Announcement
Argumentaire
Les économies qui se construisent autour des restes – déchets, invendus, surplus, rebuts, matières usagées – prennent une place croissante dans les pays du Sud. Loin d’être périphériques, elles se révèlent centrales pour comprendre les reconfigurations contemporaines du travail, les formes d’organisation populaire, les politiques urbaines et environnementales, ainsi que les rapports de pouvoir dans la mondialisation des matières et des marchés.
Ce dossier s’inscrit dans une filiation de travaux francophones qui, au cours de la dernière décennie, ont renouvelé les approches des restes, des déchets et des pratiques de requalification dans les sciences sociales (Bertolini, 1978 ; Beaune, 1979). Il prend appui sur trois jalons majeurs issus du contexte français : l’exposition Vies d’ordures. De l’économie des déchets présentée au MuCEM en 2017, le dossier thématique Réparer le monde publié par la revue Techniques & Culture (Furniss, Joulian, Tastevin, 2016), et l’ouvrage collectif dirigé par Elisabeth Anstett et Nathalie Ortar, La deuxième vie des objets (2015). Ces travaux ont en commun d’avoir exploré la matérialité sociale des rebuts, les usages secondaires des objets, et les formes de réparation, de récupération ou de bricolage à travers une grande diversité de terrains. Le présent dossier propose d’en prolonger les intuitions théoriques tout en les déplaçant vers les pays du Sud, afin d’interroger les formes d’économie du recyclage dans des contextes marqués par la précarité des services publics, l’informalité du travail, et les tensions liées aux circulations globales des déchets et des normes environnementales. Il s’ancre également dans la dynamique des réflexions portées par le réseau interdisciplinaire « Déchets, valeurs et sociétés », qui explore la pluralité des usages, représentations et régulations des restes dans les sociétés contemporaines, à l’interface entre économie, sciences sociales, écologie et innovation ; il dialogue donc avec les approches de transition écologique (Lazaric, 2023), les inégalités environnementales liées aux infrastructures de gestion (Durand, 2010), et les formes de politisation citoyenne autour des restes (Hajek, 2021).
Il s’agit ainsi de mettre en perspective ces approches francophones avec des travaux anglophones très nombreux, issus notamment des discard studies, des recherches en écologie politique, ou des études critiques sur l’économie circulaire, que nous mobiliserons dans la suite de l’état de la question. Plusieurs travaux récents se sont penchés sur le secteur de la récupération et ont abordé l’économie circulaire dans une perspective critique (Corteel, 2024 ; Durand, 2024 ; Gregson, 2023 ; O’Neil, 2019 ; Norris, 2019 ; Koszewska, 2018 ; etc.). Les travaux anglophones rassemblés sous l’étiquette des discard studies ont renouvelé l’analyse critique des restes en les replaçant dans les logiques globales de consommation, de circulation des matières et de production d’inégalités (Liboiron, 2021 ; Lepawsky, 2018). Ces recherches, majoritairement issues de la géographie humaine, de l’anthropologie et des études environnementales, ont permis de déconstruire l’apparente neutralité des dispositifs de gestion des déchets et de révéler les tensions systémiques qui les sous-tendent. Josh Lepawsky (2018) a proposé une analyse fine des circuits transnationaux du rebut (en particulier les déchets électroniques), en montrant comment ceux-ci sont produits, déplacés, triés et revalorisés selon des logiques qui articulent géopolitique, infrastructures et asymétries économiques. Kate O’Neill (2019), analyse les politiques globales du déchet et de leurs contradictions, tout en soulignant les enjeux d’externalisation des pollutions vers les pays du Sud. Ces analyses rejoignent celles de Jennifer Clapp (2001), qui documente précisément le transfert des déchets dangereux des pays riches vers les pays pauvres. Sur un plan plus théorique, Zsuzsa Gille (2007) a montré que les déchets ne sont pas seulement des matières marginales, mais des objets au cœur des régimes politiques et économiques : leur définition, leur invisibilisation ou leur valorisation participent à la production de l’ordre social.
Ces travaux abordent notamment le recyclage des restes et leur circulation (Gregson & Crang, 2010 ; Gregson et al., 2015) sous formes de déchets de différents types : déchets plastiques, de déchets électroniques (e-waste), déchets textiles, déchets dangereux (Pellow, 2007) et toxiques (Rublack, 1989 ; Kempel 1999), déchets ménagers, déchets municipaux (Zapata M.-J. & Hall M., 2013), etc. Ces circulations vont souvent des centres urbains vers les périphéries, ou des villes vers les campagnes (Gille, 2007, 2010), les circulations Nord-Sud des restes sont de plus en plus analysés. Analysant les flux des déchets électroniques, Josh Lepawsky (2019) démystifie l’idée simpliste d’un flux unidirectionnel Nord-Sud, car c’est parfois plus complexe qu’il n’y paraît, mais confirme des tendances asymétriques. Avec la circulation des déchets plastiques, Max Liboiron (2021) montre comment les formes de gestion des déchets, même sous couvert de recyclage ou de science « neutre », peuvent perpétuer des logiques de domination (Liboiron & Lepawsky, 2022). Les analyses de Hecht Gabrielle (2012) qui documentent les effets toxiques de l’industrie nucléaire dans plusieurs pays africains, avec une approche fine sur les résidus et les infrastructures coloniales du nucléaire, rejoint celles de Kate O’Neil (2001) sur de l’exportation des déchets dangereux, et les conflits environnementaux dans plusieurs pays du Sud (Clapp, 2001).
Loin de se limiter à des solutions techniques, les processus de recyclage, de traitement ou de circulation des restes soulèvent des questions fondamentales sur les modèles de développement, les rapports Nord-Sud, les économies populaires et les formes d’innovation sociale (Anstett & Ortar, 2015). En effet, les économies des restes sont appréhendées le plus souvent à l’échelle locale (Ayimpam, 2024 ; Bouju, 2010), mais elles s’insèrent parfois dans des dynamiques transnationales de circulation des matières et des objets, en particulier depuis les pays du Nord vers ceux du Sud : flux de vêtements de seconde main (Durant, 2024 ; Bertolini, 2006 ; Bredeloup & Lombard, 2008 ; Brooks, 2013), de déchets électroniques, de plastiques recyclables (Anantharaman, 2024), mais aussi transferts de normes environnementales, d’expertise technique ou de modèles de gouvernance. Ces circulations soulèvent des tensions : elles produisent à la fois des opportunités économiques et des formes de dépendance, mais aussi de nouvelles injustices sociales et territoriales (Cirelli & Florin, 2015).
Le dossier voudrait également interroger la dimension politique des restes à travers les rapports différenciés d’accès, de contrôle et de valorisation. S’inspirant de la théorie de l’accès (Ribot & Peluso, 2003), il s’agit d’analyser qui détient le pouvoir d’usage ou de transformation des restes, sans nécessairement en être propriétaire. Cette approche permet d’éclairer les tensions entre acteurs populaires, entreprises privées et institutions publiques dans la régulation des restes, en mobilisant aussi la réflexion sur la possible communalisation des déchets (Cavé, 2018 ; 2015). En tenant compte des tensions entre survie économique, risques sanitaires et objectifs environnementaux, une attention particulière sera portée aux ambivalences vécues par les acteurs de la récupération, comme en témoignent notamment les recherches de Mikaëla Le Meur (2021) sur les circuits du plastique au Vietnam.
Ce dossier voudrait ainsi inscrire également l’analyse des économies du reste dans des dynamiques globales : mondialisation des matières et des chaînes de valeur, politiques publiques de gestion des déchets, entreprises sociales autour de la réutilisation des objets mis au rebut, conflits socio-environnementaux, justice climatique, transitions écologiques, etc. En effet, les restes cristallisent aussi des enjeux géopolitiques majeurs, en tant que matière circulante entre zones de consommation et zones de traitement, participant ainsi à ce qu’on appelle « l’impérialisme des rebuts » ou « colonialisme des déchets » (Liboiron, 2021). Il s’agit de rendre visibles les échelles multiples – international, régional, national, local – (Martínez et al, 2021) à travers lesquelles ces circulations sont régulées, négociées, parfois contestées.
Dans les contextes du Sud global où les systèmes formels de gestion des restes sont souvent très limités, les pratiques de récupération, de réemploi et de recyclage sont portées par une diversité d’acteurs : collectivités territoriales, récupérateurs informels, coopératives de ramasseurs, entrepreneurs locaux, ONG, etc. Ceux-ci répondent à des enjeux de service public et de durabilité environnementale mais aussi d’insertion sociale et d’emploi, voire de survie économique dans des situations souvent marquées par la précarité, l’illégalité, voire l’exclusion. Cependant, là où l’on observe fragilité et vulnérabilité, on constate aussi la résistance des opérateurs d’un « travail écologique », notamment par le biais des mobilisations autour de conditions équitables pour les fermetures des décharges à ciel ouvert où ils exercent, en général, le « sale boulot » du tri de rejets (Gregson et al, 2016 ; Zimring, 2004). Les travaux de Leal (2024) ou de Gutberlet (2016) au Brésil, montrent par exemple comment la catégorie des collecteurs et des trieurs des matériaux recyclables surmonte les barrières herméneutiques pour négocier avec les gouvernements locaux des actions publiques afin de promouvoir l’entrepreneuriat des récupérateurs. Ces pratiques s’inscrivent dans un contexte où le paradigme de l’économie circulaire gagne en visibilité à l’échelle internationale. Toutefois, les pratiques de réemploi, de recyclage ou de valorisation dans le Sud global se développent souvent en marge des modèles normatifs élaborés au Nord global, car ils répondent à d’autres logiques : besoins de subsistance, absence de services publics efficaces, économie informelle et savoir-faire locaux (Ayimpam, 2024). L’objectif est d’interroger la circulation, l’appropriation ou la mise en tension du référentiel de l’économie circulaire dans les pays du Sud, en confrontant ses promesses à la réalité des pratiques et des rapports de pouvoir locaux.
Le dossier vise ainsi à interroger ces formes d’économie à partir de trois grands types d’enjeux :
- Environnementaux, en questionnant la place réelle du recyclage dans les politiques de transition écologique au Sud, et les conflits d’usage ou d’accès aux ressources résiduelles, mais également à travers la contribution potentielle de ces politiques à la réduction des volumes de déchets, à la durabilité des ressources et à la transition écologique.
- Socio-économiques, en analysant le travail de récupération sous ses formes concrètes, entre précarité, informalité et créativité sociale ; elles mobilisent des formes d’emploi souvent informelles, précaires ou populaires, mais aussi des logiques d’entraide, d’insertion ou de création de valeur à partir de matériaux considérés comme sans valeur.
- Politiques, en mettant en lumière les jeux d’acteurs autour de la régulation de « l’économie des restes et du recyclage » ; les rapports de force entre économie populaire et entreprises privées, et les dispositifs d’inclusion ou d’invisibilisation. Elles s’inscrivent souvent dans des systèmes de régulation inégalement structurés, révélant les tensions entre gouvernance publique, intérêts privés, dispositifs d’économie circulaire et logiques populaires de subsistance.
L’objectif de ce dossier est de réunir des travaux empiriques et théoriques qui documentent, comparent et problématisent ces économies des restes à partir d’enquêtes situées dans les pays du Sud, tout en tenant compte des circulations et des influences croisées avec les pays du Nord. Ces « restes » peuvent prendre des formes variées, que le dossier entend envisager de manière ouverte et plurielle. On s’intéressera notamment :
- aux déchets solides et liquides (ménagers, eaux usées, huiles usagées, plastiques, déchets alimentaires, déchets électroniques, déchets dangereux) ;
- aux objets de seconde main (vêtements, équipements domestiques, véhicules, mobilier, livres…) ;
- aux rebuts industriels ou agricoles (sous-produits, surplus, invendus, restes de transformation) ;
- aux déchets biomédicaux ou sanitaires (restes pharmaceutiques, matériels hospitaliers usagés) ;
- aux rebuts issus de catastrophes, de conflits ou de politiques publiques (démolitions, expropriations, destructions de stocks…) ;
- aux matières résiduelles valorisées (compost, engrais, biodéchets, boues,) ;
- aux restes invisibilisés ou marginalisés (déchets humains, excretats, sanitaires, organiques, stigmatisés) ;
- et plus largement à toute matière, substance, objet ou produit disqualifié, relégué ou requalifié, dont la valeur, l’usage ou la légitimité sont socialement contestés ou reconstruits.
Il s’adresse à des chercheur·es en sciences sociales (sociologie, économie, anthropologie, géographie, science politique, histoire, droit, etc.) qui interrogent dans une perspective critique les liens entre les restes et le développement, ainsi que les inégalités et les résistances au recyclage. Il entend ainsi inscrire l’étude des socio-économies des restes, du recyclage et de la récupération dans une perspective transversale, en les resituant dans les dynamiques plus larges de la mondialisation des flux (matériels, financiers, normatifs), des politiques de développement durable, de la justice environnementale ou encore de l’innovation sociale. Il s’agit de ne pas naturaliser la catégorie de « déchet », mais d’en comprendre les usages, les trajectoires et les enjeux à travers les rapports de pouvoir qui les traversent.
Axes thématiques proposés
Les contributions attendues s’organiseront autour de plusieurs axes complémentaires, susceptibles d’accueillir des contributions ancrées dans différents contextes du Sud global, tout en tenant compte des circulations, influences ou effets des dynamiques globales :
Axe 1 – Travail, informalité et acteurs du recyclage populaire
Cet axe propose d’inviter à documenter les trajectoires, les pratiques et les formes d’organisation des récupérateurs, trieurs, chiffonniers, ferrailleurs, ramasseurs, associations/coopératives. Il s’agira d’examiner :
- La division du travail dans les chaînes de récupération,
- Les formes d’économie morale ou politique qui les sous-tendent,
- Les dynamiques d’inclusion, d’exploitation ou de reconnaissance,
- Les relations entre acteurs populaires, ONG, municipalités ou entreprises privées,
- La valorisation des déchets (réparation, recyclage, réutilisation).
L’accent pourra être mis sur les stratégies d’autonomisation, de résistance ou de mobilisation collective.
Axe 2 – Acteurs, régulations et politiques de la gestion des déchets
Cet axe propose de se pencher sur les politiques publiques de traitement et de gestion des restes dans les villes du Sud, publiques non pas de façon isolée mais en articulation avec les entreprises privées, les acteurs informels et les dispositifs mixtes de régulation.
- Comment sont conçues, mises en œuvre et justifiées les politiques de collecte, tri, valorisation ?
- Quels sont les modèles dominants (publics, privés, hybrides), et comment intègrent-ils (ou non) les acteurs informels ?
- Quelles formes de gouvernance se dessinent à travers ces dispositifs (participation, exclusion, conflits d’intérêt) ?
L’objectif est de saisir les enjeux politiques et institutionnels qui structurent ces économies du recyclage.
Axe 3 – Circulations globales des restes et marchés transnationaux
Cet axe propose d’interroger les logiques de circulation des « restes » à l’échelle internationale, notamment du Nord vers le Sud :
- Exportation de vêtements de seconde main, de plastiques ou de déchets électroniques
- Importation de dispositifs techniques, de normes ou de labels environnementaux
- Rôle des intermédiaires, zones grises de la régulation, conflits commerciaux ou sanitaires
- Etc.
Les contributions pourront mettre en lumière les chaînes de valeur, les logiques de dépendance ou de subordination, mais aussi les appropriations locales de ces flux.
Axe 4 –Représentations du rebut, écologies sociales et imaginaires de la durabilité
Enfin, ce dernier axe propose d’ouvrir sur des approches critiques, d’explorer les dimensions symboliques, culturelles et politiques des restes et des rebuts, en interrogeant :
- Les représentations sociales, les catégorisations morales ou esthétiques (sale, utile, noble, dangereux, recyclable).
- Les imaginaires sociaux, politiques, environnementaux ou marchands associés aux pratiques de récupération : durabilité, abondance, rareté, toxicité, peur, mépris, espoir ou contestation.
- Les écologies populaires, les tensions entre promesses de l’économie circulaire et réalités sociales.
- Les luttes territoriales liées à l’implantation de centres de tri, de décharges ou d’installations industrielles, les conflits autour des lieux et symboles du rebut : décharges, ressourceries, marchés populaires de la seconde main et des rebuts importés (électronique, électrique, fripes, mécanique, équipement domestique, etc.).
Les travaux abordant la justice environnementale, les épistémologies du Sud ou les écologies populaires seront ici bienvenus.
Proposition d’une rubrique documentaire
En complément des articles scientifiques, les coordinatrices envisagent d’ouvrir une rubrique documentaire en fin de dossier, afin de valoriser des matériaux ethnographiques, visuels ou sonores sur les pratiques de recyclage et les formes de vie autour des déchets.
Modalités de soumission
Envoi de la proposition d’article
Les auteur·e·s s’engagent à lire la ligne éditoriale de la Revue internationale des études du développement et s’engagent à respecter la charte éthique. Le processus de sélection se déroule comme suit selon les dates indiquées dans le calendrier de production ci-dessous. Les auteur·e·s envoient un résumé, en français, anglais ou espagnol, présentant le projet d’article en environ 8 000 signes, espaces comprises, soit environ 1 000 mots ou deux pages.
Le fichier Word du résumé, intitulé « NOM DE L’AUTEUR-Proposition-264 », comprend :
- Le titre : court et précis, de 70 signes maximum (avec possibilité d’ajouter un sous- titre)
- La question de recherche, le cadre théorique, le terrain étudié, les principaux résultats
- Une bibliographie (hors du décompte des signes).
Un second fichier Word, intitulé « NOM DE L’AUTEUR-Infos » indique de manière exhaustive les noms et prénoms des auteur·e·s, leur discipline, statut, rattachement institutionnel, adresses courriel, l’indication de l’auteur correspondant.
Ces éléments sont indispensables à l’examen de la proposition d’article. L’adéquation de la proposition à l’appel à contributions est vérifiée par les coordinateurs·trices et la rédaction en chef de la revue.
Envoi de l’article
Les auteur·e·s dont les propositions d’article ont été sélectionné·e·s à l’étape précédente s’engagent à envoyer une première version de leur article qui doit impérativement correspondre aux normes de la revue, indiquées à cette page : consignes aux auteurs (disponible en français, anglais, espagnol).
Les articles (de 45 000 signes environ, espaces comprises, hors résumé et bibliographie), pourront être rédigés en français, anglais ou espagnol. Ils doivent être originaux. Ils pourront toutefois avoir fait l’objet de communications à un colloque (avec actes), à condition d’être réadaptés au format exigé par la Revue internationale des études du développement.
Les articles sont alors soumis à une lecture en double-aveugle auprès de deux évaluateurs spécialistes et extérieurs à la revue.
Les références citées doivent être présentées selon le format indiqué à cette page : Normes bibliographiques (format APA).
Calendrier de production
Les auteur·e·s s’engagent à respecter le calendrier indiqué par la rédaction.
Les propositions d’articles sont à soumettre aux adresses ci-dessous :
- ayimpam@gmail.com
- sayoleal@gmail.com
- revdev@univ-paris1.fr,
avant le 15 avril 2026.
- Les auteur·e·s présélectionné·e·s par les coordinateur.ice.s et le comité de rédaction seront prévenu·e·s par l’équipe de la revue la semaine du 5 mai 2025.
- Les premières versions des articles, conformes aux consignes aux auteur·e·s de la revue, seront envoyées par les auteur·e·s aux courriels précités avant le 11 juillet 2026.
- Le processus d’évaluation durera quelques mois, chaque article - anonyme - sera soumis à une double lecture aveugle par des relecteurs extérieurs à la revue, experts sur le sujet traité, et la sortie en librairie de ce n°264 2027-2 est prévue pour juin 2027.
Coordination du numéro
- Sylvie Ayimpam, chercheuse affiliée à l’Institut des Mondes Africains (IMAf) en anthropologie et chargée de cours à l’Université d’Aix-Marseille, France
- Sayonara Leal, professeure associée en sociologie, Département de sociologie, Université de Brasília (UnB), Brésil
Bibliographie indicative
Anantharaman M., 2024, « Les ramasseurs de déchets, grands perdants du récit dominant sur la pollution plastique ». MIT Press. The Conversation. Publié : 1 décembre 2024, 16:09 CET.
Anstett É., Ortar N., 2015. La deuxième vie des objets. Recyclage et récupération dans les sociétés contemporaines. Paris, Éditions Petra.
Ayimpam S., 2024, « Recycler les rebuts textiles. Organisation et savoir-faire dans le tri de la fripe à Lomé (Togo) », EchoGéo [En ligne], 70 | 2024.
Beaune J.-C. (dir.), 1999. Le déchet, le rebut, le rien. Seyssel, Champs Vallon.
Bertolini G., 2006. « Les vêtements d’occasion et leurs pérégrinations. » Géographie et cultures [En ligne], n° 56.
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Cavé J., 2015, La ruée vers l’ordure. Conflits dans les mines urbaines de déchets, Paris, Presses Universitaires de Rennes.
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Cirelli Claudia, Maccaglia Fabrizio, 2022, « Les déchets, un secteur pour appréhender les asymétries et les relations de pouvoir inhérentes aux interdépendances ? », entretien avec Caillaud Kevin, Nessi Hélène, Rulleau, Bénédicte, Flux n° 128 DOI: 10.3917/flux1.128.0075
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Argument
Economies built around leftovers – waste, unsold goods, surplus, scrap, used materials – are becoming increasingly important in countries in the Global South. Far from being peripheral, they are central to understanding contemporary reconfigurations of work, forms of popular organisation, urban and environmental policies, and power relations in the globalisation of materials and markets.
This dossier is part of a series of French-language works that, over the last decade, have renewed approaches to leftovers, waste and requalification practices in the social sciences (Bertolini, 1978; Beaune, 1979). It draws on three major milestones from the French context: the exhibition Vies d'ordures. De l’économie des déchets (Lives of Rubbish: The Economy of Waste) presented at the MuCEM in 2017, the thematic dossier Réparer le monde (Repairing the World) published by the journal Techniques & Culture (Furniss, Joulian, Tastevin, 2016), and the collective work edited by Elisabeth Anstett and Nathalie Ortar, La deuxième vie des objets (The Second Life of Objects) (2015). These works share a common focus on exploring the social materiality of waste, the secondary uses of objects, and forms of repair, recovery, and DIY across a wide variety of fields. This dossier proposes to extend these theoretical insights while shifting them to the Global South in order to examine forms of recycling economies in contexts marked by precarious public services, informal labour, and tensions related to the global circulation of waste and environmental standards. It is also rooted in the dynamic reflections of the interdisciplinary network ‘Waste, Values and Societies’, which explores the plurality of uses, conceptions and regulations of waste in contemporary societies, at the interface between economics, social sciences, ecology and innovation. It therefore engages in dialogue with approaches to ecological transition (Lazaric, 2023), environmental inequalities linked to management infrastructures (Durand, 2010), and forms of citizen politicisation around waste (Hajek, 2021).
The aim is to put these French-language approaches into perspective with the wealth of English-language work, particularly in the fields of discard studies, political ecology research and critical studies on the circular economy, which we will draw on in the rest of this overview. Several recent studies have focused on the recovery sector and approached the circular economy from a critical perspective (Corteel, 2024; Durand, 2024; Gregson, 2023; O'Neil, 2019; Norris, 2019; Koszewska, 2018; etc.). English-language studies grouped under the label of discard studies have renewed the critical analysis of waste by placing it within the broader context of consumption, material circulation and the production of inequalities (Liboiron, 2021; Lepawsky, 2018). This research, mainly from the fields of human geography, anthropology and environmental studies, has deconstructed the apparent neutrality of waste management systems and revealed the systemic tensions that underlie them. Josh Lepawsky (2018) has offered a detailed analysis of transnational waste circuits (particularly electronic waste), showing how waste is produced, transported, sorted and recycled according to logic that combines geopolitics, infrastructure and economic asymmetries. Kate O'Neill (2019) analyses global waste policies and their contradictions, while highlighting the challenges of outsourcing pollution to countries in the Global South. These analyses echo those of Jennifer Clapp (2001), who documents in detail the transfer of hazardous waste from rich countries to poor countries. On a more theoretical level, Zsuzsa Gille (2007) has shown that waste is not just marginal material, but objects at the heart of political and economic regimes: their definition, invisibility or valorisation contribute to the production of social order.
This research focuses in particular on the recycling of waste and its circulation (Gregson and Crang, 2010; Gregson et al., 2015) in the form of various types of waste: plastic waste, electronic waste (e-waste), textile waste, hazardous waste (Pellow, 2007) and toxic waste (Rublack, 1989; Kempel 1999), household waste, municipal waste (Zapata M.-J. & Hall M., 2013), etc. These flows often go from urban centres to the peripheries, or from cities to the countryside (Gille, 2007, 2010), and North-South flows of waste are increasingly being analysed. Analysing electronic waste flows, Josh Lepawsky (2019) debunks the simplistic idea of a unidirectional North-South flow, as it is sometimes more complex than it appears, but confirms asymmetrical trends. With regard to the circulation of plastic waste, Max Liboiron (2021) shows how forms of waste management, even under the guise of recycling or “neutral” science, can perpetuate logics of domination (Liboiron & Lepawsky, 2022). Hecht Gabrielle's (2012) analyses, which document the toxic effects of the nuclear industry in several African countries, with a detailed approach to nuclear waste and colonial infrastructure, echo those of Kate O'Neil (2001) on the export of hazardous waste and environmental conflicts in several countries in the Global South (Clapp, 2001).
Far from being limited to technical solutions, the processes of recycling, treating or circulating waste raise fundamental questions about development models, North-South relations, popular economies and forms of social innovation (Anstett & Ortar, 2015). Indeed, waste economies are most often understood at the local level (Ayimpam, 2024; Bouju, 2010), but they are sometimes part of transnational dynamics of material and object circulation, particularly from Northern to Southern countries: flows of second-hand clothing (Durant, 2024; Bertolini, 2006; Bredeloup & Lombard, 2008; Brooks, 2013), electronic waste, recyclable plastics (Anantharaman, 2024), but also transfers of environmental standards, technical expertise and governance models. These flows give rise to tensions: they produce both economic opportunities and forms of dependency, but also new social and territorial injustices (Cirelli & Florin, 2015).
This dossier also seeks to examine the political dimension of waste through the differentiated relationships of access, control, and recovery. Drawing on access theory (Ribot & Peluso, 2003), it analyses who has the power to use or transform waste, without necessarily owning it. This approach sheds light on the tensions between grassroots actors, private companies and public institutions in the regulation of waste, while also drawing on reflections on the possible communalisation of waste (Cavé, 2018; 2015). Taking into account the tensions between economic survival, health risks and environmental objectives, particular attention will be paid to the ambivalence experienced by those involved in waste recovery, as evidenced in particular by Mikaëla Le Meur's research (2021) on plastic circuits in Vietnam.
This dossier also aims to place the analysis of the economies of waste within a global context: the globalisation of materials and value chains, public waste management policies, social enterprises focused on the reuse of discarded objects, socio-environmental conflicts, climate justice, ecological transitions, etc. Indeed, waste also crystallises major geopolitical issues, as it circulates between areas of consumption and areas of treatment, thus contributing to what is known as ‘waste imperialism’ or ‘waste colonialism’ (Liboiron, 2021). The aim is to highlight the multiple scales – international, regional, national, local – (Martínez et al., 2021) through which these flows are regulated, negotiated and sometimes contested.
In the Global South, where formal waste management systems are often very limited, waste recovery, reuse and recycling practices are carried out by a variety of actors: local authorities, informal waste collectors, waste collector cooperatives, local entrepreneurs, NGOs, etc. These actors address issues of public service and environmental sustainability, but also social integration and employment, and even economic survival in situations often marked by precariousness, illegality and even exclusion. However, where fragility and vulnerability are observed, we also see the resilience of those engaged in ‘ecological work’, particularly through their mobilisation around fair conditions for the closure of open dumps where they generally do the ‘dirty work’ of sorting waste (Gregson et al., 2016; Zimring, 2004). The work of Leal (2024) and Gutberlet (2016) in Brazil, for example, shows how recyclable material collectors and sorters overcome hermeneutic barriers to negotiate public actions with local governments to promote waste picker entrepreneurship. These practices are part of a context in which the circular economy paradigm is gaining visibility internationally. However, reuse, recycling, and recovery practices in the Global South often develop on the margins of the normative models developed in the Global North, as they respond to other logics: subsistence needs, lack of effective public services, informal economy and local know-how (Ayimpam, 2024). The aim is to examine the circulation, appropriation, and tensions surrounding the circular economy framework in Southern countries, by comparing its promises with the reality of local practices and power relations.
The dossier thus aims to examine these forms of economy from the perspective of three main types of issues:
- Environmental, by questioning the real place of recycling in ecological transition policies in the Global South, and conflicts over the use of or access to residual resources, but also through the potential contribution of these policies to reducing waste volumes, resource sustainability and ecological transition.
- Socio-economic, by analysing the work of recovery in its concrete forms, between precariousness, informality and social creativity; these mobilise forms of employment that are often informal, precarious, or popular, but also logics of mutual aid, integration, or value creation from materials considered worthless.
- Political, highlighting the interplay of actors around the regulation of the ‘economy of leftovers and recycling’; the power relations between the popular economy and private companies, and mechanisms for inclusion or invisibilisation. They are often part of unevenly structured regulatory systems, revealing tensions between public governance, private interests, circular economy mechanisms and popular subsistence practices.
The aim of this dossier is to bring together empirical and theoretical work that documents, compares and problematises these economies of leftovers based on surveys conducted in countries of the Global South, while taking into account the circulation and cross-influences with countries of the Global North. These ‘leftovers’ can take various forms, which the dossier intends to consider in an open and pluralistic manner. We will focus in particular on:
- solid and liquid waste (household waste, wastewater, used oil, plastics, food waste, electronic waste, hazardous waste);
- second-hand goods (clothing, domestic equipment, vehicles, furniture, books, etc.);
- industrial or agricultural waste (by-products, surpluses, unsold goods, processing residues);
- biomedical or sanitary waste (pharmaceutical residues, used hospital equipment);
- waste resulting from disasters, conflicts or public policies (demolitions, expropriations, destruction of stocks, etc.);
- recovered residual materials (compost, fertiliser, bio-waste, sludge);
- invisible or marginalised waste (human waste, excreta, sanitary waste, organic waste, stigmatised waste);
- and more broadly, any material, substance, object, or product that has been disqualified, relegated or reclassified, whose value, use, or legitimacy is socially contested or reconstructed.
It is aimed at researchers in the social sciences (sociology, economics, anthropology, geography, political science, history, law, etc.) who critically examine the links between waste and development, as well as inequalities and resistance to recycling. It thus aims to place the study of the socio-economics of waste, recycling, and recovery in a cross-cutting perspective, situating them within the broader dynamics of the globalisation of flows (material, financial, normative), sustainable development policies, environmental justice and social innovation. The aim is not to naturalise the category of “waste”, but to understand its uses, trajectories, and challenges through the power relations that shape them.
Proposed thematic areas
Contributions are expected to be organised around several complementary areas, which may include contributions rooted in different contexts in the Global South, while taking into account the circulation, influences and effects of global dynamics:
Area 1 – Work, informality, and actors in popular recycling
This theme invites contributions documenting the trajectories, practices, and forms of organisation of waste pickers, sorters, rag-and-bone men, scrap metal dealers, collectors, associations, and cooperatives. It will examine:
- The division of labour in waste recovery chains,
- The forms of moral or political economy that underpin them,
- The dynamics of inclusion, exploitation or recognition,
- The relationships between grassroots actors, NGOs, municipalities and private companies.
- Waste recovery (repair, recycling, reuse)
Emphasis may be placed on strategies for empowerment, resistance or collective mobilisation.
Axis 2 – Actors, regulations, and waste management policies
This axis proposes to examine public policies for the treatment and management of waste in cities in the Global South, not in isolation but in conjunction with private companies, informal actors and mixed regulatory mechanisms.
- How are collection, sorting, and recovery policies designed, implemented and justified?
- What are the dominant models (public, private, hybrid), and how do they integrate (or not) informal actors?
- What forms of governance emerge through these mechanisms (participation, exclusion, conflicts of interest)?
The aim is to understand the political and institutional issues that structure these recycling economies.
Axis 3 – Global circulation of waste and transnational markets
This axis proposes to examine the logic behind the international circulation of ‘waste’, particularly from North to South:
- Export of second-hand clothing, plastics or electronic waste
- Importation of technical devices, standards or environmental labels
- Role of intermediaries, grey areas of regulation, trade, or health conflicts
- Etc.
Contributions may highlight value chains, patterns of dependency or subordination, but also local appropriations of these flows.
Axis 4 – Representations of waste, social ecologies and imaginaries of sustainability
Finally, this last axis proposes to open up critical approaches, to explore the symbolic, cultural and political dimensions of leftovers and waste, by questioning:
- Social representations, moral or aesthetic categorisations (dirty, useful, noble, dangerous, recyclable).
- Social, political, environmental or commercial imaginaries associated with recovery practices: sustainability, abundance, scarcity, toxicity, fear, contempt, hope, or protest.
- Popular ecologies, tensions between the promises of the circular economy and social realities.
- Territorial struggles linked to the establishment of sorting centres, landfills or industrial facilities, conflicts around places and symbols of waste: landfills, resource centres, popular second-hand markets and imported waste (electronics, electrical goods, second-hand clothing, mechanical goods, domestic equipment, etc.).
Papers addressing environmental justice, Southern epistemologies or popular ecologies are welcome.
Proposal for a documentary section
In addition to the scientific articles, the coordinators plan to include a documentary section at the end of the dossier to showcase ethnographic, visual or audio material on recycling practices and ways of life around waste.
Participation in Issue no. 264 (2027/2) of the RIED
Submitting the proposal
The authors must submit an abstract in French, English, or Spanish, presenting their proposal in approximately 8,000 characters (with spaces), i.e. about 1,000 words or two pages.
The Word file for the abstract must be entitled “AUTHOR’S SURNAME-Proposal-264,” and must include:
- the title: short and precise, 70 characters maximum (with the possibility of adding a subtitle);
- the research question, the theoretical framework, the fieldwork, and the main results;
- the bibliographical references (not included in the character count).
For each author, a second file entitled “AUTHOR’S SURNAME-info” must include their first name and last name, their discipline, status, institutional affiliation, email address, and the name of the corresponding author.
For the proposals to be examined, it is essential that they follow these guidelines. Their suitability to the call for papers will be determined by the guest editors and the journal’s editorial board.
Submitting the paper
The authors whose proposals have been selected will be invited to send a first draft of their article, which must absolutely follow the Guidelines for Authors. The articles will then be submitted to a double-blind peer review by two external reviewers who are experts on the topic.
The articles (45,000 characters with spaces, excluding the abstract and references) may be written in French, English, or Spanish. They must be original work. They may however have been presented at a conference (with proceedings), as long as they have been adapted to the format required by the Revue internationale des études du développement, but the author must not submit their paper to another journal simultaneously.
The references cited must be presented in APA format.
Publication Calendar
The authors agree to comply with the calendar.
The proposals must be submitted to:
- ayimpam@gmail.com
- sayoleal@gmail.com
- revdev@univ-paris1.fr,
by April 15, 202.
- The authors preselected by the editors and the editorial committee will be notified by the editorial team the week of May 5, 2026.
- The first version of the article, following the journal’s guidelines for authors, must be submitted by the authors to the aforementioned email addresses by July 11, 2026.
- The evaluation process will take a few months; each – anonymous – article will be submitted to a double blind peer review by two external reviewers who are experts on the topic. Requesting a first version of the article does not constitute a commitment from the journal to publish the aforementioned article, which must be approved by the editorial committee, following the different steps in the evaluation process. No 264 2027-2 is expected to be published June 2027.
Guest editors
- Sylvie Ayimpam, researcher affiliated with the Institut des Mondes Africains (IMAf) in anthropology and lecturer at the University of Aix-Marseille, France
- Sayonara Leal, associate professor of sociology, Department of Sociology, University of Brasília (UnB), Brazil
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Argumentos
Las economías que se construyen en torno a los desechos —residuos, productos sin vender, excedentes, materiales usados— ocupan un lugar cada vez más importante en los países del Sur. Lejos de ser periféricas, resultan fundamentales para comprender las reconfiguraciones contemporáneas del trabajo, las formas de organización popular, las políticas urbanas y medioambientales, así como las relaciones de poder en la globalización de los materiales y los mercados.
Este dossier se inscribe en una línea de trabajos francófonos que, durante la última década, han renovado los enfoques sobre los desechos, los residuos y las prácticas de recalificación en las ciencias sociales (Bertolini, 1978; Beaune, 1979). Se basa en tres hitos importantes del contexto francés: la exposición Vies d'ordures. De l’économie des déchets (Vidas de basura. De la economía de los residuos), presentada en el MuCEM en 2017; el dossier temático Réparer le monde (Reparar el mundo), publicado por la revista Techniques & Culture (Furniss, Joulian, Tastevin, 2016), y la obra colectiva dirigida por Elisabeth Anstett y Nathalie Ortar, La deuxième vie des objets (La segunda vida de los objetos) (2015). Estos trabajos tienen en común haber explorado la materialidad social de los desechos, los usos secundarios de los objetos y las formas de reparación, recuperación o bricolaje a través de una gran diversidad de terrenos. El presente dossier propone prolongar las intuiciones teóricas, trasladándolas a los países del Sur, con el fin de cuestionar las formas de economía del reciclaje en contextos marcados por la precariedad de los servicios públicos, la informalidad del trabajo y las tensiones relacionadas con la circulación global de residuos y las normas medioambientales. También se basa en la dinámica de las reflexiones de la red interdisciplinaria «Residuos, valores y sociedades», que explora la pluralidad de usos, representaciones y regulaciones de los residuos en las sociedades contemporáneas, en la intersección entre la economía, las ciencias sociales, la ecología y la innovación. Por lo tanto, dialoga con los enfoques de transición ecológica (Lazaric, 2023), las desigualdades medioambientales relacionadas con las infraestructuras de gestión (Durand, 2010) y las formas de politización ciudadana en torno a los residuos (Hajek, 2021).
Se trata, por tanto, de poner en perspectiva estos enfoques francófonos con los numerosos trabajos anglófonos, procedentes en particular de los estudios sobre desechos, las investigaciones en ecología política o los estudios críticos sobre la economía circular, que movilizaremos en el resto del estado de la cuestión. Varios trabajos recientes se han centrado en el sector de la recuperación y han abordado la economía circular desde una perspectiva crítica (Corteel, 2024 ; Durand, 2024 ; Gregson, 2023 ; O’Neil, 2019 ; Norris, 2019 ; Koszewska, 2018; etc.). Los trabajos en lengua inglesa reunidos bajo la etiqueta de «discard studies» han renovado el análisis crítico de los residuos situándolos en el contexto global del consumo, la circulación de materiales y la producción de desigualdades (Liboiron, 2021 ; Lepawsky, 2018). Estas investigaciones, procedentes en su mayoría de la geografía humana, la antropología y los estudios medioambientales, han permitido deconstruir la aparente neutralidad de los sistemas de gestión de residuos y revelar las tensiones sistémicas que los sustentan. Josh Lepawsky (2018) ha propuesto un análisis detallado de los circuitos transnacionales de los residuos (en particular los residuos electrónicos), mostrando cómo se producen, transportan, clasifican y revalorizan según lógicas que articulan la geopolítica, las infraestructuras y las asimetrías económicas. Kate O'Neill (2019) analiza las políticas globales de residuos y sus contradicciones, al tiempo que destaca los retos que plantea la externalización de la contaminación hacia los países del Sur. Estos análisis coinciden con los de Jennifer Clapp (2001), que documenta con precisión la transferencia de residuos peligrosos de los países ricos a los pobres. En un plano más teórico, Zsuzsa Gille (2007) ha demostrado que los residuos no son solo materiales marginales, sino objetos que se encuentran en el centro de los regímenes políticos y económicos: su definición, su invisibilización o su valorización participan en la producción del orden social.
Estos trabajos abordan, en particular, el reciclaje de los residuos y su circulación (Gregson y Crang, 2010; Gregson et al., 2015) en forma de residuos de diferentes tipos: residuos plásticos, residuos electrónicos (e-waste), residuos textiles, residuos peligrosos (Pellow, 2007) y tóxicos (Rublack, 1989; Kempel 1999), residuos domésticos, residuos municipales (Zapata M.-J. & Hall M., 2013), etc. Estos flujos suelen ir de los centros urbanos a las periferias, o de las ciudades al campo (Gille, 2007, 2010), y cada vez se analizan más los flujos norte-sur de los residuos. Al analizar los flujos de residuos electrónicos, Josh Lepawsky (2019) desmitifica la idea simplista de un flujo unidireccional Norte-Sur, ya que a veces es más complejo de lo que parece, pero confirma las tendencias asimétricas. Con respecto a la circulación de los residuos plásticos, Max Liboiron (2021) muestra cómo las formas de gestión de los residuos, incluso bajo el pretexto del reciclaje o la ciencia «neutral», pueden perpetuar lógicas de dominación (Liboiron & Lepawsky, 2022). Los análisis de Hecht Gabrielle (2012), que documentan los efectos tóxicos de la industria nuclear en varios países africanos, con un enfoque detallado sobre los residuos y las infraestructuras coloniales de la energía nuclear, coinciden con los de Kate O'Neil (2001) sobre la exportación de residuos peligrosos y los conflictos medioambientales en varios países del Sur (Clapp, 2001).
Lejos de limitarse a soluciones técnicas, los procesos de reciclaje, tratamiento o circulación de residuos plantean cuestiones fundamentales sobre los modelos de desarrollo, las relaciones Norte-Sur, las economías populares y las formas de innovación social (Anstett & Ortar, 2015). De hecho, las economías de los residuos se abordan con mayor frecuencia a escala local (Ayimpam, 2024 ; Bouju, 2010), pero a veces se inscriben en dinámicas transnacionales de circulación de materiales y objetos, en particular desde los países del Norte hacia los del Sur: flujos de ropa de segunda mano (Durant, 2024 ; Bertolini, 2006 ; Bredeloup & Lombard, 2008 ; Brooks, 2013), de residuos electrónicos, de plásticos reciclables (Anantharaman, 2024), pero también transferencias de normas medioambientales, de conocimientos técnicos o de modelos de gobernanza. Estos flujos generan tensiones: producen oportunidades económicas y formas de dependencia, pero también nuevas injusticias sociales y territoriales (Cirelli & Florin, 2015).
El dossier también pretende cuestionar la dimensión política de los residuos a través de las diferentes relaciones de acceso, control y valorización. Inspirándose en la teoría del acceso (Ribot & Peluso, 2003), se trata de analizar quién tiene el poder de uso o transformación de los residuos, sin ser necesariamente su propietario. Este enfoque permite esclarecer las tensiones entre los actores populares, las empresas privadas y las instituciones públicas en la regulación de los residuos, movilizando también la reflexión sobre la posible comunalización de los residuos (Cavé, 2018; 2015). Teniendo en cuenta las tensiones entre la supervivencia económica, los riesgos sanitarios y los objetivos medioambientales, se prestará especial atención a las ambivalencias que experimentan los actores de la recuperación, como lo demuestran, en particular, las investigaciones de Mikaëla Le Meur (2021) sobre los circuitos del plástico en Vietnam.
Este dossier también pretende inscribir el análisis de las economías de los residuos en dinámicas globales: globalización de las materias primas y las cadenas de valor, políticas públicas de gestión de residuos, empresas sociales dedicadas a la reutilización de objetos desechados, conflictos socioambientales, justicia climática, transiciones ecológicas, etc. De hecho, los residuos también cristalizan importantes retos geopolíticos, al ser materiales que circulan entre zonas de consumo y zonas de tratamiento, participando así en lo que se denomina «imperialismo de los desechos» o «colonialismo de los residuos» (Liboiron, 2021). Se trata de visibilizar las múltiples escalas —internacional, regional, nacional, local— (Martínez et al., 2021) a través de las cuales se regulan, negocian y, en ocasiones, se cuestionan estas circulaciones.
En los contextos del Sur global, donde los sistemas formales de gestión de residuos suelen ser muy limitados, las prácticas de recuperación, reutilización y reciclaje están impulsadas por una diversidad de actores: autoridades locales, recuperadores informales, cooperativas de recolectores, empresarios locales, ONG, etc. Estos actores responden a retos de servicio público y sostenibilidad medioambiental, pero también de inserción social y empleo, e incluso de supervivencia económica en situaciones a menudo marcadas por la precariedad, la ilegalidad e incluso la exclusión. Sin embargo, allí donde se observa fragilidad y vulnerabilidad, también se constata la resistencia de los operadores de un «trabajo ecológico», en particular a través de movilizaciones en torno a condiciones equitativas para el cierre de los basurales a cielo abierto donde, en general, realizan el «trabajo sucio» de clasificar los residuos (Gregson et al., 2016 ; Zimring, 2004). Los trabajos de Leal (2024) o Gutberlet (2016) en Brasil muestran, por ejemplo, cómo la categoría de recolectores y clasificadores de materiales reciclables supera las barreras hermenéuticas para negociar con los gobiernos locales acciones públicas destinadas a promover el espíritu emprendedor de los recuperadores. Estas prácticas se inscriben en un contexto en el que el paradigma de la economía circular está ganando visibilidad a escala internacional. Sin embargo, las prácticas de reutilización, reciclaje o valorización en el Sur global se desarrollan a menudo al margen de los modelos normativos elaborados en el Norte global, ya que responden a otras lógicas: necesidades de subsistencia, ausencia de servicios públicos eficaces, economía informal y conocimientos técnicos locales (Ayimpam, 2024). El objetivo es cuestionar la circulación, la apropiación o la tensión del marco de referencia de la economía circular en los países del Sur, confrontando sus promesas con la realidad de las prácticas y las relaciones de poder locales.
Así, el dossier pretende cuestionar estas formas de economía a partir de tres grandes tipos de retos:
- Medioambientales, cuestionando el lugar real que ocupa el reciclaje en las políticas de transición ecológica en el Sur y los conflictos de uso o acceso a los recursos residuales, pero también a través de la contribución potencial de estas políticas a la reducción de los volúmenes de residuos, la sostenibilidad de los recursos y la transición ecológica.
- Socioeconómicas, analizando el trabajo de recuperación en sus formas concretas, entre la precariedad, la informalidad y la creatividad social; movilizan formas de empleo a menudo informales, precarias o populares, pero también lógicas de ayuda mutua, inserción o creación de valor a partir de materiales considerados sin valor.
- Políticas, poniendo de relieve el juego de los actores en torno a la regulación de la «economía de los restos y del reciclaje»; las relaciones de fuerza entre la economía popular y las empresas privadas, y los dispositivos de inclusión o invisibilización. A menudo se inscriben en sistemas de regulación desigualmente estructurados, revelando las tensiones entre la gobernanza pública, los intereses privados, los dispositivos de economía circular y las lógicas populares de subsistencia.
El objetivo de este dossier es reunir trabajos empíricos y teóricos que documenten, comparen y problematicen estas economías de los desechos a partir de investigaciones realizadas en los países del Sur, teniendo en cuenta al mismo tiempo las circulaciones y las influencias cruzadas con los países del Norte. Estos «desechos» pueden adoptar diversas formas, que el dossier pretende abordar de manera abierta y plural. Nos interesaremos especialmente por:
- los residuos sólidos y líquidos (domésticos, aguas residuales, aceites usados, plásticos, residuos alimentarios, residuos electrónicos, residuos peligrosos);
- los objetos de segunda mano (ropa, equipamiento doméstico, vehículos, muebles, libros...);
- los desechos industriales o agrícolas (subproductos, excedentes, invendidos, restos de transformación);
- los residuos biomédicos o sanitarios (restos farmacéuticos, material hospitalario usado);
- los desechos procedentes de catástrofes, conflictos o políticas públicas (demoliciones, expropiaciones, destrucción de existencias, etc.);
- los residuos valorizados (compost, fertilizantes, residuos biológicos, lodos);
- los residuos invisibilizados o marginados (residuos humanos, excrementos, residuos sanitarios, residuos orgánicos, residuos estigmatizados);
- y, en general, cualquier materia, sustancia, objeto o producto descalificado, relegado o recalificado, cuyo valor, uso o legitimidad sean socialmente cuestionados o reconstruidos.
Está dirigido a investigadores en ciencias sociales (sociología, economía, antropología, geografía, ciencias políticas, historia, derecho, etc.) que cuestionan desde una perspectiva crítica los vínculos entre los residuos y el desarrollo, así como las desigualdades y las resistencias al reciclaje. De este modo, pretende inscribir el estudio de las socioeconomías de los residuos, el reciclaje y la recuperación en una perspectiva transversal, situándolos en el contexto más amplio de la globalización de los flujos (materiales, financieros, normativos), las políticas de desarrollo sostenible, la justicia medioambiental o la innovación social. Se trata de no naturalizar la categoría de «residuo», sino de comprender sus usos, trayectorias y retos a través de las relaciones de poder que los atraviesan.
Ejes temáticos propuestos
Las contribuciones esperadas se organizarán en torno a varios ejes complementarios, susceptibles de acoger contribuciones arraigadas en diferentes contextos del Sur global, teniendo en cuenta al mismo tiempo las circulaciones, influencias o efectos de las dinámicas globales:
Eje 1: Trabajo, informalidad y actores del reciclaje popular
Este eje propone documentar las trayectorias, las prácticas y las formas de organización de los recuperadores, clasificadores, traperos, chatarreros, recolectores, asociaciones/cooperativas. Se tratará de examinar:
- La división del trabajo en las cadenas de recuperación.
- Las formas de economía moral o política que las sustentan.
- Las dinámicas de inclusión, explotación o reconocimiento.
- Las relaciones entre los actores populares, las ONG, los municipios o las empresas privadas.
- La valorización de los residuos (reparación, reciclaje, reutilización).
Se podrá hacer hincapié en las estrategias de empoderamiento, resistencia o movilización colectiva.
Eje 2: Actores, regulaciones y políticas de gestión de residuos
Este eje propone analizar las políticas públicas de tratamiento y gestión de residuos en las ciudades del Sur, no de forma aislada, sino en articulación con las empresas privadas, los actores informales y los dispositivos mixtos de regulación.
- ¿Cómo se diseñan, aplican y justifican las políticas de recogida, clasificación y valorización?
- ¿Cuáles son los modelos dominantes (públicos, privados, híbridos) y cómo integran (o no) a los actores informales?
- ¿Qué formas de gobernanza se perfilan a través de estos dispositivos (participación, exclusión, conflictos de intereses)?
El objetivo es comprender los retos políticos e institucionales que estructuran estas economías del reciclaje.
Eje 3: Circulación global de residuos y mercados transnacionales
Este eje propone cuestionar las lógicas de circulación de los «restos» a escala internacional, en particular del norte al sur:
- Exportación de ropa de segunda mano, plásticos o residuos electrónicos
- Importación de dispositivos técnicos, normas o etiquetas medioambientales
- Papel de los intermediarios, zonas grises de la regulación, conflictos comerciales o sanitarios
- Etc.
Las contribuciones podrán poner de relieve las cadenas de valor, las lógicas de dependencia o subordinación, pero también las apropiaciones locales de estos flujos.
Eje 4: Representaciones de los residuos, ecologías sociales e imaginarios de la sostenibilidad
Por último, este último eje propone abrirse a enfoques críticos, explorar las dimensiones simbólicas, culturales y políticas de los restos y los desechos, cuestionando:
Las representaciones sociales, las categorizaciones morales o estéticas (sucio, útil, noble, peligroso, reciclable).
- Los imaginarios sociales, políticos, medioambientales o comerciales asociados a las prácticas de recuperación: sostenibilidad, abundancia, escasez, toxicidad, miedo, desprecio, esperanza o protesta.
- Las ecologías populares, las tensiones entre las promesas de la economía circular y las realidades sociales.
- Las luchas territoriales relacionadas con la implantación de centros de clasificación, basurales o instalaciones industriales, los conflictos en torno a los lugares y símbolos de los residuos: basurales, centros de reciclaje, mercados populares de segunda mano y residuos importados (electrónicos, eléctricos, ropa usada, mecánicos, equipamiento doméstico, etc.).
Serán bienvenidos los trabajos que aborden la justicia medioambiental, las epistemologías del Sur o las ecologías populares.
Propuesta de una sección documental
Como complemento a los artículos científicos, las coordinadoras prevén abrir una sección documental al final del dossier, con el fin de valorizar los materiales etnográficos, visuales o sonoros sobre las prácticas de reciclaje y las formas de vida en torno a los residuos.
Modalidades de presentación de las proposiciones
Envío de la propuesta de contribuciones
Los autores se comprometen a consultar la línea editorial de la Revue internationale des études du développement y a cumplir con la carta ética y las recomendaciones a los autores.
El proceso de selección se desarrolla según las fechas indicadas en el siguiente calendario de producción.
Las propuestas de contribuciones, en francés, inglés o español, presentan el proyecto de artículo en alrededor de 8.000 caracteres (con espacios), equivalentes a unas 1.000 palabras o dos páginas.
- El documento Word del resumen, titulado “NOMBRE DEL AUTOR-Proposición-264”, incluirá:
- El título: corto y preciso, de 70 caracteres máximo (con la posibilidad de añadir un subtítulo);
- El objeto de investigación, el marco teórico, el terreno estudiado, los principales resultados;
- Una bibliografía (no incluida en el número de caracteres).
Un segundo documento Word titulado “NOMBRE DEL AUTOR-Informaciones” indicará, exhaustivamente, los nombres y apellidos de los autores o las autoras, su disciplina, estatus, vinculación institucional, direcciones de correo electrónico, indicación del autor correspondiente.
Estos elementos son indispensables para el examen de la propuesta de artículo. La adecuación de la propuesta al llamado a contribución es comprobada por los coordinadores y las coordinadoras y por la redacción de la revista.
Envío del artículo
Se invita los autores cuya propuesta de contribución fue preseleccionada, a enviar una primera versión de su artículo que debe imperativamente corresponder a las normas indicadas anteriormente. Los artículos se someten entonces a una lectura doble ciego de dos evaluadores, especialistas y ajenos a la revista.
Los artículos (de 45000 caracteres máximo, espacios incluidos, pero sin resumen y bibliografía) podrán ser redactados en francés, inglés o español y deben ser originales. Sin embargo, podrán haber sido objetos de comunicaciones en coloquios (con actas), bajo la condición de ser adaptados a las normas exigidas por la Revue internationale des études du développement.
Las referencias citadas deben presentarse en formato APA.
Calendario de producción
Los autores y las autoras se comprometen a respetar el cronograma indicado por la redacción.
Las propuestas de artículos deben ser enviadas a las siguientes direcciones electrónicas:
- ayimpam@gmail.com
- sayoleal@gmail.com
- revdev@univ-paris1.fr
antes del 15 de abril 2026.
- Los autores o las autoras preseleccionados por los coordinadores y las coordinadoras y el comité de redacción serán informados o informadas por el equipo de la revista la semana del 5 de mayo 2026.
- Las primeras versiones de los artículos, conformes a las instrucciones de los autores y las autoras de la revista, serán enviadas por los autores y autoras a las direcciones de correo electrónico citadas anteriormente antes del 11 de julio 2026.
- El proceso de evaluación durará varios meses, cada artículo – anónimo – será sometido a una doble lectura a ciegas por relectores ajenos a la revista, expertos del tema tratado, y este número 264 2027-2 saldrá a la venta en librerías en junio 2027.
Coordinadores del número
- Sylvie Ayimpam, investigadora afiliada al Instituto de los Mundos Africanos (IMAf) en antropología y profesora en la Universidad de Aix-Marsella, Francia
- Sayonara Leal, profesora asociada de sociología, Departamento de Sociología, Universidad de Brasilia (UnB), Brasil
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