HomeLa patrimonialisation du sport : dispositifs, publics et territoires
*  *  *

Published on Thursday, November 27, 2025

Abstract

Trop longtemps perçu comme un objet marginal des sciences sociales, le sport mérite d’être interrogé dans sa dimension patrimoniale, au croisement de la culture, de la mémoire et des territoires. À travers musées, collections, expositions, événements internationaux ou pratiques locales, il devient un objet privilégié pour observer les processus de patrimonialisation et les tensions entre cultures savantes et populaires.

Announcement

Argumentaire

En dépit d’une progressive légitimation dans le champ académique, le sport reste un objet relativement peu investi par la recherche. Si le football, un des sports les plus populaires au monde, est pour certains sociologues un « objet d’étude légitime pour les sciences sociales » (Gasparini & Wahl, 2017), il n’y occupe encore, pour d’autres, qu’une « place marginale » (Beaud & Rasera, 2020). La méfiance à l’égard du sport se mue aussi parfois en défiance selon une perspective critique qui l’associe au « vulgaire », au « trivial », voire au déchaînement des passions irraisonnées dans une société en crise (Brohm & Perelman, 2006 ; Perelman, 2009 ; 2021).

De la même façon et en dépit du fait que « des liens solides entre ces deux thématiques sont désormais admis » (Loudcher, Suchet & Soulier, 2022), le patrimoine sportif souffrirait toujours d’un « complexe d’abandon » (Chovaux, 2022). Profitant de l’élargissement de la notion de patrimoine à partir des années 1980, il intègre par exemple la Convention pour la sauvegarde du patrimoine immatériel de l’Unesco en 2003 et l’Inventaire du patrimoine culturel immatériel en France en 2008, mais tout en rencontrant un certain nombre de réticences (Lamothe, 2014 ; Gastaut, 2024). Pourtant, qu’il s’incarne dans des dispositifs muséaux de grande ampleur (Musée national du Sport à Nice, Musée olympique de Lausanne, musées de clubs sportifs, en France et à l’étranger) ou au sein de pratiques populaires traditionnelles plus localisées telles que les différents jeux sportifs régionaux, le sport s’affirme déjà comme objet patrimonial pluriel – matériel comme immatériel.

Comment définit-on le sport, cet « objet caméléon, prenant la teinte de l’espace social dans lequel il se trouve » (Wille & Schoch, 2024) ? Au regard des débats historiques qui ont surtout insisté, dans le temps long, sur l’opposition entre jeux et sports (Elias & Dunning, 1986 ; Vigarello, 2002), et pour la période la plus récente, sur l’individualisation des pratiques (Defrance, 1995) ou au contraire sur les logiques institutionnelles et collectives propres aux organisations sportives (Duret, 2011), le présent appel appréhende le phénomène sportif de façon large, non restreinte à ses formes compétitives. Le sport apparaît avant tout comme un fait social total « en ce qu’il peut mettre en branle la totalité de la société et de ses institutions, qu’il engage toutes ses dimensions (politiques, économiques, culturelles, sociales, technologiques, etc.) et qu’il façonne, en même temps, les diverses formes de la vie quotidienne des agents qui la composent (pratiques, représentations, styles de vie, esthétiques, éthiques) » (Pociello, 1999). Jusqu’à présent, les rares études concernant le patrimoine sportif se sont concentrées principalement sur les musées du sport ou sur la dimension patrimoniale des équipements sportifs bâtis, tandis que les recherches concernant les processus de patrimonialisation se sont peu intéressées au cas du sport.

L’actualité récente de différentes compétitions internationales organisées en France (Euro 2016, Coupe du Monde de football féminin 2023, JO 2024), démontre l’importance culturelle du sport, en particulier quand les événements sportifs servent de prétexte à de grandes opérations de valorisation patrimoniale (cérémonies d’embrasement de la vasque, Olympiade Culturelle, Grande Collecte des Archives du Sport, etc.), qui nourrit la patrimonialisation du sport à partir du legs qu’offrent les événements sportifs (Loudcher, Suchet & Soulier, 2023). Ces grands événements, durant lesquelles le sport devient un « sur-lieu médiatique » (Derèze, 2009), constituent en effet une opportunité forte d’interroger le sport à la lumière des enjeux culturels, mémoriaux et patrimoniaux contemporains à travers notamment leurs enjeux institutionnels et sociopolitiques, tout en n’omettant pas la question de la patrimonialisation du sport en régime ordinaire, c’est-à-dire hors du calendrier de ces grandes compétitions.

En conséquence, ce numéro voudrait se concentrer sur les problématiques liées à la patrimonialisation du sport en régime événementiel comme en régime ordinaire – en insistant sur trois dimensions interconnectées : les préfigurations de la patrimonialisation du sport, les modalités de médiation du patrimoine sportif et les enjeux contemporains qui le débordent (politiques, économiques, culturels, etc.). Il s’agira notamment de considérer ce que la patrimonialisation du sport a de spécifique par rapport à d’autres domaines : ses modes d’authentification et d’institutionnalisation, les influences des logiques médiatiques et économiques dans la reconnaissance des objets patrimoniaux, ou encore les formes d’actualisation et de réinterprétation de ce patrimoine, en constante évolution.

Axe 1 : Les préfigurations de la patrimonialisation : acteurs, objets, régimes de légitimité

Ce premier axe interrogera l’avant de la mise en scène patrimoniale et ses préfigurations dans le champ pratique (Ricoeur, 1983). Il s’agit d’abord d’interroger la matérialité même de ce qui s’inscrit dans les processus de patrimonialisation : quels objets, lieux, archives, corps euxmêmes, deviennent des supports de mémoire et de transmission ? Patrimonialiser des sports – football, rugby, basket, etc. –, des objets sportifs — ballons, maillots, trophées, équipements techniques ou infrastructures — engagent des processus de sélection, de conservation et de mise en exposition, ainsi qu’un réseau d’acteurs. La patrimonialisation est toujours un acte de médiation (Davallon, 2006), qui suppose une rupture temporelle et une mise en valeur symbolique. Appliqué au sport, cela interroge les hiérarchies entre objets à forte valeur symbolique (médailles olympiques, équipements d’athlètes célèbres) et objets du quotidien, souvent préservés par des collectionneurs amateurs ou par des initiatives locales.

La construction du patrimoine sportif repose également sur la fabrique du mythe envisagé comme parole (Barthes, 1957) : les journalistes, les médias, mais aussi les supporters contribuent à héroïser des champions ou à magnifier des événements (Bonnet & Boure, 2008). Les objets sportifs, souvent envisagés dans leur dimension reliquaire (maillots, crampons, autographes, etc.), font l’objet de pratiques de vénération qui révèlent des significations culturelles oscillant entre culte populaire et marchandisation. Cette logique rejoint les analyses de Legendre (2004, cité par Bonnet & Boure, 2008) : ce n’est pas tant l’objet qui fait patrimoine que l’acte de transmission et les fictions collectives qui s’y attachent.

Ainsi, la patrimonialisation du sport possède une dimension narrative et immatérielle. Toute mémoire se construit à travers des récits (Ricoeur, 1983) qui ordonnent les événements dans une trame temporelle. Les clubs, les fédérations, les médias et les supporters produisent de multiples récits : biographies de champions, histoires de clubs, commémorations d’événements, qui fabriquent autant de « lieux de mémoire » sportifs (Nora, 1989), à l’instar du Tour de France cycliste devenu au XXe siècle partie intégrante du roman national (Vigarello, 2001). Plus près de nous, l’exemple de la Grande Collecte des archives du sport illustre comment la collecte participative peut élargir le cercle des acteurs de la patrimonialisation et interroger la frontière entre mémoire intime et patrimoine public.

Ces récits participent à la légitimation de certaines figures ou pratiques sportives, au détriment d’autres reléguées à l’oubli ou à la disqualification culturelle. Aussi, ces récits ne sont pas neutres : ils traduisent des régimes de légitimité et d’illégitimité culturelle. Certains sports sont patrimonialisés parce qu’ils sont associés à une identité nationale ou régionale (le rugby dans le Sud-Ouest, les courses taurines camarguaises : Marchis-Mouren, 2014). D’autres restent perçus comme trop populaires ou trop récents pour entrer dans le patrimoine légitime, comme le MMA ou le motoball. Les acteurs du mouvement sportif, mais aussi les publics, jouent ici un rôle central : ils participent à la fabrique des récits patrimoniaux, mais leurs pratiques mémorielles fondées sur l’informalité ou la « passion » (Bromberger, 2002) sont souvent en tension avec celles, beaucoup plus formelles, des institutions culturelles (Davallon, 2015).

Les propositions de l’axe 1 pourront donc s’arrimer sur une anthropologie des projets (Boutinet, 2012) de patrimonialisation du sport articulant différents acteurs, différents imaginaires et « justifications » (Boltanski, Thévenot, 1991) qui dessinent des régimes de tensions et de légitimité à ces constructions patrimoniales situées.

Axe 2 : Formes de valorisation du patrimoine sportif : dispositifs de médiation et modalités de réception

Les dispositifs muséographiques constituent par ailleurs un terrain central pour étudier les formes de valorisation du patrimoine sportif. Musées nationaux et internationaux (Musée national du Sport à Nice, Musée olympique de Lausanne), musées de clubs et « halls of fame » réinterprètent l’histoire sportive à travers des scénographies qui combinent culture matérielle, récit biographique et technologies immersives (Aulas & Linxe, 2018). On retrouve ici la dialectique mise en lumière par Flon (2012) entre savoir, fiction et médiation dans les mises en scène patrimoniales.

Ces dispositifs révèlent notamment les tensions entre une muséologie institutionnelle, encadrée par des professionnels de la conservation, et des pratiques amateures de collection et de transmission, portées par des fans ou des associations. À ce titre, le sport, ayant été longtemps considéré comme une pratique triviale (Bromberger, 2006 ; Gastaut, 2012 ; 2024), l’analyse des dispositifs de médiation peut sans doute rendre compte des tensions entre cultures savantes et populaires mais aussi des phénomènes d’hybridation des logiques associées aux différents types de connaissances et de savoirs (Moore, 1997).

Cette dimension invite aussi à interroger les formes d’appropriation et de réception du patrimoine sportif dans les institutions muséales, selon les modalités scénographiques (dispositifs immersifs et participatifs, scénographies interactives…), qui conditionnent la manière dont les publics — visiteurs de musées, supporters, habitants ou pratiquants — perçoivent, interprètent et s’approprient le patrimoine sportif. Les effets produits peuvent relever de registres mémoriels, émotionnels ou identitaires, tant du côté de la conception que de la réception (Crenn & Vilatte, 2020). Dans cette perspective, l’enjeu est d’analyser la pluralité des publics et des régimes de mémoire, de l’expérience muséale à la mémoire intime, en passant par les pratiques médiatiques ou numériques, qui prolongent, commentent ou réinventent la mise en récit patrimoniale. Comme le souligne Patrick Mignon (2006), « peuton conclure que le public du patrimoine sportif se tiendrait entre, d’un côté, les tenants, plutôt jeunes et populaires, de la culture d’accompagnement et, de l’autre, les sportifs appartenant à des groupes de statut social plus élevé, notamment en termes de diplôme, plus portés à tirer parti d’une offre muséale et des mises en perspective savante des faits sociaux ? ».

Les propositions de l’axe 2 pourront ainsi interroger la diversité des formes de valorisation et de médiation du patrimoine sportif — qu’elles relèvent des institutions muséales, des initiatives amateurs ou des événements commémoratifs — afin d’analyser comment s’y rejouent les rapports de légitimité, les modes d’appropriation des publics, les rapports de genre et les tensions entre cultures savantes et populaires. Il s’agira de montrer en quoi les formes de médiation dépassent l’espace muséal : elles s’incarnent dans des expositions temporaires, des parcours urbains, des dispositifs numériques ou encore des campagnes de communication patrimoniale.

Axe 3 : Au-delà du sport : les enjeux contemporains des patrimonialisations sportives

La patrimonialisation du sport s’inscrit enfin dans des dynamiques plus larges, à la croisée des enjeux politiques, culturels, économiques et touristiques. Les grands événements (Jeux olympiques, Coupes du monde, championnats continentaux) constituent de puissants leviers de patrimonialisation, mobilisés pour renforcer l’image, l’attractivité et la construction identitaire des territoires. Ainsi Atout France affirme que « la France est entrée [depuis 2023] dans une phase inédite d’accueil de grands événements sportifs internationaux » qui constituent de « formidables accélérateurs d’attractivité, d’investissement et de qualité ». L’Olympiade culturelle ou les démarches de labellisation au titre du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO montrent que l’événement sportif est aussi un prétexte pour activer des mémoires locales ou nationales et produire de nouveaux patrimoines (Loudcher, Suchet & Soulier, 2023).

Ces processus empruntent largement les outils de la communication publique : signalétiques urbaines, parcours patrimoniaux, fresques, monuments commémoratifs inscrivent le sport dans l’espace public et participent à l’image de marque des villes et des régions (Debarbieux, 1995 ; Veschambre, 2007). La patrimonialisation devient ici un outil de politique urbaine et culturelle, mobilisé à la fois pour valoriser l’identité d’un territoire et pour soutenir son attractivité économique ou touristique. Elle engage une pluralité d’acteurs – institutions, clubs, collectivités, entreprises – dont les régimes de valeurs (logique culturelle, identitaire, mercantile) ne convergent pas toujours.

Pour de nombreux acteurs, notamment ceux du développement touristique, les enjeux associés au sport s’inscrivent avant tout dans une logique de valorisation économique et d’attractivité territoriale. Il s’agit d’attirer de nouveaux visiteurs en intégrant des pratiques sportives à l’offre touristique, ou en tirant parti des déplacements liés aux événements sportifs pour encourager l’allongement de la durée de séjour.

D’autres acteurs – notamment les collectivités territoriales - envisagent le sport comme un vecteur de singularisation des territoires. La conception d’événements sportifs emblématiques – tels que les grands raids ou les marathons populaires (Bessy, 2023) – contribue à la construction d’une identité locale distinctive et à l’ancrage symbolique d’une pratique dans un espace donné.

Du point de vue du mouvement sportif, l’enjeu peut se déplacer vers la consolidation de la notoriété territoriale : les équipes et clubs deviennent alors les médiateurs d’une image de territoire, participant à sa visibilité dans l’espace médiatique.

Enfin, dans une visée patrimoniale, l’articulation entre sport et culture ouvre une perspective complémentaire : il s’agit de favoriser la rencontre entre l’offre culturelle locale et les publics du sport, souvent perçus comme plus populaires et éloignés des institutions muséales, en cherchant à diversifier les formes d’accès et d’appropriation du patrimoine.

Les enjeux des patrimonialisations sportives incluent par exemple la reconversion patrimoniale des infrastructures sportives. De nombreux stades, piscines ou gymnases anciens sont aujourd’hui repensés comme lieux patrimoniaux, soit par la conservation, soit par la reconversion en équipements culturels, touristiques ou économiques. Ces processus posent la question de la durabilité des traces matérielles du sport dans la ville contemporaine, mais aussi dans le monde rural quand les jeux sportifs traditionnels et les pratiques locales sont revendiquées comme un patrimoine immatériel essentiel, porteur de mémoires et d’identités régionales. Leur reconnaissance dans les politiques culturelles ou touristiques révèle alors les tensions entre logiques globales de patrimonialisation et ancrages locaux (Vaczi & Bairner, 2024 ; Loudcher, Suchet & Soulier, 2023).

Finalement l’axe 3 interrogera la « destinée triviale » par laquelle l’objet patrimonial sportif se charge de valeur notamment au travers de ses mises en patrimoine traduisant différentes « appropriations dont il est l’objet » (Jeanneret, 2008 : 15). Il s’agira de montrer que bien audelà des enjeux sportifs, la patrimonialisation du sport convoque des enjeux politiques,

territoriaux, économiques et touristiques qui croisent des régimes de valeur diversifiés et en constante évolution.

Modalités de contribution

Envoi des propositions d’articles

Merci d’adresser vos propositions d’articles (autour de 10000 signes espaces comprises) par courriel avant le 31 janvier 2026 à :

  • Julien Auboussier : julien.auboussier[at]univ-lyon2.fr
  • Camille Bernetière-Lebeaux : camille.bernetiere-lebeaux[at]univ-lyon3.fr
  • Laurent Sébastien Fournier : laurent.fournier[at]univ-amu.fr
  • Mathias Valex : mathias.valex1[at]univ-lyon2.fr

Avec copie à :

  • Eric Triquet : eric.triquet[at]univ-avignon.fr
  • Pauline Grison : pauline.grison[at]univ-avignon.fr

Dates :

  • 31 janvier 2026 : Date limite de réception des propositions d’article
  • 14 février 2026 : Retour aux auteurs (acceptation ou refus de la proposition).
  • 5 mai 2026 : Réception des articles complets
  • Mai – Juin 2026 : Expertise des articles en double aveugle.
  • Juillet 2026 : Retour aux auteurs (acceptation ou refus de publication suite aux expertises) Janvier 2027 : Réception des versions finales des articles avec les métadonnées.
  • Juin 2027 : Publication du numéro.

La revue Culture & Musées

Culture & Musées est une revue scientifique semestrielle de recherche à comité de lecture qui pratique l’évaluation en double aveugle. Elle publie des travaux de recherche inédits portant sur les publics, les institutions et les médiations de la culture. Elle s’adresse aux chercheurs et étudiants de ces domaines ainsi qu’aux professionnels œuvrant dans le champ des musées et des patrimoines. Culture & Musées est une revue reconnue du domaine des Sciences de l’information et de la communication (71ème section CNU).

La revue est co-éditée par les Editions Universitaires d’Avignon et UGA Éditions. Elle est publiée avec les soutiens du Ministère de la Culture, de la Région Sud, de l’Institut des Sciences Humaines et Sociales du CNRS et du Centre Norbert Elias (CNE).

La revue est indexée à l’INIST et sur les bases Arts and Humanities Citation Index et CurrentContents/Arts and Humanities (Thomson Reuters), Mir@bel - Isidore.science - Web of science – Scimago - Scopus.

Culture & Musées est diffusée en version papier aux Editions Universitaires d’Avignon et en libre accès sur le portail OpenEdition : https://journals.openedition.org/culturemusees/

Références bibliographiques

Aulas (François) & Linxe (Aurélie). 2018. « Muséographier le sport ou l’exposition comme terrain de jeu », La Lettre de l’OCIM [En ligne], 175. DOI : https://doi.org/10.4000/ocim.1886 Barthes (Roland). 1957. Mythologies. Paris : Points Essais.

Bessy (Olivier). 2023. Le grand raid de la Réunion, une folle diagonale. Paris : Orphie.

Boltanski (Luc) & Thévenot (Laurent). 1991. De la justification : Les économies de la grandeur. Paris : Gallimard.

Bonnet (Valérie) & Boure (Robert). 2008. « Le rugby entre patrimoine, récit et communication. Le cas de Midi Olympique », Semen [En ligne], 26. DOI : https://doi.org/10.4000/semen.8472 Boutinet (Jean-Pierre). 2012. Anthropologie du projet. Paris : PUF.

Brohm (Jean-Marie) & Perelman (Marc). 2006. Le football, une peste émotionnelle. Paris : Folio Actuel.

Bromberger (Christian). 2002. Passions ordinaires. Paris : Fayard.

Bromberger (Christian). 2006. « De la notion de patrimoine sportif ». Les Cahiers Espaces, Patrimoine sportif et tourisme, 88, p. 8‑12.

Crenn (Gaëlle) & Vilatte (Jean-Christophe) (dir.). 2020. L’émotion dans les expositions, Culture & Musées, 36.

Chovaux (Olivier). 2023. « Le stade Félix-Bollaert à Lens : creuset d’un patrimoine sportif et minier », p. 23-32 in Héritages sportifs et dynamiques patrimoniales / sous la direction de JeanFrançois Loudcher, André Suchet & Pauline Soulier. Montpellier : Presses de la Méditerranée.

Davallon (Jean). 2006. Le don du patrimoine : Une approche communicationnelle de la patrimonialisation. Paris : Hermès science publications, Lavoisier.

Davallon (Jean). 2015. « Mémoire et patrimoine : pour une approche des régimes de patrimonialisation”, in Mémoire et nouveaux patrimoines / sous la direction de Cécile Tardy et Vera Dodebei, OpenEdition Press.

Debarbieux (Bernard). 1995. « Le lieu, le territoire et trois figures de rhétorique », L’Espace géographique, 24(2), p. 97-112

Defrance (Jacques). 1995. Sociologie du sport. Paris : La Découverte.

Derèze (Gérard). 2009. « Le récit sportif hautement médiatisé : quelques réflexions ». Les cahiers du journalisme, n° 19, p. 90-99.

Duret (Pascal) (dir.). 2011. Faire équipe. Paris : Armand Colin.

Elias (Norbert), Dunning (Eric). 1986. Sport et civilisation, la violence maîtrisée. Paris : Fayard.

Ermisse (Gérard) (dir). 1995. « Des sports », Terrains, 25.

Flon (Émilie). 2012. Les mises en scène du patrimoine : savoir, fiction et médiation. Paris : Éd. Hermès-Lavoisier.

Gasparini (William), Wahl (Alfred). 2017. « Quand les sciences sociales se saisissent de l’euro de football ». Pôle Sud, 2, n° 47, p. 9-23.

Gastaut (Yvan). 2012. « Le sport comme patrimoine », Rencontres autour du patrimoine sportif et de la mémoire du sport.

Gastaut (Yvan). 2024. « Le patrimoine sportif : enjeu de société », Patrimoine, Institut national du patrimoine, 19, p. 9-13.

Jeanneret (Yves). 2008. Penser la trivialité, volume I, “La vie triviale des êtres culturels”, Paris : Hermès Lavoisier.

Lamothe (Mathilde). 2014. « « Passions ordinaires » ou nouveaux objets patrimoniaux ? Réflexions sur les liens entre sport et patrimoine culturel immatériel ». Ethnologies, vol. 36, 12, p. 405-431.

Legendre (Pierre). 2004. L’inestimable objet de transmission. Paris : Fayard. Loudcher (JeanFrançois), Suchet (André), Soulier (Pauline). 2022. Héritages sportifs et dynamiques patrimoniales. Montpellier : Presses universitaires de la Méditerranée. https://doi.org/10.4000/books.pulm.20397

Loudcher (Jean-François), Suchet (André) et Soulier (Pauline) (dir.). 2023. Héritages olympiques et patrimoine des événements sportifs. Promesse, mémoire et enjeux. Montpellier : Presses universitaires de la Méditerranée.

Marchis-Mouren (Laure). 2014. « Entre sport, spectacle et tradition : la course de taureaux de Camargue ». Communication & langages, 181 (3), p. 53-64.

Mignon (Patrick). 2006. « De l’identification des publics du patrimoine sportif ». Les cahiers espaces, « Patrimoine sportif et tourisme », p. 16-22.

Moore (Kevin). 1997. Museums and Popular Culture. London/Washington : Cassell.

Nora (Pierre) (dir.). 1989. Les lieux de mémoire. Paris : Gallimard.

Perelman (Marc). 2021. 2024. Les jeux olympiques n’ont pas eu lieu. Bordeaux : Éditions du Détour.

Perelman (Marc). 2009. « Pékin 2008 Les Jeux olympiques du néocolonialisme ». Outre-Terre, 21, p. 89-105.

Pociello (Christian). 1999. Les cultures sportives. Pratiques, représentations et mythes sportifs. Paris : Presses Universitaires de France.

Ricoeur (Paul). 1983. Temps et récit. 1. Paris : Éditions du Seuil.

Vaczi (Mariann), Bairner (Alan) (dir.). 2024. Indigenous, Traditional and Folk Sports. Contesting Modernities. Londres/New York : Routledge.

Veschambre (Vincent). 2007. « Patrimoine : Un objet révélateur des évolutions de la géographie et de sa place dans les sciences sociales ». Annales de géographie, 656(4), p. 361‑381. https://doi.org/10.3917/ag.656.0361

Vigarello (Georges). 2001. « Le tour de France », p. 112-126 in Les lieux de mémoire, t. 3, sous la dir. de Pierre Nora. Paris : Gallimard.

Vigarello (Georges). 2002. Du jeu ancien au show sportif. La naissance d’un mythe. Paris : Éditions du Seuil.

Wille (Fabien), Schoch (Lucie). 2024. « Le journaliste de sport : un acteur de société en mutation ». Études de communication, 62(1), p. 9-19.


Date(s)

  • Saturday, January 31, 2026

Attached files

Keywords

  • patrimonialisation, sport, médiation, mémoire, territoires

Information source

  • Pauline GRISON
    courriel : pauline [dot] grison [at] univ-avignon [dot] fr

License

CC0-1.0 This announcement is licensed under the terms of Creative Commons CC0 1.0 Universal.

To cite this announcement

« La patrimonialisation du sport : dispositifs, publics et territoires », Call for papers, Calenda, Published on Thursday, November 27, 2025, https://doi.org/10.58079/158cg

Archive this announcement

  • Google Agenda
  • iCal
Search OpenEdition Search

You will be redirected to OpenEdition Search