La Vendée et l’Etat
Une relation singulière ?
Published on Friday, November 21, 2025
Abstract
Le présent colloque trouve son origine dans une impression, parfois une conviction : le caractère indépendant de la Vendée vis-à-vis de l’extérieur, et particulièrement de l’État. S’agit-il d’une conviction, d’un mythe ou d’une réalité ? Partons toutefois d’un postulat : découvrir la Vendée, c’est souvent y constater un étonnant dynamisme qui tranche en de nombreux domaines. On pressent qu’il repose sur une certaine force à résister aux difficultés, sur une habitude assez générale des habitants et forces vives à se soutenir. Ces impressions demandent à être éprouvées et la singularité vendéenne à être relativisée. Aussi pourrait-il être fécond de prendre la mesure de ce constat, notamment dans le rapport qu’entretient la Vendée à l’État depuis le début du XIXe siècle. Sa singularité, si elle se confirme, pourrait être le point d’observation le plus propice.
Announcement
Argumentaire
Le présent colloque trouve son origine dans une impression, parfois une conviction : le caractère indépendant de la Vendée vis-à-vis de l’extérieur, et particulièrement de l’État. S’agit-il d’une conviction, d’un mythe ou d’une réalité ?
L’État a longtemps peu fait l’objet d’études universitaires comme le constatait Pierre Rosanvallon en 1990. Ce n’est qu’à partir de cette période que l’historiographie s’est étoffée de travaux historiques, essentiellement de médiévistes et modernistes. Au-delà des principes de la construction de l’État central, les études se concentrent le plus souvent sur les questions politiques, électorales puis s’étendent sur des sujets sociaux et économiques. En revanche, les juristes et historiens du droit se sont tôt emparés de ce terrain d’étude. Soulignons notamment les travaux de Michel Verpeaux sur les collectivités territoriales et la décentralisation.
Plus récemment, les historiens se sont intéressés au fonctionnement de l’administration, aux serviteurs de l’État et à son administration, aux interventions dans les politiques sociales, économiques et culturelles.
Il est en revanche un domaine peu exploré par les historiens, timidement engagé dans les années 2010, à savoir les relations entre l’État, ses représentants et les territoires. Les études historiques larges demeurent encore limitées à quelques départements et territoires (Corrèze, Isère, Pyrénées et Lorraine). Beaucoup de travaux récents (tout au moins depuis vingt ans) sont davantage de nature prosopographique et portent sur la figure du préfet, éventuellement des sous-préfets, ou sur des biographies de préfets ayant marqué particulièrement un territoire, principalement sur la première moitié du XIXe siècle. Cette période est en effet cruciale car l’État tente d’asseoir son autorité après la période révolutionnaire, notamment à travers les préfets. Il s’agit d’une période de basculement – et parfois de conflits – entre les autorités locales héritières des anciennes provinces et le pouvoir central. Ces études récentes tendent néanmoins à nuancer le caractère très centralisé de l’État à cette période.
Toutefois, ces quelques travaux se concentrent le plus souvent sur un temps court et embrassent essentiellement les relations politiques. Aucun n’aborde la relation entre l’État (au sens large, ses serviteurs, ses politiques d’interventions, etc.) et un territoire sur un temps long et un spectre d’études large.
De son côté, si la Vendée n’est pas totalement absente de la recherche historique, c’est essentiellement dû aux travaux de Vendéens eux-mêmes (Société d’émulation de la Vendée, Revue du Souvenir vendéen). Les années 90 ont connu une dynamique remarquable avec une production scientifique intense notamment portée par Centre vendéen de recherche historique (CVRH). Les nombreux colloques et publications produits depuis 30 ans ont souvent abordé la place de l’État et ses relations avec la Vendée, mais jamais de manière globale. Le sujet laisse en effet apparaître une certaine lacune dans la recherche et l’historiographie vendéennes, pour ne pas dire un biais : l’absence d’une analyse dans le temps et l’espace de la relation entre la Vendée et l’État (comprenant donc l’ensemble des régimes, depuis la Révolution). Si de nombreux ouvrages et articles parus depuis les années 1990 abordent cette relation, c’est souvent dans un périmètre et un temps limité et de manière indirecte.
Or, le sujet n’est-il pas au cœur d’une certaine singularité, pour ne pas dire une exception vendéenne ? Le démontrer, le nuancer ou le contre dire est précisément l’objet de ce colloque.
Partons toutefois d’un postulat : découvrir la Vendée, c’est souvent y constater un étonnant dynamisme qui tranche en de nombreux domaines. On pressent qu’il repose sur une certaine force à résister aux difficultés, sur une habitude assez générale des habitants et forces vives à se soutenir (forte présence des mutualités, notamment agricoles) et à travailler ensemble (JAC, syndicats agricoles, réseaux d’entreprises), sur un goût répandu pour l’entreprise et en général pour une liberté, souvent revendiquée. Le département est également connu pour être un des hauts lieux du bénévolat en France, suscitant admiration ou parfois incompréhension devant ce phénomène (festival de Poupet, Le Puy du Fou, etc.). De même, il existe en Vendée un sentiment exacerbé d’appartenance au département. Tous ces traits favorisent une capacité singulière à l’autonomie tandis que, parallèlement, il se pourrait que les idéologies clivantes aient plus de mal qu’ailleurs à s’imposer.
Ces impressions demandent à être éprouvées et la singularité vendéenne à être relativisée. Aussi pourrait-il être fécond de prendre la mesure de ce constat, notamment dans le rapport qu’entretient la Vendée à l’État depuis un demi-siècle au moins (particulièrement depuis la décentralisation). Sa singularité, si elle se confirme, pourrait être le point d’observation le plus propice.
Ayant dégagé des contours plus fermes de la question, pour passer d’un postulat à une approche scientifique, on pourra se demander quels sont les acteurs de ce mouvement et s’ils s’inscrivent dans une continuité historique. Prend-il sa source dans la guerre de Vendée ou trouve-t-on quelques prémices sous l’Ancien Régime ? S’agit-il des institutions locales, donc des élus et d’une certaine notabilité – plus anciennement aussi de l’Église diocésaine –, ou plus largement de toute la société civile (entreprises, associations, etc.) ? S’agit-il d’une identité vendéenne ou d’un habitus ? Est-il propre à tout le département ou à ses parties les plus en vue seulement ? Le cas échéant, où et comment se révèlent ces différences au sein du territoire (bocage, sud, littoral) ? S’étend-il, au-delà de ses limites, plus ou moins loin dans ses pourtours ?
Mesurer l’épaisseur historique de cette propension à l’autonomie ne remet pas en cause le sentiment d’appartenance à la Nation et est encore moins un rejet des institutions, mais interroge la manière dont elle y a pris sa place, en phase ou pas avec les politiques du moment, donc leur application locale par les représentants de l’État. Les relations entre les Vendéens et les administrateurs de l’État constituent un élément méritant que l’on s’y arrête, pour comprendre comment cette relation se vit, se construit ou le cas échéant s’affronte in situ. La question se pose à propos du développement économique, mais aussi social sous tous ses aspects. L’État a-t-il eu en « Vendée » des projets forts et un investissement particulier depuis deux siècles ? Y a-t-il éprouvé une résistance relevant de l’atavisme et de l’attachement à des routines résistant à la modernité ? Le cas échéant, les formes de résistances – ou de prise de liberté selon – ont-elles été uniformes quels que soient les périodes et les lieux ou se sont-elles exprimées de façons différentes ? L’État a-t-il été à l’inverse surpris par un développement autonome qu’il a pu chercher à freiner ou au contraire à accompagner sans en avoir pris l’initiative ?
Des régions aussi périphériques que la Vendée et disposant également d’un mémoire longue et d’une identité forte, ont manifesté parfois violemment un désir d’autonomie quand ce n’était pas d’indépendance. Comment se pose la question en Vendée, pourtant secouée jusqu’en 1832 de mouvements insurrectionnels pris très au sérieux par l’État ? Le regard porté par les autorités sur la Vendée a-t-il évolué rapidement dans le temps ? Correspondait-il à la réalité ? Le maintien de la Vendée dans le droit fil des institutions par l’État relève-t-il d’une coercition continuelle (de 1832 à l’affaire des kermesses en passant par les suppressions des congrégations et les inventaires) ? Comment la Vendée s’est-elle approprié les institutions au fur et à mesure de leur apparition, conscription dès l’Empire, Concordat, puis les grandes libertés, électorales, scolaires, associatives, syndicales et entrepreneuriales ? Comment la Vendée et les Vendéens ont-ils réagi alors que l’État s’effondrait, notamment au cours de certains conflits ?
Axes scientifiques
La notion de Vendée sera envisagée dans son acception large aussi bien territoriale (département actuel ou partie du Bas-Poitou, Vendée militaire) que représentative des institutions et de la société civile (monde économique, associatif, population, collectivités, services de l’État, institutions religieuses, etc.). Elle pourra ainsi être élargie aux Vendéens au sens large.
Par État on entend aussi bien l’organisation politique et juridique qui exerce la souveraineté sur un territoire et un peuple que son incarnation dans un gouvernement, des institutions, des hommes et femmes, quel que soit le régime (monarchie, république, État français).
La période d’étude débutera essentiellement après la Guerre de Vendée (1793-1796) mais les travaux pourront apporter des mises en perspective et des comparaisons avec le territoire sous l’Ancien Régime. Enfin, ce colloque n’a pas vocation à dresser un portrait de la Vendée et constitue encore moins présenter l’aboutissement de travaux. C’est tout l’inverse, il constitue une ouverture vers des champs de recherche, pour certains pas ou peu explorés, ouvrant volontiers sur d’autres disciplines. Le colloque, ouvrant des perspectives de travaux de recherches, donnera une première traduction scientifique à l’impression générale des visiteurs de la Vendée.
La Vendée vue par l’État
- « La Vendée vue par les préfets », parcours de préfets et sous-préfets en Vendée. Les préfets Merlet et Barante, le secrétaire général Cavoleau ont entre autres laissé une abondante correspondance et des écrits laissant transparaître leurs impressions sur la Vendée. Les rapports adressés au ministère de l’Intérieur ou en amont de visites présidentielles et ministérielles fournissent également de précieuses informations sur leur perception. De même, quelques préfets, notamment à partir des années 1950, ont rédigé des monographies de la Vendée, sortes de photographies multidimensionnelles. Comment ces serviteurs de l’État envisagent la Vendée à leur arrivée ? Quels éléments apparaissent récurrents ou contraire évoluent au fil de la période ?
- « Méfiance ou confiance : surveiller la Vendée (1800-1850) ? » Napoléon, bien que qualifiant les Vendéens de « géants » ne s’en méfiait pas moins et surveillait les anciens généraux insurgés, craignant sans cesse la reprise d’une insurrection. Parallèlement, il a personnellement veillé à désenclaver le territoire notamment à travers le transfert de la préfecture à La Roche-sur-Yon en 1804. Comment et pourquoi surveiller la Vendée ? Cette méfiance a-t-elle évolué avec l’évolution des régimes politiques et souverains ?
- « La Vendée vue par les historiens, géographes, politiques et place dans l’histoire et la mémoire nationale (place dans l’enseignement, l’historiographie) ». L’historiographie nationale a longtemps eu du mal à intégrer correctement l’histoire de la Vendée à celle de la République, la question commençant à évoluer dans les années 1990 après la réception des travaux de François Furet. Pour autant, il existe quelques travaux produits par des non Vendéens ou ayant eu un retentissement national. André Siegfried a ainsi, dans son Tableau politique de la France de l’Ouest sous la Troisième République en 1913, dressé un portrait subjectif et parfois caricatural de la Vendée, mais qui a profondément ancré cette image dans l’imaginaire collectif. Quelles traces ont laissé ces travaux et comment l’image et l’histoire de la Vendée ont évolué durant la période (1800-2026) ?
La place de l’État en Vendée : administrations, travaux et finances
- La présence de l’État en Vendée : évolution du patrimoine immobilier de l’État, des effectifs, des services extérieurs puis administrations déconcentrées, maillage territorial (justice, sécurité, etc.)
- Aménagement du territoire et interventions de l’État : routes stratégiques militaires, chemins de fer, églises, écoles, développement touristique
- Les finances en Vendée. Ressources vendéennes et soutiens financiers de l’État : quels équilibres ? Quels portages, avant et depuis la décentralisation ?
« Obéissance, dissidence, résistance, autonomie ou initiative » : la Vendée vs État
- L’Église en Vendée et l’État : lois de séparations, enseigner et éduquer la jeunesse. L’Église occupe une place singulière en Vendée, marquée par la présence de nombreuses congrégations et une vitalité religieuse pendant toute la période concernée. Certains évêques ont notamment joué des rôles importants et influents auprès des représentants de l’État, avec parfois de fortes oppositions.
- Ecole, entre dissidence et liberté scolaire : l’enseignement catholique, encore aujourd’hui, occupe une place importante en Vendée. A plusieurs reprises dans son histoire, l’école a été l’objet d’importantes tensions, de la sécularisation des religieuses début XXe siècle à l’affaire des kermesses à la fin des années 1940, sans oublier le mouvement de l’École libre en 1984. Comment traduire ces évènements, dissidence ou lutte pour la liberté ?
- La conscription en Vendée (1800-1945)
- La Vendée et son histoire, la prise en charge de son histoire : absence, opposition ou oubli de l’État ? Comment les commémorations du soulèvement vendéen ont-elles été perçues, accompagnées ou nom par l’État et ses représentants ?
- Prendre l’initiative : la Vendée sans l’État
- A la vendéenne : corporatisme et réseaux
- La place du bénévolat, un modèle économique et social particulier ?
- La Vendée depuis la décentralisation
- Le développement des usines à la campagne (développement de façon non programmée)
L’application de la loi, des politiques publiques et des réformes de l’État en Vendée : la Vendée bonne élève ?
- Le rôle des préfets et des institutions en Vendée comme incarnation de l’État.
- Faire autorité : entre prescriptions et injonctions du pouvoir central, pragmatisme et adaptation aux particularités locales. Dans un territoire à forte identité, comment l’autorité de l’État s’est-elle appliquée ? Avec souplesse, fermeté ?
- Rythme de mise en œuvre des lois en Vendée, singulière ou dans la moyenne nationale ?
- L’appropriation des grandes libertés par la population (libertés politiques, associatives, de la presse, etc.)
La Vendée face aux régimes politiques
- Synchronisation ou désynchronisation de la couleur politique ? Quelle traduction par exemple dans les élections ou les motions ?
- La Vendée et les Vendéens pendant les conflits et périodes d’effondrement de l’État. Dans les périodes de crise, comment se comporte la Vendée (population, forces politiques et économiques) ? La Vendée fait-elle corps avec l’État ou se met-elle en retrait ? Quelle attitude générale sous Vichy ?
Les représentations des relations entre la Vendée et l’État dans l’art et la culture
- La représentation de l’État dans la création artistique (vitraux des églises, théâtre, monuments aux morts, monuments commémoratifs, etc.)
- La représentation des relations entre la Vendée et l’État vue par les sociétés savantes et culturelles vendéennes
L’impact de la Révolution et de la Guerre de Vendée
- Les institutions de la Révolution et la Vendée : comment définir la Vendée dans la région historique du Bas-Poitou, histoire de la création du département, perceptions des représentants en mission en Vendée pendant et après la Guerre de Vendée, etc.
- Ressentiment, pacification et reconstruction (1796-1840) : quel rôle ont joué les préfets dans la pacification et la reconstruction ? Se sont-ils appuyés sur les notabilités locales et l’Église, et si oui avec qui et comment ?
- Relation à l’État : comment la Vendée a su et pu digérer l’évènement ? Quelle attitude vis-à-vis de l’État et de ses représentants ? Dans le souvenir que l’évènement a laissé, quelle place pour l’État ? Dans quelle mesure la reconstruction s’est réalisée – ou pas – sans l’aide de l’État.
Modalités de soumission
Les propositions de contribution (20-25 minutes) sont à envoyer aux Archives de la Vendée : cyril.longin@vendee.fr et copie à archives@vendee.fr,
avant le 30 janvier 2026.
La proposition ne devra pas dépasser 3000 signes et sera précédée du titre de l’intervention et d’un bref paragraphe de présentation de l’intervenant. La réponse du comité scientifique sera adressée avant le 1er avril 2026.
Sous réserve d’une démarche scientifique, le colloque s’adresse aussi bien aux enseignants-chercheurs, doctorants, jeunes chercheurs qu’aux chercheurs amateurs. Ainsi, un temps spécifique pourra être consacré aux jeunes et très jeunes chercheurs (master 1 par exemple). Ces derniers pourront soumettre une proposition accompagnée d’une recommandation de leurs enseignants.
Au-delà d’interventions scientifiques, le colloque pourrait être l’occasion de tables rondes et débats, réunissant notamment les représentants des acteurs concernés (Conseil départemental, État, monde économique, etc.).
Une publication des actes est envisagée en 2027, par le CVRH.
Les textes des communications, d’un maximum de 30000 signes, seront à remettre au CVRH au plus tard le 30 novembre 2026.
Informations utiles
- Lieu : Institut catholique d’enseignement supérieur, La Roche-sur-Yon
- Portage institutionnel : Archives départementales de la Vendée
- Partenariats : Centre vendéen de recherche historique (CVRH), Société d’émulation de la Vendée (SEV)
Pilotage
- Cyril Longin (Archives de la Vendée)
- Thierry Heckmann (vice-président de la Société d’émulation de la Vendée, ancien directeur des Archives de la Vendée)
- Yannis Suire (directeur du Centre vendéen de recherche historique, conservateur du patrimoine)
- Édouard Vasseur (Professeur d’archivistique, diplomatique et histoire des institutions de l’époque contemporaine, École nationale des chartes-PSL, Centre Jean-Mabillon EA n°3624)
Comité scientifique
- Reynald Abad (Sorbonne Université, Centre Roland Mousnier UMR 8596)
- Pierre Allorant (Université d’Orléans)
- Eric Anceau (Université de Lorraine)
- Annie Antoine (Université Rennes 2)
- Aurélien Lignereux (Sciences-po Grenoble-UGA)
- Pierre Legal (Université de Nantes)
- François-Xavier Martischang (professeur agrégé, chercheur-associé à l’Université de Lorraine)
- Igor Moullier (ENS Lyon – LAHRA)
- Odile Parsis (Université Lille 3)
Subjects
- History (Main category)
- Society > Political studies > Political science
- Society > Law > Legal history
- Periods > Modern > Nineteenth century
- Society > Political studies > Political history
- Periods > Modern > Twentieth century
- Society > Political studies > Governance and public policies
- Society > Political studies > Political institutions
Places
- La Roche-sur-Yon, France (85)
Event attendance modalities
Full on-site event
Date(s)
- Friday, January 30, 2026
Attached files
Keywords
- Vendée, état, territoire, préfet, décentralisation
Contact(s)
- Cyril Longin
courriel : cyril [dot] longin [at] vendee [dot] fr - Archives départementales de la Vendée
courriel : archives [at] vendee [dot] fr
Information source
- Cyril Longin
courriel : cyril [dot] longin [at] vendee [dot] fr
License
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To cite this announcement
« La Vendée et l’Etat », Call for papers, Calenda, Published on Friday, November 21, 2025, https://doi.org/10.58079/156na

