Publié le mercredi 28 janvier 2026
Résumé
Le silence dans les organisations (non-dits, peur) nourrit et permet des violences psychologiques et physiques, créant un climat toxique et nuisant à l’innovation. Cette violence insidieuse et souvent impunie exige, pour y mettre fin, des politiques claires, une parole libérée et une culture du respect. La question centrale est de savoir comment rétablir l’harmonie sociale et si le silence est lui-même une violence qui rend les victimes invisibles.
Annonce
Argumentaire
La violence et le silence dans les organisations sont extrêmement reliés. Le silence organisationnel qui se traduit par les non-dits, la peur et la conformité, alimente et patronne les violences psychologiques (ostracisme, intimidation silencieuse) et physiques (outrages, bousculades, étreintes, morsures, lancers d'objets, destruction de matériel, agressions sexuelles). Le lien d’intimité entre la violence et le silence finit par créer un climat de méfiance, de jugement et de dysfonctionnement, tout en nuisant à l’innovation au sein des entreprises ou des administrations et au bien-être des acteurs qui y exercent. De part ces constats, le problème de la violence deviendrait-elle un acte insidieux et permanent ?
Rappelons ici le caractère controverse observée dans les actes de violence devenue une institution visible et sans représailles. En effet, il ressort que la pratique de la violence se fait en majorité dans des lieux sensés assurer une certaine sécurité. C’est à ce titre que la permanence de la violence nous interpelle. Celle-ci est manifeste dans diverses situations, on la retrouve à la fois dans la recherche et l’exécution d’un emploi. Selon C. Mersan (2006 : 41) : « La première violence qu’entraînait le travail était celle… de ne pas en avoir ! (…) Rappelons-nous que l’entreprise est le lieu d’organisation des contributions collectives ayant pour finalité de transformer le travail en valeur. Pour ce faire, le salarié est lié à son employeur par un contrat de travail. (…) Ce n’est donc pas l’entreprise en tant que telle qui est source de violence mais davantage la nature des rapports entre les salariés et l’employeur qui peuvent évoluer d’un rapport contractuel à celui de dépendance ou de dominant/dominé… »
Rompre avec cette sournoiserie quasiment invisible et quotidienne qui s’installent de manière durable dans les organisations nécessite courage, politiques claires, rôle actif des témoins et des managers valeureux pour favoriser la communication et une culture de respect et de sécurité entre les acteurs.
La problématique qui soulève un intérêt à l’étude de la thématique sur la violence et le silence dans les organisations, conduit à l’interrogation suivante :
Comment repenser l’harmonie sociale face aux diverses formes de violence ? Le silence deviendrait-il une violence symbolique transformant les victimes en invisibilisation de la violence ?
Répondre à ce questionnement amène à structurer la réflexion autour des 5 axes de recherche :
Axes thématiques
Axe 1 : Violence dans les lieux de savoir
- Physiques : Coups, bousculades, vols avec violence.
- Verbales et psychologiques : Insultes, moqueries, intimidation, menaces, mises à l'écart, chantage, rumeurs, atteinte à la réputation.
- Sexuelles et de genre : Attouchements, propositions sexuelles, propos et attitudes à caractère sexuel, harcèlement spécifique aux filles (corvées, refus d'avances).
- Économiques : Privation de goûters/ressources, vols d'objets.
- Institutionnelles : Non-respect du règlement (absentéisme, bavardages), corvées forcées, exploitation des élèves (surtout filles).
- Numériques (non explicité dans les résultats mais courant) : Cyberharcèlement (par extension).
Axe 2 : Violence dans les administrations publiques et privées
- Harcèlement moral et psychologique : Insultes, moqueries, intimidation, dénigrement, attribution abusive du travail d'autrui, mise à l'écart.
- Harcèlement sexuel : Propos ou attitudes à caractère sexuel, attouchements, propositions insistantes, exhibitionnisme, viols.
- Violences physiques : Frappes, gifles, bousculades, utilisation d'objets, menaces.
- Violences économiques : Privation de ressources, d'accès à des services ou opportunités (ex: blocage de documents administratifs).
- Violences administratives : Confiscation ou destruction de documents, rendant l'accès aux droits difficile.
Axe 3 : Violence environnementale
- Destruction des écosystèmes : Déforestation massive, pollution des sols et des eaux par des produits chimiques, et exploitation non durable des ressources naturelles.
- Impacts sur la santé humaine : La dégradation environnementale réduit le potentiel de développement et la résilience des communautés qui dépendent directement de la nature pour leur subsistance.
- Violence écologique : Manifestation par la perte de biodiversité et la destruction des habitats, compromettant la survie de nombreuses espèces.
- Criminalisation des défenseurs : Les militants écologistes font face à des stratégies de répression croissantes (attaques physiques, harcèlement, assassinats) pour s'être opposés à des projets industriels ou extractifs.
- Inégalités et genre : La dégradation de l'environnement peut accentuer les violences basées sur le genre (VBG). Les femmes sont souvent les premières touchées par la raréfaction des ressources.
- Injustice sociale : Les populations les plus vulnérables subissent de manière disproportionnée les effets de la pollution et des pénuries, renforçant les déséquilibres sociaux existants.
Axe 4 : Silence comme instrument juridique
- Instrument stratégique : Le silence peut être une tactique de défense ou une stratégie procédurale.
- Langage non verbal : Il n'est jamais neutre en droit ; il est porteur de sens (omission, acte de résistance, soumission) et fait partie du langage juridique.
- Interprétation variée : Le droit tente de juridiciser le silence, tantôt en le condamnant, tantôt en l'imposant, tantôt en le protégeant.
Axe 5 : Tendances spirituelles
- Quête de clarté : Face à l'épuisement culturel, le silence est de plus en plus perçu comme une forme de sagesse pour se reconnecter à son essence véritable.
- Pratiques hybrides : On observe un regain d'intérêt pour la méditation silencieuse, même chez les personnes sans affiliation religieuse stricte, cherchant la « clarté » et la « guérison ».
- Le "Silence Divin" : Concept théologique où le silence est interprété comme un langage compréhensible par la divinité, permettant de méditer sans le tumulte des mots.
Consignes de soumission
Les propositions de communications (format Word) seront adressées par courriel à cette adresse : lareso@iuso-sne.com.
Elles doivent contenir :
- Le titre de la communication
- Le (s) nom (s) et prénom (s) de (s) (l’) auteur (s)
- L’organisme ou l’institution d’affiliation
- Le courriel
- Résumé de 300 mots (Français et en Anglais) Mots-clés (5 au maximum)
- Interligne : simple
- Police : Garamond
- Taille : 12
- NB : Préciser le choix de l’axe de soumission
Calendrier
- Lancement de l’appel à communication 15 janvier 2026
- Fin de réception des résumés 30 avril 2026
- Notification aux auteurs 15 mai 2026
- Réception des premières versions entièrement rédigées des articles 1er juin 2026
- Déroulement du colloque 25 au 27 juin 2026
- Réception des articles intégrant les observations formulées pendant le colloque: 7 septembre 2026
- Retour des instructions des articles : 16 octobre 2026
- Retour des articles finaux : 14 novembre 2026
- Publication des actes du colloque : Mars 2027
Conditions de participation
- Enseignants-chercheurs et chercheurs : 35 000 FCFA
- Professionnels : 25 000 FCFA
- Étudiants : 10 000 FCFA
- Modes de participation : présentiel et distanciel
Modalités de paiement des frais de participation pour les personnes à l’étranger
(Western Union, Moyen Gram et Express Union)
YOMBO Clarisse (+241 74 22 69 30)
BOUANGA NDOKO Aude (+241 77 41 07 84)
Modalités de paiement des frais de participation pour les personnes au Gabon
Airtel Money :
074 22 69 30 au nom de YOMBO Clarisse 077 41 07 84 au nom de BOUANGA NDOKO Aude
Moov Money :
066 71 18 84 au nom de BOUANGA NDOKO Aude
Comité scientifique
Président : Ludovic OBIANG, Directeur de Recherche IRSH, CENAREST (Gabon)
- Ludovic OBIANG, Directeur de Recherche, IRSH (Gabon)
- Georice Berthin MADEBE, Directeur de Recherche, IRSH (Gabon)
- Eugénie EYEANG, Professeur Titulaire, ENS Libreville (Gabon)
- Anne Marlyse KOUADIO, Professeur Titulaire, ENS Abidjan (Côte d’Ivoire)
- Jérôme ALOKO-N’GUESSAN, Professeur Titulaire, Université Félix Houphouët-Boigny (Côte d’Ivoire)
- Jules Évariste AGNINI TOA, Professeur Titulaire, Université Félix Houphouët-Boigny (Côte d’Ivoire)
- René ALLOU KOUAME, Professeur Titulaire, Université Félix Houphouët-Boigny (Côte d’Ivoire).
- Sébastien LATH YEDOH, Professeur Titulaire Université Félix Houphouët-Boigny (Côte d’Ivoire)
- Sévérin KONIN, Professeur Titulaire Université Félix Houphouët-Boigny (Côte d’Ivoire)
- René Yao KOUASSI, Professeur Titulaire, Université Félix Houphouët-Boigny (Côte d’Ivoire)
- Louis Edouard SETTIE, Professeur Titulaire, Université Félix Houphouët-Boigny (Côte d’Ivoire)
- Pierre-Claver KOBO, Professeur Titulaire Université Félix Houphouët-Boigny (Côte d’Ivoire)
- Téré GOGBE, Professeur Titulaire, Université Felix Houphouët-Boigny (Côte d’Ivoire)
- Alain LANCRY, Professeur des Universités, Université de PICARDIE (France)
- Michel CATALA, Professeur des Universités, Université de Nantes (France)
- Alphonse NDINGA NZIENGUI, Maître de Recherche, IRSH (Gabon)
- Achille-Fortuné MANFOUMBI-MVE, Maître de Recherche, IRSH (Gabon)
- Anaclet NDONG NGOUA, Maître de Recherche, IRSH (Gabon)
- Blanchard MAKANGA, Maître de Recherche, IRSH (Gabon)
- Jean-Emery ETOUGHE-EFE, Maître de Recherche, IRSH (Gabon)
- Noëlline SALLAH, Maître de Recherche, IRSH (Gabon)
- Judith Rachel RENAMI ZIZA, Maître de Recherche, IRSH (Gabon)
- Annie BEKA BEKA, Maître de Conférences, ENS Libreville (Gabon)
- Marcelle IBINGA, Maître de Conférences, ENS Libreville (Gabon)
- Emmanuelle NGUEMA MINKO, Maître de Conférences, ENS Libreville (Gabon)
- René Casimir ZOO EYINDANGA, Maître de Conférences, ENS Libreville (Gabon)
- Romaric Franck QUENTIN DE MONGARYAS, Maître de Conférences, ENS Libreville (Gabon)
- Rufin DIDZAMBOU, Maître de Conférences, ENS Libreville (Gabon)
- Véronique Solange OKOME BEKA, Maître de Conférences, ENS Libreville (Gabon)
- Yvette MOUSSOUNDA, Maître de Conférences, ENS Libreville (Gabon)
- Sidiki Youssouf COULIBALY, Maître de Conférences, Université Felix Houphouët-Boigny (Côte d’Ivoire)
Comité d'organisation
Président : Aristide EDZEGUE MENDAME, Maître de Conférences, Directeur Général IUSO-SNE (Gabon)
Coordination générale
- Coordonnateur 1 : Hervé ESSONO MEZUI, Chargé de Recherche, Directeur des Études Masters, IUSO-SNE (Gabon)
- Coordonnateur 2 : Robert Edgard NDONG, Maître de Recherche, IRSH (Gabon)
Membres
- Éric Damien BIYOGHE BI ELLA, Maître de Recherche, IRSH (Gabon)
- Fabrice NFOULE MBA, Maître de Recherche, IRSH (Gabon)
- Judicaël ETSILA, Maître de Recherche, IRSH (Gabon)
- Fred-Paulin ABESSOLO MEWONO, Chargé de Recherche, IRSH (Gabon)
- Georges MOUSSAVOU, Chargé de Recherche, IRSH (Gabon)
- Martial MATOUBA, Chargé de Recherche, IRSH (Gabon)
- Olive Pulchérie ITOUBA, Chargée de Recherche, IRSH (Gabon)
- Marie Zoé MFOUMOU, Maître-Assistant IUSO-SNE (Gabon)
- Marie Sosthina Wanda MABICKA NZYENGUI, Maître-Assistant IUSO-SNE (Gabon)
- Edouard EYINDANGA, Assistant IUSO-SNE (Gabon)
- Nina Jennipher MAMFOUMBI, Assistante IUSO-SNE (Gabon)
- Olivia NONGOU MOUNDOUNGA, Assistante IUSO-SNE (Gabon)
- Brigitte-Carole OYANE EYEGHE, Assistante IUSO-SNE (Gabon)
- Axel NGUEMA EDOU, Assistant IUSO-SNE (Gabon)
- Oscar MEGNE M’ELLA, Assistant IUSO-SNE (Gabon)
- Pierre Ghislain MABIKA, Assistant IUSO-SNE (Gabon)
- Jean Agrippa NGUEMA NGUEMA, Assistant IUSO-SNE (Gabon)
- Bertrand MVONO ESSONO, Assistant IUSO-SNE (Gabon)
- Vanessa NTSAME MINTSA, Assistante IUSO-SNE (Gabon)
- Marlène ABEGUE OLLOMO, Assistante IUSO-SNE (Gabon)
- Pauline Leyonne MEKEMEZA, Assistante IUSO-SNE (Gabon)
- Aimée Prisca MEKEMEZA ENGO, Assistante IUSO-SNE (Gabon)
- Gildas BISSIELOU, Assistant IUSO-SNE (Gabon)
- Fabrice EKOMO, Assistant IUSO-SNE (Gabon)
- Léonce BIBALOU, Assistant IUSO-SNE (Gabon)
- Joyce IGUEMBA, Assistante IUSO-SNE (Gabon)
- Marina MOUTSINGA, Assistante IUSO-SNE (Gabon)
- Laurence MATSANGA MOUSSAVOU, Assistante IUSO-SNE (Gabon)
- Mélissa MENGUE MOUYOMBI, Assistante IUSO-SNE (Gabon)
- Shanice THATY TCHIDOUNOU, Assistante IUSO-SNE (Gabon)
- Jériel MITSIEKE, Assistant IUSO-SNE (Gabon)
- Michelle ESSOMEYO OBIANG, Assistante IUSO-SNE (Gabon)
- Claire Paquerette NKEMEYONG, Assistante IUSO-SNE (Gabon)
- Barry BIGNOUMBA DJIBA KANE
Secrétariat
- Madame Clarisse YOMBO, IUSO-SNE (Gabon)
- Madame Aude BOUANGA NDOKO, IUSO-SNE (Gabon)
- Madame Davyla MOUGUIMBA NZIENGUI, IUSO-SNE (Gabon)
- Madame Glenn YOUBI DOUNENI IUSO-SNE (Gabon)
- Madame Maud Michelle LIKE épse DO REGO, IUSO-SNE (Gabon)
Catégories
- Sociologie (Catégorie principale)
Lieux
- Salle Polyvalente de l'IUSO-SNE
Libreville, Gabon (17014)
Format de l'événement
Événement hybride sur site et en ligne
Dates
- jeudi 30 avril 2026
Fichiers attachés
Mots-clés
- violence organisationnelle, silence institutionnel, climat de travail toxique, harmonie sociale
Contacts
- Hervé ESSONO MEZUI
courriel : lareso [at] iuso-sne [dot] com
Source de l'information
- Jules Thérence MIHINDOU MI-MOUBAMBA
courriel : jules [dot] mihindou [at] gmail [dot] com
Licence
Cette annonce est mise à disposition selon les termes de la Creative Commons CC0 1.0 Universel.
Pour citer cette annonce
« Violence et silence dans les organisations », Appel à contribution, Calenda, Publié le mercredi 28 janvier 2026, https://doi.org/10.58079/15l3a

