Was als ikonisch erkannt wird, hängt von individuellen Erfahrungen, kollektiven Wissensordnungen und Medienkontexten ab – sei es in der menschlichen Kommunikation, maschinellen Bildverarbeitung oder selbst in der Kommunikation zwischen unterschiedlichen Tierarten (vgl. bspw. Maran 2017: 71). Diese Einsicht macht auch den didaktischen Zugriff auf Bildsprachen produktiv: Ikonische Zeichen erleichtern nicht nur den Erwerb von Sprachzeichen (vgl. Nielsen et al. 2020), sondern ermöglichen auch komplexe Formen des Wissens- und Bedeutungstransfers (Mayer 2009; Henke 2014) – vorausgesetzt, die kulturellen und kontextuellen Voraussetzungen werden mitreflektiert.
Mit dem Forschungsprogramm eikones (z.B. Belting 2007) wurde das Bild im Zuge des sogenannten iconic turn zu einer „eigenen Darstellung von Sein analog zum Logos“, das seine Wirkmacht unabhängig von Sprache entfaltet (Boehm 2007: 29). Diese Verschiebung hin zu einer genuin bildlichen Episteme – weitergeführt etwa in Heßler/Mersch (2015) – hat die kultursemiotische und bildwissenschaftliche Diskussion entscheidend geprägt und bildet einen zentralen theoretischen Bezugspunkt für aktuelle Ansätze bilddidaktischer Forschung. (Kultur-)semiotische Ansätze, deren Potenzial jüngst für die Lehrer*innenbildung hervorgehoben wurde (Zimmermann et al. 2019), können ohne Frage auch für die didaktische Nutzung visuo-ikonischer Sprachsysteme fruchtbar gemacht werden.
Ziel der Tagung
Die Tagung möchte aktuelle interdisziplinäre Perspektiven auf die Funktionsweise visuo-ikonischer Kommunikation zusammenführen. Diskutiert werden sollen strukturelle, kultursemiotische, soziale und technologische Bedingungen visuo-ikonischer Sprachsysteme. Der interdisziplinäre Dialog zielt darauf ab, neue theoretische und didaktische Zugänge zu Bildsprachen in Wissenschaft und Gesellschaft zu eröffnen.
Die zunehmende Bedeutung visueller Kommunikation erfordert eine vertiefte wissenschaftliche Auseinandersetzung mit ikonischen Zeichen in ihren vielfältigen medialen und kulturellen Kontexten. Die Tagung lädt daher (Nachwuchs-)Wissenschaftler*innen jeglicher Disziplinen ein, die sich mit der Struktur und Funktionsweise visuo-ikonischer Sprachsysteme beschäftigen, ihre Arbeiten zu präsentieren. Besonders willkommen sind Beiträge, die das didaktische Potenzial solcher Systeme für den schulischen und hochschulischen Unterricht thematisieren. Explizit erwünscht sind Beiträge, die Bezug auf aktuelle Bildungspläne nehmen, empirische Studien zur Wirksamkeit von visuell-ikonischen Sprachsystemen in der Lehrer*innenbildung präsentieren oder konkrete Unterrichtskonzepte für den Schul- und Hochschulbereich diskutieren.
Wir möchten gemeinsam etwa folgenden Fragen nachgehen – jeweils mit Blick auf die theoretischen, kulturellen, medialen und didaktischen Dimensionen visuo-ikonischer Sprachsysteme:
1. Semiotische und kultursemiotische Grundlagen ikonischer Sprachen
- Welche theoretischen Modelle – etwa bei Peirce, Saussure, Morris oder Lotman – helfen, Ikonizität differenziert zu beschreiben?
- Dondero, Maria Giulia. 2020. Les Langages de l'image. De la peinture aux Big Visual Data, Paris, Editions Hermann.
- Inwiefern lässt sich Ikonizität nicht als feste Eigenschaft, sondern als interpretative, kulturell geprägte Relation verstehen?
- Wie verändert sich die Bedeutung ikonischer Zeichen durch kulturelle Sehmuster, mediale Kontexte und kollektives Weltwissen?
- Welche Rolle spielt die Semiosphäre (Lotman) für die Dynamik, Begrenzung und Übersetzung ikonischer Bedeutung in kulturellen Räumen?
- In welchen interkulturellen Kontexten entstehen Missverständnisse oder neue Bedeutungszuweisungen visueller Zeichen?
2. Visuelle Zeichen im öffentlichen Raum: Protest, Street Art, urbane Ikonizität
- Wie nutzen Akteur*innen in Street Art, Graffiti, visuellen Protestformen oder visuellen Kampagnen ikonische Zeichen zur Sinnproduktion?
- Welche Codes und Bildstrategien prägen politische Bildsprache im urbanen Raum?
- Inwiefern lassen sich visuelle Protestformen als semiotische Systeme mit spezifischen Grammatikalisierungen und Ikonizitätsstrategien begreifen?
- Wie wirken Medientechnologien (z. B. digitale Reproduktion, soziale Netzwerke) auf die Sichtbarkeit, Zirkulation und Umcodierung solcher Zeichen?
3. Ikonizität, Multimodalität und digitale Kommunikation
- Welche Rolle spielen Emojis, GIFs, Memes oder Filterbilder für die Bedeutungsübertragung in digitalen Räumen?
- Wie funktioniert ikonische Kommunikation in multimodalen Formaten sozialer Medien?
- Inwiefern unterscheiden sich visuelle Zeichenprozesse zwischen Menschen, Maschinen (z. B. KI-Bilderkennung) und nichtmenschlichen Akteuren?
- Wie beeinflussen Algorithmen, Bilddatenbanken und Trainingssets die „semantische“ Leistung maschineller Bilderkennung?
4. Kunst, visuelle Narration und visuelle Sprachen
- Welche artikulatorischen Prinzipien steuern die Kombination ikonischer Einheiten in Schrift- und Gebärdensprachen, in Comics, Zeichen- und Animationsfilm, Design oder bildender Kunst?
- Wie lassen sich Medien mit unterschiedlichem Ikonizitätsgrad (z. B. abstrakte Malerei, Fotografie, Diagramm) semiotisch differenzieren?
- Inwiefern können visuelle Narrationen als eigene Sprachsysteme mit syntagmatisch-paradigmatischen Strukturen verstanden werden?
- Welche Rolle spielen visuelle Metaphern und Typisierungen bei der Darstellung von Wissen?
5. Didaktik ikonischer Sprachen: Bildung, Inklusion, Literacy
- Wie kann visuelle Kommunikation den Erwerb von (Fremd-)Sprachen, Fachwissen oder Handlungskompetenzen unterstützen?
- Welche Bedeutung hat ikonische Darstellung für inklusives Lernen und Mehrsprachigkeit?
- Wie lässt sich visuelle Literalität im Unterricht fördern – etwa durch Comics, Piktogramme oder gestenbasierte Kommunikation?
- Inwiefern können kultursemiotische Zugänge helfen, visuelle Zeichen in Bildungskontexten kritisch zu reflektieren?
Einreichungsvorgaben
Abstracts sollten 300–500 Wörter (ohne Literaturangaben) umfassen. Sie sollten einen Titel, 5 Schlüsselwörter, und eine Kurzbiographie (max. 100 Wörter) enthalten. Bitte schicken Sie sie im PDF- oder Word-Format an:
- marie.schroeer@uni-potsdam.de
- Christian.Sinn@phsg.ch
- saghie.sharifzadeh@sorbonne-universite.fr
- thomas.sahn@sorbonne-universite.fr
vor dem 05 januar 2026
Sprachen: Englisch, Deutsch, Französisch
Zeitplan
- Einreichfrist: 05.01.2026
- Benachrichtigung über Annahme: 30.01.2026
- Ort und Zeitraum der Konferenz: 01.–03. Juli 2026, Universität Potsdam
Veranstalter*innen
- Marie Schröer (Universität Potsdam)
- Christian Sinn (PH St. Gallen)
- Thomas Sähn (Sorbonne Université Paris)
- Saghie Sharifzadeh (Sorbonne Université Paris)
Moderation
- Internationale Studierende der interdisziplinären Summer School Picture this! Visual meaning making in theory and practice an der Universität Potsdam, 29. Juni – 03. Juli 2026
Zitierte Literatur
Barthes, Roland. 1957. Mythologies. Paris, Seuil.
Barthes, Roland. 1964. Rhétorique de l’image. Communications 4, 40–51.
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