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Économie des restes et du recyclage

Economy of leftovers and recycling

Economía de los desechos y del reciclaje

Dynamiques sociales, politiques et environnementales dans les Suds

Social, political and environmental dynamics in the Global South

Dinámicas sociales, políticas y medioambientales en los países del Sur

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Veröffentlicht am Freitag, 28. November 2025

Zusammenfassung

Les économies qui se construisent autour des restes – déchets, invendus, surplus, rebuts, matières usagées – prennent une place croissante dans les pays du Sud. Ce dossier vise ainsi à interroger ces formes d’activités économiques à partir de trois grands types d’enjeux : environnementaux, sociaux économiques et politiques. L’objectif est de réunir des travaux empiriques et théoriques qui documentent, comparent et problématisent ces économies des restes à partir d’enquêtes situées dans les pays du Sud, tout en tenant compte des circulations et des influences croisées avec les pays du Nord. Ces « restes » peuvent prendre des formes variées, que le dossier entend envisager de manière ouverte et plurielle.

Inserat

Argumentaire

Les économies qui se construisent autour des restes – déchets, invendus, surplus, rebuts, matières usagées – prennent une place croissante dans les pays du Sud. Loin d’être périphériques, elles se révèlent centrales pour comprendre les reconfigurations contemporaines du travail, les formes d’organisation populaire, les politiques urbaines et environnementales, ainsi que les rapports de pouvoir dans la mondialisation des matières et des marchés.

Ce dossier s’inscrit dans une filiation de travaux francophones qui, au cours de la dernière décennie, ont renouvelé les approches des restes, des déchets et des pratiques de requalification dans les sciences sociales (Bertolini, 1978 ; Beaune, 1979). Il prend appui sur trois jalons majeurs issus du contexte français : l’exposition Vies d’ordures. De l’économie des déchets présentée au MuCEM en 2017, le dossier thématique Réparer le monde publié par la revue Techniques & Culture (Furniss, Joulian, Tastevin, 2016), et l’ouvrage collectif dirigé par Elisabeth Anstett et Nathalie Ortar, La deuxième vie des objets (2015). Ces travaux ont en commun d’avoir exploré la matérialité sociale des rebuts, les usages secondaires des objets, et les formes de réparation, de récupération ou de bricolage à travers une grande diversité de terrains. Le présent dossier propose d’en prolonger les intuitions théoriques tout en les déplaçant vers les pays du Sud, afin d’interroger les formes d’économie du recyclage dans des contextes marqués par la précarité des services publics, l’informalité du travail, et les tensions liées aux circulations globales des déchets et des normes environnementales. Il s’ancre également dans la dynamique des réflexions portées par le réseau interdisciplinaire « Déchets, valeurs et sociétés », qui explore la pluralité des usages, représentations et régulations des restes dans les sociétés contemporaines, à l’interface entre économie, sciences sociales, écologie et innovation ; il dialogue donc avec les approches de transition écologique (Lazaric, 2023), les inégalités environnementales liées aux infrastructures de gestion (Durand, 2010), et les formes de politisation citoyenne autour des restes (Hajek, 2021).

Il s’agit ainsi de mettre en perspective ces approches francophones avec des travaux anglophones très nombreux, issus notamment des discard studies, des recherches en écologie politique, ou des études critiques sur l’économie circulaire, que nous mobiliserons dans la suite de l’état de la question. Plusieurs travaux récents se sont penchés sur le secteur de la récupération et ont abordé l’économie circulaire dans une perspective critique (Corteel, 2024 ; Durand, 2024 ; Gregson, 2023 ; O’Neil, 2019 ; Norris, 2019 ; Koszewska, 2018 ; etc.). Les travaux anglophones rassemblés sous l’étiquette des discard studies ont renouvelé l’analyse critique des restes en les replaçant dans les logiques globales de consommation, de circulation des matières et de production d’inégalités (Liboiron, 2021 ; Lepawsky, 2018). Ces recherches, majoritairement issues de la géographie humaine, de l’anthropologie et des études environnementales, ont permis de déconstruire l’apparente neutralité des dispositifs de gestion des déchets et de révéler les tensions systémiques qui les sous-tendent. Josh Lepawsky (2018) a proposé une analyse fine des circuits transnationaux du rebut (en particulier les déchets électroniques), en montrant comment ceux-ci sont produits, déplacés, triés et revalorisés selon des logiques qui articulent géopolitique, infrastructures et asymétries économiques. Kate O’Neill (2019), analyse les politiques globales du déchet et de leurs contradictions, tout en soulignant les enjeux d’externalisation des pollutions vers les pays du Sud. Ces analyses rejoignent celles de Jennifer Clapp (2001), qui documente précisément le transfert des déchets dangereux des pays riches vers les pays pauvres. Sur un plan plus théorique, Zsuzsa Gille (2007) a montré que les déchets ne sont pas seulement des matières marginales, mais des objets au cœur des régimes politiques et économiques : leur définition, leur invisibilisation ou leur valorisation participent à la production de l’ordre social.

Ces travaux abordent notamment le recyclage des restes et leur circulation (Gregson & Crang, 2010 ; Gregson et al., 2015) sous formes de déchets de différents types : déchets plastiques, de déchets électroniques (e-waste), déchets textiles, déchets dangereux (Pellow, 2007) et toxiques (Rublack, 1989 ; Kempel 1999), déchets ménagers, déchets municipaux (Zapata M.-J. & Hall M., 2013), etc. Ces circulations vont souvent des centres urbains vers les périphéries, ou des villes vers les campagnes (Gille, 2007, 2010), les circulations Nord-Sud des restes sont de plus en plus analysés. Analysant les flux des déchets électroniques, Josh Lepawsky (2019) démystifie l’idée simpliste d’un flux unidirectionnel Nord-Sud, car c’est parfois plus complexe qu’il n’y paraît, mais confirme des tendances asymétriques. Avec la circulation des déchets plastiques, Max Liboiron (2021) montre comment les formes de gestion des déchets, même sous couvert de recyclage ou de science « neutre », peuvent perpétuer des logiques de domination (Liboiron & Lepawsky, 2022). Les analyses de Hecht Gabrielle (2012) qui documentent les effets toxiques de l’industrie nucléaire dans plusieurs pays africains, avec une approche fine sur les résidus et les infrastructures coloniales du nucléaire, rejoint celles de Kate O’Neil (2001) sur de l’exportation des déchets dangereux, et les conflits environnementaux dans plusieurs pays du Sud (Clapp, 2001).

Loin de se limiter à des solutions techniques, les processus de recyclage, de traitement ou de circulation des restes soulèvent des questions fondamentales sur les modèles de développement, les rapports Nord-Sud, les économies populaires et les formes d’innovation sociale (Anstett & Ortar, 2015). En effet, les économies des restes sont appréhendées le plus souvent à l’échelle locale (Ayimpam, 2024 ; Bouju, 2010), mais elles s’insèrent parfois dans des dynamiques transnationales de circulation des matières et des objets, en particulier depuis les pays du Nord vers ceux du Sud : flux de vêtements de seconde main (Durant, 2024 ; Bertolini, 2006 ; Bredeloup & Lombard, 2008 ; Brooks, 2013), de déchets électroniques, de plastiques recyclables (Anantharaman, 2024), mais aussi transferts de normes environnementales, d’expertise technique ou de modèles de gouvernance. Ces circulations soulèvent des tensions : elles produisent à la fois des opportunités économiques et des formes de dépendance, mais aussi de nouvelles injustices sociales et territoriales (Cirelli & Florin, 2015).

Le dossier voudrait également interroger la dimension politique des restes à travers les rapports différenciés d’accès, de contrôle et de valorisation. S’inspirant de la théorie de l’accès (Ribot & Peluso, 2003), il s’agit d’analyser qui détient le pouvoir d’usage ou de transformation des restes, sans nécessairement en être propriétaire. Cette approche permet d’éclairer les tensions entre acteurs populaires, entreprises privées et institutions publiques dans la régulation des restes, en mobilisant aussi la réflexion sur la possible communalisation des déchets (Cavé, 2018 ; 2015). En tenant compte des tensions entre survie économique, risques sanitaires et objectifs environnementaux, une attention particulière sera portée aux ambivalences vécues par les acteurs de la récupération, comme en témoignent notamment les recherches de Mikaëla Le Meur (2021) sur les circuits du plastique au Vietnam.

Ce dossier voudrait ainsi inscrire également l’analyse des économies du reste dans des dynamiques globales : mondialisation des matières et des chaînes de valeur, politiques publiques de gestion des déchets, entreprises sociales autour de la réutilisation des objets mis au rebut, conflits socio-environnementaux, justice climatique, transitions écologiques, etc. En effet, les restes cristallisent aussi des enjeux géopolitiques majeurs, en tant que matière circulante entre zones de consommation et zones de traitement, participant ainsi à ce qu’on appelle « l’impérialisme des rebuts » ou « colonialisme des déchets » (Liboiron, 2021). Il s’agit de rendre visibles les échelles multiples – international, régional, national, local – (Martínez et al, 2021) à travers lesquelles ces circulations sont régulées, négociées, parfois contestées.

Dans les contextes du Sud global où les systèmes formels de gestion des restes sont souvent très limités, les pratiques de récupération, de réemploi et de recyclage sont portées par une diversité d’acteurs : collectivités territoriales, récupérateurs informels, coopératives de ramasseurs, entrepreneurs locaux, ONG, etc. Ceux-ci répondent à des enjeux de service public et de durabilité environnementale mais aussi d’insertion sociale et d’emploi, voire de survie économique dans des situations souvent marquées par la précarité, l’illégalité, voire l’exclusion. Cependant, là où l’on observe fragilité et vulnérabilité, on constate aussi la résistance des opérateurs d’un « travail écologique », notamment par le biais des mobilisations autour de conditions équitables pour les fermetures des décharges à ciel ouvert où ils exercent, en général, le « sale boulot » du tri de rejets (Gregson et al, 2016 ; Zimring, 2004). Les travaux de Leal (2024) ou de Gutberlet (2016) au Brésil, montrent par exemple comment la catégorie des collecteurs et des trieurs des matériaux recyclables surmonte les barrières herméneutiques pour négocier avec les gouvernements locaux des actions publiques afin de promouvoir l’entrepreneuriat des récupérateurs. Ces pratiques s’inscrivent dans un contexte où le paradigme de l’économie circulaire gagne en visibilité à l’échelle internationale. Toutefois, les pratiques de réemploi, de recyclage ou de valorisation dans le Sud global se développent souvent en marge des modèles normatifs élaborés au Nord global, car ils répondent à d’autres logiques : besoins de subsistance, absence de services publics efficaces, économie informelle et savoir-faire locaux (Ayimpam, 2024). L’objectif est d’interroger la circulation, l’appropriation ou la mise en tension du référentiel de l’économie circulaire dans les pays du Sud, en confrontant ses promesses à la réalité des pratiques et des rapports de pouvoir locaux.

Le dossier vise ainsi à interroger ces formes d’économie à partir de trois grands types d’enjeux :

  • Environnementaux, en questionnant la place réelle du recyclage dans les politiques de transition écologique au Sud, et les conflits d’usage ou d’accès aux ressources résiduelles, mais également à travers la contribution potentielle de ces politiques à la réduction des volumes de déchets, à la durabilité des ressources et à la transition écologique.
  • Socio-économiques, en analysant le travail de récupération sous ses formes concrètes, entre précarité, informalité et créativité sociale ; elles mobilisent des formes d’emploi souvent informelles, précaires ou populaires, mais aussi des logiques d’entraide, d’insertion ou de création de valeur à partir de matériaux considérés comme sans valeur.
  • Politiques, en mettant en lumière les jeux d’acteurs autour de la régulation de « l’économie des restes et du recyclage » ; les rapports de force entre économie populaire et entreprises privées, et les dispositifs d’inclusion ou d’invisibilisation. Elles s’inscrivent souvent dans des systèmes de régulation inégalement structurés, révélant les tensions entre gouvernance publique, intérêts privés, dispositifs d’économie circulaire et logiques populaires de subsistance.

L’objectif de ce dossier est de réunir des travaux empiriques et théoriques qui documentent, comparent et problématisent ces économies des restes à partir d’enquêtes situées dans les pays du Sud, tout en tenant compte des circulations et des influences croisées avec les pays du Nord. Ces « restes » peuvent prendre des formes variées, que le dossier entend envisager de manière ouverte et plurielle. On s’intéressera notamment :

  • aux déchets solides et liquides (ménagers, eaux usées, huiles usagées, plastiques, déchets alimentaires, déchets électroniques, déchets dangereux) ;
  • aux objets de seconde main (vêtements, équipements domestiques, véhicules, mobilier, livres…) ;
  • aux rebuts industriels ou agricoles (sous-produits, surplus, invendus, restes de transformation) ;
  • aux déchets biomédicaux ou sanitaires (restes pharmaceutiques, matériels hospitaliers usagés) ;
  • aux rebuts issus de catastrophes, de conflits ou de politiques publiques (démolitions, expropriations, destructions de stocks…) ;
  • aux matières résiduelles valorisées (compost, engrais, biodéchets, boues,) ;
  • aux restes invisibilisés ou marginalisés (déchets humains, excretats, sanitaires, organiques, stigmatisés) ;
  • et plus largement à toute matière, substance, objet ou produit disqualifié, relégué ou requalifié, dont la valeur, l’usage ou la légitimité sont socialement contestés ou reconstruits.

Il s’adresse à des chercheur·es en sciences sociales (sociologie, économie, anthropologie, géographie, science politique, histoire, droit, etc.) qui interrogent dans une perspective critique les liens entre les restes et le développement, ainsi que les inégalités et les résistances au recyclage. Il entend ainsi inscrire l’étude des socio-économies des restes, du recyclage et de la récupération dans une perspective transversale, en les resituant dans les dynamiques plus larges de la mondialisation des flux (matériels, financiers, normatifs), des politiques de développement durable, de la justice environnementale ou encore de l’innovation sociale. Il s’agit de ne pas naturaliser la catégorie de « déchet », mais d’en comprendre les usages, les trajectoires et les enjeux à travers les rapports de pouvoir qui les traversent.

Axes thématiques proposés

Les contributions attendues s’organiseront autour de plusieurs axes complémentaires, susceptibles d’accueillir des contributions ancrées dans différents contextes du Sud global, tout en tenant compte des circulations, influences ou effets des dynamiques globales :

Axe 1 – Travail, informalité et acteurs du recyclage populaire

Cet axe propose d’inviter à documenter les trajectoires, les pratiques et les formes d’organisation des récupérateurs, trieurs, chiffonniers, ferrailleurs, ramasseurs, associations/coopératives. Il s’agira d’examiner :

  • La division du travail dans les chaînes de récupération,
  • Les formes d’économie morale ou politique qui les sous-tendent,
  • Les dynamiques d’inclusion, d’exploitation ou de reconnaissance,
  • Les relations entre acteurs populaires, ONG, municipalités ou entreprises privées,
  • La valorisation des déchets (réparation, recyclage, réutilisation).

L’accent pourra être mis sur les stratégies d’autonomisation, de résistance ou de mobilisation collective.

Axe 2 – Acteurs, régulations et politiques de la gestion des déchets

Cet axe propose de se pencher sur les politiques publiques de traitement et de gestion des restes dans les villes du Sud, publiques non pas de façon isolée mais en articulation avec les entreprises privées, les acteurs informels et les dispositifs mixtes de régulation.

  • Comment sont conçues, mises en œuvre et justifiées les politiques de collecte, tri, valorisation ?
  • Quels sont les modèles dominants (publics, privés, hybrides), et comment intègrent-ils (ou non) les acteurs informels ?
  • Quelles formes de gouvernance se dessinent à travers ces dispositifs (participation, exclusion, conflits d’intérêt) ?

L’objectif est de saisir les enjeux politiques et institutionnels qui structurent ces économies du recyclage.

Axe 3 – Circulations globales des restes et marchés transnationaux

Cet axe propose d’interroger les logiques de circulation des « restes » à l’échelle internationale, notamment du Nord vers le Sud :

  • Exportation de vêtements de seconde main, de plastiques ou de déchets électroniques
  • Importation de dispositifs techniques, de normes ou de labels environnementaux
  • Rôle des intermédiaires, zones grises de la régulation, conflits commerciaux ou sanitaires
  • Etc.

Les contributions pourront mettre en lumière les chaînes de valeur, les logiques de dépendance ou de subordination, mais aussi les appropriations locales de ces flux.

Axe 4 –Représentations du rebut, écologies sociales et imaginaires de la durabilité

Enfin, ce dernier axe propose d’ouvrir sur des approches critiques, d’explorer les dimensions symboliques, culturelles et politiques des restes et des rebuts, en interrogeant :

  • Les représentations sociales, les catégorisations morales ou esthétiques (sale, utile, noble, dangereux, recyclable).
  • Les imaginaires sociaux, politiques, environnementaux ou marchands associés aux pratiques de récupération : durabilité, abondance, rareté, toxicité, peur, mépris, espoir ou contestation.
  • Les écologies populaires, les tensions entre promesses de l’économie circulaire et réalités sociales.
  • Les luttes territoriales liées à l’implantation de centres de tri, de décharges ou d’installations industrielles, les conflits autour des lieux et symboles du rebut : décharges, ressourceries, marchés populaires de la seconde main et des rebuts importés (électronique, électrique, fripes, mécanique, équipement domestique, etc.).

Les travaux abordant la justice environnementale, les épistémologies du Sud ou les écologies populaires seront ici bienvenus.

Proposition d’une rubrique documentaire

En complément des articles scientifiques, les coordinatrices envisagent d’ouvrir une rubrique documentaire en fin de dossier, afin de valoriser des matériaux ethnographiques, visuels ou sonores sur les pratiques de recyclage et les formes de vie autour des déchets.

Modalités de soumission

Envoi de la proposition d’article

Les auteur·e·s s’engagent à lire la ligne éditoriale de la Revue internationale des études du développement et s’engagent à respecter la charte éthique. Le processus de sélection se déroule comme suit selon les dates indiquées dans le calendrier de production ci-dessous. Les auteur·e·s envoient un résumé, en français, anglais ou espagnol, présentant le projet d’article en environ 8 000 signes, espaces comprises, soit environ 1 000 mots ou deux pages.

Le fichier Word du résumé, intitulé « NOM DE L’AUTEUR-Proposition-264 », comprend :

  • Le titre : court et précis, de 70 signes maximum (avec possibilité d’ajouter un sous- titre)
  • La question de recherche, le cadre théorique, le terrain étudié, les principaux résultats
  • Une bibliographie (hors du décompte des signes).

Un second fichier Word, intitulé « NOM DE L’AUTEUR-Infos » indique de manière exhaustive les noms et prénoms des auteur·e·s, leur discipline, statut, rattachement institutionnel, adresses courriel, l’indication de l’auteur correspondant.

Ces éléments sont indispensables à l’examen de la proposition d’article. L’adéquation de la proposition à l’appel à contributions est vérifiée par les coordinateurs·trices et la rédaction en chef de la revue.

Envoi de l’article

Les auteur·e·s dont les propositions d’article ont été sélectionné·e·s à l’étape précédente s’engagent à envoyer une première version de leur article qui doit impérativement correspondre aux normes de la revue, indiquées à cette page : consignes aux auteurs (disponible en français, anglais, espagnol).

Les articles (de 45 000 signes environ, espaces comprises, hors résumé et bibliographie), pourront être rédigés en français, anglais ou espagnol. Ils doivent être originaux. Ils pourront toutefois avoir fait l’objet de communications à un colloque (avec actes), à condition d’être réadaptés au format exigé par la Revue internationale des études du développement.

Les articles sont alors soumis à une lecture en double-aveugle auprès de deux évaluateurs spécialistes et extérieurs à la revue.

Les références citées doivent être présentées selon le format indiqué à cette page : Normes bibliographiques (format APA).

Calendrier de production

Les auteur·e·s s’engagent à respecter le calendrier indiqué par la rédaction.

Les propositions d’articles sont à soumettre  aux adresses ci-dessous :

  • ayimpam@gmail.com
  • sayoleal@gmail.com
  • revdev@univ-paris1.fr,

avant le 15 avril 2026.

  • Les auteur·e·s présélectionné·e·s par les coordinateur.ice.s et le comité de rédaction seront prévenu·e·s par l’équipe de la revue la semaine du 5 mai 2025.
  • Les premières versions des articles, conformes aux consignes aux auteur·e·s de la revue, seront envoyées par les auteur·e·s aux courriels précités avant le 11 juillet 2026.
  • Le processus d’évaluation durera quelques mois, chaque article - anonyme - sera soumis à une double lecture aveugle par des relecteurs extérieurs à la revue, experts sur le sujet traité, et la sortie en librairie de ce n°264 2027-2 est prévue pour juin 2027.

Coordination du numéro

  • Sylvie Ayimpam, chercheuse affiliée à l’Institut des Mondes Africains (IMAf) en anthropologie et chargée de cours à l’Université d’Aix-Marseille, France
  • Sayonara Leal, professeure associée en sociologie, Département de sociologie, Université de Brasília (UnB), Brésil

Bibliographie indicative

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Daten

  • Mittwoch, 15. April 2026

Schlüsselwörter

  • recyclage, réutilisation, restes, rebuts, déchets, environnement, pollution, circulation, gouvernance, sud

Verweis-URLs

Informationsquelle

  • Marilyne Efstathopoulos
    courriel : revdev [at] univ-paris1 [dot] fr

Lizenz

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Zitierhinweise

Sylvie Ayimpam, Sayonara Leal, « Économie des restes et du recyclage », Beitragsaufruf, Calenda, Veröffentlicht am Freitag, 28. November 2025, https://doi.org/10.58079/158l7

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