Résumé
Suite au colloque célébré à Rennes les 9 et 10 octobre derniers pour célébrer les quinze ans d’existence de la revue, et alors que nous arrivons au terme du premier quart du XXIe siècle, nous avons souhaité interroger la manière dont les imaginaires latino-américains contemporains, principalement la production littéraire et les arts, mettent en perspective l’appartenance à des territoires spécifiques, mais aussi la place que ceux-ci occupent dans un univers culturel chaque fois plus mondialisé.
Following the colloquium held in Rennes, France, on October 9 and 10, to celebrate the magazine's fifteenth anniversary and as we approach the end of the first quarter of the 21st century, we would like to explore how contemporary Latin American imaginaries (primarily through literary and artistic production) contextualize not only belonging to specific territories but also the place these territories occupy in an increasingly globalized cultural universe.
Tras el coloquio celebrado en Rennes (Francia) los 9 y 10 del pasado mes de octubre, para festejar los quince años de existencia de la revista, y cómo vamos llegando al final del primer cuarto del siglo XXe, nos gustaría interrogar la manera en la que los imaginarios latinoamericanos contemporáneos (principalmente a través de la producción literaria y artística), ponen en perspectiva la pertenencia a territorios específicos, pero también el lugar que ocupan estos en un universo cultural cada vez más globalizado.
Na sequência do colóquio realizado em Rennes, nos dias 9 e 10 de outubro, para celebrar os quinze anos de existência da revista, e como vamos chegando ao fim do primeiro quarto do século XXI, propusemo-nos interrogar a maneira como os imaginários latino-americanos contemporâneos, sobretudo a produção literária e as artes, colocam em perspectiva a pertença a territórios específicos, bem como o lugar que estes ocupam em um universo cultural cada vez mais globalizado. Sem dúvida, a América Latina ocupa um lugar primordial nessa globalização da cultura, tanto por meio de indústrias e manifestações culturais (pode-se pensar, por exemplo, nas produções de telenovelas ou em grandes feiras literárias, como a de Guadalajara, vitrine de numerosas editoras e autores, inclusive fora da área cultural hispanófona). O crescimento da literatura digital, assim como das plataformas, permitiu uma maior difusão dessas produções culturais e pôde oferecer maior visibilidade a produções menos mainstream e mais segmentadas. Por outro lado, esse processo também pode ter acarretado um aumento da comercialização desse tipo de bem simbólico.
Annonce
Argumentaire
Suite au colloque célébré à Rennes les 9 et 10 octobre derniers pour célébrer les quinze ans d’existence de la revue, et alors que nous arrivons au terme du premier quart du XXIe siècle, nous avons souhaité interroger la manière dont les imaginaires latino-américains contemporains, principalement la production littéraire et les arts, mettent en perspective l’appartenance à des territoires spécifiques, mais aussi la place que ceux-ci occupent dans un univers culturel chaque fois plus mondialisé. L’Amérique Latine possède une place primordiale dans cette globalisation de la culture, tant à travers des industries et manifestations culturelles (l’on pensera par exemple aux productions de telenovelas ou à de grandes foires littéraires, comme celle de Guadalajara, vitrine de nombreuses maisons d’éditions et auteurs, y compris hors aire linguistique hispanophone). L’essor de la littérature numérique, ainsi que des plateformes, a permis une meilleure diffusion à ces productions culturelles, et a également pu offrir une visibilité accrue à des productions moins mainstream et plus segmentantes. Elle a aussi pu entraîner, d’un autre côté, une hausse de la marchandisation de ce type de bien symbolique.
Cette création, cependant, ne doit pas être comprise comme un isolat, mais bien comme un élément au carrefour de plusieurs influences : anglo-saxonne, européenne ou asiatique. Dès lors, peut-on encore parler d’une littérature proprement latino-américaine (ou mexicaine, argentine, chilienne, brésilienne, colombienne, etc?), d’une production filmique propre à une seule aire géographique, d’arts encore étroitement dépendants d’un territoire, ou, à l’heure des industries culturelles globales, faut-il considérer que ce critère n’est pas le plus pertinent?
Afin de répondre à ces questions, nous souhaiterions orienter les propositions autour de trois grands axes :
- Quelles intertextualités pour la littérature et les arts en Amérique Latine au XXIe siècle ? Quels sont les hypotextes, les références qui reviennent ? Si la pop culture semble omniprésente depuis la fin du siècle précédent, que nous disent ces emprunts ? Quel lien ont-ils avec les industries culturelles ? Comment placer l’Amérique Latine dans cet échiquier pluriculturel ?
- Quelles sont les spécificités du marché des biens culturels en Amérique Latine ? Quelle place occupent les pouvoirs publics, notamment dans le financement, la diffusion et la vulgarisation de la littérature et des arts ? Quels imaginaires en découlent ? Quelles sont les médiations qui sont mises en place pour offrir un accès à un public parfois éloigné des manifestations culturelles ? Quelle place accorder à ces pratiques tant à l’échelle continentale, qu’au niveau mondial ?
- D’un point de vue théorique, est-il encore pertinent de parler de transculturation (Rama, 1982) ou d’hybridation (Garcia Canclini, 1992) quant aux influences d’autres pays, notamment anglo-saxonnes ? Si ces concepts fondateurs sont utiles pour interpréter la littérature du XXe siècle, ne doivent-ils pas être adaptés au nouveau siècle, notamment en ce qui concerne les littératures et créations numériques ? Enfin, y a-t-il encore des spécificités territoriales fortes, ou bien est-ce à inscrire dans un mouvement beaucoup plus global ?
D’autres propositions, qui reprendraient ces thématiques et/ou ouvriraient le débat à d’autres approches, pourront bien entendu être étudiées par le comité scientifique. Nous cherchons également pour ce numéro des articles pour nos rubriques Mélanges, Entretiens, Opinions/Varia et Comptes-rendus.
Modalités de soumission
Les résumés devront être adressées à l’adresse cellam-amerika@univ-rennes2.fr, et contenir un titre, un résumé en 250 mots maximum de la future communication, cinq mots-clés ainsi que les noms, prénoms et affiliation scientifique des auteurs. Les langues autorisées sont l’anglais, l’espagnol, le français et le portugais.
Les articles seront évalués par le Comité Scientifique de la Revue Amerika en double aveugle.
Calendrier
- 1
er février 2026 : Date limite d’envoi des résumés
- 15 février 2026 : Réponse du comité scientifique
- 1er avril 2026: Remise des articles complets
- Fin juin/Début juillet 2026 : publication du numéro complet
Comité scientifique
- Pierre-Luc Abramson (Professeur, Amérique hispanique, histoire des idées, XIX et XXe siècles)
- Fernando Aínsa †(Écrivain, littérature et civilisation hispano-américaine, Espagne)
- Daniel Balderston (Professeur, littérature hispano-américaine, University of Pittsburgh, États-Unis)
- Gislene Barral (Professeure, littérature comparée, Universidade de Brasília)
- Karim Benmiloud (Professeur, littérature hispano-américaine, Université Paul Valéry - Montpellier, IUF)
- Zila Bernd (Professeur, littérature et civilisation brésilienne, Universidade Federal de Rio Grande do Sul, Brésil)
- Gérard Borras (Professeur émérite, civilisation hispano-américaine, Université de Rennes 2)
- Ligia Chiappini (Professeur, littérature et civilisation brésilienne, Freie Universitat, Berlin, Allemagne)
- Raphaël Confiant (MCF et écrivain, Littérature des Antilles, Université des Antilles)
- Jean-François Coté (Professeur, sciences sociales, UQAM, Canada)
- Sergio Coto Rivel (PU, Études Hispano-américaines, Université de Nantes)
- Graciane Cristina (Professeure, littérature comparée, Universidade de Brasília)
- Rogério da Silva Lima (Professeur, littérature comparée, Universidade de Brasília)
- Álvaro Díaz Rodríguez (Professeur, études sonores et musicales, artiste sonore, Universidad Autónoma de Baja California)
- Virginia de la Cruz Lichet (MCF HDR, Civilisation et Histoire de l’Art des Mondes Hispaniques, UR Écritures (EA 3943), Université de Lorraine)
- Christian Duverger (Directeur d’études, archéologie, Histoire, École des Hautes Études en Sciences Sociales)
- Jean-Paul Duviols (Professeur émérite, histoire et didactique, Université Paris IV – Sorbonne)
- Eurídice Figueiredo (Professeur, littérature brésilienne, Universidade federal Fluminense - Rio)
- Rita Godet (Professeur, littérature brésilienne, Université de Rennes 2)
- Zaida González Fernández (Professeure, didactique des langues, UNISS)
- Claudia Hammerschmidt (Professeur, Universität Jena, Allemagne)
- Noé Jitrik † (Professeur, littérature hispano-américaine, Université de Buenos Aires)
- Martín Kohan (Écrivain, Professeur, littérature et culture hispano-américaines, Universidad de Buenos Aires)
- Yves Laberge (Université d’Ottawa, Canada)
- Michel Lafon † (Professeur, littérature argentine, Université de Grenoble 3)
- Miguel Lozano (Enseignant-chercheur, études culturelles et cinématographiques, écrivain, Universidad Autónoma de Baja California)
- Fortunato Malimacci, (Professeur, sociologie, Universidad de Buenos Aires)
- Celina Martins (Professeure, littérature, Universidade de Lisboa)
- Francine Masiello (Professeur, littérature comparée, University of California at Berkeley)
- Ángeles Mateo del Pino (Professeur, littérature hispano-américaine, Universidad de Las Palmas de Gran Canarias)
- Ricardo Melgar † (Chercheur émérite, Amérique hispanique, histoire sociale, XIX et XXe siècles, Instituto Nacional de Antropología e Historia, Mexique)
- Jean-Yves Mérian (Professeur, civilisation brésilienne, Université de Rennes 2)
- Javier Pérez Siller (Professeur, Histoire, BUAP, Mexique)
- Ricardo Piglia † (Écrivain, Professeur, littérature hispano-américaine, Princeton University, États-Unis)
- Adela Pineda (Professeur, littérature hispano-américaine, Boston University, États-Unis)
- Néstor Ponce (Professeur émérite, littérature et civilisation hispano-américaine, Université de Rennes 2)
- Julien Roger (MCF, littérature latino-américaine, Sorbonne Université)
- Jorge Ruffinelli (Professeur, littérature hispano-américaine, Stanford University, États-Unis)
- Licia Soares de Souza (Professeur, littérature brésilienne, Universidade da Bahia)
- Ana María Zubieta (Professeur, philosophie et lettres, Universidad de Buenos Aires, Argentine)
Argument
Following the colloquium held in Rennes, France, on October 9 and 10, to celebrate the magazine's fifteenth anniversary and as we approach the end of the first quarter of the 21st century, we would like to explore how contemporary Latin American imaginaries (primarily through literary and artistic production) contextualize not only belonging to specific territories but also the place these territories occupy in an increasingly globalized cultural universe. Undoubtedly, Latin America holds a specific and essential space in this cultural globalization (one might consider telenovelas, or major literary fairs, such as Guadalajara, a showcase for numerous publishers and authors, even those outside the Spanish-speaking world). The rise of digital literature, as well as online platforms, has offered better dissemination of this type of cultural production and has also allowed for increased visibility of works that fell outside the established canon or came from other groups, although a rise in the commercialization of these symbolic goods has also been observed.
This creative process must also be understood as a site of various cultural intersections, since Latin America is trading influences with other areas (Anglo-Saxon, Asian, European). Therefore, is it still relevant to speak of a distinctly Latin American literature (or one specific to a territory of the subcontinent, be it Argentina, Brazil, Chile, Colombia, Mexico, among others), of a film production specific to a precise geographical area, or, in the context of globalized cultural industries, should this criterion be considered no longer relevant?
To answer these questions, we would like to focus on the following three themes:
- What are the possible intertextualities for literature and the arts in Latin America in the 21st century? Are there recurring references or “hypotexts”? If pop culture has been omnipresent since the end of the last century, what do these references tell us? What links do they have with the cultural industries? Where does Latin America stand on this multicultural chessboard?
- What are the specificities of the market for cultural goods in Latin America? What role do public authorities play, primarily in the financing, dissemination, and popularization of literature and art? What imaginaries might arise from this state presence? What mediations are in place to allow access to an audience often distanced from this type of expression? How can these policies be situated on a global scale?
- From a more theoretical perspective, is it still relevant to speak of transculturation (Rama, 1982) or hybridization (Canclini, 1992) to describe influences from another cultural sphere? If these concepts are still useful for analyzing 20th-century literature, would it be interesting to adapt or revisit them to reflect on new forms of writing in the 21st century, including digital literature? It is also worth asking whether these concepts need to be adapted to increasingly globalized references.
Submission guidelines
Other proposals that would revisit these themes and/or open the debate to other perspectives can also be considered by the scientific committee.
We are also seeking proposals for our “Miscellaneous”, “Interviews”, “Opinion/Various”, and “Reviews” sections of the journal.
Article proposals should be sent to cellam-amerika@univ-rennes2. Please include the authors' names, last names, and academic affiliations, along with a 250-word abstract of the proposed paper and five keywords.
The accepted languages are Spanish, French, English, and Portuguese.
Timetable
-
February 1, 2026: Deadline for abstract submissions
- February 15, 2026: Deadline for response from the scientific committee
- April 1, 2026: Submission of full proposals
- Late June. - early July: Publication of the issue
Argumentos
Tras el coloquio celebrado en Rennes (Francia) los 9 y 10 del pasado mes de octubre, para festejar los quince años de existencia de la revista, y cómo vamos llegando al final del primer cuarto del siglo XXe, nos gustaría interrogar la manera en la que los imaginarios latinoamericanos contemporáneos (principalmente a través de la producción literaria y artística), ponen en perspectiva la pertenencia a territorios específicos, pero también el lugar que ocupan estos en un universo cultural cada vez más globalizado. Sin lugar a dudas, Latinoamérica posee un espacio específico y primordial en esta globalización cultural (se puede pensar en las telenovelas, o también en grandes ferias literarias, como es el caso de Guadalajara, escaparate de numerosas editoriales y autores, incluso fuera del área cultural hispanohablante). El auge de la literatura numérica, así como la de las plataformas, ha ofrecido una mejor difusión de este tipo de producciones culturales, y ha podido permitir también una visibilidad creciente a obras que salían de los cánones o provenían de otros colectivos, aunque se ha podido también notar un alza de la comercialización de este tipo de bienes simbólicos.
Esta creación, además, tiene que entenderse como el lugar de varios entrecruzamientos culturales, ya que Latinoamérica se encuentra intercambiando influencias con otras áreas (anglosajona, asiática, europea). Por lo tanto, ¿sigue siendo pertinente hablar de una literatura propiamente latinoamericana (o propia a algún territorio del subcontinente, sea Argentina, Brasil, Chile, Colombia, México, entre otros), de una producción fílmica propia a un área geográfica precisa, o, a la hora de las industrias culturales globalizadas, es de considerar que este criterio no es necesariamente pertinente?
Para contestar a estas preguntas, desearíamos orientar las propuestas de ponencias alrededor de tres grandes ejes:
- ¿Cuáles son las intertextualidades posibles para la literatura y las artes en Latinoamérica en el siglo XXI? ¿Hay referencias o hipotextos recurrentes? Si la pop culture se ve omnipresente desde finales del pasado siglo, ¿qué nos dicen estas referencias? ¿Qué vínculos tienen con las industrias culturales? ¿Dónde se encuentra Latinoamérica sobre este tablero pluricultural?
- ¿Cuáles son las especificidades del mercado de los bienes culturales en Latinoamérica? ¿Qué lugar ocupan los poderes públicos, principalmente en el financiamiento, la difusión y la vulgarización literaria y artística? ¿Qué imaginarios pueden derivar de esta presencia del Estado? ¿Cuáles son las mediaciones que se instalan para permitir el acceso a un público a menudo alejado de este tipo de manifestación? ¿Cómo ubicar estas políticas a nivel mundial?
- De un punto de vista más teórico, ¿es todavía pertinente hablar de transculturación (Rama, 1982) o de hibridación (Canclini, 1992) para describir las influencias provenientes de otro espacio cultural? Si estos conceptos son útiles para analizar la literatura del siglo XX, ¿no sería interesante adaptarlos o retomarlos para reflexionar sobre las nuevas formas de escribir en el siglo XXI, entre otras con la literatura digital? Cabrá preguntarse también aquí si estas concepciones no tienen también que adaptarse a unas referencias cada vez más globalizadas.
Modalidades de proposiciones de ponencias
Otras proposiciones, que retomarían estas temáticas y/o abrirían el debate a otras perspectivas, podrán ser estudiadas por el comité científico.
Estamos también buscando propuestas para nuestras secciones Miscelánea, Entrevistas, Opinión/Varia y Reseñas.
Las propuestas de artículos se tendrán que mandar a la dirección cellam-amerika@univ-rennes2.
Se detallarán nombre, apellidos, afiliación científica de los autores, y se añadirá un resumen en 250 palabras como máximo de la futura ponencia y cinco palabras claves.
Los idiomas autorizados son español, francés, inglés y portugués.
Calendario
- 1 de febrero de 2026 fecha límite de envío de los resúmenes
- 15 de febrero de 2026: fecha límite de respuesta del comité científico
- 1 de abril de 2026: entrega de las propuestas completas
- Finales de junio/principios de julio: publicación del número
Apresentação
Na sequência do colóquio realizado em Rennes, nos dias 9 e 10 de outubro, para celebrar os quinze anos de existência da revista, e como vamos chegando ao fim do primeiro quarto do século XXI, propusemo-nos interrogar a maneira como os imaginários latino-americanos contemporâneos, sobretudo a produção literária e as artes, colocam em perspectiva a pertença a territórios específicos, bem como o lugar que estes ocupam em um universo cultural cada vez mais globalizado. Sem dúvida, a América Latina ocupa um lugar primordial nessa globalização da cultura, tanto por meio de indústrias e manifestações culturais (pode-se pensar, por exemplo, nas produções de telenovelas ou em grandes feiras literárias, como a de Guadalajara, vitrine de numerosas editoras e autores, inclusive fora da área cultural hispanófona). O crescimento da literatura digital, assim como das plataformas, permitiu uma maior difusão dessas produções culturais e pôde oferecer maior visibilidade a produções menos mainstream e mais segmentadas. Por outro lado, esse processo também pode ter acarretado um aumento da comercialização desse tipo de bem simbólico.
Essa criação, contudo, não deve ser compreendida como um isolado, mas sim como um elemento situado na encruzilhada de diversas influências: anglo-saxônica, europeia ou asiática. Diante disso, ainda é possível falar de uma literatura propriamente latino-americana (ou mexicana, argentina, chilena, brasileira, colombiana etc.), de uma produção cinematográfica específica de uma área geográfica precisa, de artes ainda intimamente ligadas a um território, ou, no contexto das indústrias culturais globalizadas, esse critério não deveria ser considerado relevante?
Para responder a essas questões, propomos orientar as contribuições em torno de três grandes eixos:
- Quais são as intertextualidades possíveis para a literatura e as artes na América Latina no século XXI? Existem referências ou hipotextos recorrentes? Se a cultura pop parece onipresente desde o final do século passado, o que esses empréstimos nos dizem? Que relação elas mantêm com as indústrias culturais? Como situar a América Latina nesse tabuleiro pluricultural?
- Quais são as especificidades do mercado de bens culturais na América Latina? Que lugar ocupam os poderes públicos, especialmente no financiamento, na difusão e na popularização da literatura e das artes? Que imaginários daí decorrem? Quais mediações são colocadas em prática para oferecer acesso a um público por vezes afastado das manifestações culturais? Que lugar atribuir a essas práticas tanto em escala continental quanto em nível mundial?
- Do ponto de vista teórico, ainda é pertinente falar de transculturação (Rama, 1982) ou de hibridação (García Canclini, 1992) no que diz respeito às influências de outros países, notadamente anglo-saxões? Se esses conceitos fundadores são úteis para interpretar a literatura do século XX, não seria interessante adaptá-los ou revisitá-los para refletir sobre novas formas de escrita no século XXI, incluindo a literatura digital? Também vale a pena questionar se esses conceitos precisam ser adaptados a referências cada vez mais globalizadas.
Submissão de propostas
Outras propostas, que retomem essas temáticas e/ou abram o debate para outras abordagens, poderão, evidentemente, ser examinadas pelo comitê científico.
Buscamos igualmente, para este número, artigos para as seções Miscelânea, Entrevistas, Opiniões/Varia e Resenhas.
Os resumos devem ser enviados para cellam-amerika@univ-rennes2.fr, contendo um título, um resumo de no máximo 250 palavras, cinco palavras-chave e os nomes completos e afiliações acadêmicas dos autores.
Os idiomas aceitos são inglês, espanhol, francês e português.
Datas importantes
1º de fevereiro de 2026: data-limite para envio dos resumos.
15 de fevereiro de 2026: resposta do comitê científico.
1º de abril de 2026: entrega dos artigos completos.
Final de junho / início de julho de 2026: publicação do número completo.