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Architecture has a Soil Problem

L'architecture a un problème de sol

Clara Journal, thematic issue, no. 13

Revue Clara, dossier thématique, n°13

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Published on Wednesday, November 26, 2025

Abstract

From the digging of foundations to the sealing of surfaces, architectural practice typically treats soil as ‘dirt’—as matter out of place — an interchangeable substance devoid of specificity, meaning, or vitality. Soils are too often reduced to a passive background for human activity, an empty canvas to build upon rather than a living milieu to design with, within or through. This ignorance indirectly contributes to their depletion and demise. What would it mean to resist this thanatological path and instead reconceptualize both soil and architecture through their entanglements, in relation to the pedogenetic processes they co-produce ?

Du creusement des fondations à l’imperméabilisation des surfaces, la pratique architecturale traite généralement le sol comme une matière sale, une substance interchangeable, dépourvue de spécificité, de sens ou de vitalité. Les sols sont trop souvent réduits à un arrière-plan passif de l’activité humaine, un support vacant sur lequel édifier plutôt qu’un milieu vivant avec, dans ou par lequel penser le projet. Cette ignorance contribue indirectement à l’appauvrissement des sols et à leur dégradation. Que signifierait résister à cette trajectoire thanatologique pour reconceptualiser le sol et l’architecture à partir de leurs enchevêtrements, en relation avec les processus pédogénétiques qu’ils coproduisent  ?

Announcement

Argumentaire

L’architecture a un problème de sol. Non seulement sur le plan épistémologique – les cadres de la discipline présentent des limites pour comprendre, analyser ou travailler avec le sol – mais aussi sur le plan ontologique, dans la manière même dont elle conçoit le sol. Du creusement des fondations à l’imperméabilisation des surfaces, la pratique architecturale traite généralement le sol comme une matière sale – « pas à sa place » (Douglas, 1966, citée par Palmer, 2015) –, une substance interchangeable, dépourvue de spécificité, de sens ou de vitalité. Les sols sont trop souvent réduits à un arrière-plan passif de l’activité humaine, un support vacant sur lequel édifier plutôt qu’un milieu vivant avec, dans ou par lequel penser le projet. Cette ignorance contribue indirectement à l’appauvrissement des sols et à leur dégradation. Que signifierait résister à cette trajectoire thanatologique pour reconceptualiser le sol et l’architecture à partir de leurs enchevêtrements, en relation avec les processus pédogénétiques qu’ils coproduisent  ?

Des travaux récents ont révélé et problématisé cette négligence à l’égard des sols. Des auteur·ices tels que Puig de la Bellacasa (2017) ainsi que Krzywoszynska, Banwart et Blacker (2020) montrent que les sols sont porteurs de significations, de relations et de responsabilités qui dépassent largement leurs fonctions matérielles et biochimiques. Des postures plus projectuelles ont également cherché à reconceptualiser le sol à travers le prisme du métabolisme urbain (Barles et al., 1999), comme base matérielle pour reconfigurer le projet urbain (Peleman et al., 2021), ou encore comme un écosystème préfigurant des relations géosociales (Bonhevi-Rosich et Denizen, 2025). Ces travaux mettent en évidence les relations enchevêtrées entre sol et conception architecturale et urbaine, tout en montrant comment ces relations ont souvent été façonnées par des pratiques extractivistes et négligentes. Il est clair que le sol participe à la conception, mais de quelle manière devrait-il compter pour l’architecture  ?

Les sols ne se contentent pas d’accueillir l’architecture : ils la conditionnent. Tout ce qui s’élève prend racine dans le sous-sol et façonne tant les fondations que le reste des infrastructures. En retour, l’architecture n’est pas simplement posée sur le sol : elle participe à sa pédogénèse. Les structures existantes s’effondrent et se désagrègent  ; le sol que nous habitons aujourd’hui est en partie composé des constructions passées, transformées en décombres et mêlées à des sols plus anciens, formant de nouvelles strates anthropiques (Zalasiewicz et al., 2017). Ces strates se composent de matériaux très divers, aux origines et aux propriétés multiples, répartis de manière inégale dans une couverture terrestre qui ne cesse de muter (Ibanez et Boixadera, 2002). Elles révèlent le substrat métabolique du bâti existant tout en annonçant la décomposition de l’architecture à venir. Pourtant, ce devenir perpétuel demeure largement invisible dans la discipline et les pratiques qui s’en revendiquent.

Les disciplines de l’architecture et de la science du sol feraient mieux de se concerter sur une praxis partagée : un mode d’enquête et de conception qui considérerait les sols et les édifices comme des agents pédogénétiques co-constitutifs. Toutes deux cherchent une synthèse entre théorie et pratique, mais aucune n’inclut l’autre dans sa définition de l’étendue de cette pratique. L’architecture ne ‘voit’ pas le sol, qui n’est pour elle qu’un socle ou une matière première, et la science du sol est tout aussi aveugle : elle ne ‘voit’ pas l’environnement bâti comme un environnement enraciné dans le sol, celui-ci apparaissant généralement comme un trou sur les cartes pédologiques. La limite de la ville est aussi l’endroit où la capacité de la science du sol à classer et à décrire rigoureusement les sols prend fin, perpétuant ainsi son dilemme traditionnel entre ‘l’humain comme extérieur’ et ‘l’humain comme partie prenante’ (Dudal et al., 2002), échouant de fait à intégrer les processus autres que naturels dans la taxonomie des sols.

Nous sommes convaincu·es que les revues de science du sol pourraient bénéficier d’un numéro consacré à l’architecture. Mais dans ce numéro de Clara, nous souhaitons adresser l’autre face de cette problématique : l’architecture a besoin d’un numéro sur le sol, un numéro pour cartographier les points aveugles qui nous empêchent de penser l’architecture avec, dans ou à travers le sol.

Quel est le problème  ?

Pour une bonne part, ce que l’architecture ne parvient pas à comprendre du sol est lié à ce qu’elle ne comprend pas du changement climatique, puisque la vie du sol et le changement climatique se déploient partout de manière interconnectée. Comprendre le sol, c’est comprendre le climat, et pour véritablement répondre au changement climatique, l’architecture doit d’abord apprendre à voir le sol sous ses pieds. La critique architecturale part rarement, voire jamais, de la perspective du sol – en tenant compte de ses conditions, ses enchevêtrements et ses exigences, au lieu de les éluder ou de les contourner.

Ce numéro de Clara propose un changement de perspective : penser avec, dans ou à travers le sol, interroger ce que le sol exige de l’architecture et ce que l’architecture a encore à apprendre des sols. Nous invitons les auteur·ices à considérer l’agentivité des sols dans l’avènement de l’architecture : pas seulement par l’adoption d’une esthétique régénérative ou par l’utilisation des matériaux à base de terre, mais en confrontant le sol (ainsi que l’architecture) comme une formation géosociale.

Nous sommes particulièrement intéressé·es par des propositions qui mettent en avant non seulement des réussites, mais aussi des processus d’expérimentation, faits d’essais, d’erreurs et d’apprentissages. Nous favorisons des recherches offrant matière à réflexion, ouvrant des voies vers de nouvelles manières d’agir au-delà du ‘business-as-usual’, s’engageant directement avec les sols excavés et la complexité de site concret, dans le but de repenser l’architecture non pas comme une destination ‘finale’ pour le sol, mais comme une mise en forme momentanée de celui-ci.

1. Le sol est agentivité

Le sol n’est pas une entité statique, mais un milieu en perpétuel devenir, émergeant de l’intra-action de processus géologiques et humains (Barad, 2007). Il porte en lui des possibilités inattendues, tout en véhiculant des présences inquiétantes, héritées des dégradations passées (Tsing, 2017). Repenser le sol comme un agent relationnel, capable d’influencer, de conditionner ou de co-produire des actions, permet de dépasser les dichotomies problématiques telles que vivant et non-vivant, artificiel et naturel, bon et mauvais, pur et contaminé. Le sol déstabilise ces catégories métaphysiques de la pensée occidentale. Il est à la fois tout et son contraire, une matière où s’opèrent des transformations alchimiques essentielles à la vie. C’est le lieu où les excréments deviennent nourriture, où des toxiques se changent en nutriments et où la mort et la décomposition sont sources de germination et d’émergence.

La question est alors de savoir comment l’architecture peut s’aligner sur ces processus de transformation plutôt que de les entraver. Comment l’architecture pourrait-elle participer au devenir du sol, à sa pédogenèse ? Que laissent derrière eux les bâtiments et les pratiques de construction, ou plus précisément que fabriquent-elles sous nos pieds  ? Que disent ces restes de notre relation à l’environnement ? Quels futurs contribuent-ils à façonner (Mitman et al., 2018) ?

2. Le sol est métabolisme

L’architecture fait preuve, depuis longtemps, d’une cécité à l’égard des conditions matérielles et écologiques de son existence. Elle omet souvent de reconnaître le coût environnemental, ainsi que les contingences matérielles ou humaines des processus métaboliques dont elle dépend pour exister (Hutton, 2017). Dans la plupart des rapports techniques, l’attention se limite au site de construction, tandis que les paysages d’extraction qui rendent cette construction possible demeurent largement invisibles. Pourtant, chaque édifice transforme plus d’un lieu : il consomme et déplace des matériaux géologiques, reliant un terrain à un autre, proche ou lointain.

Si les lieux où les sols sont érodés, dégradés ou excavés pour permettre la construction ailleurs peuvent eux aussi être compris comme des formes d’architecture, et si les résidus de construction et de démolition sont finalement métabolisés en de nouveaux sols, alors la pratique architecturale doit être reconsidérée comme un acte métabolique. Une telle pratique produit des flux, des échanges et des survivances qui nous ramènent toujours au sol, compris comme une infrastructure active soutenant des cycles de vie et de décomposition. En quoi les processus de construction révèlent-ils les postulats de l’architecture concernant le sol  ? Comment les édifices établissent-ils des relations spécifiques avec les sols, proches ou éloignés  ?

Comment les projets de réemploi travaillent-ils avec la spécificité des sols existants  ?

3. Le sol est le temps profond

Comprendre les transformations constantes que subissent les sols nécessite de considérer de multiples temporalités, allant de l’étendue des temps géologiques aux horizons temporels plus immédiats du projet urbain et architectural. Les villes ne cessent de s’enfoncer dans les sols qu’elles génèrent (Barles et al., 1999), des sols capables de conserver la mémoire d’une histoire longue, accumulée au fil du temps, issue d’architectures distinctes : la pierre met des siècles à se dégrader, tandis que le bois ou les matériaux à base de terre se décomposent rapidement. Sous cette surface, dans ce qu’Anne Whiston Spirn (1985) nomme la «  structure profonde [deep structure]  », les processus biologiques de la surface se connectent aux processus géologiques du dessous, continuant à exercer une influence puissante sur le paysage bâti. Comme le rappelle Puig de la Bellacasa (2015), prendre soin du sol exige de porter attention à ces temporalités lentes, interdépendantes et souvent imperceptibles.

Cela soulève des questions essentielles : comment les temporalités géologiques, écologiques et humaines se télescopent-elles dans les enchevêtrements du sol et de l’architecture  ? Comment l’architecture peut-elle prendre en compte les processus de formation millénaires du sol, tout en considérant leurs rapides renouvellements ou les perturbations provoquées par les excavations  ? Et comment les méthodes d’analyse architecturale de site peuvent-elles révéler (ou occulter) l’état du sol  ? Quelles histoires et récits devrions-nous réexaminer  ?

4. Le sol est désir

La relation que nous entretenons avec le sol n’est jamais neutre. Le désir d’agir sur lui (construire, extraire, cultiver ou réimperméabiliser) façonne les formes de connaissance que nous produisons à son sujet (Bonvehi-Rosich et Denizen, 2025). Ce que nous attendons du sol détermine la manière dont nous le comprenons, et cette compréhension, à son tour, porte les traces de ces désirs initiaux. Comme beaucoup de sciences de la Terre, la pédologie occidentale a été historiquement façonnée par les ambitions des projets extractivistes et coloniaux cherchant à étendre et contrôler les territoires. Ces désirs ont laissé leur empreinte épistémologique sur la connaissance des sols dont nous sommes aujourd’hui les héritier·es.

L’architecture, elle aussi, reconnaît rarement les biais culturels et impérialistes ou les présupposés politico-économiques qui sous-tendent sa relation aux sols. Réexaminer la relation entre le savoir sur le sol et le désir lié au sol met en lumière les cadres épistémologiques partiels que nous utilisons pour comprendre le monde matériel. Pour connaître le sol autrement, nous devons cultiver d’autres désirs le concernant et, d’une certaine manière, décoloniser nos aspirations à l’égard des sols. Quelles autres formes de sagesses et modes de production de connaissance sont nécessaires pour nous aider à réimaginer comment, pourquoi et pour (ou avec) qui nous bâtissons  ? Comment les ‘absents’, ceux qui ont été laissés de côté par la science occidentale dominante, peuvent-ils contribuer à émanciper les sols de ces formes de connaissances et ouvrir la voie à «  de nouveaux modes d’intervention qui réunissent le sensible et le scientifique, le sacré et le technique, et qui tissent ensemble une forme de résistance ne démêlant pas la violence conjointe de l’industrialisme, du positivisme, du patriarcat, du colonialisme et du capitalisme  » (Salazar et al., 2020 : 31, traduction des auteur·ices)  ?

L’architecture a un problème avec le sol, ou plutôt plusieurs problèmes ou difficultés interdépendants qui doivent être abordées. Dans cet appel à contributions, nous en identifions quatre et les utilisons comme cadres analytiques pour renouveler notre manière de penser le sol, en invitant des propositions qui peuvent : (A) approfondir notre compréhension de ces problèmes par des contributions théoriques ou visuelles, ou (B) présenter des études de cas de projets architecturaux qui proposent des manières de les confronter ou de les transformer.

Si les trois premiers problèmes évoqués ci-dessus portent sur le devenir du sol et les flux matériels, le quatrième se concentre plus spécifiquement sur les écologies politiques que les sciences occidentales du sol contribuent à établir et à maintenir en usage, ainsi que sur l’exploitation et la dévastation qu’elles ont engendrées dans les pays du Sud. Ces orientations spécifiques ne limitent toutefois pas le type de contributions que nous visons et qui s’étendent depuis des articles et essais visuels qui critiquent l’extraction minière comme acte architectural à part entière, ou qui aident à comprendre les pratiques décoloniales du sol, jusqu’aux recherches prenant en compte le cycle de vie complet des projets, qu’ils soient architecturaux ou urbains (par exemple les systèmes urbains qui sillonnent le sous-sol ou les systèmes métaboliques urbains tels que le traitement des eaux usées, le compost municipal et la foresterie urbaine).

Les contributions peuvent traiter de n’importe quel moment du cycle de vie d’un projet : des préparations du site et des tests de sol à l’occupation (par exemple l’imperméabilisation, le recouvrement des sols, l’excavation sur site), à la conception et à la construction, à la dégradation ou à l’entretien, etc. Elles peuvent également porter sur des réalités post-construction : démantèlement, recyclage et transformation – ou ‘devenir-sol’ – des artefacts construits au fil du temps. Nous sommes particulièrement intéressé·es par les approches méthodologiques permettant d’étudier les intrications historiques et récentes entre sol et architecture, ainsi que par des analyses de cas qui mettent en lumière la manière dont les processus architecturaux participent, résistent ou ignorent la violence diffuse liée à l’épuisement des sols.

Bien que l’appel ait été rédigé dans un contexte occidental, nous accueillons avec enthousiasme des contributions élargissant la discussion pour inclure d’autres perspectives climatiques et culturelles.

Modalités de contribution

Les contributions peuvent prendre la forme d’articles académiques ou d’essais visuels. Les propositions de contribution doivent être envoyées à clara.archi@ulb.be avant le 30/01/2026 et doivent inclure un fichier PDF anonymisé contenant :

Pour les articles académiques :

  • Un résumé long de 1000 mots  ;
  • Un titre (même provisoire).

Pour les essais visuels :

  • Une courte présentation de 500 mots décrivant votre approche conceptuelle, vos intentions et les méthodes ou techniques graphiques employées – ce texte doit permettre aux évaluateur·ices de juger la qualité et la pertinence de la contribution  ;
  • 3 à 5 illustrations ou images qui traduisent visuellement vos idées et votre orientation créative  ;
  • Chaque figure ou image peut être accompagnée d’un titre et/ou d’une légende (jusqu’à 100 mots)  ;
  • Un titre (même provisoire).

Les informations contenues dans le courriel de soumission doivent inclure :

  • Le(s) nom(s) de(s) contributeur·ice(s) et leur affiliation académique (le cas échéant)  ;
  • Une courte biographie de 100 mots maximum par auteur·ice.
  • Les propositions peuvent être soumises en anglais ou en français.

Le processus de présélection se fera selon la qualité et la pertinence thématique des articles ou essais proposés.

  • Mi-Février 2026 Notification d’acceptation.
  • Mi-Juin 2026 Soumission des articles complets (max. 50.000 caractères) par courriel à clara.archi [at] ulb.be et début du processus d’évaluation en double aveugle par les pairs.
  • Septembre 2026 Envoi des retours des évaluateur·ices aux auteur·ices.
  • Novembre 2026 Soumission des articles finaux et début du processus d’édition.
  • Printemps 2027 Publication de Clara #13.

NB : Les auteur·ices doivent obtenir les droits de publication pour toutes les images utilisées dans leur article entre la notification d’acceptation (février 2026) et la soumission de la version finale (novembre 2026). L’équipe éditoriale n’est pas responsable de l’acquisition de ces droits ni des frais associés.

Directeur·ices invitée·es

Le dossier thématique de Clara #13 est dirigé par :

  • Seth Denizen

Seth Denizen est chercheur et praticien du design, formé en architecture de paysage, en biologie évolutive et en géographie humaine. Ses travaux publiés sont multidisciplinaires et portent sur l’art et le design, la science des sols, la géographie urbaine et l’agriculture. Il est titulaire d’un doctorat en géographie de la University of California, Berkeley, où il a étudié l’écologie politique des sols dans le système hydrologique Mexico City-Mezquital Valley. En 2019, il a reçu le SOM Foundation Research Prize et a auparavant enseigné à Harvard, à Berkeley, à la University of Hong Kong et à Princeton, où il a été Princeton-Mellon Fellow in Architecture, Urbanism, and the Humanities. Il est professeur assistant à la Sam Fox School of Design & Visual Arts, et son ouvrage (2025) coécrit avec Montserrat Bonvehi-Rosich est publié par Harvard Design Press : Thinking Through Soil : wastewater agriculture in the Mezquital Valley.

  • Jolein Bergers

Jolein Bergers est chercheuse et praticienne du design, travaillant aux interstices de l’architecture, de l’urbanisme et de l’architecture de paysage. Sa récente thèse de doctorat (Tracing, Articulating, Weaving Multispecies Knowledges of Brussels’ Contested Urban Natures) a introduit une « Rubber Boots Design Anthropology », une méthodologie expérimentale mêlant des méthodes de terrain issues des sciences écologiques, anthropologiques et du design afin d’étudier la co-production des natures urbaines. Son travail s’inscrit dans des perspectives posthumanistes et explore des formes alternatives de production de savoirs ancrées dans des pratiques situées d’acteurs militants, notamment ceux portant une attention aux sols urbains comme ressource contestée. Elle travaille actuellement avec Blikveld (association flamande pour l’architecture du paysage) et Plant en Houtgoed, où elle dirige des projets d’innovation autour des sols urbains.

  • Nadia Casabella

Nadia Casabella est architecte et urbaniste. Elle est maîtresse de conférences à la Faculty of Architecture La Cambre-Horta, Université libre de Bruxelles (ULB), et cofondatrice de 1010au, une agence interdisciplinaire d’architecture et d’urbanisme basée à Bruxelles. Son parcours conjugue enseignement, recherche et pratique professionnelle, en se concentrant sur les liens entre infrastructures et écologies dans leurs dimensions sociotechniques. Plus récemment, son travail s’est orienté vers les onto-épistémologies qui sous-tendent la séparation entre ville et nature, notamment à travers le lancement de projets de recherche tels que SUPER TERRAM (Innoviris Co-Create, 2021-23), qui considère les sols urbains comme des écosystèmes, ou NERU (Erasmus+, 2022-2025), qui aborde les territoires ruraux en Europe à partir de pratiques et cosmologies environnementales prémodernes. Elle fait partie du comité éditorial de la revue indexée BAC - Boletín Académico. Revista de investigación y arquitectura contemporánea et rédige actuellement une thèse portant sur le sol comme horizon renouvelé du projet urbain.

  • Ananda Kohlbrenner

Ananda Kohlbrenner possède une formation académique interdisciplinaire en sciences sociales (Unil), en histoire (ULB) et en aménagement du territoire (UCLouvain). Ses recherches se situent à l’intersection de l’histoire environnementale, des science and technology studies (STS) et de l’écologie politique. Elle a précédemment étudié les politiques de long terme de la pluie et des eaux usées à Bruxelles (projet PIRVE, ULB–UPMC Paris 6), ainsi que les approches participatives des inondations urbaines dans la région (projet Brusseau, Co-Create, Innoviris). Actuellement, ses travaux portent sur les sols urbains et les formes de vie qu’ils soutiennent (projet Super Terram, Co-Create, Innoviris). Elle est chercheuse au centre de recherche LoUIsE, où elle contribue au projet New Ruralities (Erasmus+).

À propos de Clara

Clara est une revue scientifique annuelle dédiée aux sujets, questions, méthodes de recherche et outils spé- cifiques au champ de l’architecture. Chaque numéro est composé d’un dossier thématique proposé par des directeur·ices invité·es, suivi de deux autres rubriques : Archives et Position(s). Les numéros récents et en cours de Clara portent sur la critique architecturale (#7), les architectures et paysages de l’agrarisme (#8), l’intermé- dialité en architecture (#9), le logement collectif (#10), l’éthique du détail (#11) et les coopératives d’architectes (#12). Pour plus d’information sur la revue : https://clararevue.ulb.be/CLARA/about

Argument

Architecture has a soil problem. Not only epistemologically—through the discipline’s limited frameworks to understand, analyze, or work with soil—but also ontologically, in the very way it conceives of soil in the first place. From the digging of foundations to the sealing of surfaces, architectural practice typically treats soil as ‘dirt’—as matter out of place (Palmer, 2015)—an interchangeable substance devoid of specificity, meaning, or vitality. Soils are too often reduced to a passive background for human activity, an empty canvas to build upon rather than a living milieu to design with, within or through. This ignorance indirectly contributes to their depletion and demise. What would it mean to resist this thanatological path and instead reconceptualize both soil and architecture through their entanglements, in relation to the pedogenetic processes they co-produce ?

Recent scholarship has challenged this neglect. Authors such as Puig de la Bellacasa (2017) and Krzywoszynska, Banwart and Blacker (2020) show how soils are bound up with meanings, relationships, and responsibilities that extend beyond their material and biochemical functions. Design-oriented perspectives have also sought to reconceptualize soil through the lens of urban metabolism (Barles et al., 1999), as the material basis to reframe the urban project (Peleman et al., 2021), or as an ecosystem anticipating geosocial relations (Bonhevi-Rosich & Denizen, 2025). Together, these literatures point to the entangled relations between soil and design, while also showing how these relations have often been structured through extraction and neglect. It’s clear that soil matters to design, but how should soil matter to architecture ?

Soils do not simply ‘receive’ architecture, they condition it. Everything that goes up takes root in the underground, shaping the design of foundations and other infrastructures. In turn, architecture is not simply placed on soil, it takes part in its formation processes. Existing structures collapse and disintegrate ; the ground we inhabit today is partially composed of yesterday’s constructions, transformed into rubble, mixed with older soils, and forming new anthropogenic layers (Zalasiewicz et al., 2017). These layers are composed of highly diverse materials of disparate origins and qualities, unevenly distributed into a continuously shifting mantle of soil (Ibanez & Boixadera, 2002). They reveal architecture’s metabolic substrate inasmuch as they announce the decomposition of the next architecture. Yet this forever becoming remains largely invisible in disciplinary practice.

The disciplines of Architecture and Soil Science ought to advance together toward a shared praxis : a mode of inquiry and design that understands both soils and built structures as co-constitutive agents in pedogenetic processes. Both seek a synthesis between theory and practice, but neither one includes the other within its conception of the scope of that practice. Architecture does not ‘see’ soil, which for it is only a plinth or raw material, and soil science is equally blind : it does not ‘see’ the urban environment as a soil-based environment, appearing as a hole on the soil map. The city limit is the boundary that marks the place where soil science’s ability to classify and rigorously describe soil ends, prolonging its traditional predicament between ‘human as outsider’ or ‘human as insider’ (Dudal et al., 2002), thus failing to include other-than-natural processes in soil taxonomy. 

We are convinced that soil science journals could benefit from an architecture issue, but in this issue of Clara we wish to mirror the question : architecture needs a soil issue, an issue to map the blind spots that occlude our ability to think architecturally with, within or through soil.

What is the problem ?

Much of what architecture fails to understand about soil is closely tied to what it fails to understand about climate change, as both climate change, and the life of the soil operate on a systemic and interconnected level. To understand the soil is to understand the climate, and to truly address climate change, architecture must first learn to see the soil beneath its feet. Architectural criticism has rarely, if ever, started from the perspective of soil—attending to its conditions, entanglements and demands, rather than working around or despite them. This issue of Clara proposes a shift : to think with, within or through soil, to ask what soil requires of architecture and what architecture yet has to learn from soils. We invite authors to consider soils as active agents in architectural becoming : not only from a regenerative aesthetics or earth-derived materials standpoint, but by confronting soil (as well as architecture) as a geosocial formation.

We are particularly interested in propositions that foreground not only success stories, but processes of experimentation, trial and error, and learning too. Research that offers food for thought, opening pathways to new ways of doing beyond the business-as-usual, engaging directly with excavated soils and complex site conditions, aiming to reconceptualize architecture not as a ‘terminus’ of soil, but as its ongoing condition.

1. Soil is agency

Soil is not a static thing but a site of perpetual becoming that emerges from the uncertain, complex intra-action of geological and human processes (Barad, 2007), further embodying both unexpected possibilities and the haunting legacies of past disturbances (Tsing, 2017). To rethink soil as an active, relational agent that affects, conditions, or co-produces outcomes opens up new ways of engaging with tricky issues such as life and non-life, artificial and natural, good and bad, pure and contaminated. Soil destabilizes the metaphysical categories of Western thought. It is both and neither, a material where the fundamental alchemical transformations that underlie all life processes take place. It is where shit is transformed into food, where toxicity is transformed into nutrition, where death and decomposition become germination and emergence.

The question, then, is how architecture can align itself with these processes of transformation rather than foreclose them. How might architecture participate in the becoming of soil, in its pedogenesis ? What do buildings and their associated practices leave behind, or more precisely, below ? How do these remains register our relationship to the living environment ? What kinds of futures do they shape (Mitman et al., 2018) ?

2. Soil is metabolism

Architecture has long exhibited a blind spot toward its own material and ecological conditions of possibility. It often fails to acknowledge the environmental cost, as well as the material or human contingencies of the metabolic processes it requires to exist (Hutton, 2017). In most environmental assessments, attention is limited to the site of construction, while the landscapes of extraction that make construction possible remain largely invisible. Yet every act of building transforms more than one place : it consumes and displaces geological materials, linking one terrain to another, near or distant.

If the sites where soils are eroded, degraded, or erased to sustain construction elsewhere can also be understood as forms of architecture, and if the residues of building and demolition are eventually metabolized into new soils, then architectural practice must be reconsidered as a metabolic act. Such an act produces flows, exchanges, and afterlives that return us to soil, understood as an active infrastructure sustaining cycles of life and decay. How do construction processes reveal architecture’s assumptions about soil ? How do built structures establish distinct relationships with soils, near and remote ? How do reuse projects negotiate existing soil conditions ?

3. Soil is deep time

Understanding the constant transformation soils undergo necessitates considering multiple temporalities, ranging from deep geological time to the more immediate temporal horizons of urban and architectural development. Cities never cease to sink into the soils they generate (Barles et al., 1999), soils that can have long memories accumulated over time while derived from distinct architectures : stone takes centuries to weather, while wood or earth-based materials decompose swiftly. Beneath this surface, in what Anne Whiston Spirn (1985) named the ‘deep structure’, the biological processes of the surface connect with the geological processes below, continuing to exert a powerful influence upon the built landscape. As Puig de la Bellacasa (2015) reminds us, caring for soil requires attunement to these slow, interdependent, and often imperceptible temporalities.

This raises key questions : how do geological, ecological, and human temporalities intersect in soil-architecture entanglements ? How can architecture engage with soil’s millennial formation processes, but also with its sudden rejuvenation or disturbance excavation triggers ? And how might architects’ site analysis methods reveal (or obscure) soil conditions ? What (hi)stories should we re-examine ?

4. Soil is desire

Our relationship with soil is never neutral. The desire to act upon it (to build, extract, cultivate, or unseal) shapes the forms of knowledge we produce about it (Bonvehi-Rosich and Denizen, 2025). What we want from soil determines how we come to understand it, and that understanding, in turn, carries traces of those original desires. Like many Earth sciences, Western soil science has historically been shaped by the ambitions of extractivist and colonial projects seeking to expand and control territory. These desires have left their epistemological imprint on the soil knowledges we inherit today.

Architecture, too, rarely acknowledges the cultural and imperial biases or the political-economic assumptions that underlie its engagement with the soil. Re-examining the relationship between soil knowledge and soil-based desire exposes the partial epistemological frameworks we use to understand the material world. To know soil differently, we must cultivate different desires toward it and, to a certain extent, decolonize our soil-based desire. Which other wisdoms and forms of knowledge creation do we need to help us reimagining how, why and for (or with) whom we build ? How the ‘absences’ left out by the dominant Western science can emancipate soils and lead the way to “new modes of intervention that rejoin the affective and the scientific, the sacred and the technical, and that weave together a form of resistance that does not disentangle the conjoined violence of industrialism, positivism, patriarchy, colonialism, and capitalism” (Salazar et al., 2020 : 31) ?

Architecture has a soil problem or rather, several interrelated problems or predicaments that must be addressed. In this call for contributions, we identify four and use them as analytical frameworks to renew the way we think about soil, inviting submissions that may (A) deepen our understanding of these problems through scholarly or visual interventions, or (B) present case studies of built projects that suggest ways of confronting or transforming them.

If the first three problems elaborated above focus on soil becoming and material flows, the fourth looks more specifically at the political ecologies western-born soil sciences contribute to establish and operate within, as well as the exploitation and devastation they have contributed to in the Global South. This distinct focus does not limit the kinds of contributions we seek : from papers and visual essays that critique mining and mineral extraction as themselves architectural acts, or which help us understand de-colonial soil practices, to research that considers the full life cycle of projects, both architectural and urban (e.g. urban systems riddling the underground or urban metabolic systems like wastewater treatment, municipal compost, and urban forestry).

Submissions may address any moment in the lifecycle of a project : from site preparations and ground testing to occupation (e.g. soil sealing, the covering up of soils, the excavation of soil on-site), design and construction, decay or maintenance, etc. But also, post-construction realities : dismantling, recycling, and the transformation—or ‘soil becoming’—of built artefacts over time. We are particularly interested in methodological approaches to studying soil-architecture entanglements, today and in the past, alongside case-based analyses that unearth how architectural processes participate in, resist, or ignore the slow violence of soil exhaustion.

While the call has been written in a Western context, we strongly welcome contributions that broaden the discussion to include other climatic and cultural perspectives.

Submission guidelines

Contributions may take the form of academic papers or visual essays. Proposals for contributions should be submitted to clara.archi@ulb.be by 30/01/2026 and must include an anonymized PDF file with :

For academic papers :

  • a long abstract of 1000 words ;
  • a title (even if temporary).

For visual essays :

  • a short presentation of 500 words outlining your conceptual approach, intentions, and the graphic methods or techniques employed—this text should help the peer reviewers asses the quality and relevance of the contribution ;
  • 3 to 5 figures or images that visually convey your ideas and creative direction ;
  • each figure or image may be accompanied by a title and/or caption (up to 100 words) ;
  • a title (even if temporary).

The submission email should include the following information :

  • the contributor(s)’ name(s) and academic affiliation (if applicable),
  • a short bio of maximum 100 words/author.

Proposals for contributions may be submitted in English or in French.

  • 30/01/2026 Submission of abstracts by email to clara.archi[at]ulb.be, following the instructions hereabove. The pre-selection process will happen according to the abstracts’ quality and thematic relevance.
  • Mid-February 2026 Notification of acceptance.
  • Mid-June 2026 Submission of full papers (max. 50.000 characters) by email to clara.archi [at] ulb.be and start of double peer-reviewing process.
  • September 2026 Feedback and comments from reviewers.
  • November 2026 Submission of final papers. Start of the editing process.
  • Spring 2027 Launching of Clara #13.

NB : Authors must secure publishing rights for all images intended for use in their paper between the notification of acceptance (February 2026) and the submission of the final version (November 2026). The editorial team bears no responsibility for the acquisition of these rights or associated fees.

Guest Editors

  • Seth Denizen

Seth Denizen is a researcher and design practitioner trained in landscape architecture, evolutionary biology, and human geography. His published work is multidisciplinary, addressing art and design, soil science, urban geography, and agriculture. He holds a doctorate in geography from the University of California, Berkeley, where he studied the political ecology of soil in the Mexico City-Mezquital Valley hydrological system. In 2019 he was a recipient of the SOM Foundation Research Prize and has previously taught at Harvard, Berkeley, the University of Hong Kong, and Princeton, where he was a Princeton-Mellon Fellow in Architecture, Urbanism, and the Humanities. He is an assistant professor at the Sam Fox School of Design & Visual Arts, and his current (2025) book with Montserrat Bonvehi-Rosich is published by Harvard Design Press : Thinking Through Soil : wastewater agriculture in the Mezquital Valley.

  • Jolein Bergers

Jolein Bergers is a researcher and design practitioner working at the interstices of architecture, urbanism, and landscape architecture. Her recent PhD (Tracing, Articulating, Weaving Multispecies Knowledges of Brussels’ Contested Urban Natures) introduced a Rubber Boots Design Anthropology, an experimental methodology that blends fieldwork methods from ecological, anthropological and design sciences to investigate how urban natures are co-produced. Her work engages with posthuman perspectives and explores alternative forms of knowledge production grounded in situated practices of activist actors, including those with an attention for urban soils as a contested resource. She currently works with Blikveld (the Flemish association for landscape architecture) and Plant en Houtgoed, where she leads innovation and co-creative design projects focusing on urban soils.

  • Nadia Casabella

Nadia Casabella is an architect and urban planner. She is a lecturer at the Faculty of Architecture La Cambre- Horta, Université libre de Bruxelles (ULB), and the co-founder of 1010au, an interdisciplinary architecture and urban planning practice based in Brussels. Her career blends teaching, research, and professional practice, focusing on the links between infrastructures and ecologies in their sociotechnical dimensions. Since recently, her work has delved into the onto-epistemologies underpinning the separation between city and nature, through the initiation of research projects like SUPER TERRAM (Innoviris Co-Create, 2021-23), which treats urban soils as ecosystems, and NERU (Erasmus+, 2022-2025), which approaches rural areas in Europe from premodern environmental practices and cosmologies. She is part of the Editorial Committee of the indexed journal BAC - Boletín Académico. Revista de investigación y arquitectura contemporánea and is currently writing her PhD exploring the soil as a renewed urban design horizon.

  • Ananda Kohlbrenner

Ananda Kohlbrenner holds an interdisciplinary academic background in social sciences (Unil), history (ULB), and urban planning (UCLouvain). Her research sits at the intersection of environmental history, science and technology studies (STS), and political ecology. She has previously explored the long-term politics of rain and wastewater in Brussels (PIRVE project, ULB–UPMC Paris 6), as well as participatory approaches to urban flooding in the region (Brusseau project, Co-Create, Innoviris). Currently, her work investigates urban soils and the forms of life they sustain (Super Terram project, Co-Create, Innoviris). She is a researcher at the LoUIsE research centre, where she is involved in the New Ruralities project (Erasmus+).

About Clara

Clara is a peer-reviewed scholarly journal in architecture dedicated to topics, research methods and tools specific to the field. Each issue comprises a main thematic section proposed by guest editors, and two additional sections : Archives, with articles based on the exploration of archi- val documents, and Position(s), with articles that take a stance on current developments or events in architecture. The latest and forthcoming issues of Clara address architectural criticism (#7), the architecture and landscapes of agrarianism (#8), intermediality in architecture (#9), collective housing (#10), the ethics of detailing (#11) and architects and planners cooperatives (#12). To know more about the journal : https://clararevue.ulb.be/CLARA/about.


Date(s)

  • Friday, January 30, 2026

Keywords

  • sol, architecture, agentivité, construction, environnement

Contact(s)

  • Pauline Lefebvre
    courriel : clara [dot] archi [at] ulb [dot] be

Reference Urls

Information source

  • Valentine Debizet
    courriel : clara [dot] archi [at] ulb [dot] be

License

CC0-1.0 This announcement is licensed under the terms of Creative Commons CC0 1.0 Universal.

To cite this announcement

« Architecture has a Soil Problem », Call for papers, Calenda, Published on Wednesday, November 26, 2025, https://doi.org/10.58079/157lb

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