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Calenda - The calendar for arts, humanities and social sciences

Cultivating one’s own garden, expanding horizons

Cultiver son jardin, s’ouvrir au monde

Mapping the personal and the collective through history of art and the humanities, from Impressionism to the present day

Cartographier l’intime et le collectif, à travers l’histoire de l’art et les sciences humaines, de l’impressionnisme à nos jours

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Published on Tuesday, January 20, 2026

Abstract

La Seine, de Paris à la Normandie, comme territoire a façonné l’histoire du mouvement impressionniste, tout en étant marqué durablement par celui-ci. Les formes de l’habitat, les modes de vie, les structures sociales, la transformation des paysages par le changement des pratiques agricoles et industrielles, ou encore les usages du territoire constituent autant de pistes de recherche à approfondir dans l’étude de l’impressionisme. Cette école d’été entend donc ouvrir ces nouvelles perspectives en croisant plusieurs disciplines et jouant sur les échelles d’analyse, afin d’interroger l’expérience du territoire dans ce qu’elle a de plus intime comme de plus universel.

The Seine has shaped the history of the Impressionist movement, which, in turn, left a lasting mark on the land. The research framework of this programme places the focus on this influential geographical backdrop, as part of a broader reflection on our regions. Housing traditions, ways of life, social structures, land uses, and the impact of agricultural and industrial development on the landscape are just some of the lines of research that require further study about Impressionism. This summer school aims to open up new perspectives through cross-disciplinary collaboration while experimenting with scales of analysis, to reflect on the experience of land from the most personal to the most universal.

Announcement

Argumentaire

Porté par l’Université Paris Nanterre, le programme Impressionnisme s’inscrit au cœur de l’axe Seine, de Paris à la Normandie et ouvrant sur le monde. Ce territoire a façonné l’histoire du mouvement impressionniste, tout en étant marqué durablement par celui-ci. Ce contexte géographique structurant oriente la dynamique de recherche du programme autour de la question des territoires. Si l’impressionnisme a commencé à être étudié à l’aune de la question du paysage, du climat, des mobilités ou de la modernité, d’autres dimensions restent encore peu explorées. Les formes de l’habitat, les modes de vie, les structures sociales, la transformation des paysages par le changement des pratiques agricoles et industrielles, ou encore les usages du territoire constituent autant de pistes de recherche à approfondir. Cette école d’été entend donc ouvrir ces nouvelles perspectives en croisant plusieurs disciplines et jouant sur les échelles d’analyse, afin d’interroger l’expérience du territoire dans ce qu’elle a de plus intime comme de plus universel.

Cette réflexion a été amorcée lors du colloque international L’impressionnisme à travers champs, organisé avec le musée d’Orsay dans le cadre des célébrations des 150 ans du mouvement en 2024. Elle sera déployée en 2026, dans la perspective du centenaire de la mort de Claude Monet, sous la forme d’une école d’été organisée en Île-de-France et en Normandie.

Figure emblématique de ce rapport au territoire, Monet n’a eu de cesse d’arpenter, d’habiter et de représenter des espaces tant familiers que lointains. De la nature environnant son lieu de vie à ses campagnes de peinture, son œuvre déploie une géographie et un rapport à l'espace aussi intimes que profondément ancrés dans son temps.

Dans cette filiation, l’école d’été propose d’interroger conjointement les différentes échelles du territoire et les modalités de son vécu, du cadre intime et quotidien aux espaces partagés et collectifs. Cultiver son jardin et s’ouvrir au monde désigne ainsi un mouvement réciproque entre l’expérience individuelle du lieu et les formes du commun. Parce qu’elle étudie les représentations et les processus de création, l’histoire de l’art – et l’histoire de l’impressionnisme en particulier – constitue un observatoire privilégié de ces formes d’appropriation, de vécu et de projection du territoire.

Afin d’explorer ces déclinaisons, de la « plus petite parcelle du monde » à son horizon global (Michel Foucault), du microcosme au macrocosme, l’école d’été s’articulera autour de quatre axes thématiques.

Axe 1 – Chez soi : lieux de vie et maisons d’artistes

Le territoire de l’intime se construit d’abord dans des espaces vécus, habités et pratiqués au quotidien. Qu’il s’agisse de l’espace bâti ou naturel, ce « chez soi » correspond au plus petit échelon géographique de l’existence artistique. Les maisons d’artiste, en tant que lieu de convergence entre vie privée, activité créatrice et représentations de soi, constituent un point d’entrée essentiel pour analyser les relations entre espace domestique et production artistique.

Lieu de vie familiale, espace de travail, cadre de sociabilité, la maison d’artiste concentre des fonctions multiples, parfois successives, parfois simultanées. Plus qu’un simple cadre de vie, elle fonctionne comme un dispositif spatial qui organise les conditions matérielles de cette cohabitation entre gestes domestiques, création artistique et mise en scène de soi. Sa localisation, son architecture, son aménagement intérieur ou encore ses extensions (atelier, dépendances, jardin) influent sur les rythmes de travail, les modalités de production et les interactions entre sphères privée et publique. L’analyse de ces espaces permet ainsi d’interroger les formes concrètes de l’appropriation et de l’usage des lieux par les artistes, ainsi que leurs incidences sur les pratiques et les imaginaires de la création.

L’intime, par définition dissimulé, se dérobe toutefois en partie à l’analyse. S’il affleure parfois dans les œuvres, participant à une iconographie du for privé, il pose la question des sources et des méthodes : comment appréhender l’artiste dans son environnement domestique, dans ses relations familiales ou professionnelles, sans réduire ces espaces à de simples clés explicatives de l’œuvre ?

Les maisons d’artistes, dont celle de Monet à Giverny constitue un exemple emblématique, sont enfin devenues des lieux de mémoire largement investis par le public. Elles cristallisent des attentes fortes, fondées sur l’idée que l’organisation de l’espace domestique permettrait d’accéder, de manière sensible, à la personnalité de l’artiste et à son univers créatif.

À travers des études de cas, ces maisons seront envisagées à la fois comme objets de représentation – plastiques ou littéraires, réels ou fantasmés, contemporains ou postérieurs – et comme patrimoines hérités, soulevant aujourd’hui des enjeux de conservation, de médiation et de gestion.

Axe 2 – L’expérience du territoire 

Au-delà de l’espace domestique, l’intime s’inscrit dans un territoire élargi, façonné par les paysages, les usages et les sociabilités locales. Le lieu de vie de l’artiste, qu’il soit choisi ou contraint, permanent ou temporaire, engage une expérience du territoire qui marque durablement l’imaginaire, les pratiques et les formes de la création.

Ce territoire, éprouvé, parcouru et investi dans le temps, s’inscrit dans une trajectoire à la fois biographique et artistique. Les conditions de l’installation ou du séjour — environnement naturel, architecture vernaculaire, réseaux sociaux, contraintes économiques — participent à l’appropriation progressive du lieu et en structurent les usages. Pour de nombreux artistes, en particulier les peintres paysagistes, cette expérience laisse une empreinte durable sur les motifs et les représentations : le territoire devient à la fois espace vécu, espace travaillé et espace figuré.

Toutefois, les traces laissées par les artistes dans ces lieux sont, pour la plupart, indirectes. Bien souvent, seules subsistent les représentations plastiques ou littéraires — œuvres, correspondances, carnets, récits — qui médiatisent l’expérience du territoire. Cette situation soulève des questions méthodologiques et patrimoniales : Faut-il chercher à conserver ces territoires dans un état supposé originel ? Et comment restituer un territoire qui est, par essence, un palimpseste historique et artistique ?

Ces enjeux sont particulièrement sensibles dans des espaces marqués par la superposition des regards d’artistes, comme certaines régions de la vallée de la Seine ou des villes comme Rouen. Ils intéressent aujourd’hui tant les historiens de l’art que les géographes et les spécialistes de l’aménagement du territoire, notamment lorsque la valorisation culturelle se confronte aux transformations contemporaines des espaces.

Enfin, la reconnaissance d’un territoire comme « territoire d’artiste » entraîne des dynamiques de patrimonialisation et de tourisme de mémoire. Si cette valorisation contribue à la visibilité et à l’économie locale, elle peut également engendrer des déséquilibres, comme en témoignent les problématiques de concentration des flux ou de surtourisme. Comment, à l’instar de Giverny, penser la coexistence entre site emblématique et territoire environnant ? Comment articuler mémoire artistique, usages contemporains et développement territorial ?

Axe 3 – S’ouvrir au monde : du paysage intime au territoire partagé

L’expérience individuelle du territoire s’inscrit toujours dans des cadres collectifs, sociaux et historiques. Les représentations artistiques constituent un vecteur essentiel de cette mise en commun du regard, participant à la construction des paysages, des imaginaires territoriaux et des formes de partage du sensible.

À partir de l’acte de représentation, cet axe interroge le passage du particulier au commun, en examinant la manière dont les artistes contribuent à faire territoire, et comment, en retour, les caractéristiques naturelles et aménagées d’un espace informent les pratiques et les formes de la création. La circulation des images, la reprise des motifs et l’accumulation des regards participent ainsi à la construction d’un genius loci et à la sédimentation d’un imaginaire partagé, faisant de l’histoire de l’art un outil essentiel pour l’analyse des discours, des usages et des représentations qui constituent un territoire.

Les œuvres peuvent également documenter, de manière sensible, les transformations des paysages et des usages (mobilités, villégiature, dynamiques balnéaires), tout en jouant un rôle actif dans la patrimonialisation. À l’instar de la vallée de la Seine, durablement marquée par la présence et le regard des impressionnistes, d’autres territoires façonnés par des communautés artistiques pourront être étudiés comme objets historiques et comme héritages posant aujourd’hui des enjeux de préservation et de médiation, en France comme au-delà.

Axe 4 – Au-delà des frontières : circulations, altérité et mondialisation

L’expérience du territoire se reconfigure lorsque l’artiste se confronte à l’altérité géographique, culturelle ou politique. Qu’il s’agisse de migration, de voyage ou de déplacement temporaire, ces situations déplacent les cadres du vécu et de la représentation, ouvrant la réflexion à des territoires traversés, appropriés ou remémorés au-delà des frontières nationales.

De Paris, ville cosmopolite, au Havre ouvert sur le monde, la vallée de la Seine peut être envisagée comme une interface géographique. Espace de circulation, d’arrivée et de départ, elle met en relation des territoires de proximité et des horizons plus lointains. A travers les trajectoires des artistes, qu’ils soient migrants, voyageurs ou résidents temporaires, cet axe propose d’interroger ce que signifie être étranger sur un territoire. Comment l’artiste représente-t-il des lieux qui ne lui sont pas familiers ? Comment se les approprie-t-il par la création artistique, ou, au contraire, comment l’art devient-il un moyen de remémoration ? 

Ces questionnements s’inscrivent dans une histoire plus large des circulations et des transferts culturels, indissociable de celle de la mondialisation aux XIXe et XXe siècles. Une attention particulière sera portée aux territoires colonisés, à leur représentation, à leur connaissance ou à leur absence dans les œuvres, ainsi qu’à leur place dans les processus d’émancipation et les luttes indépendantistes.

Ouverture disciplinaire

Cet appel à participation concerne l’ensemble des disciplines des sciences humaines et sociales. Sans constituer un critère exclusif, une attention particulière sera portée aux propositions faisant preuve d’une réflexion sur la représentation – artistique, littéraire, scientifique, réelle ou imaginaire – dans les sources, les archives et les méthodes de recherche, du XIXe siècle à nos jours. Nous accueillerons favorablement les propositions quittant l’espace hexagonal, pour considérer le monde dans sa globalité, tout comme celles partant de l’impressionnisme pour considérer d’autres courants artistiques.

Déroulement de l’école d’été

L’école d’été se déroulera entre le 8 et le 12 juin 2026 et réunira un groupe de 15 à 20 participant·e·s : étudiant·e·s à partir de la fin du Master 1 (ou graduate students), jusqu’au post-doctorat, et professionnel·le·s dont les problématiques s’inscrivent dans les axes proposés. 

Conçue sur le modèle d’un workshop, l’école d’été alternera présentations des contributions des participant·e·s, rencontres avec des professionnel·le·s, visites de terrain, tables rondes et conférences. Le programme comprendra des déplacements en Île-de-France et en Normandie.

La présence des participant·e·s pendant toute la durée de l’école d’été, ainsi que la participation à l’ensemble des sessions, sont obligatoires.

Financement

La majeure partie des frais d’hébergement, de déplacement et de restauration sur place sera prise en charge par le programme Impressionnisme. Les frais de transport pour venir jusqu’à l’école d’été restent à la charge de chaque participant.e.s.

Langues

Les propositions peuvent être soumises en français ou en anglais, et les interventions pourront être présentées dans une de ces deux langues. Les candidat·e·s sont toutefois informé·e·s qu’un niveau minimal de compréhension et d’expression en français est requis, les rencontres avec les professionnel·le·s, les conférences et les tables rondes se déroulant majoritairement en français.

Candidature

Les dossiers de candidature doivent obligatoirement comporter, dans un unique fichier en format word :

  • Une proposition de contribution scientifique (2000 signes ou 300 mots) explicitant son inscription dans un des axes de l’appel ;

  • Une proposition de discussion autour d’une œuvre choisie parmi celles présentées au musée d’Orsay, de l’Orangerie, André Malraux du Havre ou des impressionnismes-Giverny (150 mots ou 1000 signes)

  • Un CV résumé (principales fonctions, prix et publications - 2 pages maximum)

  • Une notice bio-bibliographique rédigée (100 mots ou 600 signes)

Le fichier unique nommé avec le nom du/de la candidat.e sera envoyé par mail à l’adresse programme.impressionnisme@gmail.com. 

Calendrier 

  • Date limite de candidature : 15 mars 2026
  • Résultat des candidatures : fin mars 2026

Cadre institutionnel et scientifique

Le programme de recherche Impressionnisme est porté par le laboratoire Histoire des arts et des représentations de l’université Paris Nanterre, sous l’égide de sa Fondation. Lancé en 2018, il est conduit en partenariat avec le contrat Normandie Paris Ile-de-France : Destination impressionnisme et soutenu par le Contrat de Plan Interrégional au développement de la Vallée de la Seine (CPIER). 

Depuis sa création, le programme a notamment organisé deux colloques internationaux : Collectionner l’impressionnisme (2020), en partenariat avec le musée des Beaux-arts de Rouen, dont les actes ont été publiés en français et en anglais chez Silvana editoriale en 2023 ; et L’impressionnisme à travers champs, en partenariat avec le musée d’Orsay, dont les actes sont en cours de publication.

Comité organisateur

  • Margot Degoutte,
  • Félicie Faizand de Maupeou,
  • Ségolène Le Men,
  • Paul-Louis Roubert

Argument

Led by Paris Nanterre University, the Impressionnisme programme is part of the Axe Seine interregional development project, reaching out from Paris to Normandy and beyond our borders. This part of France has shaped the history of the Impressionist movement, which, in turn, left a lasting mark on the land. The research framework of this programme places the focus on this influential geographical backdrop, as part of a broader reflection on our regions. While we’ve been seeing Impressionism studied under the lens of landscape, climate, mobility and modernity for some time, other areas remain fairly underexplored. Housing traditions, ways of life, social structures, land uses, and the impact of agricultural and industrial development on the landscape are just some of the lines of research that require further study. This summer school aims to open up new perspectives through cross-disciplinary collaboration while experimenting with scales of analysis, to reflect on the experience of land from the most personal to the most universal.

This research area was presented for the first time at the international symposium L’impressionnisme à travers champs [Impressionism across the fields], held in 2024 in collaboration with the Musée d’Orsay to mark the 150-year anniversary of the Impressionist movement. We will be further exploring this research area in 2026, coinciding with the centenary of Claude Monet’s death, with a summer school held in the regions of Île-de-France and Normandy.

Emblematic of this relationship with the land, Monet continuously surveyed, inhabited and depicted both familiar and distant environments. From the nature surrounding his home to the rural landscapes distilled in his paintings, his body of work provides us with a geography and relationship with space that are both intimate and deeply rooted in their era.

With this very filiation in mind, the aim of the summer school is to collectively explore this concept of “land” and ways of inhabiting it at different scales, from the private sphere of everyday life to shared and collective spaces. “Cultivating one’s own garden, expanding horizons” also embodies the idea of a reciprocal movement between the individual experience of place and forms of the common. Since it studies the manifestations and processes of creative practice, history of art—and the history of Impressionism in particular—constitutes a valuable observatory of these forms of geo-specific appropriation, experience and depiction.

To unravel these threads, from the “smallest parcel of the world” to the “totality of the world” (Michel Foucault), from microcosm to macrocosm, our summer school will focus on four key themes.

Theme 1 – The home: living spaces and artist houses

The landscape of the private sphere is primarily composed of spaces that are experienced, inhabited and used on a daily basis.  Man-made or natural, “home” is artistic existence at the smallest scale. The house of the artist, situated at the convergence of private life, creative practice and representations of the self, is an essential entry point for analysing relationships between domestic space and artistic creation.

A family hearth, a workspace, a place to socialise... The artist’s house combines multiple functions, which may coincide or change over time. More than a simple living space, it functions as a spatial device, used to establish the material conditions of the domestic acts, artistic practice and self-display that coexist under the same roof. The house’s location, architecture, interior design and extensions (studio, outbuildings, garden) influence the artist’s work routines, production methods and interactions between the public and private spheres. By analysing these spaces, we can further examine the specific ways in which artists use and appropriate these spaces, as well as their effects on creative practice and the imaginary.

The private realm, covert by nature, can be at least partially uncovered by means of analysis. While we do catch glimpses of it from time to time in works of art, contributing to an iconography of the private sphere, questions on sources and methods remain: how should we perceive the artist in their domestic environment and professional and family relationships without viewing these spaces as mere explanatory tools?

Artist houses—Monet’s house in Giverny being an iconic example—have ultimately become places of memory widely embraced by the public. They are the object of high expectations, based on the idea that this organisation of domestic space allows one, in the most intimate sense, to peel back the curtain on an artist’s personality and creative universe.

Through various case studies, these houses will be approached as subjects in their own right—be they visual or literary, real or imaginary, past or contemporary—and as heritage, raising modern-day questions on conservation, mediation and management.

Theme 2 – Land as experience 

Beyond the domestic realm, the personal is anchored within a larger area, shaped by landscapes, land uses and local forms of sociability. The artist’s home, whether chosen or imposed, permanent or temporary, provides an experience of the land that leaves a lasting mark on the imaginary, practice and forms of artistic creation.

This landscape, which is experienced, travelled and invested in over time, forms part of a biographical and artistic trajectory. The characteristics of temporary living arrangements or  the home (natural environment, vernacular architecture, social networks, financial constraints) contribute to the gradual appropriation of a place and structure its uses. For many artists, particularly landscape painters, this experience sustainably imprints upon their choice of motifs and representational approach: the land becomes a space that has been simultaneously lived in, worked in, and portrayed.

Nevertheless, the traces left behind by these artists are, for the most part, indirect. Often, all that remain are the visual and literary representations (artworks, letters, sketchbooks, stories, etc.) that offer a window onto these experiences of the land. This situation raises questions concerning methodology and heritage: should we attempt to preserve these environments in their supposed original state? And how do we restore an area that is, in essence, a historical and artistic palimpsest?

These are particularly sensitive issues in areas marked by the gazes of multiple artists, such as certain parts of the Seine Valley or cities like Rouen. These places fascinate art historians, geographers and land use planners alike, particularly when the promotion of cultural heritage clashes with contemporary forms of development.

Finally, the association and labelling of an area in relation to an artist calls for further reflections on heritage designation and historical tourism. If this conservation helps to boost visibility and stimulates the local economy, it can also be a source of imbalance, as we have seen in the contemporary challenges of overcrowding and overtourism. Using Giverny as an example, how can we approach this consolidation of an emblematic site with its surrounding environment? How do we find a balance between artistic memory, contemporary uses and local or regional development?

Theme 3 – Broadening horizons: from personal landscapes to shared environments

The individual experience of land is always anchored in collective, social and historical contexts. Artistic representations play an essential role in piecing together this co-constructed gaze, helping to forge landscapes, local or regional imaginaries and the “distribution of the sensible” (Jacques Rancière).

Beyond the act of artistic representation, this theme questions this transition from personal to common, examining the way in which artists contribute to this making of environments, and how, in return, natural features and appropriations of space inform artistic practice and form. The distribution of images, repetition of subjects and public exposure help to establish a genius loci and to crystallise a shared imaginary. This confirms art history’s role as an essential tool in analysing the discourses, uses and representations that come together to define a specific area.

Works of art can also document, in a nuanced way, changes in the landscape and its uses (transport, tourism, use of beaches, etc.), while playing an active role in the definition of heritage. Just like the Seine Valley, which has been shaped by the presence and gaze of the Impressionists, other areas influenced by artistic communities, in France and beyond, may be studied as historical objects and heritage sites, raising modern-day challenges of conservation and mediation.

Theme 4 – Beyond borders: migrations, otherness and globalisation

The experience of land takes another form when the artist confronts geographical, cultural or political otherness. Whether it be migration, travel, or temporary relocation, these situations shift the framework of lived experience and representation, inviting a reflection on the lands crossed, appropriated or remembered beyond borders.

From the cosmopolitan city of Paris to the international port of Le Havre, the Seine Valley can be viewed as a geographical point of confluence. A place of movement, arrivals and departures, it connects the surrounding regions with more distant lands. By looking at artists’ journeys, whether they be migrants, travellers or temporary residents, this theme aims to examine what it means to be foreign in a specific local or regional context. How does the artist represent these unfamiliar spaces? How do they appropriate these spaces through artistic creation, and how does art become a tool for recollection? 

These questions are part of a broader history of migration and cultural transfer, indissociable from the history of 19th and 20th century globalisation. A particular focus will be placed on colonised lands, their representation, their recognition or absence in art, as well their role in processes of emancipation and independence.

Fields of study 

These themes can be explored across all disciplines of the human and social sciences. Although not an exclusive criterion, we would particularly appreciate proposals that include a reflection on artistic, literary, scientific representation, real or imaginary, in sources, archives and research methods, from the 19th century to the present day. We welcome proposals that look beyond France’s borders to adopt more of a pan-global perspective, as well as those that use Impressionism as a starting point to explore other artistic movements.

Organisation of the summer school 

The summer school will take place from 8 to 12 June 2026 and will bring together a group of 15 to 20 participants. The summer school is open to students, from those finishing their first year of graduate studies to postdoctoral students, and young professionals whose work aligns with the proposed themes. 

Organised as a workshop, the summer school will be composed of participant presentations and contributions, meetings with professionals, field visits, round-table discussions and seminars. The agenda will include excursions around Île-de-France and Normandy.

The presence of participants is required throughout the duration of the summer school, as well as their participation in all of its sessions.

Funding

Most accommodation, transport and catering expenses will be covered by the Impressionnisme programme. Each participant is responsible for their own transportation costs to the summer school.

Languages

Proposals may be submitted in French or English, and presentations can be done in either of the two languages. However, applicants are informed that a basic level of French comprehension and speaking is required, as meetings with professionals, seminars and round-table discussions will be held primarily in French.

Applications

Applications must be provided as a single Microsoft Word file and must include:

  • A research proposal (2,000 characters or 300 words) explaining how it fits into one of the areas included in the call for participation
  • A proposal for a discussion on a work chosen from the catalogue of the Musée d’Orsay, the Musée de l’Orangerie, the Museum of Modern Art André Malraux or the Musée des Impressionnismes in Giverny (150 words or 1000 characters).
  • Your CV (primary roles, awards, and publications - 2 pages maximum)
  • A written bio-bibliography (100 words or 600 characters)

Please include the applicant name in the file name and send it to the email address programme.impressionnisme@gmail.com.

Deadline 

  • Final deadline for applications: 15 March 2026
  • Notification of results: end of March 2026

Institutional and scientific framework

The  Impressionnisme research programme is led by the History of Arts and Representations Laboratory (Histoire des arts et des représentations) at Paris Nanterre University, with the support of Fondation Université Paris Nanterre. The programme was launched in 2018 in partnership with the project Normandie Paris Ile-de-France: Destination impressionnisme and funded by the Seine Valley Government-Regional Interregional Plan Contract (CPIER). 

Since its foundation, the programme has organised two international symposia: “Collecting Impressionism” (“Collectionner l’impressionnisme”, 2020), conducted in partnership with the Musée des Beaux-Arts de Rouen, the proceedings of which were published in French and English by Silvana Editoriale in 2023; and “Impressionism Across Fields” (“L’impressionnisme à travers champs”), in partnership with the Musée d'Orsay, the proceedings of which are currently being published.

Organising committee

  • Margot Degoutte,
  • Félicie Faizand de Maupeou,
  • Ségolène Le Men,
  • Paul-Louis Roubert

Places

  • Paris, France (75)
  • Giverny, France (27)
  • Le Havre, France (76)

Event attendance modalities

Full on-site event


Date(s)

  • Sunday, March 15, 2026
  • Monday, June 08, 2026
  • Friday, June 12, 2026

Keywords

  • histoire de l'art, territoire, représentation, cultural studies, impressionnisme, environmental studies

Contact(s)

  • Félicie Faizand de Maupeou
    courriel : feliciedemaupeou [at] googlemail [dot] com
  • Margot Degoutte
    courriel : margot [dot] degoutte [at] gmail [dot] com
  • Programme Impressionnisme
    courriel : programme [dot] impressionnisme [at] gmail [dot] com

Reference Urls

Information source

  • Margot Degoutte
    courriel : margot [dot] degoutte [at] gmail [dot] com

License

CC-BY-4.0 This announcement is licensed under the terms of Creative Commons - Attribution 4.0 International - CC BY 4.0 .

To cite this announcement

Félicie Faizand de Maupeou, Margot Degoutte, « Cultivating one’s own garden, expanding horizons », Summer School, Calenda, Published on Tuesday, January 20, 2026, https://doi.org/10.58079/15j0k

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