Les violences en milieu éducatif
Quelle histoire, quelles actrices et quels acteurs, quels enjeux ?
Publié le vendredi 16 janvier 2026
Résumé
Cette journée d’étude vise donc à interroger la pluralité des violences en milieu éducatif ainsi que leurs différents registres (physique, psychologique, moral). Elle entend analyser les mécanismes sociaux et institutionnels qui ont favorisé leur banalisation, mais aussi ceux qui ont permis leur mise en visibilité, leur dénonciation et, dans certains cas, leur judiciarisation.
Annonce
Argumentaire
Des membres du Centre d’Études en Sciences Sociales du Religieux (CéSor), aussi rattachés au Centre Amiénois de Recherche en Éducation et Formation (CAERF) et au Laboratoire Éducation, Cultures, Politiques (ECP) coorganisent une journée d’études interdisciplinaire sur le thème : « Les violences en milieu éducatif : quelle histoire, quelles actrices et quels acteurs, quels enjeux ? ». Ce projet est porté par le Collectif de Recherche sur l’Enseignement Confessionnel (CREC), qui regroupe un ensemble de jeunes chercheuses et chercheurs travaillant sur différents milieux éducatifs (enseignement scolaire et périscolaire, établissements de confession catholique/musulmane, mouvements de jeunesse, scoutisme, éducation populaire, etc.). Le collectif est coordonné par Diane-Sophie Girin (post-doctorante au CERI) et soutenu par le CéSor[1].
L’actualité récente en France et à l’étranger a mis en lumière de nombreux cas de violences commises dans des institutions éducatives, souvent à l’occasion de révélations publiques, d’enquêtes journalistiques ou de procédures judiciaires. Ces situations, loin d’être nouvelles, s’inscrivent dans une histoire longue, de la Troisième République à nos jours, de pratiques disciplinaires, punitives ou coercitives. Elles posent avec acuité la question de la normativité des violences éducatives, de leur invisibilisation durable mais aussi des conditions sociales, politiques et judiciaires de leur dénonciation. Elles interrogent également sur les rapports entre des violences dites « ordinaires », quotidiennes et souvent invisibles, et des violences « extraordinaires », qui accèdent au statut d’« affaire » ou de scandale public, sans pour autant épuiser l’ensemble des expériences de violence vécues en contexte éducatif.
Objet et objectifs de la journée d’étude
Cette journée d’études vise donc à interroger la pluralité des violences en milieu éducatif ainsi que leurs différents registres (physique, psychologique, moral). Elle entend analyser les mécanismes sociaux et institutionnels qui ont favorisé leur banalisation, mais aussi ceux qui ont permis leur mise en visibilité, leur dénonciation et, dans certains cas, leur judiciarisation.
L’ambition de cette rencontre est double :
- Analyser les formes historiques et contemporaines des violences éducatives en milieu scolaire, périscolaire ou dans des mouvements de jeunesse, en France et dans les écoles françaises à l’étranger.
- Réfléchir aux enjeux éducatifs, sociaux, politiques et judiciaires de la mise en visibilité des violences, en interrogeant leurs effets sur les métiers de l’éducation, les pratiques professionnelles, les trajectoires des victimes et la régulation institutionnelle.
Interdisciplinarité et bornes chronologiques
Cette journée privilégiera le croisement des approches en sciences de l’éducation, histoire, sociologie, science politique, anthropologie, droit et psychologie. Elle couvrira une temporalité large, du XIXᵉ siècle à l’époque contemporaine, afin de mettre en perspective les continuités et les ruptures dans le traitement des violences éducatives, prioritairement sur le terrain français. Des contributions s’intéressant à d’autres terrains, surtout s’ils sont francophones, sont évidemment les bienvenues dès lors qu’elles permettent d’éclairer cette question des violences éducatives. Une attention particulière sera portée aux contributions fondées sur des matériaux empiriques identifiés (archives, enquêtes qualitatives ou quantitatives, observations, entretiens, corpus institutionnels ou judiciaires), compte tenu du caractère encore émergent de ce champ de recherche.
Axes de contributions
Axe 1 — Histoire et mémoire des violences éducatives
Cet axe invite à interroger les racines historiques, sociales et culturelles des violences éducatives ainsi que les mémoires – individuelles, collectives et institutionnelles – qu’elles ont suscitées ou occultées. Les contributions pourront proposer des approches diachroniques ou comparatives, en s’inscrivant dans deux orientations principales.
La première vise à reconstituer la généalogie des violences éducatives, comprises comme des pratiques, des représentations ou des dispositifs de contrainte exercés au nom d’une finalité éducative (Foucault, 1975 ; Prost, 1970). Les communications pourront porter sur les formes historiques de discipline, de punition et de contrôle des corps et des esprits, dans l’école, les institutions religieuses, les internats, les patronages, les associations de jeunesse, les colonies de vacances ou les structures de placement (Muel-Dreyfus, 1983 ; Rossigneux-Méheust & Génard, 2023). Il s’agira d’analyser les transformations historiques des frontières entre autorité et violence, en lien avec les mutations du rapport à l’enfance et à la pédagogie (Ottavi, 2004 ; Renaut, 2002). Les propositions pourront également explorer les processus de requalification morale, juridique et politique de pratiques longtemps légitimées telles que les châtiments corporels, les humiliations publiques ou encore les discriminations de genre, de classe ou de race (Becchi et Julia, 1998 ; Chartier, 2007 ; Lelièvre, 2008). Enfin, cet axe de réflexion pourra interroger les dynamiques de reconnaissance, de réparation et de mise en mémoire, qu’elles prennent la forme de commissions d’enquête, d’excuses publiques, de dispositifs judiciaires, ou de politiques de patrimonialisation visant à reconstituer et transmettre ces histoires (Audoin-Rouzeau, 2017 ; Delaporte, 2022 ; Esquerre & Badault, 2025).
La seconde orientation de l’axe invite à des approches empiriques et comparatives, centrées sur des études de cas. Les communications pourront porter sur des affaires emblématiques ou des contextes institutionnels spécifiques (écoles, orphelinats, dispositifs de protection, internats coloniaux ou missionnaires). Les études menées au Canada (Tardif et al., 2025), en Irlande (O’Sullivan et al., 2019), en Australie (Slee et al., 2017) ou en France ont montré combien la révélation des violences éducatives s’inscrit dans des dynamiques mémorielles et judiciaires complexes, où se rejouent les rapports entre institutions, victimes et État. Enfin, les propositions pourront questionner la diversité des contextes culturels et politiques dans la qualification même de la « violence éducative », entre tolérance, déni et criminalisation, afin d’éclairer la construction internationale d’une norme éducative protectrice des droits de l’enfant (UNESCO, 2019).
Axe 2 — Formes, logiques et systèmes de violences
Un deuxième axe de réflexion vise à caractériser la pluralité des formes de violences commises en milieu éducatif, les rapports sociaux auxquels elles s’adossent et les logiques institutionnelles dans lesquelles elles s’inscrivent. Les communications s’attacheront à articuler la diversité des violences étudiées aux contextes (sociaux, géographiques, etc.) ainsi qu’aux rapports de pouvoir qui les traversent.
Sans chercher à en établir un inventaire, il apparaît essentiel de mettre en lumière la multitude des formes de violences, ainsi que des termes qui sont employés pour les définir en contexte éducatif. Qu’il s’agisse de violences physiques ou psychologiques, de « violences éducatives ordinaires » (Capelier, 2022), de violences sexistes et sexuelles (Debarbieux et al., 2018), toutes ne bénéficient pas du même degré de reconnaissance et de visibilité sociale par les actrices et les acteurs des milieux éducatifs ainsi que par les autorités publiques. Nous nous intéressons notamment à la question des violences sexistes et sexuelles, ainsi qu’aux modalités évolutives de leur silenciation et de leur énonciation.
Ces violences s’enracinent non seulement dans des relations interpersonnelles qui mettent en jeu la relation entre les élèves d’une part, les enseignantes et enseignants d’autre part (Merle, 2005) mais aussi dans d’autres formes d’autorité entre adultes et enfants (Alvarez-Lizotte & Caron, 2022). Il s’agit dès lors d’analyser les contours des rapports de domination à l’œuvre dans les relations éducatives, inscrites dans des logiques sociales de classe, de genre, de race, d’âge, etc.
Il convient également d’étudier les contextes institutionnels dans lesquels ces violences surviennent, qu’il s’agisse de « l’expérience scolaire » (Dubet & Martuccelli, 1996) ou d’autres milieux éducatifs (centres aérés, scoutisme, internat, etc.) hors du cadre familial. Il s’agit en effet de comprendre, dans la lignée de travaux devenus classiques à ce sujet, comment certains contextes peuvent exposer à des formes de violence qui sont parfois inscrites dans les dispositifs (Darmon, 2013), et rendent d’autant plus difficile leur (d)énonciation.
Axe 3 — Des révélations au scandale : acteurs, dénonciations et judiciarisation
Cet axe propose d’analyser les processus sociaux par lesquels certaines violences éducatives, longtemps niées ou silencées, accèdent à la visibilité publique, font l’objet de dénonciations médiatiques et donnent lieu à des scandales, voire à des procédures judiciaires.
Les communications attendues dans cet axe pourront explorer les conditions d’émergence des révélations et le rôle joué par les actrices et les acteurs de la dénonciation (victimes, familles, associations, collectifs, professionnels, journalistes) dans la mise à l’agenda public des violences éducatives (Boussaguet, 2009 ; Hassenteufel, 2010).
L’axe s’attache également à interroger les dynamiques de construction narrative des scandales, leurs temporalités et leurs effets institutionnels (Rayner, 2007). Le scandale, loin d’être un simple moment médiatique, sera ici interrogé comme « un fait public, troublant et contradictoire, qui met un obstacle à la croyance collective, et sème par là même la dissension » (de Blic et Lemieux, 2005). En ce sens, le scandale suit souvent une temporalité discontinue, marquée par une explosion initiale, des phases de silence et d’éventuelles résurgences, rendant son issue incertaine. Les communications pourront ainsi porter sur les processus, les séquences et les trajectoires par lesquels les scandales relatifs aux violences éducatives émergent, se transforment et produisent des effets.
Les propositions pourront analyser les réponses apportées par les institutions concernées – milieu scolaire (Mabilon-Bonfils, 2005), Église (Béraud, 2021), associations de jeunesse (Fontenaille, 2021) – depuis les dispositifs de reconnaissance et/ou de réparation (commissions d’enquête, projet de loi, etc.) jusqu’aux stratégies de résistance destinées à minimiser, détourner ou étouffer le scandale.
Enfin, les communications pourront interroger les processus de judiciarisation ou de non-recours à la justice, ainsi que l’articulation entre justice pénale, dispositifs administratifs et formes alternatives ou réparatrices de justice (Le Goaziou, 2019).
Axe 4 — Effets sociaux, éducatifs et politiques
Le quatrième axe s’intéresse aux effets sociaux, éducatifs et politiques des violences subies en contexte éducatif, en analysant la manière dont celles-ci affectent durablement les rapports à l’autorité, à l’État et aux institutions. Cette réflexion s’inscrit dans un ensemble de travaux qui ont cherché à penser le rôle de l’école comme instance de politisation (Barrault-Stella et al., 2020). En élargissant l’analyse aux institutions éducatives dans leur ensemble, et non au seul milieu scolaire, il s’agit de les envisager comme des instances de politisation au quotidien, contribuant à l’interrogation de l’ordre social (Buton et al., 2016). Plusieurs perspectives retiennent particulièrement notre attention.
D’abord, celle des effets des violences éducatives sur la citoyenneté en construction chez l’enfant et l’adolescent. Il s’agit de comprendre comment l’expérience de violences éducatives, dans leurs formes diverses, affecte la fabrique politique du citoyen, en ce qu’elles modèlent le rapport à l’autorité, à l’ordre social et à l’engagement. Cette approche vise ainsi à déplacer la focale par rapport à des perspectives plus traditionnelles, centrées sur la citoyenneté scolaire et les seuls contenus d’enseignement (Douniès, 2021). Comme cela a déjà été mis en évidence dans certains contextes, notamment égyptien (Ramzy, 2024 ; Sobhy, 2023), l’exercice de violences éducatives par le corps enseignant façonne durablement les représentations de l’ordre social et de la citoyenneté chez les élèves. Dans le cadre de cette journée d’études, nous proposons de transposer cette perspective à d’autres contextes – français notamment, mais non exclusivement – et d’élargir à une pluralité de réalités éducatives (mouvements de jeunesse, milieux associatifs, éducation populaire, etc.). Il s’agit également de penser comment les violences éducatives peuvent s’articuler à des contextes politiques empreints eux-mêmes de violence, qu’il s’agisse de projets autoritaires, de logiques néolibérales, etc.
Un second aspect de cet axe porte sur les politiques publiques de prévention, de reconnaissance et de prise en charge des violences éducatives. Il s’agit ici d’interroger les dispositifs éducatifs, sociaux et juridiques visant à prévenir (Carra, 2009 ; Galand et al., 2012), à reconnaître les violences subies par les enfants et les adolescents et à en organiser la prise en charge institutionnelle, en miroir notamment des politiques publiques de lutte contre le harcèlement scolaire (Debarbieux, 2025 ; Ministère de l’Éducation nationale, 2025). L’un des questionnements de cet axe consiste à comprendre comment les violences commises par des adultes dans un contexte éducatif à l’encontre d’enfants et d’adolescents, sont appréhendées et prises en charge par la puissance publique. Cette réflexion engage une analyse des normes sociales et politiques qui encadrent la reconnaissance des violences éducatives (Carra & Mabillon-Bonfils, 2012), depuis la fabrique des normes jusqu’à la mise en œuvre concrète de dispositifs au sein des institutions éducatives. Il s’agit ainsi de saisir les conditions dans lesquelles les violences éducatives, lorsqu’elles sont le fait d’adultes, deviennent un enjeu politique et donnent lieu à des formes spécifiques de prise en charge dans les politiques publiques sociales et d’éducation.
Interface avec les mondes enseignants et le monde politique
Cette journée est aussi le reflet de l’engagement, sur nos divers terrains, des chercheuses et chercheurs composant le Collectif de recherche sur l’enseignement confessionnel (CREC). Nous souhaitons que cette journée de mise en partage de nos travaux soit ouverte sur les mondes éducatifs et qu’elle constitue un lieu de dialogue.
En premier lieu, nous voulons faire une place aux professionnels de l’éducation, notamment aux « cadres intermédiaires » (Quéré, 2020) comme les directrices et directeurs d’écoles, les cheffes et chefs d’établissement les agentes et agents des rectorats ainsi que les responsables de structures socio-éducatives et d’éducation populaire. Ils et elles jouent en effet un rôle-clé dans le cadrage des violences commises par des adultes sur les enfants et les adolescents, en ayant la charge de leur signalement et de la mise en place de programmes de lutte à cet effet. Toute proposition de communication permettant de mieux considérer le rôle et les modalités d’action de ces actrices et acteurs sera considérée avec un intérêt particulier. Par ailleurs, nous souhaitons croiser les regards scientifiques et professionnels sur cette question, en invitant des acteurs et actrices à évoquer leurs pratiques et les dispositifs mis en place.
L’enjeu de la formation des personnels enseignants à cette question des violences en cadre scolaire est central. En lien avec les formatrices et formateurs et les INSPÉ, nous souhaitons aborder précisément la façon dont les violences commises par des adultes sont appréhendées dans la formation des personnels éducatifs.
Par ailleurs, nous souhaitons intégrer largement les mondes éducatifs — en dehors de l’école — à la réflexion, en s’interrogeant notamment sur la façon dont les associations d’éducation populaire peuvent être amenées à considérer cette question de la violence des éducateurs sur les enfants. La possibilité d’inviter des actrices et acteurs des milieux de l’éducation population est ainsi envisagée.
Enfin, la question de la prise en charge politique des violences éducatives nous préoccupe particulièrement. Nous souhaitons que cette journée puisse être l’occasion d’interroger plus finement la place des acteurs politiques dans la mise en œuvre de politiques éducatives. Dans la lignée des travaux menés par notre collectif[2], nous envisageons de mettre en réflexion les travaux de la commission d’enquête sur les modalités du contrôle par l’État et de la prévention des violences dans les établissements scolaires (Spillebout & Vannier, 2025). Cela nous permettrait de questionner la façon dont les députés, en charge de façonner la loi, envisagent de la transformer afin de répondre à cette question des violences commises par des adultes sur des enfants en milieu éducatif.
Modalités de soumission
Les propositions de communication comporteront :
- Un titre
- Un résumé de la communication (maximum 3 000 signes espaces compris ou 500 mots)
- 5 mots-clés
- Entre 5 et 10 références bibliographiques
- Une présentation de l’auteur·e en 10 lignes au maximum (discipline, université, laboratoire de rattachement, fonctions)
- Langues : français ou anglais (avec un résumé en français)
La date limite pour nous transmettre vos propositions est le 6 mars 2026, à l’adresse suivante : je-violences-edu@ehess.fr
Le planning de la journée d’études et les retours quant à vos propositions seront formalisés au début du mois de mai 2026.
Par ailleurs, nous vous recommandons d’envoyer votre communication pour le 18 septembre 2026.
Le nombre de communications retenues sera limité à huit, à raison de deux communications par axe, afin de garantir la qualité des échanges scientifiques.
Le comité scientifique sera attentif, en particulier, aux propositions qui :
- S’inscrivent clairement dans l’un des axes de la journée
- Reposent sur des données empiriques identifiées et explicitées
- Présentent un caractère inédit, tant du point de vue du terrain que de l’analyse
- Émanent prioritairement de doctorantes et doctorants ainsi que de jeunes docteures et docteurs, sans exclure les chercheuses et chercheurs confirmé.es
Cette journée d’études s’inscrit dans la perspective d’un projet de publication scientifique, sous la forme d’un numéro thématique de revue. Les communications retenues devront, à ce titre, présenter un potentiel de publication et répondre aux exigences académiques attendues dans les revues de sciences de l’éducation et de sciences sociales.
Comité d’organisation
- Raphaëlle Fontenaille, doctorante en sociologie au CéSor et ATER en sciences de l’éducation à l’université Jean Monnet - Saint-Etienne
- Margot Legal, doctorante en sociologie au CéSor
- Akhésa Moummi, doctorante en études politiques au CéSor et ATER en sciences de l’éducation à l’université Picardie Jules Verne - Amiens
Comité scientifique
- Céline Béraud, sociologue, directrice d’étude à l’EHESS (CéSor)
- Séverine Depoilly, sociologue, maitresse de conférences à l’Université de Poitiers (GRESCO)
- Elsa Génard, historienne, maitresse de conférences à l’Université Sorbonne Paris-Nord (PLÉAIDE)
- Véronique Le Goaziou, sociologue, chercheuse indépendante (LAMES)
- Pierre Périer, sociologue, professeur des universités en sciences de l’éducation à l’Université de Rennes-II (CREAD)
- Manon Pesle, sociologue, maitresse de conférences en sciences de l’éducation à l’Université Jean Monnet - Saint Étienne (ECP)
- Farah Ramzy, politiste, maitresse de conférences en études arabes à l’université de Strasbourg (GÉO)
- Sophie Richardot, psychologue, professeure des universités en sciences de l’éducation à l’Université Picardie Jules-Verne (CURAPP-ESS)
- Maxime Vanhoenacker, anthropologue, chargé de recherche au CNRS (LAP)
- Partenaires de la journée d’études
- Laboratoire Éducation, Cultures, Politiques (ECP), UR 4571, U. Lumière Lyon 2 & Université Jean-Monnet Saint-Étienne
- Centre d’Études en Sciences Sociales du Religieux (CéSor), UMR 8216, EHESS & CNRS
- Centre Amiénois de Recherche en Éducation et Formation (CAREF), UR 4697, U. Picardie - Jules Verne
Bibliographie
Alvarez-Lizotte Pamela & Caron Caroline « L’adultisme comme outil d’analyse critique : exemple appliqué à l’intervention sociojudiciaire auprès des jeunes vivant en contexte de violence conjugale », Enfances Familles Générations, no 41, 2022 (en ligne : https://journals.openedition.org/efg/14238).
Audoin-Rouzeau Stéphane, Une initiation : Rwanda (1994-2016), Paris, Seuil, 2017.
Barrault-Stella Lorenzo, Bongrand Philippe, Hugrée Cédric & Siblot Yasmine, « Les rapports à l’école comme rapports à l’État », Politix, vol. 2, no 130, 2022, pp. 7-22 (en ligne : https://shs.cairn.info/revue-politix-2020-2-page-7?lang=fr).
Becchi Egle & Dominique Julia, Histoire de l’enfance en Occident. Tome II : Du XVIIIe siècle à nos jours, Paris, Seuil, 1998.
Béraud Céline, Le Catholicisme français à l’épreuve des scandales sexuels, Paris, Seuil, 2021.
Boussaguet Laurie, « Les “faiseuses” d’agenda. Les militantes féministes et l’émergence des abus sexuels sur mineurs en Europe », Revue française de science politique, vol. 59, no 2, 2009, p. 221-246 (en ligne : https://shs.cairn.info/revue-francaise-de-science-politique-2009-2-page-221).
Buton François, Lehingue Patrick, Mariot Nicolas & Rozier Sabine (éd.), L’Ordinaire du Politique. Enquêtes sur les rapports profanes au politique, Villeneuve d’Ascq, Presses Universitaires du Septentrion, 2016.
Capelier Flore, « Violences éducatives ordinaires » dans Lusset Elisabeth & Poutrin Isabelle (éd.), Dictionnaire du fouet et de la fessée. Corriger et punir, Paris, Presses Universitaires de France, 2022, pp. 719‑723.
Carra Cécile, Violences à l’école élémentaire. L’expérience des élèves et des enseignants, Paris, Presses Universitaires de France, 2009.
Carra Cécile & Mabillon-Bonfils Béatrice (éd.), Violences à l’école. Normes et professionnalités en question, Arras, Artois Presses Université, 2012.
Chartier Anne-Marie, L’école et la lecture obligatoire. Histoire et paradoxes des pratiques d’enseignement de la lecture, Paris, Retz, 2007.
Darmon Muriel, Classes préparatoires. La fabrique d’une jeunesse dominante, Paris, La Découverte, 2013.
Debarbieux Éric, Alessandrin Arnaud, Dagorn Johanna & Gaillard Olivia, Les violences sexistes à l’école. Une oppression viriliste, Bordeaux, Observatoire européen de la violence à l’école, 2018.
Debarbieux Éric, Zéro pointé ? Une histoire politique de la violence à l’école, Paris, Les Liens qui Libèrent, 2025.
de Blic Damien & Lemieux Cyril, « Le scandale comme épreuve. Éléments de sociologie pragmatique », Politix, vol. 71, no 3, 2005, p. 9-38 (en ligne : https://shs.cairn.info/revue-politix-2005-3-page-9).
Delaporte Ixchel, Les enfants martyrs de Riaumont. Enquête sur un pensionnat intégriste, Arles, Éditions du Rouergue, 2022.
Douniès Thomas, Réformer l’éducation civique ? Enquête du ministère à la salle de classe, Paris, Presses Universitaires de France, 2021.
Dubet François & Martuccelli Danilo, À l’école. Sociologie de l’expérience scolaire, Paris, Seuil, 1996.
Esquerre Alain & Badault Clémence, Le silence de Bétharram, Paris, Michel Lafon, 2025.
Fontenaille Raphaëlle, Scandales sexuels dans l’Église catholique : Positionnement et répercussions au sein du mouvement des Scouts et Guides de France (SGDF), Mémoire de master II, sous la direction de Céline Béraud, Paris, EHESS, 2021.
Foucault Michel, Surveiller et punir. Naissance de la prison, Paris, Gallimard, 1975.
Galand Benoît, Carra Cécile et Verhoeven Marie (éd.), Prévenir les violences à l’école, Paris, Presses Universitaires de France, 2012.
Hassenteufel Patrick, « Les processus de mise sur agenda : sélection et construction des problèmes publics », Informations sociales, vol. 157, no 1, 2010, p. 50-58 (en ligne : https://shs.cairn.info/revue-informations-sociales-2010-1-page-50).
Le Goaziou Véronique, « La condamnation sociétale et la condamnation pénale du viol, une double énigme » dans Viol : Que fait la justice ?, Presses de Sciences Po, 2019, p. 27-47.
Lelièvre Claude, Les politiques scolaires mises en examen. Onze questions en débat, Issy-les-Moulineaux, ESF Éditeurs, 2008.
Mabilon-Bonfils Béatrice, « Les enseignants et la violence scolaire : quelles relations, quelles représentations ? » dans L’invention de la violence scolaire, Toulouse, Ères, 2005, pp. 121-138.
Maurel Olivier, La violence éducative : un trou noir dans les sciences humaines, Breuillet, L’Instant Présent, 2012.
Merle Pierre, L’élève humilié. L’école : un espace de non-droit ?, Paris, Presses Universitaires de France, 2005.
Ministère de l’Éducation nationale, « Politique de lutte contre le harcèlement à l’École », sur Ministère de l’Éducation nationale, 2025 (en ligne : https://www.education.gouv.fr/non-au-harcelement/politique-de-lutte-contre-le-harcelement-l-ecole-289530).
Muel-Dreyfus Francine, Le métier d’éducateur. Les instituteurs de 1900, les éducateurs spécialisés de 1968, Paris, Les Éditions de Minuit, 1983.
O’Reilly Ken, O’Connell Paul, O’Sullivan Danny, Aiden Corvin, Sheerin James, O’Flynn Padraic, Donohoe Gary, McCarthy Hazel, Ambrosh Daniela, O’Donnell Muireann, Ryan Aisling & Kennedy Harry G., « Moral cognition, the missing link between psychotic symptoms and acts of violence: a cross-sectional national forensic cohort study », BMC Psychiatry, n°19, 2019 (en ligne : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/31856762/).
Ottavi Dominique, « Enfance et violence : le miroir des médias. Vers une culture de l’immaturité », Le Débat, n°132, vol. 5, 2004, pp. 177-194 (en ligne : https://shs.cairn.info/revue-le-debat-2004-5-page-177?lang=fr).
Prost Antoine, Histoire de l’enseignement en France, 1800-1967, 2ème édition, Paris, Armand Colin, 1970.
Quéré Olivier, L’atelier de l’État. Des cadres intermédiaires en formation, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2020.
Ramzy Farah, « Lecture croisée. Ethnographies de l’école en Égypte », Mondes Arabes. Revue de sciences sociales du politique des mondes arabes & musulmans, vol. 1, no 5, 2024, pp. 211-221 (en ligne : https://shs.cairn.info/revue-mondes-arabes-2024-1-page-211?lang=fr).
Rayner Hervé, Dynamique du scandale. De l’affaire Dreyfus à Clearstream, Paris, Le Cavalier Bleu, 2007.
Renaut Alain, La libération des enfants. Contribution philosophique à une histoire de l’enfance, Paris, Calmann-Lévy, 2002.
Rossigneux-Méheust Mathilde & Génard Elsa (éd.), Routines punitives. Les sanctions du quotidien. XIXe-XXe siècle, Paris, CNRS Éditions, 2023.
Slee Phillip T., Skrzypiec Grace & Cefai Carmel, Child and Adolescent Wellbeing and Violence Prevention in Schools, Londres, Routledge, 2017.
Sobhi Hania, Schooling the Nation: Education and Everyday Politics in Egypt, Cambridge, Cambridge University Press, 2023.
Spillebout Violette et Vannier Paul, Rapport au nom de la commission des affaires culturelles et de l’éducation exerçant les prérogatives d’une commission d’enquête sur les modalités du contrôle par l’État et de la prévention des violences dans les établissements scolaires. Tome 1 : Rapport, Paris, Assemblée Nationale, 2025 (en ligne : https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/rapports/cion-cedu/l17b1642-ti_rapport-enquete).
Tardif Catherine, Carpentier Geneviève & Roy Normand, « Awareness-Raising Tools Regarding Violence Against Students in Schools: A Literature Review », Canadian Journal of Education / Revue canadienne de l’éducation, vol. 16, n°1, 2025, pp. 447-474 (en ligne : https://journalhosting.ucalgary.ca/index.php/cjnse/article/view/80505).
UNESCO, Bringing it out in the open: monitoring school violence based on sexual orientation, gender identity or gender expression in national and international surveys, note technique n°ED-2019/WS/14, Paris, 2019 (en ligne : https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000367493).
Notes
[1] Ce collectif organise notamment un séminaire collectif de recherche autour des questions d’enseignement confessionnel. Pour le planning de l’année 2025-2026 et des années passées, voir : https://cesor.ehess.fr/recherches/seminaire-du-collectif-de-recherches-sur-lenseignement-confessionnel-crec.
[2] Notamment dans le cadre de l’invitation des députés Paul Vannier et Christopher Weissberg à notre séminaire.
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Lieux
- Salle 250, Centre des Colloques, Campus Condorcet - Place du Front Populaire
Aubervilliers, France (93)
Format de l'événement
Événement uniquement sur site
Dates
- vendredi 06 mars 2026
Fichiers attachés
Mots-clés
- violence, éducation, France, scandale, citoyenneté, enfant
Contacts
- Raphaëlle FONTENAILLE
courriel : raphaelle [dot] fontenaille [at] ehess [dot] fr - Margot LEGAL
courriel : margot [dot] legal [at] ehess [dot] fr
URLS de référence
Source de l'information
- Akhésa MOUMMI
courriel : akhesa [dot] moummi [at] ehess [dot] fr
Licence
Cette annonce est mise à disposition selon les termes de la Creative Commons - Attribution 4.0 International - CC BY 4.0.
Pour citer cette annonce
Akhésa MOUMMI, Raphaëlle Fontenaille, Margot LEGAL, « Les violences en milieu éducatif », Appel à contribution, Calenda, Publié le vendredi 16 janvier 2026, https://doi.org/10.58079/15iel

